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Message Sujet: Late night alcoholic.    12.03.18 21:34



Late night alcoholic. .

(( tenue )) Repassant ma main dans les cheveux ébouriffés, je me contente de jeter un vague regard flou à mon reflet, à travers la vitre d'un magasin de luxe. Gaspillage planétaire d'une électricité nocive. A cette heure tardive, mes pensées sans fondement me brouillent les neurones, grillé à coup de boisson alcoolisé.
Putain, j'aurais pu passé une bonne soirée si ça ne s'était pas terminé sur un coup foireux. J'en ai connu des complexés, des fantasmes à la limite de l'étrangeté ou des pieuse encore pucelles, ou des jouvencelles aux états d'âmes de bonne volonté. Mais une qui me sort qu'elle préfère côtoyer les femmes plutôt de se faire rôtir par un mec, ça me fout un sacré coup dans la gueule.

J'agonise devant ma mine défaite, les mains fourrées dans mes poches, j'encaisse le froid qui me fouette le visage, je ferme les yeux quelques secondes, l'esprit embrumé je sais pourtant où mes pas me mènent. C'est triste de constater que comme un gamin, je fuis vers cet au-delà du lendemain, de bouée faite de courbes rassurantes. Plongeant dans mon écharpe, je me laisse aller à ce qu’inconsciemment mon corps réclame, du réconfort ? Très certainement mais il est hors de question que j'assume pleinement ses propos. Le machisme en moi renait doucement de ses cendres, pas de faiblesse, une carapace de fer. Je broie mon paquet de cigarette dans mon poing et grogne contre ma connerie, je passe par un tabac pour acheter ma dépendance, la moins vice de mes côtés sombres.
J'encaisse les vapeurs âcres qui se consument lentement le long de ma gorge, volutes désagréablement rassurantes. Je reconnais ce quartier, l'alcool me broie l'estomac, j'ai l'impression qu'on m'arrache les boyaux et que je vais déglutir tout ce que j'ai ingurgité au cour de cette soirée, avant et après ce plan foireux.

Fébrile sur mes jambes, je me cale contre le mur de la porte, donnant quelques coups contre celle-ci, j'ai encore quelques forces dans les bras malgré mon état débraillé qui fait pitié. Moi qui a toujours la classe, dans ses moments de déchéance je perd le contrôle, de mon image, de mon idéal, de moi-même. Intérieurement, je supplie qu'elle soit là, dans cet état, elle va encore me voir, me juger sans l'ombre d'un doute, mais ses bras qui me soutiendront, me rappelleront au bon souvenir. Je sens ma vie qui part en vrille. Putain, j'ai juste envie de vomir mes larmes.

featuring. @Im Ji Eun



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Message Sujet: Re: Late night alcoholic.    13.03.18 21:03



Late night alcoholic. .

(( tenue )) Un bruit sourd transperce le silence presque pesant de la pièce. La fatigue a prit tes membres, les transcendant, les laissant raides et tétanisés. Tes muscles ne réussissent même plus à tenir un stylo qui, finalement, tombe au sol. C'est le moment où tes yeux décident de se rouvrir. C'est le moment où ton cerveau se reconnecte comprenant que tu ne tiens plus. C'était tout toi, attendre de tomber de fatigue avant d'aller dormir, cette envie de bien faire, cette envie de travailler comme si tu ne l'avais pas assez fait. Entre les cours, les rendez vous à l'hôpital et ton travail tu arrivais à caler du temps pour tes amis qui venaient souvent squatter ton petit appartement, et d'un coup il faisait plus chaud. Mais lorsqu'ils repartaient tu te mettais toujours au travail. La médecine n'était pas chose facile et tu devais t'en rendre compte alors que tu continuais de travailler des cours que, parfois, tu ne comprenais pas. Mais tu donnais de ton mieux malgré un bâillement digne du plus grand flemmard de cette terre. Il était donc temps pour toi de fermer tes livres et de prendre le chemin de ton lit.

Mais avant tu passes sous la douche. Pendant plus de quinze minutes tu profites simplement de sentir l'eau couler sur ta peau alors qu'un tas de choses te traverse l'esprit. L'examen qui n'allait pas tarder. Cette greffe qu'il te fallait de plus en plus urgemment. Cette fatigue qui prenait ton corps et te donnait parfois envie de dormir une journée entière. Ce genre de pensée qui hantait ton esprit. Ce genre d'angoisse qui vous donne l'impression que si vous fermiez les yeux tout se finirait. Car ton angoisse se rapportait à cette peur. Peur de ne plus se réveiller. Peur de ne plus rien pouvoir faire que se sentir doucement sombrer. Et c'était sûrement le plus effrayant chez tout le monde. L'eau passant sur ton visage tu te sortis toi même de tes pensées profitant de ce moment pour finalement sortir de ta douche. Il était temps que toutes ces pensées cessent, qu'elles te laissent un moment de répit. Que ton corps puisse s'arrêter un instant. Enfilant ton pyjama tu allas rapidement dans ton lit pour sombrer, non sans lutte, dans un sommeil qui ne te donna aucun songe, aucune forme d'imagination et de précipitation, juste un sommeil plat et constant.
Pendant un moment, juste un moment tu avais voulu retrouver une vie un peu plus calme. Moins porter sur l'hôpital. Une vie où ta main pouvait attraper celle d'un être à part. Pendant un moment entendre les paroles réconfortantes d'une personne en qui on faisait confiance te manquaient. Pendant un moment tu avais voulu retrouver ce que tu avais perdu. Sans savoir que la personne qui t'a donné, avant de t'arraché ce bonheur allait débarquer. Qu'il allait encore une fois te blesser en faisant mine de rien. Qu'il allait entrer de nouveau chez toi, dans ta vie sans te porter aucun intérêt, sans te dire ouvertement qu'il se fichait de toi et qu'il t'utilisait. Et tu ne savais pas, que tu tomberais dans ce piège de bonté.

Et alors que ton sommeil t'emmenait loin de toutes ces préoccupations dérisoires qui traversaient ton esprit éveillé un bruit te réveilla presque en sursaut. La force qu'on claquait contre cette porte, voulant se faire entendre. Ce silence qui s'installait après les coups. Tes jambes sortent du lit avant que tu ne te lèves et prenne la poignée. devais tu ouvrir ? Tu ne réfléchis pas plus pensant à un de tes amis qui a besoin d'aide, une des personnes que tu affectionnes et qui aiment particulièrement la bagarre gardant leur poing chaud. Et lorsque tu ouvres la porte inquiète et tout aussi pressée qu'hésitante tu te rends compte de ton erreur. Tu te rends compte que tu viens d'ouvrir à ton passé. Tu viens d'ouvrir non pas à un homme mais à une plaie qui peinait à se refermer. Une plaie constamment ouverte qui te renvoyait tant d'images qu'il était presque impossible pour toi de te concentrer. Et pourtant rapidement l'odeur de l'alcool t'indique qu'il n'est pas venu ici les idées claires. Il n'est pas venu pour parler et s'excuser. Il est venu profiter de ta gentillesse. De la seule personne qui le connait, qu'il a blessé mais qui continue à l'aider sans rien dire. Tes yeux le détaillent un moment sans que ta voix ne réussisse à faire sortir un son. Et pendant ce petit moment vous restez planter devant cette porte. " Sam-Yong? ... Qu'est ce qu'il y a? "Tu aurais du l'engueuler. Lui dire d'aller se faire voir et fermer la porte, à la place ta voix est hésitante, ton corps près à s'écarter pour qu'il entre. Tu étais bien faible. Tu étais bien gentille. Bien trop.

featuring. @Lee Sam-yong



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Message Sujet: Re: Late night alcoholic.    13.03.18 21:50



Late night alcoholic. .

