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Chae Yeong Su
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Sujet: Re: (Mikhaïl & Yeong Su) • Your pretty face and electric soul     04.09.18 0:17


Your pretty face and electric soul
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Se pourrait-il qu'une complicité naisse ? Tu es pourtant normalement bien trop professionnel que pour laisser une telle chose se produire. Mais voilà que tes zygomatiques te jouent des tours. Tu en viens à sourire en sa présence, expression qui t'es particulièrement rare. Tant que tu t'en sens rouillé. Gêné de même laisser entrevoir le plis à la commissure de tes lèvres.
Doucement tu te sens devenir naturel en sa présence, bien malgré ta rigueur. Peut-être qu'après tout ce temps passé en sa compagnie, il était temps que quelque chose se brise pour que ta muse objet devienne simplement quelqu'un. Pour la première fois, tu acceptes d'entrevoir l'âme cachée derrière ce masque parfait. Pensant même peut-être pouvoir en tirer une source d'inspiration. Mettre en valeur son corps avec le reflet de son esprit... Pourquoi pas. Ce soir tu es prêt à tout pour trouver un concept.
A nouveau tu souris face à sa malice. "Oui, je doute de ta bonne foi. Toutefois tu as raison, cela me sied. Je te laisserais donc faire, quel que soit l'intention derrière." De tes lèvres s'échappent presque un soupire amusé, un début de rire trop timide que pour réellement sortir. Oh oui, ça t'amuse un peu de l'entendre t'appeler ainsi. Tu aimes lorsqu'on souligne ta supériorité. Ça te flatte, te met de bonne humeur.

