rps communs on the flux- free party des rainbow dans la campagne Coréenne.
- fête de la musique au parc de la busan tower.
- Pool Party des Cosmo au Parc Aquatique.

- On Air : Croisière & Temple Haedong.

- Coup d'oeil sur : la Chatroulette pour des date aléatoires, la Roulette du rp pour des partenaires rp au hasard avec ou sans contexte et les Commandes Graphiques & cadeaux, sans oublier nos petits topsites chéris ♥

(clique pour voter !)


yolo

 

les petites annonces
─ Nouvautés du mois de Juillet : allô frero ? ça farte sous les cocotiers d'ib ? Viens zyeuter l'annonce du mois de Juillet, clique ici ! ♥ ─ Le Busan Time : L'édition du mois de Juillet est arrivée ! Clique ici ! ─ Le Bar du Bartender : Venez donc participer aux enchères et balancer des potins au Bartender ! rdv au bar ! ─ Annonce Globale : Venez voir nos scénarios, petit trafic d'êtres humains et autres recherches de liens en tout genre.

Voir le profil de l'utilisateur http://magic-unicorn.forumactif.com/t1737-eun-ji-moon-a-world-wh
avatar
membre en or
More informations
- Sujet : No pain, no gain (( ft. Aiden ♥     04.05.18 0:14




No pain, no gain
featuring. Bae Aiden + tenue

           Les bulles éclatent à la surface de son bain mousseux citronnée. Ji Moon soupire, depuis sept heure déjà qu'elle est levée et productive  : jogging, yoga et révisions faits ! Maintenant, il ne lui manque plus qu'à exécuter son plan pour filer subtilement loin d'ici car pour une fois, elle n'est pas seule chez elle : La mère Eun rôde dans les parages, la langue vive et les crocs acérés... Sauf que sortir équivaut à un interrogatoire malplaisant et clairement, si on peut éviter ça... En conséquence, avec grande anticipation ma foi, elle mit en place un subterfuge en expliquant à sa mère hier qu'Aiden et elle avait prévu de ce voir en cette matinée, chez lui, pour simplement passer du temps entre fiancé. La mère est bien sûre ravie de voir sa fille autant investie et appliquée !

           Ji Moon sort de sa baignoire aux contours de bronze puis s'arrête devant sa coiffeuse pour entamer son rituel beauté : tonique, crème, sérum etc, évitons de tous les nommer... Fastidieux travail pour un simple mortel pourtant, elle le fait avec une expertise effroyable : un art qu'elle maitrise maintenant. Elle baigne dans l'apparence et la superficialité depuis tant que, ce que les gens peuvent trouver d'excessif et de futile et bien, Ji Moon trouve cela tout à fait banal. D'où le surnom « Princesse » suppose-t-elle.Elle ne se pomponne pourtant pas pour atteindre la perfection, non. Elle le fait en priorité pour être irréprochable et impeccable aux yeux de ses parents. Pas un cheveux de travers, pas une trace de blush mal placée, calculé et soigné jusqu'à faire exister la version 2.0 de la Ji Moon qu'ils ont toujours désirés de posséder.

           Sauf qu'il faut encore mieux pour Aiden : Sa mère la tanne tous les jours à ce propos : « prends soin de ta peau ; prends soin de ton corps ; tes cheveux et tes dents ; fais attention à tes ongles, les mains et les pieds, les lèvres, tu m'entends ? » Quant à la personnalité, laissez-tomber, rien a faire de savoir si Aiden aime la peinture, ou préfère manger chinois ou japonais. Désastre du souci de l'image. Ce mariage est une union entre deux enfants qui met en réalité en liaison quatre parents et de l'argent. Ji Moon l'a toujours su et fait avec, elle se dit que ça aurait pu être pire. Aiden va finir par l'aimer. Elle l'espère du moins, son conte de fée, elle y croit encore un peu, juste assez. C'est pour ça qu'elle angoisse quand elle change pour la énième fois de tenue, elle voudrait bien lui plaire après tout. Ses fétiches talons noirs Louboutin enfilés, elle file vers la voiture en hochant la tête en direction de son autorité maternelle : aucune vilaine réflexion, Ji Moon assume avoir gagné l'autorisation de quitter la maison.

          Sur le siège à côté dans la Maserati foncée, un panier d'osier débordant de pépites de chocolat, de lait et de farine. Jiji y a pensé toute la nuit : Atelier cookies ! Cela vous fait rire ? Et bien pas elle ! C'est enfantin, vrai, mais ça les occupera si la discussion tourne funéraille comme à chaque fois... Tiens ? Quelque chose sort du lot... Apparemment, Terminator a glissé les différents échantillons de cartons d'invitation. Ji Moon roule des yeux et étouffe un grognement, laissez-la rire. Comme s'ils avaient leur mots à dire, elle les remet dedans en serrant les dents. Écoutant la radio, la demoiselle observe le quartier Nord défiler jusqu'à commencer à reconnaître celui de l'Est. Crispation.... Ce n'est pas la première fois qu'elle s'invite et à chaque fois, c'est le même cinéma. Elle a son téléphone en main avec le numéro d'Aiden affiché et elle hésite à le prévenir. Sauf qu'elle n'est pas sûre d'endurer un refus. Parce qu'il pourrait dire « non », vite voici la réalité, fuyons !

           Mais pas le temps de continuer à s'échapper, elle est arrêtée en face du portail et sa gorge se resserre. Chaussures sur les pavés, elle inspire une grande bouffée d'air, menton levé et sourire plaqué aux lèvres puis s'avance gracieusement jusqu'à la sonnette en répétant dans sa tête « Bonjour Aiden, comment vas-tu ? » ou encore « Hey Aiden, je ne te dérange pas ? » ou peut-être que c'est mieux « Salut Aiden, je te réveille ? ». Ji Moon sent que ça palpite, ça frétille et ça s'excite dans sa cage thoracique alors elle force un peu plus sur les commissures de sa bouche, surjouer ce n'est pas forcément mal jouer... Sauf que la porte s'ouvre et son sang ne fait qu'un tour et elle ravale sa salive en le fixant avant de parler avec délicatesse « Bonjour Aiden, comment-vas tu ? J'espère que je ne te dérange pas... » Elle balance le panier sur son autre bras, prise dans son personnage, naturellement gênée néanmoins. « Ma mère a normalement appelé ici hier soir pour prévenir de mon passage... Du moins je l'espère, je n'aimerai pas m'imposer. » Ha... Elle a un don pour la contrevérité, incroyable n'est-ce pas ? Ji Moon se sent toujours plus protégée et rassurée quand la vérité est bien dissimulée, même si ça lui donne le mauvais rôle, elle fera tout pour ne pas se mettre en danger.

« Si jamais, je peux repasser, ça ne me dérange pas. » ajoute-t-elle d'une petite voix, regard rivé sur le blond qui se tient face à elle. Ah si seulement tout ça était moins compliqué...

gabi le loup


Na Na Na Lady ♪
Sailor Moon ☽Actually I’m waiting for you and I don’t do this to just anyone But even if you just pass me by. I don’t care. Boy, I don’t cry. There are a lot of men who go crazy because they can’t meet me so hurry up, I’m a busy lady
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://magic-unicorn.forumactif.com/t1402-bae-aiden-i-will-give-
avatar
dramama ramama ramama hey
More informations
En ligne
- Sujet : Re: No pain, no gain (( ft. Aiden ♥     05.05.18 15:30




No pain, no gain
featuring. Eun Ji Moon + tenue

Le rideau mal fermé laisse un rayon percer, intrusif dans ta chambre. D'une bande lumineuse il couvre tes yeux jusqu'à te gêner. Tu fronces les sourcils pour te tourner et te protéger mais c'est trop tard. T'es tiré de ton sommeil et tu ne parviens pas à y replonger. L'aube est là, accompagnée de ses multiples obligations et tu le sais. Tu n'as pas le luxe de trainer au lit toute la journée, de te prélasser dans ton doux coton égyptien en sacrifiant du temps juste pour te détendre. T'ennuyer un peu, pour te perdre dans tes pensées que tu dois bien trop souvent ignorer. Trop pris par les devoirs que pour pouvoir encore t'écouter.
Tu t'étires, tirant tes bras jusqu'à vouloir toucher le plafond du bout de tes doigts tendus. La mâchoire pratiquement disloquée par un long bâillement. Sortir de ton lit est toujours une épreuve mais tu n'échoues jamais. Même si tu dois tapoter tes joues pour t'en donner le courage.