(( tenue ))
J'ai une gueule de déterré, de mec bourré. Je le sais, ça sent à plein nez, cet alcool est en train de me broyer, j'ai limite même plus conscience de mes faits et gestes, juste mon instinct qui prend le dessus. Vil enfoiré qui m'a amené jusqu'ici, comme un déchet, je finis encore une fois devant sa porte.

Je la vois surprise, déconfite, à la limite d'être hésitante, elle m'en veux toujours, ça peut se comprendre, j'ai pas d'état âme, j'irais pas me remettre en question, je suis un connard, les gens le savent, ma réputation me poursuit, faut le savoir et l'assumer. Mais je peux pas m'empêcher de finir sur son pallier. Triste constat, je me foutrais bien des baffes dans la gueule pour me réveiller. Mais elle me répond, m'ouvre sa porte, me console et m'offre un toit. Je sais que je partirais au petit matin, l'esprit plus clair, plus léger, sans conscience de la dureté de mes gestes, de mes propos.
De la pitié coule dans ses veines ? Sûrement, ou bien de la naïveté, j'ai jamais vraiment su ce qu'elle pouvait bien dégager. Je ne suis pas subtile avec les gens, encore moins sur leurs sentiments. Je fais pas dans le social, je prend et je me casse.

"Sam-Yong? ... Qu'est ce qu'il y a?" Qu'est-ce que je fous là ? Franchement, j'en sais rien ma belle, demande à ses traitres de pieds, doivent communiquer avec ma connerie et faire un coup d'état pour kidnapper mon cerveau.
J'ai les délires pleins le crâne, ça me broie la cervelle, ma main tiraille mes cheveux, j'ai un putain de cafard qui s'installe, j'ai juste l'air d'une âme égarée, planant à dix milles pied au-dessus de la stratosphère.
"Franchement, je sais pas. Peut-être d'un dernier verre ?" ma connerie flanche et je me claque mentalement, j'ai l'impression d'être le premier des crétins qui débite de la merde. C'est pas beau l'alcool, vraiment. J'aurais dû prendre un bonbon surprise, j'aurais eu l'air moins con, ou simplement pas conscient de l'être.

Apitoyé contre le mur, je lui lance un regard charmeur, qui doit plutôt sonner désespéré. En même temps, je suis pas en état de me mettre sur mon trente et un. "T'aurais pas un aspirine plutôt ?"
Ouais, ça, ça sonne mieux putain, enfin une phrase correcte, je me félicite, encore un peu et j'y suis presque, faut juste que j'arrive à foutre un pas devant l'autre et à lui sortir ma moue de gamin. Elle devrait fondre non ? Au pire, elle me prend en pitié, de base, là tout de suite, je suis même pas sûr que je ferais la différence. Pour mon bien-être et mon égo, je me mentirais à moi-même en disant qu'elle est juste pleine de bonne volonté.
Putain, pourquoi je l'ai fait souffrir déjà ? Ah ouais, je sais pas tenir ma queue il paraît. Et c'est pas aujourd'hui que je vais me ranger. L'amour c'est à chier.

Bombant le torse, les mains dans les poches en style d'un macho qui tient debout, je reprend contenance et la supplie du regard. Y'a vraiment qu'elle et de rares autres qui m'ont déjà vu dans cet état, ça craint, je me balancerais bien des briques. Vie de merde, société de merde. Je referais bien ce monde en les broyant tous un par un.
J'incline ma tête, ça tourne, ça tangue, je me retiens d'une main contre la pierre, de justesse.
"Finalement, je vais pas prendre ce dernier verre, plutôt l'aspirine." je confirme d'un hochement de tête. Quelle connerie ! J'ai cette furieuse envie de vomir qui me reprend aux tripes. Demain, j'arrête de boire et on sait tous comment ça finit...

J'attends qu'elle me laisse entrer, j'engage le pas et je finis par la suite dans son appartement, même-si je le connais déjà par bride. C'est par la première fois que j'erre par ici...

featuring. @Im Ji Eun



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Message Sujet: Re: Late night alcoholic.    15.03.18 0:50



Late night alcoholic. .

(( tenue ))
C'était hilarant pour celui qui aimait voir les autres mal. C'était sûrement grisant lorsqu'on cherchait la vengeance. Mais pour toi c'était simplement un spectacle triste que tu ne voulais plus voir. Il détruisait sa vie autant qu'il avait détruit la tienne en étant simplement comme il était. Mais à chaque fois tu te rappelais que tu étais la seule personne à l'avoir cru. Alors c'était de ta faute. Ne rien voir, et croire tout ce qui passait entre ses lèvres avait été ton erreur. Et maintenant tu continuais de faire une erreur en lui ouvrant sans cesse la porte de chez toi lorsqu'il était ivre. Tu faisais encore et encore les mêmes erreurs.

Et même si devant lui tu sembles hésiter. Tu ne sais plus quoi faire tu finiras par craquer. Même si tes yeux s'ouvrent en le regardant. Si son état est inquiétant. Même si tout est clair que tu ne devrais pas le faire, pour toi y a rien d'autre qui compte que sa sécurité. Peu importe le mal qu'il t'a fait. Aujourd'hui tu sais qui il est. Peut être que sa réputation t'aurait bien aimé la connaître avant de tout donner. De te lancer pieds et poings liés lui faisant confiance comme une imbécile. T'aurais du en entendre parler, t'aurais du l'écouter. Mais t'as toujours été naïve et pire que ça tu ignores la vérité comme une idiote pour croire en ce qui fait les autres. Tu oses espérer que les remords des tromperies l'a rongé. Mais finalement au fond tu sais qu'il en avait rien à ciré. Il a sûrement couché à droite et à gauche profitant des moments que tu offrais sans rien demander. Mais aujourd'hui, devant ta porte, il est pas là pour s'excuser.

Et c'est sûrement pour cette raison que tu comprends toujours pas pourquoi c'est à ta porte qu'il toque. Il ne veut pas aller voir ces filles qu'il connaissait si bien à l'époque ? Il ne veut pas squatter la nuit chez une inconnue, un peu trop belle pour la laisser filer ? Il venait chez toi comme pour te rappeler. Comme pour te montrer à quelle point tu laissais tout passer. A quel point tu pouvais être stupide, mais bien élevée. Et encore une fois, ton coeur à parler. En le voyant passer ainsi sa main dans ses cheveux, les empoigner en cherchant sûrement un moyen de se réveiller tu n'as qu'un réflexe, lui enlever. Prenant sa main dans la tienne pour le détacher de sa chevelure tu ne le regardes même pas dans les yeux soupirant simplement contre sa propre bêtise et cette autodestruction qui aurait pu faire penser à des remords, qui ne sont en fait que l'expression d'un sentiment d'être perdu et frustré. Ce qui ne saurait t'arranger.
Il s'enfonce. Et tu ne rigoles aps. Ce dernier verre qu'il cherche il ne l'aura pas ici. Ou bien si, tu vas lui donner un verre, mais il ne contiendra pas le liquide que tu sens à des kilomètres émanant de sa bouche qui a sûrement senti trop de mélange, anesthésiée de toute douleur. Annihilant chaque valeur et limite qu'il s'était fixé.

