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- Sujet : aquarelle d'ecchymoses — ((geon))     25.06.18 23:21






Dans les vallées profondes de son visage, une ombre saignait en raz-de-marée rendant plus déchirant l'éclat de son regard labouré.

Et il a cru pouvoir s’envoler Jaeko ; vers un autre monde un futur plus beau - qui serait fait de milles chatoyantes couleurs, tableau d’une nouvelle vie crayonnée de bonheur ; toile chatoyante ô ! si gaie, que l’artiste dans chaque rêve peignait. Pourtant vite abandonnée la palette de joie ; on ressort le gris tristesse et le noir effroi, pour retomber dans les vices de l’argent facile (dira-t-on d’un métier ô combien difficile). Et à grand coup de pinceaux il peint la fresque d’une vie pathétique, de deux années aux teintes chaotiques - ils explosent les rouges sales et leur passion nécrosée, soulignés des noirs aux effluves de calamité ; les marrons poussière, pour rappeler la misère (le pouilleux le miséreux, le chien galeux ; à vivre de presque rien, avoir peur des lendemains).

Figure esquissée du gamin effrayé dans un coin de la toile, à se sentir si petit si mauvais si sale ; refuser le contact avec ceux qui comptent pourtant tellement, la mère et le frère qui doivent s’inquiéter tant. Il tremble le coup de crayon maladroit au fond du tableau, recroquevillé sur lui-même à se tenir de dos ; honteux puis au fond du ravin, imagine plus de meilleurs lendemains.

Puis y a lui qui domine la fresque, nous rappelle quelques aventures rocambolesques ; pourtant poison par les deux amants partagés, qu’on se déteste de tant aimer. Lui qu’on hait adorer, lui qui aurait finit par nous tuer, si on avait pas prit la fuite ; retour au bercail pour Jaeko seul mérite. À plus supporter de se déchirer toujours, se donner la mort au nom de l’amour ; plus supporter la jalousie et les crises et la douleur, que nous procurait l’amant de malheur.

Et il a cru que tu pourrais le choisir.

Et il a cru pouvoir au bonheur concourir.

Et il a cru que les choses iraient mieux ;

Et il a cru qu’ensemble vous pourriez être heureux

Et il a cru Jaeko ;

Cru chacun de tes mots.


Et il a cru et il a cru et il a tellement cru qu’il s’est retrouvé au sol, les ailes coupées en plein vol.

Il a cru et ça a bien failli le tuer ; à plus vraiment vouloir exister.


Et pour une fois dans sa vie il a prit la bonne décision, celle de dire adieu à leur passion-poison. Alors maintenant il se trouve devant cette porte trop familière, à trembler de peur en pensant au frère - peur de sa réaction, peur de faire face à ses émotions, peur de pas être bien accueilli, peur d’être devenu proscrit - peur de toi Geon et de ce que tu pourras bien dire, peur qu’en le voyant t’ai juste envie de vomir.

L’air misérable, un peu pitoyable ; devenu trop maigre, l’air trop aigre.

Un coup - (le coeur à genoux)

Et deux - (annonce du retour du malheureux)

Et trois (tandis que grandit l’effroi).

Sourire factice ; plein d’artifice, peint à la va-vite sur le visage d’un blanc crayeux, fantôme de la peur qui hante les yeux.

Euh...salut, c’est moi, j’suis rentré. J’t’ai manqué ?

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☽☽ perdu éperdu dans l'instant de ses pas, dans le claquement des talons contre la surface gelée de la route, il était dans son manteau comme dans le ciel, serait le drapeau de la profonde nuit. au milieu des maisons, il allait dans sa nuit et sa nuit allait dans la nuit. (anima ; wajdi mouawad)

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- Sujet : Re: aquarelle d'ecchymoses — ((geon))     28.06.18 17:04






Désinvolture passée, embauche couronnée. Sa chance n'a point déserté. Seul nuage dans son ciel doré, porte son nom ; sa moitié envolée : Yu Jaeko.