C'est d'un pas las que tu te diriges vers ta salle de bain. Allen, lui, dort encore. Ou bien peut-être qu'il n'est tout simplement pas rentré cette nuit et qu'il est dans le lit de quelqu'un d'autre. Peut-être même qu'il somnole d'ivresse sur un banc quelque part. Tu n'en sais rien et t'as appris à t'épargner en cessant de te poser la question. Tu sais simplement que tu es la seule âme éveillée dans cet appartement. Même Praline est encore dans le monde des songes. Roulée en boule dans son panier, ne laissant apparaître qu'une masse de poils à la robe brune.

Tes yeux n'ont pas encore pu s'ouvrir correctement, encore gonflés de la nuit, pourtant tu les agresses déjà d'eau fraîche. Piquante sa ta peau engourdie. Comme une gifle qui active ton système sanguin, pour apaiser tes joues bouffies par le sommeil. C'est ton rituel du matin, celui qui te permet d'avoir toujours l'air rayonnant. Princier et impeccable. Beau comme t'aimes l'être.
Se faire désirer lorsqu'on marche dans la rue n'a rien de magique, c'est tout un travail quotidien d'entretient. Du temps consommé pour l'apparence. Du temps que tu sacrifies sans remords.

Le coup de fouet donné, tu te traines sous la douche, manquant de te rendormir sous l'apaisement de l'eau chaude et douce qui ruisselle le long de ton dos endoloris par tes excès sportifs. T'as encore dansé toute la soirée hier, jusqu'à ce que tes genoux s'épuisent et refusent de continuer à te porter. Même si tu t'étires toujours en fin de session, tes muscles n'en restent pas moins meurtri par tes abus. Une chose avec laquelle t'as appris à vivre. Tu tolères ces douleurs physique parce qu'elles te paraissent bien superficielles face à celles qui parsèment ton âme. En particulier celle qui te rend désormais incapable de voir une baignoire, d'imaginer t'immerger dedans. Depuis trois ans maintenant, tu ne t'es plus détendu dans l'eau chaude. Tu n'acceptes plus que les douches, elles sont sans fantômes au moins. Sans souvenirs douloureux et elles ne réveillent pas d'images dures gravées dans tes pupilles. Images sanglantes du tournant de ta vie. Ce jour où la réalité t'as frappé avec violence, où ton chemin et celui d'Allen ont bifurqués vers des thérapies différentes. Toi tu t'es enfoncé un peu plus dans le devoir, tu t'es servis de tes obligations comme des œillères, pour te concentrer dessus et remplir ton esprit. Allen, lui, a abandonné, il a sombré. Dépravé, fuyant dans ses habitudes douteuses.

Tu finis par couper l'eau dans un soupire. Comme tous les matins t'es vide de motivation. T'as pas envie de vivre cette journée, parce que tu sais qu'elle ressemblera trop à hier. La même routine, les même gestes, les même pages de ton syllabus. Une journée trop remplie qui te mènera à ce soir bien trop vite, avant même que tu ne puisses cligner une fois des yeux. Une journée à essayer d'oublier tes écarts, tes fautes. Celles que t'as commise avec ton meilleur ami, et celle que t'as tant désiré avec l'incarnation de la tempête. Tu les as tant appréciées ces erreurs. Pourtant elles ne cessent de te rendre coupable. T'as fini par devenir ce gros porc infidèle contre lequel tu luttais, celui qu'Allen te poussais à être avec insouciance. T'as brisé ta propre estime. Trahis ta droiture.
Les cheveux encore ruisselants contre tes épaules, t'enfiles un simple boxer avant de te rendre dans la cuisine. Tu sais que tu ne dois rater aucune opportunité de remplir ton estomac. Une fois l'engrenage de la journée lancée t'auras sûrement plus le temps de le faire, comme toujours. Alors tu fais bouillir une casserole et jettes le bouillon lyophilisé dans l'eau, puis les ramyeons craquants. Un repas loin d'être sain, mais rapide et parfait pour ceux qui n'ont pas la foi de cuisiner.

A peine as-tu plongé tes baguettes pour mélanger que le son strident de la sonnette retenti. Allen ? Tu demandes bien si c'est ton jumeau qui rentre d'une soirée trop arrosée et qui a oublié ses clefs. Ou qui se retrouve simplement incapable de les mettre dans la serrure.
Rapidement t'attrapes un t-shirt laissé sur une chaise, tu sais même pas si c'est le tien ou le sien. Tu l'enfiles pour plus de pudeur avant d'aller t'afficher à la porte. Lorsque tu l'ouvres, tu ne peux réprimer une mine déçue. Voir même exaspérée.
Non, ce n'est pas ton frère. C'est elle. Ta fiancée. Pourquoi donc n'es-tu même pas étonné de la voir débarquer ainsi sans prévenir ? T'en deviens habitué il faut croire...
Tu la jauges de haut en bas, elle est pimpante. Probablement qu'elle s'est levée bien plus tôt que toi pour se préparer de la sorte. Toi t'es encore à moitié humide de ta douche, pas encore maquillé ni même habillé. Tu l'accueilles d'un soupire non dissimulé, ne faisant même pas l'effort de sourire. "Non, personne n'a appelé." Tu lui répond d'une voix neutre, ignorant sa précédente question. Tu sais bien qu'elle cherche simplement à se justifier, parce que les visites surprises, c'est un peu sa marque de fabrique. Elle s'impose tout le temps dans ta vie, partout, comme pour t'empêcher de l'oublier.
Tu te dégages de l'entrée pour la laisser passer. Parce que tu sais que tu peux pas te permettre de la chasser. T'aurais des problèmes avec tes parents si tu ne la traitais pas un minimum comme ta futur femme... T'as pas le droit de la repousser, tu dois prétendre même si tu le fais mal. "Non non... c'est bon, entre. Je suis juste pas très présentable, je viens de me lever." Tu l'invites avec lassitude, le regard agacé. Clairement, t'as pas envie qu'elle soit là. Dans l'idéal t'aimerais qu'elle ne repasse jamais. Qu'elle disparaisse tout simplement.
De plus, ton apparence te gêne. Elle est pas supposée te voir comme ça. Vous vous devez d'être toujours parfait l'un pour l'autre, par convention. Mais tant pis. Elle avait qu'à réellement t'appeler pour prévenir après tout.

Soudain tu penses à ton petit déjeuner toujours occupé à bouillir et, abandonnant ta fiancée, tu te précipites dans ta cuisine avant que tes ramens ne deviennent udons. Tu retires la casserole du feu en hâte. "Désolé mais j'allais justement manger." Tu lui lances tout en brisant ton oeuf dans ton plat. Ton repas sauvé, tu le laisses un peu refroidir, et t'en profites pour t'éclipser afin de te rendre présentable. "Si tu le permets, je vais enfiler quelque chose..." Tu la laisse seule, sans considération.
Une fois dans ta chambre tu t'autorises à grogner. Elle fait chier. T'avais pas envie de la voir. Pas aujourd'hui, pas en ce moment. Après les conneries que t'as faites tu n'es pas d'humeur à la supporter. A être en sa compagnie alors qu'elle ignore ton infidélité honteuse. Même si t'as pas envie d'elle, tu te sens lié de force, mis à genoux par tes principes que t'as trompé. Tu n'as pas envie de lui être fidèle, non, tu le dois. C'est là qu'est la notion. Ou qu'était la notion...

T'enfiles des vêtements sans vraiment réfléchir. Simplement quelque chose de correcte et mieux qu'un boxer et un vieux t-shirt déjà porté. Une chemise sobre, un pantalon noir. De quoi te donner l'air sérieux.
Tu retournes ensuite dans ton séjour et, sans l'inviter à prendre part à ton festin, tu t'installes à table pour commencer à manger ton déjeuner encore fumant. Tout en mâchant tu la fixes avec dédain, tes yeux se posant sur son curieux panier. Tes sourcils se froncent. Qu'est-ce qu'elle a encore en tête ?  "Du coup, qu'est ce que tu viens faire ?" Tu lui demandes froidement.

gabi le loup




Relève-toi et attends. Console la peine que tu gardes en toi. T’es plus trop beau quand t’es au plus bas et non, non, oublions tout et attends. Tu ne tiens plus debout. Retrouve ta fougue et tous tes bijoux. Tu brilles de mille feux quand t’es pas à genoux.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://magic-unicorn.forumactif.com/t1737-eun-ji-moon-a-world-wh
avatar
membre en or
More informations
- Sujet : Re: No pain, no gain (( ft. Aiden ♥     06.05.18 23:09




No pain, no gain
featuring. Bae Aiden + tenue

           Ce serait mentir d'insinuer qu'elle s'y attendait. Lorsque Aiden ouvre la porte, Ji Moon est totalement ébahie. Aussi bien parce qu'elle est encore en train de répéter sa phrase d'accroche dans sa tête que parce que celui-ci est à moitié habillé... Tout son sang monte dans ses joues et elle cligne des paupières dans l'affolement et elle bégaye bêtement et elle ne sait pas où poser ses pupilles, tout sauf là se dit-elle, tout sauf sur lui ! Aiden est mal coiffé, dans un tee-shirt froissé et un.. Non.. Elle s'interdit de regarder plus bas puis plante ses yeux dans les siens, sourit du mieux qu'elle peut malgré les battements de son cœur et récite ses phrases comme apprises juste avant.