Mais Sam n'a pas de limite. Il n'en a jamais eu et c'est après coup que tu le comprends. C'est en voyant son sourire mi charmeur et mi déglingué que tu comprends que tu n'aurais rien eu avec lui. C'était perdu d'avance. Et en sachant la vérité tu avais vraiment été chanceuse. Le regardant alors tu hoches quelque peu la tête en sachant pertinemment que tu avais de quoi le soigner du moins de quoi apaiser son mal. Non pas qu'il était le seul à sonner à ta porte lorsqu'il avait une gueule de bois, non pas que tu t'attendais à sa visite.
Et tu aurais toutes les raisons du monde de le refuser toutes les raisons du monde d'avoir pitié de lui, de le juger, de le maudire et espérer qu'il ait mal. De lui demander ce qu'il s'est passé, ou bien de le laisser galérer. Mais t'es pas comme ça. Tu as des valeurs que tu respectes et personnes ne te les feras perdre. Pas même celui qui a réussi, avec sa simple présence, sa simple trahison à te faire douter de tout ce que tu étais. Non tu n'étais pas parfaite, tu ne l'avais jamais cru. Mais tu ne pensais pas être cette fille qu'on avait besoin de tromper. Existait-elle vraiment, cette fillle?

Alors il essaie de prendre contenance, de faire le beau et le macho comme il savait le faire. Il essayait de montrer qu'il aurait le dessus quoiqu'il arrivait, car il rampait. A ce moment, devant ta porte il rampait devant toi te demandant de l'aide. TU ne le voyais pas comme un geste de fierté mais plutôt une main tendue qui criait à l'aide.
Et si ton corps se tenait entre ton appartement et cet être loin d'être dans son état normal, tu te décalas rapidement trouvant que ses paroles avaient plus de sens que ses premiers mots. Son corps s'engouffre donc dans ce petit appartement qu'il connaissait. Tu étais presque gênée qu'il revienne en d'autres circonstances mais ce n'était pas ce à quoi tu devais réfléchir. Fermant la porte tu t'éloignes de lui pour aller faire chauffer de l'eau dans une casserole venant lui servir ensuite un verre d'eau.

Prenant le verre tu te dirigeas vers lui en lui tendant. " Ca ne fera pas tout mais ça te feras du bien. " Rapidement tu t'éclipsais. Le voir ici n'était jamais un signe de très bon augure. Parce qu'il allait t'épuiser encore plus que tu ne l'étais. Parce que sans rien demander tu te poserais dix milles questions, t'empêchant de l'ignorer et de dormir. Mais cette fois tu voulais faire autrement, tu étais vraiment fatiguée. Prenant alors une petite bouteille tu retournas au salon en lui tendant. " Tiens... bois ça. Ensuite dors. Je suppose que tu es encore incapable de rentrer chez toi.. " Tes yeux se posent un instant dans les siens. Tu n'y avais jamais vu autre chose qu'un regard un peu vide. PArfois désireux, parfois ennuyé, tu ne savais même plus si c'était utile de regarder.

Rapidement tu regardes l'eau qui chauffe et prépare un thé que tu lui déposes sur la table. C'était déjà beaucoup. C'était déjà pas mal. Et c'était tout ce que tu concevais de faire pour lui. Enfin, c'est ce que tu prétendais. Mais tu craquais toujours et s'il avait besoin de manger tu lui ferais. Comme un cercle vicieux qui recommençait tu continuais de perdre. " Bois ça aussi .. je vais me coucher. Dors vite tu iras mieux plus vite "Te relevant alors que tu t'étais mise à genoux afin de lui poser le thé tu allas dans ton lit donnant dans ton salon puisque tout était ouvert. Ce n'était pas la meilleure solution, mais que pouvais tu faire d'autre? Lui caresser les cheveux ? S'il avait pleuré sûrement. Mais là.. que cherchait il ? Juste un toit..

Toutefois, avant de partir te coucher tu avais réussi à lui sortir une couverture et l'aider à lui enlever ses chaussures apparemment trop bien attachées.



" "

featuring. @Lee Sam-yong



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Message Sujet: Re: Late night alcoholic.    17.03.18 20:24



Late night alcoholic. .

(( tenue ))
Le canapé, le meuble le plus salvateur qui m'ait été donner de voir ce soir, je m'y affale comme un sans-gêne que je suis.
Je pourrais avoir des états d'âme d'agir ainsi avec elle, mais complètement déchiré, je n'ai pas clairement conscience de mes gestes, de mes propos, j'essaie de me garder une certaine contenance mais ma tête vrille dans une attraction aux looping. Mes boyaux se font un malin plaisir de me déchirer le ventre, et mon estomac est en hibernation de décuvage. Le mélange détonant, demain sera compliqué à assumer.

Aux petits soins, je sens le malaise qui persiste entre nous, j'ai sûrement été un véritable enfoiré avec elle, mais les souvenirs sont flous, je ne retiens principalement que le plaisir que ça m'en a procuré, les cris de détresse et les larmes sont un sentiment second que je ne conçois pas d'en faire attention. Un enfoiré, je vous le dis.
Je prend la bouteille qu'elle me tend, distante, elle n'est pas comme ses autres soirs où je suis venu frapper à sa porte. Cruelle déception, elle a néanmoins ouvert la porte, m'a permis d'entrer, c'est tout bonnement un miracle. Certaines ne veulent même plus entendre parler de moi...et je ne cherche pas à les contacter...pourquoi elle ? Je n'en sais strictement rien, je suis compliqué, tout est compliqué dans ma vie, dans la tourmente des ressentis. Et je n'ai clairement pas envie de me péter les neurones ce soir avec des prises de conscience merdique.

Nos regards se croisent, l'espace de quelques secondes, je sens qu'elle tente de me sonder. Si elle y arrive je lui tire mon chapeau, moi-même je me perd dans mon comportement, dans mes sentiments, dans ma vie en générale. Je hais le monde, je hais cette hypocrisie, ce besoin de pouvoir, cette envie d'écraser les gens me poignarde, je ferme les yeux et je lutte, frappant tour à tour, je me crée cette réputation d'impulsif au sang chaud, ce collectionneur de conquête éphémère. Je goûte aux délices de ses déchéances qui me tendent les bras, l'alcool, l'euphorie d'un ecstasy, la fumée acre du tabac qui incendie ma gorge. Je me sens tellement planant dans cette merde destructrice.

Puis, elle s'en va, s'éloigne, si je n'étais pas un minimum encore conscient de mon état, je tendrais la man dans sa direction, je lui tiendrais les doigts pour la garder près de moi. J'ai peur du vide, j'ai peur que l'on m'oublie, j'ai peur d'être seul....la solitude est endroit différent, froid et incertain. Je nierais si un putain de psychologue me sortait ce baratin de diagnostic mais je sais qu'une partie de moi est en flippe total.
"Bois ça aussi .. je vais me coucher. Dors vite tu iras mieux plus vite" Je regarde sans regarder la tasse qu'elle vient de me déposer, j'aurais du lui dire merci à ce moment-là, mais je me contente de fixer dans le vide, incapable d'être reconnaissant verbalement. Ni même lorsque ses mains a frôlé mes chevilles, que mes chaussures ont été posé ailleurs, libéré de leur prise sans conscience, ma tête vient se perde sur la douceur d'un cousin à l'arrière. Mes yeux se ferment, levé vers le plafond, à l'agonie, l'alcool coulant à flot dans mes veines, je me sens apaisé d'être ici. Étrange sensation qui me grille de l'intérieur. Perte de contrôle.

