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- Sujet : Re: Should I ? Ft. Jay     04.07.18 12:35





Should I..?

Ce n'était pas tant que tu étais innocente au point de faire tout pour tout le monde en t'oubliant. C'était plus une envie, profondément inscrite dans tes entrailles qui te demandait de faire tout pour les autres. Peut être que c'était égoïste. Peut être que cette envie se couplait avec le besoin d'une sorte de reconnaissance, d'être aimée, indispensable peut être et pourtant. Tu n'éprouvais aucune envie d'être récompensée, remerciée ou autre compensation. Peut être qu'au fond, tu avais juste besoin d'exister dans la vie de quelqu'un pour te sentir mieux. Pour ne plus avoir cette peur de n'avoir rien accomplit, rien fait. Mais plus encore tu aimais voir leur sourire. C'était peut être une façon de te considérer comme utile aux autres. Peu importe la raison tu voulais quand même lui apporter et lui confectionner des plats qui pourraient l'aider à tenir son travail fort prenant. Mais l'esprit de négociateur en lui faisait ressortir en toi, un rire qui résonna dans la pièce. "Alors tu me paies combien le service ? " Souriant tu tendais la main avant de secouer doucement la tête. L'argent avait une place tellement grande dans la société que tu refusais de venir à ses pieds. Tu avais besoin d'argent, certes, mais il y avait tant de choses qui étaient bien plus importantes. Comme la santé. Santé qu'il négligeait au profit de nombreux contrats. Alors tu lui laissais le choix, sans pour autant le laisser échapper à cette prise de sang. Sa réponse étant censée tu hochas la tête avec un petit regard plissé. "Je t’appellerai si tu ne le fais pas. "Une menace bien faible et légère qui pourtant te faisait sourire. Une envie de bien faire, une envie d'être naturelle et de laisser tout ce qui venait dans ton esprit marqué tes nuits de côté. Mais cette légèreté ne fut la qu'un temps. laissant place à des questionnements et pire encore lorsque la secrétaire entra. Le nom n'était pas banal, un peu trop familier. Le mensonge un peu trop incorrect et trop cachottier. Tu ne savais plus ce que tu devais penser, mais ton esprit jaloux se faisait des films digne d'un drama. Tu étais devenue la maîtresse d'un couple marié et même si le rationnel voulait te montrer que rien ne prouvait cette union, ton imagination prenait le dessus. Moins l'imagination que la jalousie même, que ce sentiment qui tordait tes entrailles te laissant croire que ce rôle que tu avais tenu en était le responsable. Pourtant l'idée qu'il appartienne à quelqu'un était le dérangement. C'était là ce qui te donnait cette impression de trahison. En fait, à ce moment même plus rien ne semblait marcher correctement. Tu le regardais, le rassurait pour prendre cet appel mais rien. Il campait sur ses positions. L'esprit humain est fourbe. Il vous laisse dans cette imagination débordante avant de vous faire revenir à la réalité. Quel était le faux, quel était le vrai ? N'arrivant plus à faire semblant tu avais posé cette question, impulsive et sûrement erronée. Mais tu avais eu ce besoin de savoir. Il faisait ressortir chez toi, les pires sentiments et les pires réflexes. Et tu te détestais presque pour ainsi entrer dans sa vie privée, pour ainsi creuser ce qui ne te concernait pas. Tes yeux s'étaient baissés sur un air désolé, confus et gêné alors que tu mordais toujours cette inférieure qui laissait parler tes pensées. Tes mains ne trouvaient pas leur place et tout ton corps sembla vouloir se cacher lorsqu'il se mit à rire légèrement. Tu avais tord? Ou bien tu avais raison? Tu préférais avoir tord. tu préférais être passée pour une imbécile. Et c'était encore pire que ce que tu croyais. Un soeur aurait été préférable. Son sourire presque amusé te prouvait déjà que tu venais de faire l'erreur de ta vie. Une bourde monumentale qui aurait été interprétée avec malice si Sanjay avait été un autre homme. Mais heureusement, il était lui. Et c'était pour ça que tu te tenais devant lui, que tu avais paniqué à l'idée d'une femme, et sûrement pour cela que ton esprit n'effaçait aucune image de cette nuit là. Te levant doucement alors qu'il te présentait la fameuse madame Cho, une femme âgée et bien plus froide que tu ne l'imaginais. Tu te rapprochais un peu plus et détaillais cette photo avant d'ouvrir grand les yeux une main venant cacher ta bouche qui s'ouvrait dans une démonstration de surprise, et d'une honte qui allait balayer ton visage d'une couleur rouge. Idiote. Qui donc portait le nom Cho autour de lui ? Bingo. Ses parents. tes yeux s'évertuaient à détailler des visages inconnus avant de rester sur un plus connu. Il était toujours aussi sérieux et restait droit aux côtés de parents tout aussi...sérieux. Rigide aurait été un jugement hâtif que tu ne te permettais pas d'avoir. Alors que tu détaillais ta photo il continuait à te faire comprendre ton erreur tes yeux passant alors sur lui, tes lèvres pincées dans une mine coupable. Tu t'étais trompée. De A à Z. Mais au fond, un soulagement te faisait naturellement sourire. Peut être que cette erreur était la plus grotesque du siècle et pourtant tu en riais. Parce qu'il fallait bien, ou bien parce qu'il t'était maintenant confortable de penser que cet homme la, n'avait pas trouvé de femme qui l'accompagnerait. Tes yeux le détaillant un instant tu partis en vrai fou rire à sa dernière question. Les nerfs, ou bien la situation ironique et théâtrale, tu n'en savais rien. Ce n'est qu'en te calmant lentement que tu pus lui répondre. " Hm.. mais je sais qu'il existe des couples plus modernes.. alors je me suis dis.. peut être que sa femme ne vit pas chez lui. Tu me sembles assez indépendant alors.. ca ne m'aurait presque pas étonné. Mais pardon.. c'est ma faute j'ai mal compris. "Tu riais doucement avant de retourner à la contemplation du plus jeune Sanjay. Mignon. "Je suppose que j'ai l'air stupide.. Tu peux te moquer vas y " Retournant sur ton siège tu souriais le poids sur tes épaules s'étant rapidement envoler. C'était presque trop agréable. Presque. Et cette idée te fit redescendre sur terre.