Bien sûre qu'elle sait que personne n'a appelé alors elle laisse un « Oh. Je suis désolée, j'aurais du confirmer... » s'échapper et honnêtement, elle l'est vraiment, parce qu'elle n'aime pas venir sans prévenir, elle n'aime pas être aussi impolie que sa mère qui se croit tout permis. Ji Moon se plaint de ses parents sauf que Ji Moon est modélisé à l'image de ces derniers et parfois, elle a ses relents d'aversion envers elle-même, une guerre interne sans fin. Si elle avait envoyé ce SMS dans la voiture, il aurait peut-être eu le temps de s'habiller autrement. Il aurait peut-être était moins agacé d'ouvrir accoutré de cette façon. Que dire même ! Elle aurait été moins embarrassée !

« Merci... » répond-elle en baissant son regard et en marchant sur le sol pour ne pas voir certains détails dont elle se sait non-invitée, marchant vers le séjour rapidement. Et vu l'expression du garçon, il n'est pas heureux de la voir, il n'est pas heureux de l'entendre, il n'est pas heureux que Ji Moon fasse partie intégrante de sa vie, soyons claire. Le sourire sur le visage de la jeune fille se fige avec aigreur, un jet d'acide sur ses lèvres pour ne plus qu'elles hésitent à se relâcher. Elle pose son panier d'osier sur une table et renifle une odeur épicée, suivant Aiden à pas de chat. « Oh non, je t'en prie, mange, ce n'est pas moi qui vais t'en empêcher ! » Et ça a l'air dans ses plans en soi, il n'a pas l'air de vouloir faire autrement que ce qu'il avait prévu en premier lieu. Ji Moon ravale sa salive sous la nervosité et peut-être sous la faim, dans sa productivité maladive de ce matin, elle a complètement oublié de prendre un petit-déjeuner... Et en plus, des nouilles ? Quelque chose que normalement on lui déconseillerait de manger, la tentation est forte et ses pupilles gustatives se réveillent. « Hein ? »

En se tournant pour le voir filer, elle regrette immédiatement et se remet dans l'autre sens, rouge comme une tomate après avoir entrevu les fesses de son fiancé. «D-D-D'accord ! » Bouddha, Jésus et qui le voudra, son cœur palpite si intensément qu'il pourrait imploser ! C'est peut-être la première fois qu'elle est autant dans l'intimité avec qui que ce soit. L'héritière préfère retourner dans le salon hâtivement, faisant en sorte de ne croiser personne d'autre de dénudé et croise les bras, fixant les alentours. « Où est Allen ? » Pense-t-elle tout bas,elle n'a aucunement envie de le voir, simple curiosité, ou précaution... Par contre voici son animal favoris, Praline, d'une robe brune soyeuse et d'une douceur rêvée, les iris de la princesse s'illuminent de mille feux et elle court, sur ses talons, pour tendre sa main et caresser le félin. « Aaah ~ » s’extasie-t-elle, appréciant les ronronnements et les poils glissant sous ses doigts. Rapidement, profitant que le maître ne soit pas là, elle sort son appareil et prend des photos, des tonnes, une bonne trentaine en deux minutes à peine, suivant le minou partout, s'asseyant même à côté de lui  sur le canapé avec le plus sincère des rictus qu'elle aurait pu afficher.  « Qu'est-ce que tu es belle... Tu le sais que tu es belle, hein ? Le plus beau des chatons ! »

Néanmoins, au retour de Aiden, ses effusions de joie se dispersent et elle retrouve discrétion et faux-semblants, cajolant timidement le chat comme si elle avait peur de mal faire, comme si elle n'avait pas le droit. Silencieuse, Ji Moon observe Aiden se pavaner dans sa chemise à carreaux et elle trouve en lui toute la dextérité d'un danseur, dans sa démarche et sa droiture, il est si intimidant et si distant. Elle se sent encore plus lointaine lorsqu'il s'assoit à la table et qu'il commence à manger, son ventre par réflexe se met à gargouiller mais elle le fait taire avant. « Bon appétit... » La jeune femme se demande si un jour elle aura le courage et la possibilité de s’asseoir à ses côtés, elle se lamente et doute, les raisons pour lesquelles il n'a pas l'air de l'apprécier restent très vagues, à part le mariage forcé, elle ne comprend pas ce qu'elle a fait pour recevoir autant de froideur à son égard. Sauf qu'en y pensant, elle recompte tous les mensonges qu'elle a pu broder pour tenter de se faire apprécier, est-ce qu'il sait ? Est-ce qu'il a découvert tout ce qu'elle peut cacher ? Ô si c'est le cas, elle doit sûrement mériter tout ça... Mais comment ce serait possible ? Le peu d'indices qu'elle a en sa position la mène à ce garçon qu'elle n'a vu que de très loin avec lui, un ami. Puis Allen. Et encore un autre jeune homme qui n'a pas hésité à la foudroyer du regard plus d'une fois. Seule, Ji Moon se sent bien seule dans cette relation.

« Ma mère » Oh non, la couverture n'allait pas tomber aussi facilement dès la première question. « Avait espéré que nous pourrions jeter un coup d’œil aux cartons d'invitations pour la cérémonie... » Parler du mariage dans ces conditions la met mal à l'aise, elle ne peut se permettre que cela transparaisse sur son faciès. Nerveusement, elle joue avec les oreilles du matou allongé.  « Et je voulais qu'on essaye de cuisiner quelque chose ensemble. » fait-elle en élevant la voix un peu plus pour mieux se faire entendre, gonflant la poitrine et levant le menton. Elle ne va pas se laisser abattre Ji Moon, pas sans se défendre un minimum. L'héritière se lève et s'approche de lui, toute sourire, ballerine perdu dans le chaos que peut lui amener ce garçon. « Je sais que c'est sûrement très ridicule pour toi, mais je me suis dit qu'on pourrait faire des cookies et puis euhm... » Un instant d'hésitation. Ses bras ne savent plus où se mettre et ils bougent avec aise en même temps que ses mots prononcés. « On pourrait faire plus ample connaissance. J'avais quelques questions à te poser, rien d'indiscret, bien sûre... »

Elle ne sait pas encore lesquelles, elle ne se fait pourtant aucun de souci pour en trouver, Aiden c'est un mystère pour elle, Ji Moon a la sensation d'avoir eu un livre avec une couverture de rêves et une fois la première page de lue, s'en était tout le contraire... Alors elle veut entamer le récit, voir ce que cela peut donner. Quitte à s'en mordre les doigts, quitte à finir en larmes et à perdre toute dignité. Ji Moon ne va pas abandonner la bataille sans au moins avoir vu contre qui elle s’acharne de tous les côtés.

« Ou si tu as autres choses à proposer en même temps ? Je suis ouverte à d'autres propositions ! »

gabi le loup


Na Na Na Lady ♪
Sailor Moon ☽Actually I’m waiting for you and I don’t do this to just anyone But even if you just pass me by. I don’t care. Boy, I don’t cry. There are a lot of men who go crazy because they can’t meet me so hurry up, I’m a busy lady
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://magic-unicorn.forumactif.com/t1402-bae-aiden-i-will-give-
avatar
dramama ramama ramama hey
More informations
En ligne
- Sujet : Re: No pain, no gain (( ft. Aiden ♥     10.05.18 22:46




No pain, no gain
featuring. Eun Ji Moon + tenue

Ta journée a à peine commencée qu'elle est déjà gâchée... Un simple coup de sonnette et ton morale s'est retrouvé broyé. Pourquoi fallait-il que ce soit elle derrière cette porte ? Toujours à te harceler d'une façon ou d'une autre, à s'imposer partout où ton regard se pose. A trop essayer. Est-elle donc stupide à ce point pour s'acharner ainsi ? Parfois t'as l'impression que tu vas devoir passer ta vie avec une pauvre conne bien trop naïve. Parce qu'elle doit forcément l'être pour encore y croire. Pour ne pas encore avoir comprit que ses tentatives sont vaines et que tu ne lui donnera jamais l'affection ni la complicité qu'elle cherche.
Non, vous ne serez jamais un vrai couple. Vous ne serez jamais heureux ensemble. Au mieux vous pourrez vous tolérer. Mais tu ne vois pas d'autre avenir pour vous qu'une cohabitation forcée et un rêve d'ignorance respective.

