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- Sujet : Jeunesse partagée, adorée, brisée | ft Cho San Jay ♥     31.05.18 17:41




Jeunesse partagée, adorée, brisée
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Son Harley Davidson | En ce début d'après midi, le ciel s'était dégagé, comme si il savait que l'envie de sortir ma chère Harley me démangeait. J'étais allé à l'entraînement ce matin, où j'avais appris de nouvelles parades de combat de plus en plus complexes auprès de nos instructeurs, cascadeurs professionnels. Je savais que j'allais devoir les retravailler pendant de nombreuses heures, jusqu'à ce qu'elles me deviennent naturelles, et instinctives. Mais l'instinct aussi se perfectionnait. J'enfourchais ma bécane, la démarrant en un vrombissement familier, légendaire. Elle glissa sur la route, la longeant de toute sa puissance sans la moindre difficulté. J'empruntai une longue avenue, jouant entre les voitures d'une conduite vive et habile. La visière sombre habillant mon regard, je surveillai ce qui m'entourait à travers les rétroviseurs chromés, apercevant depuis plusieurs kilomètres, la ligne travaillée d'une compagne mécanique qui me suivait. Le premier feu passa bien trop vite au vert, m'empêchant de l'observer de plus près. Mais elle continuait sa course à quelques mètres de moi, son propriétaire n'avait toujours pas pris d'intersection. Allions-nous dans la même direction ? Un feu rouge, mes lèvres s'étirèrent. Les deux motos se garèrent juste à côté d'une voiture à la vitre ouverte, et j'en profitais pour relever la visière de mon casque, dévoilant des yeux bruns enjoués. « Superbe modèle, woaw ! On en voit pas souvent des comme ça... Je n'ai pas bien entendu le son qu'elle faisait, mais elle doit avoir une sacrée musique je parie ! » m'écriai-je, en me penchant vers le motard à côté de moi. Les rayons de soleil caressaient ma diablesse aux reflets dorées, échauffant le cuir qui habillait le haut de mon corps. Une question de style, mais surtout de sécurité. « Elle est de quelle année ? » continuai-je, remuant de droite à gauche sur l'assise pour détailler la bête, peu soucieux du temps qui passait avant que le vert ne reprenne tous ses droits sur l'avenue.  
  

 

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- Sujet : Re: Jeunesse partagée, adorée, brisée | ft Cho San Jay ♥     03.06.18 10:40




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La sportive | Je fis courir mes doigts sur le métal glacé de ma moto trop longtemps restée à l’arrêt. Confinée entre quatre murs, j’avais attendu de pouvoir enfin chevaucher de nouveau ma monture mécanique. La sportive avait attendu que je puisse enfin retrouver un rythme normal, et si le sourire étirait rarement mes lèvres, il transforma ma moue alors que j’enfonçais le casque sur ma tête. Et pour une fois, j’oubliais la pile de dossier qui m’attendait, me contentant de faire vrombir le moteur sur une avenue choisi avec soin. Juste un petit tour… et après je retourne à ces fichus dossiers. pensai-je. Mais c’était sans compter sur un compagnon de route inattendu. La mélodie caractéristique de la Harlay Davidson qui se tenait à côté de moi fit danser l’adrénaline déjà distillée dans mes veines. Cette sensation de fausse liberté qui m’entraina à rouler à ses côtés jusqu’au prochain feu rouge. « Merci » lançai-je par-dessus la musique entêtante des deux moteurs. Et aussitôt demandé, je fis tourner la poignée pour faire davantage rugir le monstre de six cent centimètre cube. « 2003, la tienne ? » J’eus l’impression familière d’un échange puéril qui me projeta quelques années en arrière, mais je la chassais dès qu’elle s’insinua dans mon esprit trop étriqué. Et si d’un regard nous entreprenions déjà de nous approprier une nouvelle parcelle de route, l’automobiliste qui se trouvait derrière sembla s’impatienter. J’optais pour la prudence au vu du tempérament de feu qui se dégageait de l’habitacle du quatre roues, mais j’eus la mauvaise surprise de voir la vitre se baisser pour laisser passer un gobelet encore plein de ce qui ressemblait à un milkshake, pour venir s’écraser directement sur le guidon et repeindre l’ensemble de ma moto et de ma veste. De rage, je m’arrêtais sur le bas-côté pour voir mon acolyte d’un instant faire de même. Je fulminais intérieurement, mais ne laissais rien paraître, une habitude qui me valait de nombreux reproches… « Tu peux reprendre la route, je vais faire escale ici malheureusement.. » Et je quittais mon casque pour tenter de débarrasser le cuir de la boisson sucrée, mais j'ignorais à ce moment qu'un geste si simple aurait pu avoir une conséquence inattendue.
  