Tu fais défiler les tissus contre sa peau nue et si pâle, tu cherches l'échantillon qui fera ressortir son grain impeccable. D'ailleurs sous tes doigts qui la frôle, tu réalises à quel point elle est bien trop douce. Ah, parfois tu doutes qu'il puisse même être humain cet éphèbe. Il est bien le seul envers lequel tu fais preuve d'une plus grande estime que pour toi même. Ton égo t'a toujours placé au sommet, mais lorsque tu le vois sur les clichés, tu dois bien admettre qu'il te détrône. Tu es presque soulagé qu'il n'ait pas fait carrière en même temps que toi, tu n'aurais été alors que son ombre.
Le jeans te semble jusqu'à présent être la meilleure option, sombre il contraste avec son teint de marbre, et sa matière peu noble lui profère l'allure révolutionnaire qui marie son regard. Néanmoins, même si ce choix semble déjà te satisfaire, tu bouscules tes habitudes en lui demandant son opinion. Te demandant si tu es dans le fond réellement intéressé par son avis. Peut-être que oui...Mais celui-ci devra visiblement attendre. A peine a-t-il ouvert la bouche que son téléphone l'interrompt.
Tu te recules poliment pour le laisser le prendre, ton morceau de tissu toujours dans les airs. Ce n'est vraiment pas professionnel de sa part d'aller voir ses messages alors que vous êtes occupé à travailler, mais cette fois tu t'abstiens de faire une réflexion.  
Tu en profites plutôt pour reprendre à nouveau ton verre. Mais tes yeux un peu trop curieux te font soudain étouffer sur ta gorgée de vin. Un regard déplacé vers son écran, une fraction de seconde suffisante pour te faire voir une chose qui ne te laisse aucun doute malgré la rapidité de l'image. Une photo obscène qui brûle tes iris. Un attribut masculin qui te laisse sans voix. Tu observes ta muse la bouchée bée, confus. Celle là, tu ne t'y attendais pas... Tu es hautement perturbé mais surtout, tu te sens coupable. Ton regard c'était juste promené, jamais tu n'aurais imaginé ainsi percer une part si troublante de son intimité.
Feintant alors de n'avoir rien vu, tu te détournes les joues rougies, observant ton séjour comme pour y trouver quelque chose. N'importe quoi d'autre sur lequel poser tes yeux. Soudain nerveux tu déambules en attendant qu'il finisse de répondre.
Finalement, il revient enfin vers toi pour exprimer son opinion mais tu ne parviens pas à replonger dans ton travail. Tu restes perturbé par ce qu'il vient de se produire.  Tu ne l'imaginais simplement pas ainsi, a s'abandonner à de tels déboires. Mais tout le monde ne peut pas être comme toi et projeter tes propres valeurs sur les autres en les idéalisant selon ton image est probablement ton défaut... Tu dois l'admettre, ça te déçois un peu d'apercevoir sa part lubrique mais pourtant humaine. Pas que tu le juges comme un homme salace, simplement tu es mal à l'aise de découvrir son attirance charnelle pour les hommes. Mal à l'aise de te retrouver désormais face à un lui à moitié nu maintenant que tu as cette information. Tu repenses à ta façon de le manipuler, pourtant innocente. Mais l'était-elle pour lui ? Tu en rougis. Idiot sans arrières pensées, tu devrais cesser d'oublier que les autres en ont.
Tu racles ta gorges en prenant un peu de distance. "Oui... Oui je le jeans est bien." Tu réponds distraitement. "Je... Tu peux te rhabiller si tu veux. Oui, rhabille toi, je n'ai plus besoin de toi comme ça." Sans le regarder tu fais un geste vague de la main dans sa direction. Sa quasi nudité te rendant désormais trop confus.
Ça te travaille. Cette image sauvage. Tu te demandes de qui elle peut provenir, qui est cette personne pour lui, lui qui déclare pourtant n'appartenir à personne. Tout cela devient trop mystérieux. Ses marques, ses sous-entendus sur ce soit disant rendez-vous qu'il avait été soulagé d'écourter, ce message entre-aperçu...  Petit à petit, tu commences à le voir comme un coureur de jupons, ou plutôt de caleçons. Tu t'en grattes la tête, agacé. Tu ne veux pas que ta muse soit ce genre de personnes. Tu aurais mieux fait de ne pas chercher à en savoir plus sur lui, le laisser être une enveloppe de chaire, tout simplement.
Et puis tu as ce sentiment étrange. Celui d'être jaloux... Jaloux que d'autres personnes puissent l'admirer. Tu ne veux pas le partager, non. Les laisser toucher et souiller ce corps que tu veux transformer en ton oeuvre d'art.
Mais tu ne laisses rien paraître de cette jalousie. Tu inspires et te contentes de reporter un regard ferme vers lui. Ton regard de patron privé de toute émotion. Celui que tu emploies lorsque tu t'apprêtes à faire la leçon. Finalement, tu ne parviens pas à te retenir de ne rien dire sur le sujet. "Je... Je suis désolé, j'ai vu quelque chose sans le vouloir... Je ne voulais pas regarder ton téléphone, mais mon regard a balayé dans cette direction visiblement à un très mauvais moment..." Tu inspires en passant un main dans tes cheveux. "Je ne vais pas te dire quoi faire Dante, mais fais attention, les histoires de coucheries peuvent être dangereuses, je suis bien palcé pour le savoir. Si tu causes un scandale, je n'hésiterais pas à me séparer de toi. Tes penchants doivent impérativement rester secrets, compris ?" Tu es ferme et hausses un sourcil pour marquer le sérieux de ton propos. Tu ne connais que trop bien les dégâts du sexe et tu ne veux pas que cela ruine une nouvelle fois ta vie en mettant cette fois ta carrière en péril.
Tu soutiens désormais son regard avec détermination, mais dois te mordre la langue pour ne pas laisser ta curiosité te pousser à demander des explications.