Parfois t'as l'impression qu'elle ne fait que tisser des pièges autour de toi. Elle te prend toujours pas surprise pour ne pas que tu puisses t'enfuir et avoir une excuse de l'éviter. Ainsi, t'en es persuadé, personne n'était supposé t'appeler. Et oui, t'aurais aimé qu'elle confirme. Parce qu'en effet, ça t'aurais laissé le temps de te défiler. T'aurais prétendu être ailleurs, avoir autre chose à faire. Mais là tu es coincé. Sans autre choix que de la laisser entrer pour qu'elle puisse te pourrir ta matinée avec son air hagard et docile. Comme une poupée sans âme, trop bien dressée, sans particularité. Ennuyeuse.
Oui elle t'ennuie, elle te fait chier et t'aimerais lui hurler à quel point elle cause ton malheur. Cause, ou accentue.
Inconsciemment tu le sais bien que tout n'est pas de sa faute, pourtant c'est tellement plus simple de la blâmer de tout ce qui va mal dans ta vie. Elle est une raison parfaite, si simple à détester.  

Heureusement, t'as tes ramens pour t'offrir un court répit. Trop court. Tout comme ta fuite dans ta chambre. T'aurais du prendre plus de temps pour te préparer, si seulement ton estomac ne grondait pas. Tu ne t'offres qu'une maigre poignée de minutes durant lesquels tu redoutes de retourner au salon. Lorsque tu passes la porte de ta chambre, tu sais que tu viens d'épuiser ta dernière excuse pour t'isoler encore un peu d'elle. Tu vas devoir t'armer de patience pour supporter ce temps en sa compagnie. Ses manières agaçantes, sa façon stupide de toujours se forcer à sourire, de prétendre que tout va bien. Qu'elle ignore ta froideur. Son hypocrisie doucereuse.

T'as pas envie de t'arrêter pour lui offrir un regard. Tu reprends tes activités comme si elle n'était jamais venue t'interrompre. Manger. C'était ça le plan et tu t'y tiens.
C'est encore brûlant, et c'est bien la preuve que tu t'es habillé trop vite. D'ailleurs t'es même pas certain d'avoir attaché tes boutons correctement dans ta précipitation. Et en effet, t'aurais probablement dû fermer les trois derniers aussi... Tout en mâchant ta première bouchée tu rectifies ce détail. Pas question d'avoir l'air trop détendu devant elle, c'est déplacé. Tu n'as pas envie qu'elle commence à penser que tu es suffisamment à l'aise en se compagnie que pour t'afficher de façon plus relaxée. T'as plutôt envie qu'elle finisse par sentir le malaise, à quel point tu l'emmerdes. Combien elle t'empêche d'être toi même en portant cette bague à son doigt. Celle qui fait écho à la tienne.
"Merci." Tu réponds avec une neutralité percutante lorsqu'elle te souhaite bon appétit.  Un rien à foutre aurait eu la même sonorité... Et c'est clairement ce que tu sous entend par le ton de tes paroles. Ta gueule, je m'en fous des mots qui sortent de ta bouche. Ne me parle pas, ne me regarde pas. Casse toi. Toute cette rancoeur dissimulée dans le grain de ta voix. C'est le seul endroit où tu peux les cacher sans avoir à les étouffer entièrement.

Finalement ton regard se tourne vers elle, furtivement. Mais suffisamment longtemps pour que tu vois praline à ses côtés. Et ça te dérange. T'as pas envie qu'elle touche ton chat, et surtout t'as pas envie que ton chat lui permette de se sentir à l'aise. Alors mesquinement, t'émets un petit son aigu en inspirant contre tes lèvres pour attirer l'attention de ton abyssin et le faire venir à toi. C'est égoïste et méchant de ta part, comme retirer cruellement le jouer des mains d'un enfant parce qu'on veut pas le partager. Mais tu n'as que ce genre de petites actions à disposition pour lui envoyer ton aigreur au visage puisque tu ne peux l'exprimer clairement.
Praline arrive à ta hauteur en miaulant, persuadée que tu l'as appelé pour partager tes ramens avec elle. Mais c'est bien trop épicé pour son palais félin, alors tu te contentes de tapoter sa tête en la laissant monter sur tes genoux.

Ton attention se porte ensuite vers le ridicule panier en osier. Pour qui se prend-t-elle à se balader avec un objet si rurale en pleine ville ? Dorothy Gale ? Te demandant bien ce qu'elle compte en faire, tu la questionnes sur la raison de sa présence.
Et sa réponse te coupe littéralement l'appétit...
Cartons d'invitations pour la cérémonie. Le mot cérémonie... Ça te noue l'estomac de l'entendre, tes doigts se serrent contre tes pauvres baguettes que tu finis par laisser tomber avec dégout sur le bord de ton bol.
Ta mâchoire crispée, tu dois faire un effort pour ne pas laisser ton visage se tordre d'agacement. Tu ne veux pas y penser putain. A ce fichu mariage. "Mh. Je vois." C'est tout ce que tu parviens à articuler d'un air terne, les lèvres pincées. Incapable d'avaler une nouvelle bouchée, tu attrapes ton bol et te lèves, chassant Praline au passage, pour en jeter le contenu. Tu aurais pu lui proposer la fin, d'autant plus que t'y a à peine touché, mais tu préfères que ça nourrisse ta poubelle plutôt qu'elle.
Ce qu'elle ajoute t'arrache alors un rictus méprisant. Cuisiner ensemble ? Putain elle est bel et bien définitivement conne et naïve. Qu'espère-t-elle ? Que tu sois pris d'une révélation en la voyant jouer la petite femme parfaite ? Que tu tombes sous le charme des saveurs de sa cuisine ? Que vous en veniez à rire en vous lançant puérilement de la farine dans les cheveux ?
Non. C'est juste une idée de merde. Une activée pourrie qui va te voler le temps que tu pourrais passer à étudier ou danser. "Des cookies hein ?" Tu répètes de ton air sceptique. Si t'étais dos à elle t'aurais même probablement levé les yeux au ciel et soupiré.

Elle parle de questions et t'es déjà agacées par celles-ci alors que tu n'en connais même pas la nature. Pourquoi est-elle curieuse à ton sujet ? Toi tu ne l'es pas quant au sien. Ne peut-elle pas faire comme toi ? Juste, t'ignorer ?
Tu reviens près de la table en retenant un soupire las tandis que tu tends les mains vers le laid panier pour en tirer les dits cartons. Ça te donne la nausée de les regarder et tu les passes en revues sans y prêter une réelle attention. Tu fais juste semblant. "Non non. On a qu'à faire des cookies si tu veux." Tu lui réponds tout en gardant le regard sur les invitations.
Honnêtement t'as rien à lui proposer, t'as envie de rien faire avec elle. T'as même pas envie d'y réfléchir. Alors si il te coûte de cuisiner des biscuits pour qu'elle soit contente et s'en aille, tu préfères encore t'y plier.
Après avoir fait le tour des cartons, tu les remets à leur place en haussant les épaules. "Prend celui que tu préfères." Ils sont tous moches de toute façon. "Ils sont tous beaux de toute façon, alors ça m'est égale." Ah. L'hypocrisie, ta meilleure amie. Pourtant tes paroles ne vont jamais avec l'expression de ton visage... Il n'est pas difficile de savoir que tu fais la comédie dans ces circonstances. Pas difficile pour quelqu'un d'intelligent en tout cas, ce qui n'est définitivement pas le cas de Jimoon... Visiblement dénuée de perspicacité.
"Bon !" Tu lances alors d'un air décidé en claquant tes mains, essayant de te motiver à supporter les longues minutes à venir. "Fais tes cookies et poses moi tes questions alors." Qu'on en finisse... "Oh. Et on devrait prendre des photos pendant qu'on fait ça. Pour les parents tu sais. Ils seront ravis de voir qu'on passe du bon temps ensemble." Du bon temps... Quel beau mensonge. Pourtant tu sais que chaque occasion de brosser vos familles dans le sens du poil est précieuse. Si ils vous pensent investis dans ce mariage, vous gagnez des points. Alors c'est important d'entretenir l'image de votre bonne volonté.