 

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- Sujet : Re: Jeunesse partagée, adorée, brisée | ft Cho San Jay ♥     03.06.18 21:51




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Son Harley Davidson | L'homme à ma demande, fît vrombir la sportive qu'il chevauchait, et sa musique s'élança, en un rugissement majestueux. Je lâchais une exclamation, la main en l'air, en un « Ohh ~ » d'admiration. « Le moteur est égal au design à ce que je vois ! » lui lançais-je, alors qu'il me répondit que la sienne était de 2003. Elle avait quelques finitions futuristes, qui faisaient croire qu'elle était plus récente, pensais-je en détaillant les contours rouges d'une ligne qui l'habillait. Je tapotais le métal échauffé de l'endiablée, glissant mes doigts sur les reflets dorés ornés du logo légendaire. « 2017. J'ai craqué pour un nouveau modèle et c'est une vraie nerveuse sur la route ! » fis-je, en faisant rouler à mon tour la poignée en une naissance d'accélération vive et trépidante des deux cylindriques pots d'échappement. « Ahh de nous deux, la mienne doit être la plus lourde, ça ne serait pas à mon avantage pour une petite course. » rajoutai-je, en croisant son regard d'un air amusé, nous entendant silencieusement sur le fait de faire encore un petit bout de chemin ensemble, jusqu'à nous quitter à une prochaine intersection. Mais qu'elle a été ma surprise lorsque notre interaction fût soudainement interrompue, par un milkshake brutalement balancé par un automobiliste, qui venait d’atterrir sur la moto de mon compagnon de route. Choqué, je regardais l'homme à côté de moi, sa silhouette se crispant alors que le véhicule redémarrait au feu vert. Les injures traversèrent trop tard les parois de mon casque, alors qu'impulsivement, je récupérais le gobelet par terre, encore plein d'un fond de liquide laitier. Je rejoignis le motard, garé sur le bas côté. « Tu peux reprendre la route, je vais faire escale ici malheureusement.. » me lança t-il, bien trop calmement à mon goût, comparé à moi, qui fulminais littéralement. Mes yeux sombres suivaient le capot de la voiture qui venait de se prendre la seconde rangée de feux à quelques mètres à peine. « Attends-moi là. » lui ordonnai-je d'une voix ferme, trahissant l'agacement qui me dominait. Slalomant entre les voitures, le récipient dans la main gauche que je gardais parfaitement droit pour éviter de le faire couler sur Harley, j'arrivais rapidement à la hauteur de l'automobile rouge, tape à l'oeil. Je me garais abruptement sur le côté, mes gestes saccadés dévoilant toute la frustration que j'éprouvais. Je me penchais vers la vitre ouverte, avant d'héler son conducteur. « Hey, connard. Les déchets, c'est dans les poubelles, pas sur la route, c'est clair ? » Je déversais sans la moindre hésitation le gobelet sur lui, le liquide s'écoulant sur son haut, éclaboussant le volant et l'habitacle dans sa vaine tentative d'y échapper. Il gueula, sa voix retentit et je me reculais légèrement lorsqu'il ouvrit la portière pour me faire face. « Yah ! Mais ça va pas putin ! Mais t'es qui ? Tu te prends pour qui, tu sais à qui t'as affaire ? » s'emballa t-il, alors que prunelles traînaient derrière lui, remarquant que son fauteuil en cuir était tout taché. Un point pour nous. Il s'agrippa au col du blouson sombre que je portais, et mon sourire s'étira, arrogant, alors que j'apercevais une voiture de police qui arrivait dans la file à côté de nous. « Je ne te conseille pas de compter sur les flics. Il y a des caméras de surveillance partout ici, et elles seront de notre côté, à moi et au motard que t'as aspergé. Alors dégage. » grondais-je, alors qu'il me relâchait pour faire bonne figure devant le gyrophare qui nous observait. Sa porte claqua, alors que je retournais voir la sportive et son propriétaire. Je me rangeais le long du trottoir, marchais jusqu'à lui, un rire s'échappant à travers la visière relevée. « Son fauteuil en cuir est foutu, et ses fringues vont puer le lait pendant un bon moment ! Ça lui apprendra à viser un motard volontairement. C'est vrai quoi, ça aurait pu provoquer un accident ! » Parfois, il en fallait pas beaucoup pour perdre le contrôle d'un véhicule, malheureusement... « Et à être plus écologique aussi.. Ptin ça m'énerve ! » Agité, je déclipsais l'attache sous le menton, retirant précipitamment le casque pour prendre une grande gorgée d'air frais. Cet enfoiré m'avait donné chaud pour la peine ! Je passais la main sur mon front, dégageant quelques mèches brunes, avant de m'accroupir à côté de lui pour évaluer les conneries de ce type. « Hmmm... ça ne devrait pas provoquer de dégâts, ça sera juste un peu long à nettoyer. Par contre, ton cuir... » fis-je, en grimaçant, avant de relever les yeux vers lui.
  