Et geon poursuit le cours de sa vie ; palpitante et remplies d'embuches. Tantôt livreur, bientôt programmateur. Satisfaction d'une réussite, partagée avec son nouveau colocataire. Pourtant un vide emplit ses sens. Un manque, un besoin se fait ressentir. Besoin de son jeune frère, de quelques minutes son cadet. Disparu, depuis quelques mois ; sans nouvelle de ce mouflet. Six long mois. Cent quatre-vingt-trois jours à attendre une réponse, qui ne viendra jamais.

Et geon s'inquiète, se torture l'esprit de questions sans réponses, imagine le pire des scénarios, attend même un appel qui lui annoncera une mauvaise nouvelle ; des pensées de drama-queen bien vite apaisées par une bouffée toxique. Puis d'un coup, le châtain souhaite torturer son crétin de frère, bien trop jeune pour mourir d'un anévrisme. « Qu'il aille au diable. » pensée dite à haute voix, déterminée à passer outre les conneries de son frangin.

Puis ses doigts empoignent une part de pizza découpée, prête à être malmenée. Mâchée furieusement ; geon s'arrête net dans sa dégustation de sa chorizo-poivron, bondissant hors de son canapé, déterminé à maudire celui qui interrompt sa petite sauterie.

« Euh...salut, c’est moi, j’suis rentré. J’t’ai manqué ? »

Et un torrent d'émotions envahit le jeune homme, suite à ce spectacle dès plus aberrant ? Non, mauvais adjectif emprunté. Hallucinant ? Cauchemardesque ? Apaisant ? Foudroyant ? Rien de tel. Aucun mot sensé pour décrire l'état de geon. Plus un mouvement, une bouche entrouverte, des yeux pétillants, non de joie, mais de rage. Ses doigts blanchissent au fur et à mesure que ceux-ci se crispent sur la poignée. Geon est pétrifié. Geon ne sait plus comment réagir, comme déconnecter du monde. Une peur envolée, remplacée par un autre sentiment.

Et sans plus attendre, sa main se forme en un poing vivace, percutant la fine mâchoire de son faux jumeau.

« Salut !?! Salut, dit-il ! Comme si on ne s'était pas vu depuis hier ! Salut !? Tu te pointes ici, et tu me dis salut ? T'as pas honte !? Non, sûrement que non ! vu que tu débarques chez moi et qu'tu me sors salut ! T'es sûr que t'es mon frère ? On est bien sortie par le même trou ? nan, parce que parfois j'me l'demande ! Ou alors maman t'as bercé trop près du mur !? Nan, attends, j'ai encore mieux ! Tu te foutrais pas un peu d'ma gueule, Yu Jaeko !? »

Geon hausse le ton, encore et encore ; déversant sa haine, sa rage, son inquiétude contenue sur cet arriviste. Et tant pis pour les voisins, tant pis si les flics débarquent, la seule chose qui l'importe, ce n'est plus sa pizza sur sa table basse, mais bel et bien son frère avec des yeux remplis d'une tristesse cachée, dans ce fichu couloir. P'tain, qu'est-ce que geon est heureux de revoir son frangin, sa moitié. Encore en vie.  

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- Sujet : Re: aquarelle d'ecchymoses — ((geon))     04.07.18 4:58






Dans les vallées profondes de son visage, une ombre saignait en raz-de-marée rendant plus déchirant l'éclat de son regard labouré.

G e o n


C’est le faux reflet d’un miroir erroné ; jumeau trop beau pour être vrai - pour être parfait double du visage imparfait ; pourtant c’est lui la véritable moitié, peu importe qu’une poche placentaire n’ait pas été partagée. La moitié brisée ; le lien cassé, par un imbécile qu’a pas voulu donner de nouvelle, pas avouer que la vie n’était pas si belle.