gabi le loup




Relève-toi et attends. Console la peine que tu gardes en toi. T’es plus trop beau quand t’es au plus bas et non, non, oublions tout et attends. Tu ne tiens plus debout. Retrouve ta fougue et tous tes bijoux. Tu brilles de mille feux quand t’es pas à genoux.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://magic-unicorn.forumactif.com/t1737-eun-ji-moon-a-world-wh
avatar
membre en or
More informations
- Sujet : Re: No pain, no gain (( ft. Aiden ♥     15.05.18 0:28




No pain, no gain
featuring. @Bae Aiden + tenue

           Ji Moon n'apprécie pas prendre en traître Aiden, lui mentir et faire tous ces subterfuges depuis près d'un an juste pour avoir l'occasion de le voir et pouvoir lui parler, c'est fatiguant. Sauf que sa mère lui a fait comprendre que si elle n'arrivais pas à quelque chose, c'est qu'elle n'essaye pas autant qu'il le faudrait. Traumatisant. Caressant Praline, elle chantonne et se sent plus sereine, la compagnie du chat a toujours eu cet effet. Elle rêve d'en avoir un depuis longtemps. Cependant, revient dans le tableau Aiden faisant de ce tendre moment une brûlure sur ses phalanges. Comment ne pas se sentir de trop dans cette ambiance étouffante ? L'estomac affamé et serré, le silence pesant, elle arrive même à entendre son téléphone vibrer dans son sac. Du canapé, elle observe le garçon et l'héritière chagrine. Un soupire lui aurait presque échappé si Aiden n'avait pas appelé l'animal à son pied.

Ça la surprend, lui brise un peu le cœur, encore quelque chose qu'elle veut et qu'elle n'aura pas. Encore quelque chose qu'elle pensait pouvoir apprécier mais qu'on lui retire des mains. La gifle de sa mère résonne dans sa tête, une enfant a qui on retire son doudou, une enfant a qui on ne fait que dire « non ». En conséquence, elle pince des lèvres et serre ses poings sur ses cuisses, baissant son regard sur le sol, punie. C'est sûrement ce qu'elle mérite, sûrement ce qui lui attend tous les jours après le mariage. Elle n'aime pas cette idée, pas du tout même, ça lui donne la nausée. Ji Moon répond à la question, mal à l'aise mais souriante, jouant avec le bord de sa jupe, parler de cérémonie... Ça la mortifie. Et lui aussi apparemment. Le bruit des baguettes sur le bol la fait sursauter, le bruit de la chaise la fait lever le menton. Il n'a clairement pas fini de manger, quel gâchis... Et dire qu'elle aurait pu en profiter. L'intérieur de sa joue droite entre les dents elle mord un coup franc, crispant un rictus sur ses joues pour préserver son masque d'actrice. C'est fou cette détermination qu'elle a, cette persévérance à s'en faire culpabiliser, voire pleurer. Elle se lève lorsqu'il revient au dit panier, dents blanches et gencives roses exposées, lèvres pulpeuses étirées. « Alors ? Autre chose à proposer ? » Elle hoche la tête à son « Non, non » et observe avec lui les cartons d'invitation, leur soudaine proximité (bien qu'une chaise les sépare), la rendant tout à coup complexée. Dévisageant Aiden, ses expressions ne la ratent pas. Au contraire, chacune d'elle transperce le peu de dignité qui lui reste et lui arrache un pouffe de rire quand il dit qu'ils sont tous beaux, elle le fait passer pour un consentement. Quel menteur. Mauvais en plus de ça. Elle attend qu'il les repose pour les prendre à son tour, feuilletant rapidement les cartons qu'elle a déjà eu l'occasion d'avoir vu traîner chez elle dans le salon.

La villa ne ressemble plus à rien, il y a des compositions florales par-ci, des bout de tissus pour les nappes par là, dix types de gâteaux différents, des professionnels qui viennent à tout bout de champ. Une fois elle s'est retrouvé réveillée par un couturier à 07h00 du matin parce qu'il prenait ses mesures alors qu'elle était au lit... Et ne parlons pas des multiples régimes qu'on lui impose. « Je préfère le blanc... » fait-elle doucement, hésitant tout de même avec le rose poudré. C'est très « elle » avoue-t-elle. Enfin, ce n'est pas comme si Aiden en avait quelque chose à faire dans tous les cas, pour sa part, c'est elle qui a le mauvais rôle alors elle se console avec ce qu'elle a. Elle range le tout puis agilement, sort les boîtes à préparation pour les cookies.

« Oh... Pour … Des... Les ph... Photos ? » Ses joues se raidissent. « On est... Pas obligé... Je veux dire. » Elle a les ongles enfoncés dans le sac de sucre, visiblement anxieuse, ne sachant où poser ses yeux. « D'accord. Si tu penses que cela pourrait faire plaisir à tes parents, ce serait gentil. Je suis sûre que ma mère appréciera aussi. » Une photo avec son fiancé, ce serait mentir de dire qu'elle n'en a elle non plus pas rêvé. Ciel, elle a même imaginé qu'ils s'embrasseraient un jour alors que pensez-vous ! Elle s'oblige à reprendre la conversation : « Je me demandais, pourquoi tu étudies du droit ? » fait-elle avec curiosité et c'est vrai, pourquoi diable du droit ? Ce n'est pas comme si ses parents en faisaient... Peut-être que les gens ont le droit de faire quelque chose de différents que leurs ascendants. Ah bon ? C'est un droit ? Pas chez les Eun, ma foi.

gabi le loup


Na Na Na Lady ♪
Sailor Moon ☽Actually I’m waiting for you and I don’t do this to just anyone But even if you just pass me by. I don’t care. Boy, I don’t cry. There are a lot of men who go crazy because they can’t meet me so hurry up, I’m a busy lady
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://magic-unicorn.forumactif.com/t1402-bae-aiden-i-will-give-
avatar
dramama ramama ramama hey
More informations
En ligne
- Sujet : Re: No pain, no gain (( ft. Aiden ♥     22.05.18 12:15




No pain, no gain
featuring. Eun Ji Moon + tenue

Tu ne peux pas t'empêcher de la haïr. Et t'es mauvais comédien. T'arrives pas à masquer ta haine. De retenir un mépris subtil. Ça s'échappe par tes pores quand tu la vois, quand tu vois ce qu'elle représente. Ton futur. Probablement jusqu'à ta tombe. Elle, que tu ne connais au final même pas. Tu ne connais que le masque qu'on lui a si bien apprit à porter. Ses ambitions superficielles et ses intérêts creux. La promesse d'un ennui, de conversations vides. Quand tu penses que tu vas devoir faire ta vie avec cette poupée sans âme, ça te déprime.
Tu lui en veux tellement que t'en oublies qu'elle est dans la même situation que toi. Parce qu'elle a l'air de mieux le vivre, alors tu la vois comme une complice du crime.
Depuis votre première rencontre, ton dédain à son égare t'aveugle. Il t'empêche d'essayer de la voir. De la voir, elle, et non ce qu'elle incarne.
Vous êtes pourtant si bien assortis. Le prince et la princesse. Vous avez tout pour former une union de rêve, vous comprendre. Mais comment pourrais-tu te forcer à l'aimer, cette incarnation de ta condamnation ? Comment pourrais-tu même faire un effort lorsque ton coeur crie le prénom d'un autre ? Un autre si opposé à toi, vous qui êtes si dépareillés. Ça n'a probablement pas de sens. D'ailleurs tu n'en a toujours pas trouvé. Toi l'homme aux rêves dorés, si faible face à un chien enragé de bas quartiers. Un chien que tu ne pourras jamais faire ouvertement tiens. Parce que c'est un homme et parce que tu es promis. Tout vous sépare et tu te demandes si c'est pas cet interdit qui t'attire.