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Petrov Mikhaïl
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Sujet: Re: (Mikhaïl & Yeong Su) • Your pretty face and electric soul     26.09.18 22:40


Your pretty face and electric soul
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C’est si fascinant, frustrant, ce fin lien qui semble se tisser entre toi et lui. Encore fragile, il pourrait se couper au moindre geste brusque, un frôlement trop violent qui ruinerait tout. Alors que ses doigts effleurent parfois ta peau, c’est ta sonnerie de téléphone qui sonne la fin de l’illusion, malgré ton jeu d’acteur qui se veut neutre. Tu n’es pas encore revenu vers Yeong Su que tu sais déjà qu’il a vu, la tension est palpable dans la pièce et tu te retiens de laisser échapper un soupire las. L’illusion n’a pas duré longtemps, mais t’es-tu seulement laissé berner ? Maintenant tu n’as plus qu’à attendre la sentence, imaginant toutes les possibilités, de l’indifférence à l’éclat de colère en passant par l’intérêt mal placé. Toi qui aimes tant comploter habituellement, tu sens déjà le mal de crâne arriver. Aucun scénario te plaît. Parce que dans tous les cas, tu vas repartir de zéro avec Yeong Su, s’il vous laisse repartir de zéro. Putain, ça t’a pris tellement temps de le faire sourire !
Oh, celui qui a eu le malheur de t’envoyer cette photo va te le payer. Cher, si cher. Tu saigneras à blanc son compte en banque sans même qu’il s’en rendre compte, et quand il réalisera le cauchemar dans lequel tu l’as plongé, il ne pourra pas se réveiller. Comment le pourrait-il ? En avouant à la face du monde que toi, un étranger, un homme, a été son amant pendant tout ce temps ? En avouant toutes ses activités frauduleuses, ses mains mal placées ? Il préféra crever avec ce secret, parce que s’il y a bien une chose que tu as appris sur les Coréens, c’est qu’ils crèveraient pour leur réputation. C’est d’ailleurs pour cela que tu manipules autant la tienne, si tu étais allé aux Etats-Unis, tu aurais choisi d’exposer ta sexualité aux yeux de tous et d’en faire un instrument, te transformant en icône aux sourires faux. Mais en Corée, c’est une autre histoire. Du moins, dans les mœurs communes, il suffit de gratter la surface pour y voir des choses intéressantes.