Je l'entend vaguement se glisser à nouveau dans ses draps, et je perd le rythme du temps, mes lèvres frôlant la chaleur réconfortante du thé fraichement préparé. Le liquide se glisse au fond de ma gorge mais j'en perd la saveur, trop anesthésié par le whisky consommé à trop fortes doses.
Les paupières closent, je les rouvre sur l'horloge murale, constatant que les aiguilles ont tourné à grand vitesse. Manquant de lâcher un soupir, je me frotte le visage d'une main, donne un coup d’œil à mon portable, et prendrait le temps de répondre plus tard.

Je sens le mal de crâne qui pointe lentement le bout de son nez, voulant m'arrachant les cheveux, libéré de cette pression affluente. Dans un élan d'effort, les membres courbaturés au possible, je rampe jusqu'à son lit. Je ne sais pas si c'est bien ou mal, si mon comportement mériterait qu'elle me balance son poing en pleine gueule, mais j'ai encore une bonne dose de non-sens, irraisonnable qui fourmille mes neurones et je me laisse aller à mes pulsions, à demi-conscient.
Je me faufile au-dessus de ses couvertures - encore une pointe de respect - et vient me coller contre elle, comme un enfant qui vient chercher du réconfort dans les bras de ses parents. Perte de contrôle totale...

Et doucement, dans un murmure plongé dans l'obscurité, je l'appelle, chuchotant son nom entre mes lèvres, l'esprit dérangé, les yeux au bord des larmes, des souvenirs de mon enfance refluent, me submergent, je me sens petit, abandonné, au bord du précipice, près à sauter.
Ma main agrippe les draps, serrant fortement pour ne pas sombrer, je l'appelle encore, jusqu'à sentir ses paupières s'ouvrirent, plus que je ne les vois. Juste les cadrans lumineux diffusent une légère couleur bleuté dans l'espace de la pièce.
Lorsque je la sens réceptive, réveillé, je murmure à nouveau "J'ai faim...", une simple phrase, une quémande enfantine...
Je relève ma tête, que j'avais au préalable caché près de son épaule, et une larme coule, lentement le long de ma joue, je la sens la traitresse...je l'essuie rapidement mais je sens bien qu'elle l'a vu....

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Message Sujet: Re: Late night alcoholic.    22.03.18 20:34



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(( tenue ))
Les autres l'auraient sûrement foutu dehors. Ils n'auraient peut être pas ouvert la porte en regardant d'abord qui se trouvait derrière celle ci. Mais pas toi. Tu avais ouvert ta porte tu le laissais s'affaler comme si sa vie dépendait de ce canapé. Beaucoup t'auraient dit de demander des explications, des excuses. Cet homme là n'avait pas été bon pour toi. Il n'avait pas réussi à garder cette relation, faisant même partir ta confiance en toi. Tu doutais de tout, de rien, de toi, de tes aptitudes comme de ton physique. Et pourtant ce même homme se retrouvait sur ton canapé. Sans un mot, sans une parole de correctes il squattera cet endroit. Il fera comme si tout lui était du alors que tu ne lui devais rien.

Tes gestes sont automatiques, presque forcés. Tes yeux ne le couvent plus autant. Dans ton regard une pointe de douceur est partie. Cette pointe qui essayait de la comprendre. A force de te faire des amis, de t'entourer d'hommes tu avais compris qu'ils n'étaient pas tous comme cela, que parfois leurs yeux pétillaient en parlant d'une fille. Que parfois, le coeur palpitait sans qu'on évoque un physique de rêve, mais bien une fille dans la rue qui l'a marqué. Parfois c'était plus compliqué. Certains ne se mettraient pas de sitôt en couple, mais tu ne pouvais leur en tenir rigueur. Car vient les regrets. Les "si j'avais su". Pour la première fois de ta vie tu regrettais. Tu commençais à te demander ce que tu avais fait, pourquoi tu avais accepté, ou bien que tu t'étais mise en tête de sortir avec lui.
Il était beau, bien sûr mais c'était la dernière de tes préoccupations. Il était souriant, quand il voulait et aujourd'hui tu voyais son côté dépravé. Ce côté qu'il ne te cachait même plus détruisant ses organes et son cerveau avec une boisson forte qui l'aiderait à oublier. Sans savoir quoi, sans savoir pourquoi tu devinais que quelque chose n'allait pas. Cet homme avait un besoin de contrôle. De tout contrôler comme il avait pu le faire avec toi, car tu ne faisais que suivre. Ce n'était pas lui, c'était toi. C'était ton comportement qui était mauvais. Tu t'étais convaincue de ta propre culpabilité dans une situation qui te dépassait. Mais tu essayais de te reculer, de ne plus le regarder comme avant, de le détester. Sans forcément pouvoir.

Si pendant un moment vos regards se croisent. Si tu restes là à le regarder en essayant de comprendre pendant un moment tu n'y arrives pas. Il sera toujours ce gars avec cet esprit qu'on ne comprendra pas. Ce n'est plus abandonner que de le laisser faire ce qu'il veut mais une raison pour soi. Ne pas se jeter à corps perdu dans quelque chose de trop grand pour soi. Il se détruit de l'intérieur, il reste cet homme sans chercher à changer car il est comme ça; Parce qu'il se détruit de l'intérieur, l'ennemi n'est pas à abattre, il n'y a pas d'ennemi. Et pourtant, ce soir là, dans cette situation tu voyais le bourreau et la victime au même endroit.

Tu n'y tiens plus. Si s'occuper de lui était ton devoir maintenant c'est une corvée. C'est revoir son visage, un côté caché et fragile qui aurait pu te faire remonter des sentiments que tu avais voulu effacé. Et pourtant il y avait toujours cette peine qui venait serrer ton coeur lorsque tu le voyais. Il t'avait blessé comme personne ne pouvait. Et pourtant tes gestes restent doux envers lui, tes paroles se voulant coupante, courtes et froides finissent par un ton d'inquiétude, d'une douceur passée que tu n'arrivais pas à enlever. Lorsque tu le délaisse de ses chaussures ce n'est pas pour ton canapé mais pour son confort. Tu voulais qu'il puisse dormir, reprendre sa vie et redevenir le connard qu'il était. Tu voulais le détester de nouveau. Essayer de tout ton être. Tu voulais pouvoir lui mettre une gifle comme dans les films. Mais le voir ainsi te rendait faible. Alors tu souhaitais qu'il parte vite.

En attendant c'est ta présence que tu mets de côté en te posant dans ton lit comme si rien ne s'était passé. Il ne fallait pas penser à tout ce qu'il se passait, la personne sur ton canapé. Tu devais dormir, tu devais te reposer pour attaquer demain comme si rien ne s'était passé. Tes yeux se ferment et tu essaies de faire abstraction à tout ce qu'il peut se passer. Les aiguilles qui produisent un son particulier n'atteigne pas ton oreille. La respiration de cet être torturé résiste néanmoins un moment. Le noir dans lequel tu es plongé ne suffit pas à apaiser tout ton corps, ta conscience et t'emporter loin d'ici. Ou plus rien ne saurait te toucher, te faire du mal. Un endroit où seul l'air paisible était présent. Tu voulais te protéger oublier que celui qui dormait sur ton canapé était celui qui t'avait brisé. Pas une fois, pourtant , tu ne lui en avais voulu, te mettant la faute sur le dos. Et pourtant ce soir, tu voulais lui en vouloir.