Les cartons t'ont coupés l'appétit. T'es blême de voir ton nom à côté du sien, imprimé en lettre dorés sur des bouts de papiers d'une douceur à vomir. Une mascarade aux couleurs pastels. Les toucher rend la chose réelle. Ça y'est, vous y êtes. Tes derniers jours d'homme célibataire se comptent sur un compte à rebours à deux chiffres. Ça te parait si proche que t'aurais peur d'en dormir, peur de perdre de précieuses heures de ta vie libre. Les dernières qu'il te reste.
Tu la regardes observer les invitations après que tu les ais abandonnés rapidement, comme si elles te brûlaient trop les doigts. Elle les détaille avec une sincérité qui crispe tes muscles. Comment peut-elle réellement s'investir dans ce mensonge immonde ? Elle semble même aimer ça, organiser ce putain de mariage.  Tu ne comprends pas. "Très bien alors." Tu forces ta bouche a articuler pour accepter son choix. Tu sais même pas duquel il s'agit au final, t'as plus envie de poser les yeux dessus. T'es simplement effaré de la voir choisir sans difficultés. Comme si t'épouser n'était pas une chose horrible, une chose pour laquelle elle doit se forcer.
Tu te demandes bien comment elle peut si bien vivre votre union lorsque tu sais à quel point tu es odieux avec elle. Parce que oui, t'en es bien conscient de ça. T'as simplement pas envie de t'en empêcher.
Tu dois lui laisser qu'elle est tenace. Tes actions acerbes répétées n'ont jamais réussi à la faire fuir. Même quand tu caches mal tes attaques, elle ne se démonte pas. Sourire cloué sur les lèvres, elle persiste. Et ça a le dont de t'énerver ça. T'aimerais la voir céder juste une fois, la voir t'en vouloir, te répondre. Ça la rendrait tellement plus humaine. Parfois les choses les plus intéressantes sont celles qui sont fissurées. Une coquille trop lisse présente bien, mais on se lasse vite de ne pas entrevoir ce qu'elle cache. A force, tu ne sais plus si tu lui envoie cette haine pour la faire fuir ou la briser. Probablement un peu des deux.  

Pressé d'en finir, t'essaies de dynamiser la situation. Au plus vite vous aurez fini ces fichus cookies, au plus vite tu seras seul. Ou en tout cas sans elle. Tu la presses donc un peu pour lui faire comprendre que t'as pas l'intention de te prélasser autour de cette activité culinaire. Et puis, autant ne pas te faire trop perdre ton temps; tu suggères que vous immortalisiez ce magnifique moment de partage pour vendre du rêve aux parents.  "Tu sais bien que mes parents adorent penser que je m'investi dans cette.... union. " Tu expliques amer, mettant bien au clair que c'est certainement pas pour te faire de doux souvenirs. C'est simplement stratégique. "Ça me fait gagner des points auprès d'eux, c'est toujours utile." Surtout que t'as vraiment envie de cette nouvelle Rolex datejust 36. C'est toujours plus facile de négocier ce genre d'achats quand t'es dans la bonne faveur de ton fichu paternel. Il achète tes efforts, c'est toujours comme ça que vous avez fonctionné. Et ton côté vénal s'en est toujours contenté. Bon garçon obéissant qui a bien trop peur de perdre ses privilèges que pour se rebeller.  

Elle te pose sa question stupide. Elle a donc attendu un an pour porter ce genre d'intérêt ? Ennuyeux. Et t'as pas de réponse fascinante à lui vendre. D'autant plus que t'as pas envie de t'étaler sur ta vie avec elle et prendre lz temps de lui formuler une réponse réfléchie et profonde. "Un sens de la justice j'imagine ?" Ou la promesse d'un métier qui rendrait fier ton père et remplirait ton compte en banque... A vrai dire t'as jamais vraiment réfléchi à ta voie. Elle t'a simplement semblé logique. C'est un métier de gosse de riche, tout simplement. Et ça te parlait plus que la médecine ou le commerce. En vérité, t'aurais aimé pouvoir simplement danser. Mais dans ta classe sociale, ce genre de rêve absurde n'est pas permis. Il faut assurer son avenir, lui donner des fondations solides. Et pour ça, il faut un diplôme prometteur.
Tu ne lui retournes pas la question. Tu t'en fous de ce qui l'a poussé à plutôt choisir les même études que ton frère. De toute façon tu peux déjà deviner la réponse; maman et papa ont choisit pour moi. Comme tout le reste. Comme toi à vrai dire... Tu t'es laissé guidé par les envies de tes parents pour choisir cet avenir de bureau plutôt que la liberté de tes mouvements ou la beauté des astres.

T'attrapes les ingrédients qu'elle vient de sortir et les analyse vite fait. Sucre, oeufs, beurre, farine, vanille, pépites. Rien de très excitant. Tu finis par choisir le chocolat pour le fourrer dans les mains de ta fiancée. "Tiens, prend ça pour poser." Toi tu t'armes d'un fouet avant d'aller chercher ton téléphone, resté sur le chargeur près du canapé depuis hier. T'aimes pas quand il charge dans ta chambre, tu prétends que c'est mauvais pour la santé. Mais c'est surtout que t'as pas envie de te faire emmerder par des appels intempestifs quand tu dors. T'as parfois besoin de te déconnecter.
Tu reviens près d'elle, passe un bras, celui qui tient l'ustensile, autour de ses épaules pour la coller à toi. Roi de la mise en scène. Ton autre main actionne l'appareil photo de ton portable et tu le lèves dans ce mouvement que tu connais bien. Celui du selfie. Un art que tu pratiques peut-être un peu trop souvent. " 1...2...3... Kimchiii." Tu orchestres avant de déclencher, affichant un sourire des plus réussit.
La photo prise, tu la vérifies. Toi t'es parfait dessus. "Bon, t'as l'air un peu grosse sous cet angle, mais c'est pas grave, elle fera l'affaire." Tu commentes d'une méchanceté gratuite. C'est pourtant faux, et c'est même le contraire. Elle a presque l'air trop mince, on voit qu'elle se prive en vue du mariage. Tu te dis même qu'elle pourra même pas croquer dans ces biscuits qu'elle a tant envie de réaliser. Une absurdité.
Tu ne lui diras pas, mais elle est même très belle, comme une poupée de porcelaine. Mais son physique ne fait pas tout. Tu ne peux pas tomber amoureux d'une façade. Et tu n'as pas le coeur de l'admirer.
Rapidement t'envoies la photo à ta mère sur kakao. Avec un sous texte des plus hypocrite. Cuisine en couple pour se rapprocher avant le mariage. Tu l'envoies aussi à sa mère à elle avant de simplement supprimer la photo de ton téléphone. Pas besoin de garder une trace de ça. Elle a servit son but.

La mascarade finie tu t'écartes d'elle, pose ton fouet sur le comptoir avant de te hisser dessus pour t'y asseoir, les pieds battant le vide. "Ça prend longtemps tes cookies ? J'ai un rendez-vous en fin de matinée alors j'ai pas tellement de temps." C'est pas vrai. T'as juste prévu de te rendre à la salle pour t'entrainer et tirer un peu plus sur tes muscles déjà douloureux, puis te perdre dans un roman avant d'étudier jusqu'à l'épuisement cérébral. Et puis t'as surtout envie de te débarrasser rapidement d'elle. "Je pensais pas que tes parents t'autorisent à manger des sucreries en plus." T'ajoutes pour souligner l'inutilité de votre tâche à venir et sa dépendance aux ordres familiale. Ironique lorsqu'on voit ta propre soumission.

gabi le loup




Relève-toi et attends. Console la peine que tu gardes en toi. T’es plus trop beau quand t’es au plus bas et non, non, oublions tout et attends. Tu ne tiens plus debout. Retrouve ta fougue et tous tes bijoux. Tu brilles de mille feux quand t’es pas à genoux.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://magic-unicorn.forumactif.com/t1737-eun-ji-moon-a-world-wh
avatar
membre en or
More informations
- Sujet : Re: No pain, no gain (( ft. Aiden ♥     29.05.18 0:03




No pain, no gain
featuring. @Bae Aiden + tenue

           La réponse à sa question sur son avenir la laisse perplexe, Ji Moon espérait peut-être plus de détails, la plupart des gens en étude de droit évoque la justice, c'est presque drôle d'entendre ce mot de la bouche d'Aiden. Elle se dit que ça ne lui va pas : Il n'est vraiment pas juste en soi. Elle préfère ne rien ajouter et s'empêche de froncer des sourcils quand on parle de la photo. Devoir en prendre une pour qu'il gagne des points auprès de ses parents, c'est plutôt détestable, elle comprend bien qu'elle n'est pas vraiment humaine à ses yeux, plus un fardeau ou un jouet, l'idée lui donne des frissons dans le dos et dire qu'elle va finir par vivre avec lui.