Et c’est ton visage trop parfait, qui le renvoie à son statut d’enfant raté ; lui donne envie d’un peu te détester, quand il réussit juste à t’aimer.

Et c’est son visage qui lui fait tant de peine, qui renvoie trop de colère et trop de haine ; lui donne envie de s’enfuir, quand il vient juste de réussir à revenir.

Son visage - qui semblerait presque mirage, à passer tant de temps sans le voir, le gamin alors dans un trou noir. Son visage qui aurait pu être le sien - jumeaux rendus faux par le destin.

Son visage à lui il devient alors la proie, d’un poing rempli de rage et d’effroi ; pour ajouter un nouveau dessin à son aquarelle d’ecchymoses - quelques bleus sur son corps maigre pour prouver que la vie n’est pas rose (cachés sous quelques parcelles vestimentaires, honteuse marques de colère).

Et il réagit pas plus fort qu’une grimace, à espérer juste que ça laisse pas de traces - faciès argument commercial pour celui qui vend son corps, gagne son pain sur son trottoir à attendre toujours dehors.

Jaeko il subit en silence la colère noire, quelques larmes montées aux yeux qui commencent à se faire voir - quand il lui est rappelé, à quel point il a pu merder ; et oh Geon si seulement tu savais, à quel point il est brisé.

Y a le palpitant bien trop serré entre les côtes pleines d’épines, qui le lacèrent dans quelques entailles sanguines ; qui voudrait juste s’enfuir de sa cage (réelle et thoracique), pour oublier son état bien trop pathétique.

Y a la gorge bien trop prise, pour pouvoir parler à sa guise - malgré que soit fini la tirade du frère, l’autre comédien semble condamné à se taire ; devant un public insatisfait il a tout oublié, chaque lettre du texte chaque geste à effectuer, et alors naît l’improvisation totale, d’un acteur trop bancal. Mais si la scène saura jamais se prêter à une c o m é d i e, le coeur semble trop fragile pour cette t r a g é d i e.

Pourtant il se force à suivre le fil de la pièce, et dans la voix y a aucune trace d’allégresse ; elle est bien trop brisée bien trop petite, et chaque parole semble alors subite.

J’me fous pas de ta gueule, juste - juste putain, tu voulais que j’te dise quoi !? J’sais pas quoi te dire, Geon, j’sais pas. J’sais plus - y a trop à dire et à la fois pas assez. Putain. Tu sais même pas un quart de ce qu’il s’est passé, et - et putain j’saurais même pas t’expliquer pourquoi j’ai pas donné de nouvelles, même moi j’en sais rien au fond mais. Putain. C’était juste trop...trop le chaos.

Et on ignore la larme qui roule sur la joue, se concentre sur l’organe vitale déjà à genoux (l’impression de dérailler de foncer droit dans le mur, le simple fait de parler semblant bien trop dur).

Tu voudrais que j’te dise quoi, Geon, que j’suis désolé ? J’suis désolé d’avoir gardé le silence. J’suis désolé d’être parti tout bêtement - putain, c’était une tellement grosse connerie que j’ai faite. J’aurais dû quitter Londres à l’instant où j’suis arrivé, ou au moins à l’instant où j’ai rencontré…

Ô ! Il a failli commettre un blasphème et prononcer l’obscène nom, discours incontrôlé sous toutes les émotions ; qu’on stoppe alors soudainement pour préserver l’esprit malmené, qui déjà sous les souvenirs et trop torturé.

J’suis désolé. Voilà.

Désolé d’enchaîner déception sur déception puis désolé, de pas être comme toi si bien si parfait.

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☽☽ perdu éperdu dans l'instant de ses pas, dans le claquement des talons contre la surface gelée de la route, il était dans son manteau comme dans le ciel, serait le drapeau de la profonde nuit. au milieu des maisons, il allait dans sa nuit et sa nuit allait dans la nuit. (anima ; wajdi mouawad)

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