C'était une belle prétention pour quelqu'un comme toi. L'air était épais, sûrement qu'il écrasait la cage thoracique de ces deux personnes blessées de façon différente. Au moins vous aviez des points communs, des non dits qui vous unissaient dans un silence et un secret dont vous ne voyez pas la couleur non plus. Personne ne saurait ce que vous cachiez au fond. Sans rien dire vous enduriez, et c'était ce qui était difficile. Avoir un face à face avec lui et lui dire à quel point il avait merdé aurait été une bonne idée pour tourner la page. Mais ce face à face n'avait jamais eu lieu. Parce que tu étais honteuse. Parce qu'il y avait quelque chose qui te blessait encore et encore et l'entendre de sa bouche ne serait que rouvrir la plaie, sans savoir quand est-ce qu'elle se refermera. Comme un enfant, tu bouches tes oreilles à tous les bruits qui voulaient te sortir de tes pensées, tu fermes les yeux pour ne pas voir de scène qui te contrarieraient. Dans un soupire tu sens le corps de Sam à tes côtés, plus que ça il se colle à toi et tes yeux s'ouvrent sous la surprise. Qu'est ce qu'il voulait ? Est-ce qu'il te prenait pour un jouet ? L'incompréhension montant avec une sorte de colère sourde tu le regardes cherchant des réponses. Des réponses qui ne furent pas satisfaisantes.

Il aurait pu avoir des intentions bien malhonnêtes. Il aurait pu chercher un contact qui n'aurait pas été acceptable, mais tout ce qu'il semblait chercher était une présence. Et face à cette image de l'homme que tu avais aimé, toutes les barrières que tu luttais à te mettre tombèrent. Sa voix, plus qu'un murmure qui brise le silence, loin de sa voix profonde qui pouvait faire trembler les membres, transperce ce que tu voulais garder. Elle t'appelle et ton prénom ne fait que te serrer le coeur d'une manière que tu mords ta lèvre. Et rien ne va plus. Tu ne reconnais plus l'homme à tes côtés. Depuis quand il était devenu si fragile? Depuis quand sa voix était devenu comme un râle de souffrance ? Depuis quand l'eau mouillait ses yeux au point de perdre une larme sur la route. Depuis quand tu devais sombrer de nouveau pour lui ? Passant alors doucement ta main sur sa joue tu finis d'essuyer cette larme que tu fais semblant de n'avoir pas vu en gardant le silence sur cet égard de sa part.

Prenant un moment pour le regarder, un moment pour essayer de comprendre tu finis par te lever doucement. Il avait faim. Et comme un enfant il te l'avait dit. Et comme une bonne maman tu te levais pour lui préparer à manger.  Le coeur lourd, la nausée qui pointait, tu savais à quel point l'alcool affaiblissait le corps et l'esprit. Tu savais les ravages et il devait les connaître également. Pourtant il n'en démordait pas et continuait de boire ce liquide qui brûlait ses papilles. Pour palier, pour le remettre dans ce monde réel qui n'était pas si mauvais, tu commençais à cuisiner. Allumant la lumière tu sortis les ingrédients et commence à faire chauffer une soupe. Ce n'était pas très long mais sûrement bien assez pour casser ta nuit. Car les aiguilles n'attendaient pas et défilaient raccourcissant ta nuit. Pourtant tu n'en diras pas un mot, tu ne te plaindras pas et finiras par apporter un bol de soupe avec des nouilles à l'intérieur. Bon pour ce qu'il avait. " Sam-young-ah~... viens manger  " Encore cette douceur, comme le réveil d'une mère. Comme s'il n'avait jamais commis de préjudice, comme s'il était un de tes amis.


"  "

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Message Sujet: Re: Late night alcoholic.    31.03.18 20:13



Late night alcoholic. .

(( tenue )) Ma main n'a même pas le temps d'esquisser le geste, que la douceur de Ji Eun effleure ma joue, dans une caresse aérienne, douce et empressée. Elle ne prononce aucun mot à ce sujet, l'ignorant simplement, par quiétude ou par indifférence, je ne discerne aucune expression dans la clarté de la lune. Peut-être est-ce mieux ainsi, aucune déception n'est palpable et aucune justification n'est demandée.
Combien de fois me suis-je échouer sous sa porte, quémandant l'asile sans politesse, sans faire fi d'une quelconque gratitude, comme une personne réclamant un dû qu'elle n'a pas gagné. Je n'exprime pas de remord, loin de là mais je compatis à sa souffrance. Je ne suis pas l'homme le plus attentionné qui soit, un connard dans les gestes, dans les paroles, dans la vie en général. Tout pourrait changer si je ne me complaisais pas dans cette façade, mais je n'assume pas qui je suis, ce que je veux et mes peurs prennent le dessus, une carapace bien docile. Je néglige les gens, leur valeur, je n'ai de soif que pour écraser le monde, le broyer entre mes doigts pour lui faire regretter de bousiller ma vie. On me parle de dorure, de luxure, d'avantage, de vie choyée, mais inepties sur inepties, j'envoie balader leur idéologie préconçue. Ce n'est pas parce qu'on vit dans un monde de paillettes qu'on a forcément dans les yeux, le monde autour de nous ne brille pas autant qu'on pourrait bien le croire. Je suis né avec une cuillère en argent dans les mains, mais une vague au cœur de solitude.

L'alcool me fait refaire le monde, me donne la sensation que je pourrais craquer en une seconde, alors que je ne le veux pas, je ne veux pas me montrer faible, perdre devant ses gens qui me méprisent, me jugent et me condamnent, je veux être puissant, indifférent, montrer que je peux leur marcher dessus quand l'envie m'en prend pour ne pas me faire écraser par eux le jour venu.
Elle est belle, je la regarde se lever, de bonne ou mauvaise grâce, je n'ose pas le lui demander, je préfère me bercer d'illusions, malgré le caractère notoire que je suis un réel enfoiré. Surtout avec les filles. Observant son corps, gracieuse, qui se mouve jusqu'à la cuisine, j'en distingue les courbes au travers des rayons lunaires puis tout s'estompe, la lumière artificiel joue de son charme pour pulvériser le mirage. Elle s'active, dans une aisance que je lui connais si bien, elle est douée, avec des compétences qui m'étonne toujours autant, aucun compliment pourtant ne sort d'entre mes lèvres.
" Sam-young-ah~... viens manger  " sa voix, fluette, emplie de sommeil m'appelle, je me lève, bon gré mal gré, je lui suis reconnaissant en silence pour ce dévouement, cette bienveillance qui effleure mes pores, j'en frissonne. Lui jetant un regard, je la remercie, peut-être n'est-ce pas facilement déchiffrable mais je ne peux faire mieux, je suis un handicapé des gentillesses.
Dans le calme le plus complet, je déguste ce plat, soufflant par intermittence sur les nouilles fraîchement préparés, lançant quelques regards en coin, je l'observe, chacune de ses réactions m'attirent, et m'attisent. Un sourire en coin "Viens t'asseoir...", murmuré, comme dans un souffle, à la limite de l'invitation, sans arrière pensée dévoilée, avec ce besoin de la sentir près de moi, de ressentir sa chaleur protectrice. Je suis un véritable connard qui profite, consciemment et sans remerciement...
"Plus près.", chuchotement presque imperceptible, je ressens le besoin de la rendre plus proche de moi, comme une envie soudaine de nouer un lien, fragile, peut-être même éphémère mais vital. Un sentiment de réconfort émane de moi, s'échappe et mes yeux s'ancre aux siens, la soupe dégusté aux deux tiers, je la délaisse pour ne pas lâcher Ji Eun une seule seconde. Dans la tranquillité furtive de la nuit, dans le bruit incessant des aiguilles de l'horloge mural, sous cette lumière qui éclaire le moindre défaut, traîtresse des émotions, je lève une main vers elle, du bout de mes doigts, je lui caresse la joue, délicatement, presque comme une brise craintive, je retrace les contours de sa mâchoire, frôle la commissure de ses lèvres, les pupilles voilés, le monde autour est occulté, l'alcool redescend lentement, rien que pour me rappeler à son bon souvenir, m'oppresse encore l'estomac mais ne me tire pas de ma contemplation. La pulpe de mon pouce vient s'échouer sur sa lèvre inférieure, subtilement, pour ne pas l'effrayer, la faire reculer. Il n'y a pas de charme provocateur, il n'y a pas de calcul prémédité, tout est à l'instant T, dans la quiétude du moment, sans forcer, sans brusquer, juste la regarder, la toucher...oublier cette solitude l'espace d'une soirée, une soirée dans cette éternité de souffrance.
"tu es vraiment belle..." un soupçon de voix, presque imperceptible à l'oreille, serein, réaliste, sans attente d'un retour, juste lancé sur les vagues de la paisible ambiance qui plane autour de moi, de nous.