Elle prend le chocolat dans ses mains sans grande conviction et grimace presque, comme quoi, elle n'est pas la seule à faire dans les clichés apparemment. Et en parlant de cliché, la pose ne lui plaît pas du tout, elle sent son shampoing, son savon et ses joues s'empourprent ridiculement à leur proximité. Timidement, elle regarde l'objectif et fait un léger sourire, gênée, les lèvres presque coincées. C'est si naturel de voir cette expression sur son visage, elle a le cœur qui bat la chamade, c'est intime et pourtant si surjoué de la part de son fiancé... Elle visionne la photo en reprenant son air figé, hors de question qu'il puisse penser un instant avoir du pouvoir sur elle mais son regard dévie sur la mâchoire d'Aiden et tout s'emballe, il a bien trop la tête du prince charmant. Alors quand il lui lance cette pique, ce commentaire blessant, Ji Moon continue de le dévisager sans rien dire quelques secondes qui lui paraissent bien longues, son masque d'actrice manquant presque de se retrouver flanquer par terre tellement la violence de la phrase l'a prise. Qu'est-ce qu'Aiden a et qu'elle n'a pas ? Pourquoi pense-t-il être au-dessus du respect de cette façon là ? C'est avec une force qu'elle seule peut puiser d'on ne sait d'où, qu'elle lui sourit de toutes ces gencives et répond dans un éclat de voix « Heureusement que je fais un régime alors ! » et elle rit, mélodieuse, étouffant l'envie de pleurer et de s'effondrer parce que son estomac est tordue de faim, ses muscles la tiraillent après chaque séance, elle se lève trop tôt tous les matins pour faire un jogging bien trop long, bien trop malsain. A quel moment sa mère lui exprimera sa satisfaction ? A quel moment quelqu'un voudra bien dire « Ji Moon, arrête, c'est bon ». Elle se fait violence pour ne pas se mettre à chialer, c'est juste trop méchant, elle se tue pour ce mariage qu'elle non plus ne veut pas, elle se tue pour garder la façade parfaite comme on lui a toujours appris. Il n'y a pas une soirée où elle ne dit pas qu'elle est fiancée à Aiden, lui ceci, lui cela. Ji Moon, toute sa vie, a été dressée pour deux choses : Se marier et devenir le patron de la marque de son père. Deux sources de conflits entre ses parents, on ne lui a jamais demandé son avis et ça pose quand même problème. Pourtant ?! Elle a toujours réussi à rester dans les dix premiers de sa classe et elle le promet, elle le jure, elle fait de son mieux pour être la future épouse que tout le monde voudrait qu'elle soit. Mais face à lui, face à son attitude et ses mots, Ji Moon suppose qu'elle ne fait que mettre les deux pieds dans les plats à chaque fois. Désespoir ! Frustration ! Elle ferait mieux de disparaître plutôt que de s'entêter !

Elle ferait mieux de ! Les pleurs lui chatouillent le nez et lui embrument les yeux, elle se retourne soudainement pour remettre le chocolat sur le comptoir et reprendre son calme, personne ne la fera chavirer. Son objectif est fixé et elle n'est pas du genre à laisser les choses lui filer sous les doigts. Sa gorge se desserre, elle n'avait même pas remarqué combien elle avait eu du mal à reprendre son souffle puis, hochant la tête, elle croise les bras et se retourne, un rictus forcé : « Euhm. En fait, je pensais les faire juste pour toi mais si tu n'as pas le temps... » elle fait comme si elle était pensive cependant l'idée de pouvoir partir plus tôt la réjouit presque après cette insulte.

« Je peux juste les faire chez moi et te les faire apporter. » prononce-t-elle, sachant pertinemment qu'il y a de grande chance que tout cela ne soit d'aucun intérêt. A ce niveau-là, Ji Moon cherche à ne pas se faire détester plus que ça, tout en gardant son image de fille stupide et naïve. Laissons Aiden dans son jeu, elle ne se rabaissera pas au mépris, ce n'est pas dans son état d'âme, ce n'est pas dans sa personnalité. « Et puis, c'est vrai que, si on les fait maintenant, j'aurai juste envie de les manger aussi... » Faim, elle pourrait les dévorer, rien que voir la tablette ça lui donne envie de se jeter dessus. Depuis combien de temps lui a-t-on permis de manger du sucre ? Elle salive déjà. « Et puis, mon père doit rentrer à la maison donc je voulais de base ne pas rentrer trop tard. Mais si mon départ t'arrange, je peux bien te laisser tranquille réviser. » Et même si c'est un mensonge, cela fait un moment que son paternel n'a pas montré le bout de son nez, elle est sincèrement d'accord sur le principe de permettre à Aiden de réviser, les études ne sont pas à prendre à la légère. Et puis, les examens approchent, elle pourrait tout autant en profiter. Ou peut-être partir taper de la balle. Ji Moon sent le besoin de se défouler, ses nerfs sont trop abusés. « Je prendrai une photo et te l'enverrai si besoin, des cookies je veux dire. Si cela peut t'aider... » elle aurait voulu continuer en ajoutant « pour ta collection de points » néanmoins, elle trouvait cette phrase pleine de dédain, une faute qu'elle ne pourrait se laisser commettre. Pas une de place, retour à ta place, Eun Ji Moon.

gabi le loup


Na Na Na Lady ♪
Sailor Moon ☽Actually I’m waiting for you and I don’t do this to just anyone But even if you just pass me by. I don’t care. Boy, I don’t cry. There are a lot of men who go crazy because they can’t meet me so hurry up, I’m a busy lady
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://magic-unicorn.forumactif.com/t1402-bae-aiden-i-will-give-
avatar
dramama ramama ramama hey
More informations
En ligne
- Sujet : Re: No pain, no gain (( ft. Aiden ♥     10.06.18 17:56




No pain, no gain
featuring. Eun Ji Moon + tenue

Tu n'as même pas de remords Aiden. Une langue de pute à baffer. Tu devrais avoir honte de toi, de voir à quel point la méchanceté te viens si facilement. Sans même que ta propre attitude ne t'effraie. Ignoble, comme un chiot bien dressé pour survivre dans ce milieu hostile de la haute société. Un royaume d'hypocrisie et de douleurs enfouies. Tout le monde souffre de la mesquinerie et du jugement des autres, mais personne n'arrête ce cercle vicieux. On venge ses propres blessures en contre attaquant un peu plus férocement et les relations deviennent toxiques sous les masques de Crystal. On imite plutôt que d'oser assumer ses peines. Et on finit par laisser son coeur se consolider jusqu'à devenir pierre plutôt que de passer une vie à pleurer derrière des portes closes.
Ne vois-tu donc pas son regard éteint par dessus sous sourire crispée ? Ou as-tu simplement décidé de l'ignorer ? Tu lui en veux tellement que tu ne veux pas lui laisser le droit d'avoir mal. C'est toi qui subit au final. Pas elle. Elle, elle ne fait que collaborer, avec ses fichues cartons d'invitation. A tes yeux elle ne mérite que de brûler en enfer. De voir son âme se faire détruire en millions de parcelles, dispersées à travers le monde pour ne jamais pouvoir être rassemblées. Comme Osiris démembré par le typhon.
Oh oui, avant de la rencontrer tu ne te savais même pas capable d'être autant répugné par une personne. Et maintenant que tu as découverts la chaleur des bras de Shin, tu la méprises encore plus de vous garder séparés.
Si seulement elle savait que son futur époux aime se perdre dans les draps d'un autre homme, le corps marqué par leur passion obscène, voudrait-elle encore de cette union ? Le regard perdu sur les ingrédients tu songes un instant à simplement tout lui révéler. Comme si ça pouvait te sauver. Mais les mots se noient avant même d'atteindre ta gorge. Tu ne peux pas.
Tu ne lui fais pas confiance et l'idée qu'elle puisse transmettre l'information à tes parents te terrifie. Bien plus que celle de devoir passer ta vie avec elle... Alors tu ne dis rien. Tu oublies.

Toi qui pries pour que le temps puisse s'étirer lorsque tu es avec Shin, tu aspires à l'inverse lorsque tu es avec ta fiancée. Pourtant ce n'est jamais comme tu l'espères. Tes espoirs sont toujours trompés. Avec lui les heures défilent trop rapidement et avec elle, elles semblent ne jamais s'écouler... C'est tout de même étrange que ça n'aille jamais dans le bon sens.
Vite. Tes yeux fixent ta montre et les aiguilles qui progressent bien trop lentement. Au point que l'aiguille des secondes semble vouloir se prendre pour celle des minutes. Tu soupires et décides d'inventer une excuse pour lui faire sentir qu'elle n'est pas la bienvenue. Une fois les cookies prêt, pas question de s'attarder à les déguster ensemble autour d'un verre de lait.