Quand vous êtes de nouveau l’un face à l’autre, tu remarques le rouge sur ses joues et tu restes de marbre. Il prend déjà ses distances, peut-être réalise-t-il qu’avoir son employé en sous-vêtements (ses sous-vêtements) au milieu de son salon peut prêter à confusion. Tu essayes d’ignorer ce sentiment désagréable qui te prend quand il t’ordonne de te rhabiller. Tu te sens sale, rabaissé. Et putain tu hais ça. Tu hais comment Yeong Su agit, tu n’arrives même pas à trouver ça amusant, cette petite rougeur gênée. Tu as l’impression d’entendre ses pensées, comme une parano qui se dessine dans ton esprit et un disque raillé qui répète des insultes trop souvent entendues en Russie ou par tes propres amants. Cela-mêmes qui humilient en public pour gémir en privé, ceux pour qui tu n’as jamais été plus qu’un vilain secret, parfois un peu cher.
Tu vas te rhabiller, rapidement, prêt à partir, cherchant une explication. Tu en as une, mais Yeong Su est intelligent, ça fait beaucoup de coïncidences en une même soirée. Quand tu tournes finalement vers lui, ignorant Hermès qui essaie t’attirer ton attention, tu vois son expression et ton visage se durcit. Froid, irritant, en rien envoûtant, Yeong Su te fixe. Tu es déjà fatigué de ce qui va sortir de sa bouche, ignorant ton envie de te justifier. Ses paroles ne te surprennent pas mais au moins, il ne semble pas y avoir un profond dégoût pour ta personne. Cela ne devrait pas te soulager autant. Mais certains mots t’irritent. Tu hoches la tête et hausses les épaules avant de parler avec un ton beaucoup trop froid pour ton habitude : « Veuillez m’excuser pour ce que vous avez vu, je ne pensais pas que vous regarderiez mon écran. J’imagine que je me suis senti un peu trop à l’aise avec mon employeur. Si ça peut vous rassurer, ma collaboration avec cette personne va bientôt prendre fin et elle ne viendra pas mettre en péril votre chère réputation. » Pourquoi es-tu aussi froid ? Tu ne sais pas, mais cette sensation de te sentir si sale te ronge. Tu te retiens d’exploser. Puis tu reprends et relativises. « Et merci de vos conseils, je suis presque sûr de ne jamais les avoir entendus dans le passé. » Insolent, mais tu n’as pas pu t’en empêcher. Il passe tellement de temps à prétendre qu’il va se séparer de toi sans jamais le faire que tu commences à ne plus en avoir peur. Pas que tu penses que ça ne peut pas arriver, mais tu as déjà un plan B, même si l’idée ne t’enchante pas. Tu commences à rassembler tes affaires -tu doutes que tu sois encore le bienvenu ici avec tes penchants- et ajoutes : « Je suis désolé pour ce qui est arrivé dans le passé mais ma situation, et ce dont vous parlez n’ont aucun rapport. Et je ne fais pas illusion à mes penchants, que vous ne connaissez d’ailleurs aucunement. Je sais ce que vous avez en tête maintenant, ce que vous pensez de moi et ça me désole. J’aurais pensé avoir juste un peu plus de considération à vos yeux mais j’ai conscience de ma naïveté, vous n’êtes pas si différent de mes anciens employeurs au fond. » Ton venin se déverse mais tu t’en moques, tu exagères un peu la situation mais tu penses pour en assumer les conséquences. Tu ne réalises pas ce que ton comportement cache, cette froideur qui te va si mal.

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Chae Yeong Su
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Sujet: Re: (Mikhaïl & Yeong Su) • Your pretty face and electric soul     02.10.18 15:11


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Le froid retombe. Polaire. Pendant un instant, t'as bien senti un début de chaleur entre vous. Comme un feu qui tentait péniblement de s'allumer. Quelques braises vite étouffées par une curiosité déplacée, accidentelle. Un regard placé au mauvais endroit au mauvais moment. Et t'as senti tout ton corps se raidir à la vue de cette image. Un malaise que tu ne parviens pas à gérer. Alors tu préfères simplement tout arrêter, laisser tes joues s'empourprer lorsque tu seras à nouveau seul dans ton appartement trop grand.

Lui laissant sa pudeur, et bien trop gêné pour continuer à regarder sans arrières pensées ce corps à moitié nu, tu te tournes vers ta baie vitrée le temps qu'il remette ses vêtements. Mains enfoncées dans les poches de ton jeans, tu observes les lumières de la ville et l'agitation qui se dessine dans la rue. Petits points flous qui dansent sous les néons pour te distraire.
Tu mordilles nerveusement l'intérieur de tes joues comme une mauvaise habitude en songeant au trouble que tu ressens. Tu l'analyses, le dissèque, en cherche les causes. Tu nies celles que tu identifies, tu te persuades de mensonges.
L'appartement prolongé dans le reflet obscure de la nuit laisse se dessiner contre la vitre la silhouette pâle de Dante. Floue, dédoublée, comme un songe, tu l'observes discrètement se vêtir. Comme une tentation contre laquelle tu ne peux luter. Similaire à une oeuvre d'art, tu es captivé par cette image éthéré. Cette forme blanche qui se couvre de vêtements en silence. Seul la musique comble le vide. Et encore, elle tend à se faire oublier derrière les froissements de tissus que tu écoutes attentivement.
Les questions indésirables frôlent ton esprit. Pourquoi donc es-tu tant hypnotisé par ce corps ? Tu doutes doucement de tes intérêts professionnels. Crains qu'ils n'aient commencés à muter vers raisons plus obscures sans que tu ne t'en rendes compte. Et ça te donne froid dans le dos.
Tu ressens un souffle d'humanité que tu ne sais plus comment gérer. Cette chaleur dans le creux du ventre, tu ne sais plus quoi en faire. Tu veux juste t'en débarrasser.