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Message Sujet: Re: Late night alcoholic.    05.04.18 0:46



Late night alcoholic. .

(( tenue ))
Le silence qu'apportait la nuit ne te donnait pas envie de lui faire payer ce qu'il avait fait. A quoi bon? Le mal était fait, tu espérais simplement qu'il ne recommence pas. Mais là, devant lui, tu n'arrivais pas à lui en vouloir caressant simplement sa joue alors qu'il semblait déjà dans une profonde tristesse que tu ne comprenais pas. Pendant un moment, rien qu'un instant tu restas sans bouger à ses côtés, détaillant un visage que tu ne voyais pas mais que tu connaissais par coeur. C'était dur de se relever après cette histoire, tu n'allais pas mentir. Et pourtant tu voulais bien l'aider encore. Sans rien attendre en retour. Sauf peut être une excuse inaudible.
Jamais. Ce mot pouvait raisonner comme un sermon, un cri du coeur, de la tête ou bien un conseil qu'on pouvait te donner. Il s'associer à un tas de choses, comme ne jamais lui faire confiance. Ne jamais le laisser rentrer. Ne jamais tomber amoureuse de lui, bien que ce stade là soit passé, ayant ravagé tout sur son passage comme l'ouragan qu'il était. Mais ce que tu associais à ce jamais était bien ton incapacité à le comprendre. Te tu n'y arriverais jamais. Tu ne pourrais pas t'insinuer dans son esprit, comprendre les failles qu'il avait rempli avec de l'amertume qui dissuadait chaque personne voulant l'aider. Tu avais essayé. De le comprendre, de lui donner tout ce que tu avais pour avoir un  homme plus honnête avec lui même et avec toi, finalement tu n'avais eu le droit qu'au retour de ta naïveté. Vous étiez différents, et c'est sûrement ce qui vous éloignait et ce qui le ramenait devant ta porte. Aussi paradoxale que cela pouvait paraître, il te savait à l'opposé de lui, il te savait faible, gentille et il n'avait qu'à sonner pour entrer.

Des opposés. Comme le jour et la nuit il rassemblait en son sein tout ce que tu ne pouvais être. Il pensait comme quelqu'un qui voulait toujours avoir le contrôle, être au dessus de tout le monde alors que tu te contentais d'aider les autres et d'avoir une vie claire, sans regrets mais sans faire de mal autour de toi. Celui qui blesse les autres avant d'être blessé est un idiot selon toi. Il représente cet idiot qui écrase tout sur son passage sans savoir que cette personne pouvait lui faire du bien. Que toutes les personnes ici ne sont pas pour le mal de chacun, mais peuvent apporter un soutien. Il était rongé par la peur. Mais qui le verrait ? Tu ne l'avais pas vu et tu ne devinerais jamais.
Silencieux ainsi, aussi faible qu'il semblait il n'avait pas l'air d'être quelqu'un de mauvais et c'est sûrement en regardant dans ses yeux que tu arrivais à affirmer cela. Tu voulais absolument croire que c'était une bonne personne. Parce que pas uen seule fois, il ne te semblait voir un réel fond de méchanceté pure dans ces iris. Tu te trompais sûrement mais tout ce que tu pus faire était de te lever et prendre ce que tu avais pour lui enlever sa gueule de bois, et sa faim. Quelque chose de consistant qui réussisse à lui faire partir un mal de crâne naissant ou futur. Même dans le noir tu arrivais à t'y retrouver. La lumière de l'extérieur t'éclairant assez pour entrevoir ce dont tu avais besoin, tout comme le feu du gaz qui libérait une douce lumière n'agressant pas tes pauvres yeux lourds et sûrement prêts à se fermer. Et malgré la fatigue indéniable tu ne lâchais pas ce plat, le finissant le plus rapidement possible pour une personne qui ne te remercierait peut être pas. Tu te rappelais alors qu'attendre un geste, ou même un mot enlevait le caractère généreux d'une personne et seul ton sourire répondit à cette remarque. Revenant vers lui une fois le tout fini tu te donnes même le mal de l'aider à se redresser. Un comble pour ton corps déjà faible et manquant cruellement de sommeil. Comme dans un dernier effort tu lui donnes des baguettes et une cuillère alors que tu considère son regard, son silence comme un remerciement. Tu pouvais croire qu'il était tellement à l'ouest que rien ne venait à son esprit. Alors tu n'allais pas en faire un fromage pour des paroles qui n'arrivaient pas. Tu pousses quelques unes de ses mèches qui allaient directement dans ses yeux avant de te redresser posant tes mains sur tes reins. Un soupire t'échappe ,la fatigue te rattrape. Baissant ton regard sur lui tu ne bouges pas replaçant simplement une de tes mèches avant d'entendre cette invitation. Tu ne peux pas refuser et fini par t'asseoir à ses côtés en tailleur. Tu ne sais pas vraiment pourquoi il voulait te voir à ses côtés mais la tête te tournant tu ne pouvais pas faire autrement que venir. Son deuxième murmure te fit relever les yeux vers lui. Plus près ? Tu ne savais pas ce qu'il attendait, mais comme perdu entre un état de somnolence et une réalité qui faisait mal tu te rapprochais un peu plus restant à quelques centimètres de lui. Et s'il avait décidé qu'aujourd'hui c'était toi sa « victime » ? Tu ne pouvais même pas protester. Au fond, même si les sentiments les plus profonds avaient disparu il restait ce quelque chose de ton premier vrai copain. Et c'était ce qui te blessait le plus. Tes yeux ne se détachaient pourtant pas des siens comme un défi lancé par une envie de rester fière devant lui, ou d'affronter ce regard que tu avais tant voulu combler. C'était difficile, et à la fois libérateur de voir ce regard de nouveau, d'essayer de le comprendre une nouvelle fois. Pourtant tu ne comprenais rien, tu ne bougeais pas le regardant alors qu'il approchait sa main pour faire preuve d'une tendresse presque fragile et nouvelle qui fit frissonner ta peau. C'était lui, et c'était là toute la différence. Ton cœur battait plus vite car tu n'avais aucune certitude. Est ce qu'il allait essayer de t'avoir dans un nouveau piège ? Est-ce qu'il avait juste besoin de réconfort ? Ou allait il s'endormir d'un coup ? Ce silence qui suit méticuleusement chacun de ses gestes est presque trop présent. Il empêche tes poumons de se remplir d'air faisant de toute inspiration une douleur douce et amer. Tu ne savais plus quoi penser, quoi dire. Seul ton corps répondait en se laissant faire. A ce moment tu te demandais si tu pouvais réagir, tu ne voyais simplement rien d'autre que ce regard qui restait dans le tien alors que sa peau touchait la tienne dans de très lents gestes presque survolant ton visage. C'était une caresse légère comme une chose éphémère qui n'aura aucun impact et sera oublié le lendemain. Et c'est sûrement le cas pour Sam. Peut être même pour toi, qui te croirait dans un rêve tant ton corps refuse de bouger, tant ton esprit semble ailleurs. Et ce n'est qu'à ces mots simples, mais terriblement prenant que tu sembles partir un peu plus loin.
« Tu es vraiment belle.. » Ce n'était pas ta vanité qui était touchée, ou quelconque sentiment de supériorité, c'était bien plus profond. Comme un mot que tu avais espéré entendre pour un réconfort. Comme un compliment que tu voulais recevoir de cette personne même. Et c'est juste à ce moment que tes yeux se décrochaient des siens pendant que tes joues prenaient une teinte rosée contrairement à tes yeux qui, sans raison apparente, devenaient  bien trop brillants. Ce n'était pas de joie, mais d'un flot d'émotions qui atterrissait là, formant des perles salées qui te faisaient frotter tes joues dans une peur d'être découverte. Rapidement ton sourire se remit sur tes lèvres, avec une gêne que tu ne pouvais cacher. Dans une voix cassée, presque inaudible tu tends la main vers son bol. " Tu devrais finir.  " C'était tout aussi rassurant que ça en était triste, déchirant et certainement insoutenable. Tu ne savais plus comment le prendre, tu ne savais plus ce que tout cela voulait dire. Et ce sentiment d'être perdue dans un tourbillon qui tournait bien trop vite pour toi, ainsi que la fatigue, t'empêchait de réfléchir correctement. Sans un autre mot tu posas alors ta tête sur son épaule, cachant tes rougeurs, tes yeux et tout ce qui venait se mêler à cette foule de sentiments.