T'as envie de ricaner lorsqu'elle annonce que les pâtisseries te sont destinées. C'est presque mignon qu'elle cuisine pour toi. Oui, quelqu'un de normal aurait pu être touché. Mais pas toi. Non, toi ça te donne envie de faire rouler tes yeux dans leur orbite tellement ça t'exaspère. Tu la regardes en haussant un sourcil ingrat. "Pour moi ? C'est pas la peine. Je n'aime pas le sucré" Pas de désolé mais merci. Ce n'est pas ton genre d'être poli avec elle. Pas quand vous n'êtes que tous les deux en tout cas. Devant les parents tu aurais souris et te serais forcé à manger ces cookies, prétendant les trouver bon même si la simple idée de savoir qu'ils ont été conçus par Ji Moon te donnerait envie de vomir.
Décidément tu trouves vraiment son idée ridicule. Tout un poussant un soupire, tu descends du comptoir, passant une main dans tes cheveux encore légèrement humides.
Tu regardes la cuisine autour de toi, tout est déjà sorti, les aliments qu'elle a apporté étalés pour la photo. Tu hausses les épaules d'un air détaché. "Puisque tout est déballé, fais les si t'en as envie. Mais je te l'ai dis, je n'aime pas le sucré. Tu n'auras qu'à les laisser pour Allen. Et si tu veux rentrer t'amuser à préparer ça chez toi, ne les apporte pas par la suite." Tu es presque surpris de ne pas saisir cette opportunité pour simplement la remballer et la mettre à la porte. D'une certaine façon, tu estimes que tu lui laisses suffisamment comprendre que tu ne veux pas d'elle dans ton attitude que pour appuyer un peu plus ce rejet par des mots. Tu laisses tes paroles être hypocrites, comme si ça pouvait te laver de tout reproches. Une porte faussement ouverte.  
L'air distrait tu attrapes quelques ingrédients pour les observer avant de les reposer d'un geste las. Tu erres dans ta propre cuisine, agité par ton agacement. Comme si ton envie d'être ailleurs devait se manifester dans tes jambes. "En tout cas, moi il faut que j'aille finir de me préparer." Tu es a peine habillé et sans accessoires, pas vraiment coiffé, pas maquillé pour ta journée. Pas présentable. Déjà tes pas te mènent vers la porte du hall de nuit, laissant comprendre que tu ne lui tiendras pas compagnie. Tu vas utiliser ton excuse coquette pour t'évincer dans une autre partie de ton appartement où tu pourras être seul. Néanmoins, tu t'arrêtes à l'embrasure et te tournes vers elle, t'appuyant contre le chambranle. "Du coup... Tu restes ou tu pars ? Savoir si je dois te raccompagner à la porte avant de m'affairer." Tu lui demande très directement, les bras croisés.

gabi le loup




Relève-toi et attends. Console la peine que tu gardes en toi. T’es plus trop beau quand t’es au plus bas et non, non, oublions tout et attends. Tu ne tiens plus debout. Retrouve ta fougue et tous tes bijoux. Tu brilles de mille feux quand t’es pas à genoux.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://magic-unicorn.forumactif.com/t1737-eun-ji-moon-a-world-wh
avatar
membre en or
More informations
- Sujet : Re: No pain, no gain (( ft. Aiden ♥     14.06.18 22:05




No pain, no gain
featuring. @Bae Aiden + tenue

           Oh... Il n'aime pas le sucré, ça aurait été beaucoup plus rapide si elle avait su cela. Ses doigts se serrent sur une des boîtes prises au hasard et elle s'insulte intérieurement d'abrutie, quelle idée de foncer tête baissée comme ça juste pour sortir de chez soi. A moitié, techniquement. Au fond, Ji Moon le sait, elle est encore très attachée à l'idée qu'Aiden pourrait un jour l'apprécier, combien même il la méprise et la ridiculise, elle a tellement passé son temps à lui courir après que maintenant, ce serait bizarre d'arrêter. Ce serait presque un crime d'abandonner après autant d'efforts commis, non ? Son fiancé doit bien comprendre qu'elle essaye, qu'elle y met du sien... Un soupire l'échappe, léger mais bien présent, elle en est même gênée, souriant immédiatement pour faire semblant que rien n'ait pu la prendre par surprise et casser sa parfaite intégrité. « Je ne savais pas. Désolée, j'aurais dû demander avant...  » Même si, ça n'aurait rien changé, elle serait venue avec une autre excuse, ou un autre jour, un autre mois. Elle sera toujours Eun Ji Moon, la future femme de Bae Aiden.

Et ça le foutrait toujours en rage apparemment. Son regard suit les mouvements agités du garçon, la faisant déglutir, ça lui brise toujours le cœur de se sentir si peu valorisée, si peu aimée. Son menton hoche, son esprit meurt, elle ne peut qu'accepter. « Je peux les faire et les donner à Allen, je le vois en cours après tout. » chuchote-t-elle à moitié pour elle, bien que le frère jumeau ne soit pas des plus gentils avec elle, parfois, ça lui arrive qu'il lui demande la date et un stylo. Leurs conversations n'ont jamais été plus loin que ça. Ah si, une fois, elle lui a donné une feuille que le professeur faisait passer... Rien de très chaleureux. Enfin, c'est de famille, elle a souvent l'impression d'être une des sept plaies d’Égypte : Son attitude, ses gestes, sa dégaine et son faciès, tout chez le Bae blond lui renvoie une aversion qu'elle ne peut assumer. Elle a arrêté de chercher la raison très rapidement bien qu'elle se doute que le mariage ne soit pas sa tasse de thé. Elle aimerait lui répondre qu'elle non plus ça ne l'enchante pas... Toutefois, ce serait mentir. Ô combien Ji Moon a rêvé de voir ce jour arriver, de ce moment où elle dira « Oui, je le veux » et qu'elle serait à réciter ses vœux avec le sourire le plus sincère qu'elle n'ait jamais eu. Sauf qu'encore une fois, tout le monde s'en contre fiche de ce qu'elle veut, de ses aspirations ou de ce qu'elle escompte un jour vivre. Tout le monde s'en fiche de la pathétique princesse Eun.

C'est presque comique de le voir lui laisser le choix quand en réalité, il a déjà choisit pour elle. Elle se retient de rouler des yeux et ne fait que sourire bêtement, encore et encore, se débilitant pour ce type sans aucune sensibilité, commençant à ranger ce qu'il y a sur le comptoir de la cuisine. « Voyons Aiden, si tu as besoin de partir te préparer avant tes occupations, je ne vais pas te retenir... » affirme-t-elle, prenant dans ses bras les ingrédients. « Et je sais où est la porte. Ce n'est pas ma première fois ici. » Le sol, elle n'arrive qu'à le fixer, tout sauf l'homme qu'elle va épouser. Tout sauf l'homme qui tous les soirs la fait pleurer. « Je t'ai assez dérangé comme ça... J'ai eu ton avis pour les invitations alors, j'imagine que ça suffit. » Elle trouvera un endroit où faire les cookies, elle trouvera un mensonge à balancer à sa mère si jamais elle lui pose une question. Ji Moon improvisera, comme toujours, elle saura comment cacher la poussière sous le tapis. Tout pour garder l'image que les fiancés essayent de garder, juste assez pour donner cette image lustrée. Tout pour ne pas qu'Aiden la haïsse un peu plus à chaque seconde passée. « Ne t'inquiète pas pour moi. » Même si la demoiselle le sait très bien, il ne s'inquiète en aucun cas. Elle pourrait crever devant lui, elle pourrait chialer, elle pourrait hurler, Aiden n'en ferait rien. Encore un de plus parmi tant d'autres. « Je vais juste rentrer et réviser. Merci de m'avoir laisser venir dans tous les cas. Ça m'a fait plaisir de te voir. » Son rôle lui tient trop à cœur, elle l'enfile avec élégance comme on enfile un gant. La fiancée lève le minois et de toutes ces gencives lui lance un rictus des plus étincelants, ses yeux en demi-lunes, sa bouille si adorable et pourtant, elle se meurt et se ment et de toute façon, Aiden ne mérite rien de plus que de l'hypocrisie. Tant qu'il ne comprendra pas qu'elle n'est en aucun cas une ennemie, il n'aura rien d'autres que cette fausse femme qui se tient devant lui.

gabi le loup


Na Na Na Lady ♪
Sailor Moon ☽Actually I’m waiting for you and I don’t do this to just anyone But even if you just pass me by. I don’t care. Boy, I don’t cry. There are a lot of men who go crazy because they can’t meet me so hurry up, I’m a busy lady
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
More informations
- Sujet : Re: No pain, no gain (( ft. Aiden ♥    


Revenir en haut Aller en bas
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Recrutement de la guilde "No Pain No Gain"
» Pain au chocolat Vs Chocolatine !
» Filière Blé- Farine- Pain
» ramener du pain
» [Baronnie] Saint Épain