 

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- Sujet : Re: Jeunesse partagée, adorée, brisée | ft Cho San Jay ♥     10.06.18 9:22




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La sportive | Je ne m’étais jamais particulièrement vanté de ma moto, même si je la bichonnais je ne passais pas mon temps à faire vrombir le moteur à tout va. Néanmoins la sentir vibrer alors que je lui demandais un petit effort contenta l’esprit avare de liberté, et les compliments de mon vis-à-vis achevèrent de me mettre de bonne humeur. En revanche, je ne m’étais pas rendu compte que ma monture de métal vieillissait avec moi depuis tant d’années. Ce ne fut que lorsque le motard me confia les secret de la sienne que je pris conscience du temps qui s’était écoulé. Qu’est-ce que tu as foutu depuis toutes ces années ? Il fit alors crier sa moto en réponse au rugissement de la mienne, et le son mélodieux qui s’en échappa me confirmait une nouvelle fois que j’aimais par-dessus tout rouler en oubliant tout. Ne fixer que le bitume sur lequel je refaisais le monde… d’une certaine façon, mais mes pensées furent interrompues par un idiot de première. Cette foutue rivalité des quatre roues contre les deux roues ? Plus que la colère, j’étais exaspéré de la situation et du milkshake collant qui vint décorer le métal, le guidon et même mon blouson de cuir. Sous mon casque je soufflais l’agacement avant de tenter essuyer la boisson sucrée. Un véritable calvaire, j’étalais plus que je ne récupérais le liquide alors que mon nouvel ami s’était laissé emporter par la rage. Au loin je le voyais acculer l’idiot de conducteur qui n’avait surement rien d’autre à faire de sa journée que de faire subir sa mauvaise humeur aux autres. Aussi je ne fus pas surpris de voir le rider revenir vers moi l’air exalté et particulièrement fier de son coup tandis que je me délestais de mon casque pour prendre conscience des dégâts que l’imbécile avait pu causer. J’aurais presque pu rire de son impulsivité, elle m’était familière sans pour autant que je ne sache l’identifier sur l’instant, et je me contentais de frotter ma veste le regard baissé avant de le relever pour finalement croiser le regard de mon compagnon de route… ou mon ami d’enfance ? « Ce… n’est rien pour le cuir. » Etais-je sujet à une hallucination ? Comment pouvait-il se tenir devant moi, identique et pourtant tellement différent de mon souvenir, et j’eus l’impression qu’un poignard se planta dans mes poumons, m’empêchant de respirer et même d’énoncer un simple mot devant lui. Une attitude qui me faisait souvent passer pour l’homme le plus froid et insensible de la terre, mais j’étais incapable de répondre à cet afflux  d’information. Et celle-ci me ramena des années plus tôt, alors que je tentai vainement de braver l’autorité de parents bien trop stricts, alors que je préférais passer mes journées chez lui plutôt que de m’accouder à mon bureau pour réviser encore et toujours sous le regard bienveillants de mes géniteurs. Détournant le regard, je peinais à reprendre vie mais parvint néanmoins à articuler quelques sons. « Est-ce que c’est à ce moment qu’on dit : ça fait longtemps, comment vas-tu ? » Le vaste monde des conventions sociales, ce mystère que j’étais loin d’élucider de moi-même.  
  