"  "

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Message Sujet: Re: Late night alcoholic.    07.04.18 0:36



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(( tenue )) J'ai bien vu ses larmes coulées rapidement le long de ses joues, presque imperceptibles et tellement rapide, je n'ai même pas eu le temps d'esquisser le moindre mouvement pour les effacer, elle s'en est déjà chargé elle-même. L'aurais-je fait de toute façon ? Pas sûr, je ne suis pas encore assez à l'aise avec mon comportement actuel, l'alcool a su dénicher chez moi, un état d'âme que je me voue tous les jours à cacher au fond de moi-même. Je ne veux pas paraitre faible, ni toucher par la moindre émotion autre que la colère, la rancune et la vengeance. Certains me diront que c'est ridicule, et libre à eux de penser ainsi, mais c'est ce qui a fait ma force et m'a permis de grandir en me forgeant une carapace sur laquelle je me suis reposé. Sans fondre en larme, sans me laisser me faire piétiner. Je veux prouver ma place dans ce monde et pourtant, j'ai comme la vague impression de ne pas en avoir. Doux paradoxe dont je n'ai aucune explication tangible à fournir.

Je me noie dans les profondeurs noircies de mon âme, de mon cœur, si j'en possède un, bien évidemment. D'après les dires de nombreuses personnes, il se pourrait qu'on me l'ai arraché dès ma naissance. A vrai dire, je me fous complètement de leurs propos, de leur avis, je cite juste pour expliquer aux personnes inconnues ce qu'ils peuvent plus ou moins ressenti à mon propos, qu'ils n'en soient pas choquer, comme moi, je ne le suis pas. Tel un enfoiré que je suis, je l'assume, je le vis bien, je ne vois pas comme les autres me voient.

Outre la rétrospective intérieure que je suis en train d'effectuer alors qu'elle est près de moi, je sors de ma contemplation silencieuse lorsque sa voix résonne dans le silence certainement devenu légèrement pesant de la pièce.
Finir ce repas ? Je n'en ai pas spécialement l'intention, même-si je sais que pour certains cela sonneraient comme un irrespect total alors qu'elle s'est levé et s'est démené pour supporter mes caprices et y répondre, mais je suis ainsi. Je ne fais jamais ce dont je n'ai pas envie et clairement, je suis repu. Pourtant, je quitte son regard, détournant de ces yeux envoûtants, presque emplie de tristesse. Je la sens mal à l'aise dans ses pensées, une douleur sourde dont j'en suis peut-être en partie responsable.
Et malgré cette allusion, je sens sa tête se poser sur mon épaule, dans un geste emprunt de gêne, de fatigue, et de volonté. Comme un lien qui doucement se met en place mais dont je ne veux pas en voir la trace. Complexité.

Dois-je lui dire quelque chose ? Dois-je éteindre ce malaise ambiant ? Ou nous laisser fondre dans ce silence rassurant ? L'alcool redescend, mais je plane toujours dans mes délires, en conflit avec moi-même, en conflit avec ma vision de la vie, de la société et des gens. Je préfères perdre le contrôle, ne rien comprendre, ne rien ressentir, juste avoir le vent qui fouette le visage, et les bruits des vagues qui emprisonnent mon cœur. Mais chaque jour, je me forge une identité, tentant de soutenir mon propre poids, ma propre culpabilité. Pas d'excuses, pas de remords, juste l'esprit libre qui essaie de se libérer des chaînes. Je plane encore un peu, mes pensées sont fébriles, incomplètes et désordonnées. Je redescend lentement, et sa présence à mes côtés devient de plus en plus suffocante, me rappelant à l'ordre, me rappelant mes tords.
Pourtant, je ne la repousse pas, au contraire, ma main - la traîtresse - se contente simplement de remonter vers ses cheveux pour glisser lentement les doigts entre ses mèches, douces, soyeuses, comme elle. Dans une caresse d'une tendresse que je ne me connais pas, outre dans les moments où je cherche à attirer ma proie, je lui murmure de se reposer, et à la fois d'être forte.

Mon épaule n'est pas forcément le meilleur endroit où s'appuyer, je ne suis pas forcément le mur de brique que l'on croit m'octroyer, j'ai mes faiblesses, mes blessures, des cicatrices et des plaies ouvertes. Un sacré mélange explosif qui me broie de l'intérieur et me fait faire bien des choses que d'autres auraient peur...
Je ne connais pas la notion de la peur, outre dans le seul lien qui blesse et me soigne en même temps, ce lien indéfectible que je n'aurais bientôt plus le droit d'avoir...le droit de toucher.

M'adossant au canapé, je la garde contre moi, ma main toujours dans ses cheveux, je la laisse se reposer, fermer les paupières et pourquoi pas se sentir assez en sécurité pour s'endormir à mes côtés. Je passe mon autre bras libre derrière ma tête, pour la soutenir et je lâche un soupir, calme, posé, rassasié. La nuit sera courte, moins reposante, et certainement qu'au petit matin, le mal de crâne me suppliera d'achever son existence et aux premières lueurs de l'aube, elle ne se rappellera de moi, que comme un rêve un peu trop réaliste et pourquoi utopique.