Tu attends qu'il ait terminé pour te tourner à nouveau vers lui et poursuivre.
Si tu t'excuses brièvement de ta curiosité, tu ne retiens pas tes réprimandes. Elles servent à cacher ta nervosité. A croire que t'es redevenu un gamin timide lorsque tu penses à ces choses là. Une innocence qui te va si mal. Toi le Don Juan d'une autre vie. T'es mal placé pour juger, pour être choqué. Pourtant tu ne te prives pas de jouer le prude revêche, la langue claquant sous tes paroles qui désapprouvent. Oh même toi tu réalises à quel point tu sonnes comme un prêtre. Quelle hypocrisie.
Tu t'agaces toi même, mais pas parce que tu es moralisateur. Non, c'est ce qui te pousse à l'être qui te rend si irrité. Cette jalousie que tu sens planer dans ton esprit. Qui te pousse à être bien plus sévère avec lui que tu ne le serais avec n'importe lequel de tes employés. Ce sentiment que tu n'aimes pas ressentir.
Dangereux d'être possessif de quelqu'un. C'est comme ça qu'on finit par souffrir. Quand ceux qu'on s'approprie nous abandonnent.

Fort heureusement, ton verre de vin est encore rempli, il t'aide à fuir cette situation gênante. Boire pour s'occuper, cacher le trouble. Tu t'assieds doucement dans ton canapé, d'un air assuré. Comme si tu n'étais pas perturbé. Tu es bon en comédie, c'est ta force. Et tu l'écoutes avec aigreur parler de collaboration, même pas de relation. Ah, c'est donc ce genre de choses... Ça te dégoute. Te fait froncer les sourcils.
Tu balayes son image et tu as la déplaisante impression de te voir quelques années plus tôt. Toi aussi, tu as collaboré... Tu sais ce que ce mot peut vouloir dire dans le milieu, et tu te demandes si il a la même signification pour lui que celle qu'elle a eut pour toi. Tu détesterais ça. Savoir qu'il se rabaisse à de telles choses alors que tu es prêt à tout lui offrir sur un plateau d'argent sans rien exiger de si humiliant en échange. Oui, tu hais cette idée parce qu'elle te rappelle ta propre honte d'être passé par de telles méthodes...