 

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- Sujet : Re: Jeunesse partagée, adorée, brisée | ft Cho San Jay ♥     12.06.18 18:26




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Son Harley Davidson | Je detestais les emmerdeurs qui se croyaient tout permis. Vous n'allez pas me dire qu'il n'avait pas vu nos deux motos garées à côté de lui ? Je voulais bien qu'il soit aveugle, et attentif à la route, mais de là à être bouché... Fallait pas me prendre pour un con non plus ! Je l'avais vu son regard à ce conducteur dans le rétroviseur, il n'avait rien d'une personne surprise, ou désolée, plutôt de quelqu'un de ravi de son action en dessous de la ceinture. Merde, on était où là ? Il était où le respect ? J'étais allé lui faire goûter à sa propre lâcheté, lui balançant son gobelet en plastique sur lui, le liquide collant et épais avec. Ça aurait pu dégénérer, mais j'avais toujours une drôle de bonne étoile au-dessus de la tête, qui était de mon côté. Une jolie voiture de police qui passait dans le coin, et me voilà sauvé ! Le sourire arrogant, j'étais revenu auprès du motard en trottinant comme un chien de garde, fier d'avoir croqué le facteur bruyant du quartier. Oui, il m'en fallait peu ! Je m'étais accroupi à côté de lui, vérifiant les dégâts que l'automobiliste impoli lui avait infligé. Pour tout vous dire, je compatissais. Les blousons en cuir, on y tenait comme à la prunelle de nos yeux, mais alors nos motos... Ce n'était pas vraiment une question d'argent, c'était juste précieux. On y tenait, c'était tout. Il m'affirma que ce n'était pas grave pour le perfecto, alors que je relevai le menton vers lui. Et nos regards se croisèrent, s'agrandirent et se figèrent, presque instantanément. Simultanément. J'eus un léger mouvement de recul comme pour mieux le détailler, comme si.. Est-ce que je rêvais ? Est-ce que c'était possible comme ça, de le recroiser.. lui ? Je lâchai une légère exclamation, stupéfait, ma bouche s'entrouvrant. J'étais littéralement choqué. Il y avait des fois où la vie, le destin, éprouvaient l'envie soudaine de te bousculer un peu plus, en te faisant rencontrer des gens nouveaux, et en t'en faisant revoir, des perdus, des exilés, des presque oubliés. On a envie parfois des les oublier, mais les souvenirs restent, et embellissent toujours ta mémoire. Je pointai l'index vers lui alors qu'il prenait la parole. « Est-ce que c’est à ce moment qu’on dit : ça fait longtemps, comment vas-tu ? » avait-il réussi à articuler, semblant tout aussi troublé par la situation que je ne l'étais. « Pfff.. ! » pouffais-je, avant de laisser mes lèvres s'étirer en un sourire un brin moqueur, mais amical. « T'as pas changé à ce que je vois. Ne serais-tu pas plus guindé d'ailleurs ? Quoique... Tu as une moto, comme on en rêvait tous les deux quand on était plus jeune, alors je suppose que tu as fini par tout de même te débrider ! » lui lançai-je sur un ton se voulant détendu et blagueur, avant de me redresser, évitant finalement de répondre à sa question. La tête penchée sur le côté, je ne pouvais pas m'empêcher de garder mes prunelles en amande posées sur lui, attentives, ayant l'impression de revoir à travers lui, l'ombre de l'adolescent qu'il était. « Ouais, ça fait longtemps. Plus de dix ans... » Comme si tu ne souvenais pas de la date exacte à laquelle tu l'avais vu pour la dernière fois... Ma mâchoire s'était crispée, imperceptiblement, en même temps qu'une bouche serrée, pincée, avant de doucement s'élargir. « Déjà au collège, c'était moi qui te défendait ! »

 

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- Sujet : Re: Jeunesse partagée, adorée, brisée | ft Cho San Jay ♥     16.06.18 10:39