"Endors-toi, petit papillon.", dans un doux murmure, je la laisse faire ce qu'elle veut, et sa présence, sans l'avouer qu'à demi-mot, me rassure et me fait du bien.

featuring. @Im Ji Eun



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Message Sujet: Re: Late night alcoholic.    10.04.18 15:17



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(( tenue )) Il n'y avait pas qu'une douleur et tristesse silencieuse qui parlait. Il y avait des souvenirs, de la nostalgie une bonne partie de fatigue et sûrement de ces angoisses nocturnes. Tu ne savais même pas d'où venais les perles salées mais sûrement étaient elles un résultat d'amertume qui restait coincé au travers de ta gorge. Une douce peine qui se mélangeait à tout. Tu comprenais vite qu'en essayant de te protéger tu n’avais fait qu'enfermer tout ce que tu ressentais et cela te rongeait. Et bizarrement il était pareil. Au lieu de prendre cette peine qu'il cachait il la mettait au fond du fond pour l'enfermer et la transformer en haine. Mais ce processus n'était pas sans conséquence offrant des brûlures que le temps seul pouvait guérir. Mais il ne se confiait pas, à personne. Pas une fois il n'avait dit qu'il avait eu une dure journée pour vider son sac. Pas une fois il ne s'était confié à toi. Et tu aurais aimé. L'aider à supporter un peu plus chaque jour. Ou si ce n'est à toi, à quelqu'un. Tu aurais aimé qu'il puisse vider son sac. Tout comme tu te le permettais de temps en temps, rarement.

Et en cette nuit où la brise  rafraîchissait l'appartement, il était là. Et pendant l'espace de quelque temps il avait réussi à te perdre un peu plus dans tes réflexions en même temps qu'il t'emmenait dans un lieu où tu revoyais le passé oubliant tes angoisses oubliant tes propres soucis. Il amenait ce vide et cet effet de détende avec lui qui semblait bien contraire à ce qu'il était. Ne devrais tu pas être énervée? Ressentir de la haine? Bizarrement tu étais détendue et bien trop fatiguée. C'était peut être juste la présence de quelqu'un qui te rendait cette impression si vivante, ou alors parce que tu semblais connaître la surface de l'homme te faisant face. Tu avais vu un côté que tu n'avais jamais vu encore quelques minutes auparavant, et tu semblais plus détendue qu'au moment où tu l'avais vu sur le pas de ta porte.

Votre souffle semblait remplir la pièce alors que l'air se faisait plus lourde. Comme en peine, avec des difficultés à parler rien ne se disait. Tu avais brisé ce moment de gêne, parce qu'il était suffoquant. Que son regard te sondait et te donnait l'impression d'être de nouveau dans cette position délicate d'être sa copine et de ne pas réussir à le combler. A lui montrer que tu étais là, que tu l'aimais. Et à la fois, ce regard qui détaillait, peut être même jugeait sans que pourtant, on ne voit une once de méchanceté.
En posant ta tête contre lui tu n'as plus qu'une idée, dormir. Tu ne veux plus supporter tout ce poids. Tu aimerais lui crier que c'est dur qu'il a été un imbécile, lui cogner la tête de tes phalanges en le faisant manger jusqu'à la dernière goutte mais qu'y pouvais tu ? Tu n'étais clairement pas en état de changer ton comportement. Tu n'avais envie de rien, comme vidée de toute énergie qui avait pu exister au sein de ton propre corps. Tu voulais vraiment résister, mais c'était tentant, trop tentant. Dormir en la présence de quelqu'un, cela faisait si longtemps que tu avais oublié à quel point il était parfois bon de se caler contre une épaule. Et comme si tu avais appris une leçon avec lui, une leçon qui te dicterait parfois tes actions, tu brisas de nouveau le silence. " Ne te méprends pas.. je veux juste me reposer un peu " Ta voix était à peine audible, douce et sûrement déjà dans le déclin. Un peu serrée, un peu fatiguée elle semblait déjà loin.

C'était à la fois une demande silencieuse, de te laisser sur son épaule l'espace d'un instant. Mais aussi une manière qu'il ne pense plus à eux. Qu'il ne se sente pas obliger de remettre un point à leur histoire alors que tu savais ce qu'il en était. Tu étais naïve, sûrement fragile mais tu ne voulais pas recommencer. Tu n'allais pas le supplier. Et même dans tes soupires de fatigue aucun ne prononçait son nom dans un espoir de réconciliation. Tu avais voulu tout oublier. Oublier même son existence pour te sentir plus légère mais tu avais regretter ces pensées. Ce qui était fait était fait et tout ce que tu voulais, c'était évité de refaire les mêmes erreurs. Alors tu ne l'appelais plus, tu ne lui parlais plus. Même ton état de santé était un secret que tu ne partageais plus. Peut être qu'un jour tu lui diras que ça ne va pas, que tu risques de tout perdre, et à ce moment tu as peur qu'il te prenne en pitié. Tu as peur que cette forteresse que tu t'es construite soit réduite à une pitié qui fait rester les gens, qui les rend coupables et faibles.
Alors tu ne dis rien. Tu n'as jamais dit grand chose. Un jour peut être tu oseras lui dire tout ce que tu penses, tout ce que tu as ressenti et ce que tu as sur le cœur. Un jour. Peut être. Pour le moment tes yeux se ferment simplement, ta respiration se faisant régulière mais plus lourde. Tu sens cette caresse dans tes cheveux et tu entends cette voix te parler. Il est doux, il est comme au début. Il est ce que tu as voulu de lui en le pensant ainsi. Ce n'était pas de sa faute. C'est toi qui t'est fait des films. Tu l'as rêvé ainsi alors tu t'es laissé aveugler. Il ne t'a pas réellement dupé. Tu l'as fait seule.

Pendant un instant l'idée que tout ceci ne soit qu'un rêve te traversa l'esprit. Sûrement que celui ci partait doucement pour les songes remplis d'impossibilités et de merveilles. Tu avais l'impression de partir également, ne plus sentir ce poids sur tes épaules. Ne plus avoir à sourire. Ce poids qui quittait ton cœur et qui te donnait un sourire, non pas forcé, mais presque d'amusement. Est ce que la situation était vraie ? Ou n'était ce qu'un rêve au beau milieu d'une nuit agitée ? Tu n'en savais rien, et tu ne sus contrôler tes paroles. " Ce serait bien... si tu réussissais à parler.. peut être qu'on serait amis...  " Le volume n'était toujours pas fort, toujours retenu. Connaître tout de lui, un pari impossible. Et c'est ce que tu voulais lui dire. Tu venais de le faire mais tu n'avais pas réellement réaliser entre le sommeil et le réveil.

Son geste n'a pas changé, il est toujours là. Plus que le soutien sur lequel tu t'appuies il est la douceur qui t'apaise. Un rôle bien  nouveau pour Sam. Il n'était généralement que celui qui appuie sur les plaies, au lieu de les refermer. Mais ce soir, comme personne ne le saura, il était un soutien muet. Quelqu'un qui n'était ni ton ami, ni ton ex. Il n'était qu'une silhouette, une chaleur, quelques mots, une respiration qui calmait la tienne. Ce soir là tu t'endormis sur son épaule lui faisant savoir par le poids un peu plus lourd sur son corps alors que tu partais là où tu n'entendais plus rien. Un petit repos pour une grosse journée. Il était sûrement trop tard pour penser à dormir. Mais tu n'avais pu résister. Alors juste ce soir, tu te reposerais presque dans ses bras, avec sa présence, et ses quelques mots dirigés pour toi.





"  "

featuring. @Lee Sam-yong



gabi le loup


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