Il ne faut qu'un mot, une allusion pour te faire crisper les doigts contre ton verre. Désolé pour votre passé. Tu grimaces, ne supportes pas d'entendre ce genre de choses. Il ne touche à tes plaies que du bout de ses doigts avec cette simple phrase pourtant, tu as la sensation qu'il vient de te compresser le coeur. Il t'y fait penser, et ça suffit à te faire bouillonner. Les rages enfuies, les peines que tu as tenté d'oublier. Elles dorment encore en toi et sont stimulées bien trop aisément.
Petit à petit, tu sens ton sang froid t'échapper. Si bien que tu te lèves d'un bond lorsqu'il prétend que tu n'es pas différents des autres. Ça te blesse et déclenche quelque chose en toi. Mais bien vite tu réalises cet élan qui te ressemble plus et te racles la gorge de regret. Tu ne peux pas te montrer ainsi aussi impulsif... Posant ton verre contre la table, tu remets le col de ta veste en tentant de chasser cette seconde où tu as perdu le contrôle.
Doucement, tu secoues la tête et poses un regard dépité sur lui. Tu hais ses conclusions, hais qu'il sous-entende que tu puisses avoir une image si mauvaise de lui. Que tu puisses réellement t'en foutre. "De toute évidence, je n'ai pas l'impression que tu saches réellement ce que je pense de toi, non." Tu soupires.
Même toi, tu ne sais pas dans le fond... Il y'a seulement une chose que tu sais, si tu es tant agacé, c'est parce que tu n'es pas indifférent. "Ne réalises-tu pas ? C'est justement parce que je te considère que je suis contrarié par ces choses là. Mes autres modèles peuvent bien être volages, parce que eux, je m'en fiche réellement. Toi... c'est différent." Les autres, tu ne t'intéresses même pas à leur vie... Tu ne veux même pas connaître leur nom ni leur âge. Pantins inanimés bons qu'à être beau sur l'estrade. Rien de plus. Un produit que tu loues.
Gêné par les paroles que tu t'apprêtes à dire, tu te caches derrière ta fermeté. Lui faisant face comme si tu allais lui servir un nouveau sermon. "Dante...Penses tu que j'invite n'importe qui ici ? A vrai dire, hormis mon personnel, tu dois bien être le premier... Prend conscience, tu le seul que je privilégie de la sorte. Et je ne te demande rien en retour, si ce n'est que tu ais un peu de dignité et que tu ne mettes pas en péril ma compagnie.  Est-ce que je ressemble véritablement aux autres employeurs ? Ah, si tel est le cas, les choses ont du bien changé. A mon époque, se rendre au domicile du patron signifiait devoir coucher, rendre faveur. Moi qui pensais bien te traiter..." Ta langue claque, tu soupires, déçu. Le ton de ta voix se calme, comme un abandon de ta part. Pourtant tu n'es pas doux, simplement découragé et désappointé. Tu passes à nouveau nerveusement la main dans tes cheveux. "J'admettrais que je ne suis pas simple à vivre, mais si tu ne te rends pas compte de la chance que tu as de travailler pour moi, prend tes affaires et rentre chez toi. Je n'ai plus besoin de ton aide ce soir de toute façon, j'ai ce qu'il me faut, on se verra à l'agence la semaine prochaine. Merci de t'être déplacé." Te rendant rapidement vers le petit meuble de ton entrée, tu saisis ton portefeuille pour en tirer quelques billets, retournant auprès de Dante pour les lui tendre. "Pour ton travail." Ce n'est pas du mépris de ta part, mais bel et bien une façon de souligner que votre relation ne sera jamais rien d'autre. Patron à employé. Même sa présence ici et la détente que vous avez pu ressentir sera comptée comme un temps de travail.
Tu veux graver ce rapport dans la pierre. Vous n'êtes que ça, juste ça. Il n'est qu'un employé que tu dois cesser de voir différemment.
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Petrov Mikhaïl
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Sujet: Re: (Mikhaïl & Yeong Su) • Your pretty face and electric soul     28.10.18 18:59