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La sportive | Aurais-je dû le reconnaître ? Ce tempérament de feu qui comblait autrefois le calme de mon caractère effacé et trop concentré sur des devoirs d’une importance capitale pour mes parents. Mais j’étais resté trop concentré sur ma moto pour remarquer quoi que ce soit. Agacé par le liquide sucré qui collait déjà sur le métal et le guidon, oubliant l’homme qui réclamait justice pour un collègue motard. Aurais-je dû reconnaître sa façon de s’énerver, comme lorsque nous étions enfants, alors que je restais stoïque ? J’aurais pu rire de ce passé qui se superposait au présent, mais j’étais bien trop stupéfait pour faire une phrase amicale. Et si je restais de marbre, si j’affichais cet air insensible que j’avais appris à maîtriser à la perfection, je me souvenais néanmoins de cette amitié aussi invraisemblable que sincère. Il avait été ce soutien infaillible, ce souffle innocent qui m’avait permis de me dresser contre des parents impitoyables. Mais le savait-il seulement ? J’avais sans aucun doute su brouiller les pistes avec une efficacité dont je n’étais pas fier, et qui m’avait valu de l’abandonner sans même chercher à me battre. L’avais-je blessé comme j’avais pu souffrir d’une décision que je n’avais pas prise ? Je l’ignorais, et au fond, qu’est-ce que cela pouvait changer ? Sa réaction fut en tout point semblable au garçon que j’avais connu, et elle aurait pu m’arracher un sourire, si seulement je savais fissurer le masque dont je m’étais paré. « Tu n’as pas changé non plus. Toujours aussi impulsif ! » La remarque avait une teinte de reproche que je ne pensais pas. Plus guindé ? Sans aucun doute… pensais-je. Mais la réflexion resta bloquée derrière la barrière de chaire. « Débridé ? Disons juste que j’en avais envie. » Quelle répartie ! Je ne fuyais pas son regard, pas plus que je ne cherchais à argumenter et enrichir une discussion pour laquelle je n’avais aucune réponse. Dix ans… C’était presque douloureux. L’évocation d’une amitié autrefois presque fusionnelle qui s’était muée en un lien inexistant. Si je n’avais pas oublié, je n’avais conservé aucune rancune de cette époque, celle durant laquelle j’avais été traîné d’une ville à une autre jusqu’à finalement poser bagage à Busan. Une nouvelle prison dorée dans laquelle je tentais de me complaire, ou du moins de correspondre. « Je ne t’ai pas demandé de me défendre… » lâchai-je. Et encore une fois… je fus empêtré dans une situation que je ne maîtrisais pas, les relations sociales, les discussions cordiales… j’étais étranger à ce processus qui voulait que deux personnes s’échangent quelques banalités, aussi je décidais de faire preuve d’honnêteté. « Est-ce que l’on est sensé évoquer le passé ? Se promettre de rattraper le temps perdu et partir sur de nouvelles bases ? Et aller boire une bière en se remémorant à quel point on a manqué des choses ? » Je n’en avais aucune idée, projetant simplement l’image bien répandue d’une amitié solide et de ses déboires.
  

 

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- Sujet : Re: Jeunesse partagée, adorée, brisée | ft Cho San Jay ♥     17.06.18 1:13




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Son Harley Davidson | J'étais.. plus sonné que je ne le laissais paraître. Revoir de vieilles connaissances faisaient toujours un drôle d'effet. Surtout quand elles avaient comptées dans nos vies, et que notre relation s'était brutalement terminée. Une page tournée violemment, comme une porte claquée en pleine figure. Une gifle soufflée de quelques mots de sa part, qu'il me semblait encore sentir contre ma joue. Mais les adolescents avaient grandis, mûris, et quelque part, j'avais fini par réaliser, par comprendre cette scène datant de plus de dix ans. Une période où nous n'étions pas bien tous les deux, et cela s'en était ressenti dans notre attitude, et nos mots. Brusques et maladroits. Ma mâchoire se crispa, je la fis rouler avant de déglutir lentement. Oh non, il n'avait pas changé. Enfin si, en pire, mais je n'en étais encore que peu certain. Comme à mon habitude, j'avais l'art de manier la conversation pour faire en sorte de mettre à l'aise la personne en face de moi. Je plaisantais, relatant un souvenir du passé comme pour rattacher un lien entre les anciens meilleurs amis que nous étions. Un lien rouge qui n'atteignit pas sa cible, percutant de plein fouet un mur de fer, lisse et imparable. Quelle jolie armure que voilà, pensais-je, en l'observant, percevant ce rejet défensif à chacune de ses paroles. Et un sentiment malaisant tissa sa toile au creux d'un coeur gagné par l'excitation et la réjouissance. Je n'étais plus l'exception. Il me parlait comme à tous les autres, avec ce masque d'un marbre désormais endurci par les années. Nos regards résonnèrent en un éclat que je ne connaissais pas. Une ombre les voilait, d'abord lui, puis moi. Je plaisantais, mais il crispa mon sourire, aiguisant les prunelles en amande dardées sur le motard avec qui j'avais apprécié faire quelques kilomètres, côte à côte. Je reçus les piques lancées sans même les éviter et même si je voulais passer outre, elles se plantèrent dans mon estomac avec douleur. Je me surprenais à ne pas aimer qu'il me traite comme un étranger. Mais je me souvenais. Je le connaissais mieux que quiconque à l'époque, et.. il ne pouvait pas avoir changé à ce point, à l'intérieur. « Est-ce que l’on est sensé évoquer le passé ? Se promettre de rattraper le temps perdu et partir sur de nouvelles bases ? Et aller boire une bière en se remémorant à quel point on a manqué des choses ? » demanda t-il soudainement. J'haussai les sourcils, me demandant si c'était une proposition ou non. Qu'attendait-il vraiment de moi ? Stoïques debout l'un en face de l'autre, les gens le long du trottoir commençaient à se retourner dans notre direction, pensant certainement que nous nous disputions, ou nous apprêtions à entamer une bagarre. Le silence s'était installé de longues secondes, les doigts se refermant vivement contre mon casque, avant que mes lèvres ne s'étirent naturellement. Je m'avançais vers l'homme qui avait bien grandi depuis tout ce temps, lui assénant une tape virile contre l'épaule, y délaissant fermement la main. La chaleur réchauffant doucement la glace... « L'humour, le second degrés.. Je vois que ce n'est toujours pas ton truc hein, Jay ? » lui glissais-je, en me penchant vers lui. Comme dans notre jeunesse, il fallait toujours avancer vers lui, continuer et essayer encore. Jusqu'à atteindre une brèche qui, j'espérais, existait toujours. « Ouais, cela semblerait un bon programme, si tes questions sont une proposition, et non.. des phrases balancées comme ça, avec un ton assez blasé et peu intéressé. » enchaînais-je, avant de relâcher ma prise amicale sur lui. Je fis remonter la manche de mon cuir, une montre argentée en habillant le poignet gauche. « Maintenant, t'es libre ? » Oui, toujours aussi impulsif, et imprévisible, que voulez-vous ! « As-tu une place dans ton agenda pour un vieil ami ? » fis-je, relevant le visage vers lui en une expression taquine, comme si je m'apprêtais à lui faire sécher un cours, comme autrefois !

 

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- Sujet : Re: Jeunesse partagée, adorée, brisée | ft Cho San Jay ♥     23.06.18 11:07




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La sportive | La douleur se mélangeait à la surprise. Et les souvenirs de deux gamins qui tentaient de refaire le monde à leur façon s’imposaient à moi. Qu’étaient-ils devenus ? Deux étrangers, ou du moins c’est la sensation que je ressentais en voyant celui qui était parvenu à faire de moi un garçon presque comme les autres. Mais s’il ne semblait pas avoir changé, j’avais en revanche pu acquérir une maîtrise de mes émotions bien plus accrue qu’elle ne l’était autrefois. J’imposais malgré moi une distance que je n’offrais d’ordinaire qu’à ceux que j’estimais être une perte de temps. Mais l’était-il ? Ne méritait-il pas davantage de considération ? J’échappais alors une réflexion, une question à laquelle n’importe qui aurait su répondre, mais qui restait pour moi un mystère. Je n’ignorais pas les habitudes sociales, mais j’y étais étranger à tel point que j’avais l’impression d’initier une pièce de théâtre. Le drame de ma vie… pensais-je. Quand avais-je seulement réussi à me défaire de ce carcan, de cette armure que personne ne réussissait à briser ? Rutilante, pas même ébréchée par une faille, du moins c’est ce dont j’étais convaincu. Devais-je repartir ? Après tout, n’avais-je déjà pas abandonné celui que je considérais comme un frère ? Mais je fus surpris de voir le sourire orner ses lèvres alors que je m’attendais à de nouvelles foudres de sa part. S’approchant, il me gratifia d’une tape sur l’épaule, sans doute aussi chaleureuse qu’autrefois. « Clairement pas… » soufflai-je. J’avais la sensation d’être projeté à une époque dont j’éprouvais le manque soudain et qu’il décida de confondre avec la réalité en acceptant une proposition pourtant balancée sans réelle conviction. « Maintenant ? » Je n’avais aucune obligation quelle que ce soit qui m’attendait, aucun rendez-vous, aucune contrainte puisque j’avais décidé de chevaucher ma monture de métal. Et l’idée de traîner un peu plus longtemps était tentante. « Je ne sais pas… tu payes ? » L’humour… ce n’était définitivement pas pour moi. Néanmoins, et contre toute attente, j’acceptais l’invitation dont j’étais l’instigateur malgré moi, frottant un peu plus le cuir d’une veste fichue avant de la laisser sur un parking. « Il y a un café pas loin, ça te va ? » Je connaissais ces rues par cœur, le business m’y ayant contraint plus d’une fois, j’avais dans mon carnet d’adresse des établissements au succès fulgurant, et je décidais d’y emmener Jun. « Comment… vas-tu ? » Comment fallait-il renouer avec un vieil ami ? La réponse m’échappait encore, même si lui semblait en détenir les clés.
  