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Tu brûles tout ce que tu touches Mikhaïl, c’est plus fort que toi. Tu ne supportes pas le froid, tu ne supportes pas quand tout s’engourdit, s’immobilise devant tes yeux. Le froid, ça a été ta prison, là-bas en Russie, alors que tu criais ta liberté entre deux claques du paternel. Le froid, c’est le vide, le manque de réaction dans les yeux de ta mère, de tous ceux qui se contentent de regarder le spectacle sans jamais se poser de questions. Le froid te va si mal, alors pourquoi tes yeux ne cessent de se tourner vers lui ? Cet homme au cœur gelé et gercé, celui qui incarne une société où tu peines à te sentir acceptée –aimé. Peut-être est-ce parce que tu désespères de voir une réaction, peut-être ton esprit s’égare-t-il dans d’autres ambitions que celles qui te berçaient en arrivant sur le sol coréen. Mais vu comment les choses viennent de tourner, tu n’es plus sûr de vouloir de savoir, tu te contentes de verser ton venin pour ne pas laisser le froid t’atteindre et t’éteindre.
Dans ton fort intérieur, tu t’en veux de mettre ainsi ta carrière en danger avec de tels mots, à tenir face à ton patron comme un enfant capricieux. Mais tu as l’impression que lui aussi te traite comme tel. Une petite satisfaction nait en toi quand tes mots l’atteignent -oh, serait-ce Yeong Su qui ressent une vraie émotion ?- mais le dépit dans ses yeux te percent. Ah, tu te détestes soudainement, tu aurais simplement dû accepter la réprimande sans broncher, maintenant tu vas devoir faire taire toutes les questions que ses paroles font naître en toi. Ne t’attendant pas à ces mots, tu détournes le regard, faisant mine de vérifier n’avoir rien oublier autour de toi. Il te parle comme si tu avais une quelconque valeur pour lui, et si d’habitude tu te plais à entendre ça venant de tes clients tombés dans le panneau, venant de Yeong Su c’est tout autre. Tu ne saurais si c’est négatif ou positif, mais tu voudrais ne pas y penser. Ne réalises-tu pas ? Tu esquisses un sourire ironique, si, au fond tu réalises un peu, oui. Toi, c’est différent. Le jeu a légèrement dévié, une nouvelle contrainte est apparue devant vous sans que vous vous en rendiez compte. Et tu n’es pas sûr de la stratégie à adopter pour gagner, si une quelconque victoire est possible.
Yeong Su t’impressionne au fond, à garder cet air ferme en te disant des paroles aussi scandaleuses. Il est froid, oui, mais pas comme ton père, ou ton frère. C’est comme si tu pouvais voir quelque chose se former sous la glace, sans arriver à déterminer ce qu’il en est vraiment. Et bien sûr, tu es trop curieux pour ton propre bien.

Tu te détournes de lui à mesure qu’il parle, une partie de toi est plus que flatté, l’autre ne peut s’empêcher de s’enflammer face au sous-texte et au ton. Que tu aies de la dignité ? Qu’il t’insulte de pute discount directement, ça te ferait le même effet. Puis la fin de ses paroles te laisse sans voix et tu ne sais pas comment tu dois réagir. Une pointe de culpabilité se forme en toi. C’est très faible, mais c’est présent. Aux vues de tout ce qu’il a dit, peut-être bien qu’il ne te méprise pas, mais tu ne peux juste pas y croire. Ce ne sont que des mots. Ces mêmes mots que tu tords à longueur de journée pour les tourner à ton avantage. Ces mots qui te manquent à cet instant. Comment as-tu pu arriver à cette place, à ce niveau de privilège sans qu’il te demande une quelconque faveur ? Tu te sais talentueux, travailleur, mais si ça suffisait dans ce milieu, tu le saurais. Tu ne sais pas si Yeong Su est un génie ou un parfait idiot à te laisser ainsi entrer dans sa vie.
Tu lui lances un regard noir quand il claque la langue. Cet homme n’a même pas conscience de ce qu’il vient de te dire et il s’entête à vouloir garder son côté professionnel. Tu vois déjà la catastrophe arriver, la question est de savoir quand et comment. Il te donne congé, tu ris, prenant tes affaires sous le bras. « Finalement, je ne suis pas sûr que vous soyez comme le reste. C’est vrai que vous me traitez mieux que les autres, mais vous connaissez ce milieu. Vous êtes le professionnel ici. Alors faites-moi une faveur et réfléchissez bien à ceci... » Tes mots en suspens, tu t’approches de lui lentement, ton sourire en coin de retour sur tes lèvres. Tu vois l’argent qu’il te tend, le message derrière. Il est dans le déni. De deux doigts, prenant soin de ne pas toucher sa peau, tu ne prends que la moitié des billets qu’il te tend. « Vous êtes sûr qu'il n'y aura jamais rien d'autre que vous désirerez de moi ? » Une expression faussement curieuse sur le visage, tu tournes enfin les talons et disparais dans l’encadrement de la porte.
Ce n’est qu’une question de temps.

FIN

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