 

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- Sujet : Re: Jeunesse partagée, adorée, brisée | ft Cho San Jay ♥     05.07.18 14:41




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Son Harley Davidson | Et dire que j'étais en face de Cho San Jay. Jay... Un sentiment de malaise m'avait envahi, subitement, comme si j'avais été frappé par un passé qui me hantait encore et toujours. En bien, et en mal. Des choses me revenaient en mémoire, des souvenirs, des moments à deux, des rires, et quelques conneries de gosses cherchant un peu d'aventure pour fuir leur milieu bien trop guindé. Celui de mon aîné était bien pire que le mien, et c'était souvent moi qui tentait de l'entraîner loin de ses parents autoritaires et directifs. J'avais toujours eu l'impression qu'il voyait leur jeune fils, adolescent, comme un adulte qui devait déjà assumer d'immenses responsabilités. On lui bourrait le crâne de choses qui étaient bien trop pesantes pour un enfant de cet âge, et cela, ils ne l'avaient jamais compris. Est-ce que cela avait changé ? J'en doutais étonnamment, mais on ne sait jamais. D'une accolade pleine d'entrain, j'invitais le motard à prendre un café, ou tout ce qu'il voulait, juste histoire de se poser quelque part, et de discuter un petit moment. Je devais reconnaître qu'un meilleur environnement serait de rigueur, au lieu de rester là au bord de la route, le soleil dans la gueule, à nous fixer en chien de fusil ! Il fallait une ambiance propice à des retrouvailles. Jay sembla déstabilisé par ma proposition, alors que j'allais droit au but comme à mon habitude. Mais j'avais beau faire un pas en avant, et foncer dans le tas armé d'un bouclier, j'étais tout aussi perturbé par la situation. Je ne savais absolument pas comment cette rencontre fortuite allait se dérouler, se terminer, et ce que je craignais, c'était qu'on ne soit même plus capable de parler naturellement, comme avant. J'avais peur qu'il ait trop changé. Mais pour l'humour, ça, il était toujours au même point ! Me demandant si j'allais payer, il n'affichait aucune expression qui pourrait indiquer une potentielle blague, mais je m'étonnais de pouvoir encore lire sur son visage aux esquisses d'émotions contrôlées. Ça paraissait rude, mais il n'en était rien, et c'était comme cela que je le pris, d'un sourire en coin. « Je payerais même une tournée si ça peut te faire plaisir ! » plaisantais-je, doutant que mon vieil ami aille jusque là, mais près de dix ans venaient de passer, alors sait-on jamais. Connaissant bien mieux le quartier que moi, je le suivis dans un café qui semblait assez populaire, vu le monde assis autour des tables en bois. « Comment... vas-tu ? » engagea t-il la conversation, après que nous ayons choisi notre commande. Les bases d'une retrouvaille. « Comment je vais... ? » Détendu, je me reculais légèrement pour appuyer mon dos sur la chaise. Détendu ? A moitié. Une pique s'enfonça dans mon estomac, une légère rancœur d'enfant qui revenait à la surface. Une question, des mots que j'aurais aimé recevoir de sa part il y a de cela des années, sur mon lit d’hôpital. Je me surprenais à ressentir cela encore aujourd'hui et pourtant, cette période me rongeait encore le coeur et le corps, même si je pensais l'avoir domptée depuis longtemps. Mes lèvres s'étirèrent naturellement. « Je vais bien. Pour tout te dire, je commence à vivre une vie qui me plaît alors, je me donne à fond dans ce que je fais. » lui répondis-je avec sincérité, mon regard cherchant dans le sien. « Et toi, dans ta destinée toute tracée, as-tu hérité de l'entreprise de tes parents, tu travailles avec eux désormais ? » Une pointe d'ironie illuminait ma question, sans agressivité, un peu d'humour où l'on avait envie de grogner en guise de réponse. Voilà des personnes que je ne souhaitais pas recroiser, et je ne voyais pas pourquoi j'en aurais l'occasion de toute façon. Si ils n'avaient pas changé, c'était sûr que eux et moi, on ne s'entendrait toujours pas. Mais si je devais les voir, par respect envers lui, je les saluerais convenablement, même si, j'en étais même certain, j'éprouverais un profond malaise en leur présence, comme autrefois. « Je parie qu'ils détestent cette moto et qu'ils te hurlent à chaque fois que tu devrais t'en débarrasser, non ? Ou alors... Ils ne sont pas au courant, et je te félicite ! » lui lançais-je amusé, en m'accoudant contre la table.

 

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- Sujet : Re: Jeunesse partagée, adorée, brisée | ft Cho San Jay ♥     19.07.18 18:17




Jeunesse partagée, adorée, brisée
San Jay & Jun Hee





La sportive | Encore et toujours cette fichue gêne et la maladresse de quelques mots balancés sans même y prêter attention. Là où d’ordinaire je restais muet, j’avais tenté de répondre par le biais de questions étranges mais ô combien sincères. Il était loin le temps où il me suffisait de le suivre au travers de ses idées folles, cette époque durant laquelle il était parvenu à insuffler un semblant de vie à l’enfant prodige d’une famille au mœurs pour le moins strictes. Mais il avait disparu, ne laissant dans son sillage que la dureté et le vide d’une vie dénuée de passion. Si j’errais comme un zombie à la recherche de ce souffle qui me manquait, lui restait égal à lui même, et cette accolade qu’il m’infligea le plus naturellement du monde réchauffa un peu ce cœur fané par les années. « Je risque de te prendre au mot, fais attention ! » tentai-je. La plaisanterie effleura mes lèvres sans parvenir à les étirer en un sourire spontané. Je restais de marbre alors que mon esprit essayait de recoller les morceaux d’une amitié perdue. J’aurais simplement pu le laisser là, rentrer chez moi pour retrouver ces piles de dossiers qui n’attendaient que d’être traité, au lieu de ça je laissais ma monture sur un parking et me délestais de ma veste jetée sur mon bras avant de marcher aux côtés de Jun. Puis la question fut posée, innocemment dans un premier temps, j’ignorais qu’elle puisse avoir une quelconque importance. Persuadé qu’il avait grandi en suivant son chemin, comme il l’avait toujours fait, j’ignorais néanmoins tout ce qu’il avait pu vivre, les épreuves par lesquelles il était passé. Me leurrais-je ? Je ne pouvais m’empêcher de ressentir le poids de cette culpabilité qui grignotait doucement un organe toujours sous le choc de cette retrouvaille. Aussi je me contentais de lire les signes qu’il m’envoyait par cette attitude nonchalante qui le caractérisait si bien, par ce sourire décomplexé qu’il affichait toujours… « C’est une bonne chose alors. » Devais-je poser la question ? Devais-je me montrer intéressé et initié une conversation que je ne savais pas tenir, ou simplement continuer à échanger quelques banalités superficielles ? J’optais pour la seconde option, une décision qui me facilitait encore les choses. « Pas hérité exactement, autrement je serais à Séoul. Mais je travaille avec eux, en quelque sorte. » Si le choix s’était imposé à moi, j’espérais qu’il en serait de même pour lui et qu’il préférerait à son tour ne pas évoquer un sujet pour lequel je n’avais pas de réponse. Je tentais de m’installer confortablement sur le fauteuil du café, mais il fallait croire que je n’étais à mon aise nulle part ailleurs que dans mon bureau ou mon appartement. Deux refuges, deux havres de paix qui me manquaient tant il m’était difficile de lâcher pise. La solitude était toujours plus simple que de devoir s’accorder à faire la conversation, mais j’avais en face de moi cette partie de moi que j’avais oublié, et si le lieu était bien loin de mes habitudes, je parvenais tout de même à répondre en faisant abstraction de l’ambiance bruyante du lieu. « Je crois que… tu peux me féliciter alors. » plaisantai-je avec douleur. Était-ce normal de leur avoir caché ? « Ils ne savent pas, sinon tu penses bien qu’ils l’auraient déjà fait retiré de mon garage… » Je me surprenais moi-même à laisser échapper la vérité que je conservais pourtant enfouie d’ordinaire. Qui intéressait-elle ? J’étais particulièrement doué pour détourner l’attention, aussi décidais-je d’user de cette faculté pour changer de sujet et l’orienter bien loin de cette vie routinière. « Ça fait longtemps que tu es à Busan ? Je ne savais pas que tu avais quitté Séoul… » Je risquais un regard vers lui en portant à mes lèvres le verre qui venait d’être déposé devant moi. Étais-je à nouveau sur ce terrain pentu que je souhaitais éviter ?  
  

 

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