" "

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- Sujet : Re: Should I ? Ft. Jay     19.07.18 13:38





Should I..?

Était-ce à ça que ressemblait un échange pour le moins ordinaire ? Un compromis passé entre deux personnes qui se promettaient ainsi de se donner des nouvelles régulièrement, un serment énoncé de manière presque taquine. « C’est une menace ? » plaisantai-je. Mais la conversation fut interrompue par Min Young, professionnelle et concentrée, elle avait revêtue l’apparat de femme d’affaire, néanmoins agrémenté de cet air inquiet que je connaissais bien. Les traits plissés de son front et le nom qui lui échappa n’eurent pour une fois pas raison de moi. Si d’ordinaire mon cœur s’emballait sous la tension avant de répondre à un coup de téléphone pour le moins désagréable, je lui ordonnais de prendre le message. Je refusais de répondre, pas à cet instant. Une nouvelle détermination particulièrement étrange, d’où me venait cette façon de fuir les appels que je ne manquais jamais ? Mon regard se posa sur la brune dont je croisais les prunelles à la lueur inquiète. Je m’étonnais moi-même de pouvoir reconnaître la gêne que je savais désormais lire en elle aussi facilement que de lui dire bonjour. Mais je ne pus sonder ses iris qu’une fraction de seconde avant qu’elle ne détourne le regard pour se perdre dans ses pensées. Devais-je lui poser une question ? M’inquiéter à mon tour de ce revirement de situation ? L’ivoire s’enlisa dans son inférieure à nouveau maltraitée tandis que ses mains s’agitaient en un ballet confus, que je ne parvenais pas à déchiffrer. Nous avions pourtant réussi à passer outre la gêne, non ? Nous avions réussi à discuter de manière informelle et aussi normale que les conversations pouvaient l’être pour moi. Alors pourquoi avais-je la sensation d’avoir manqué quelque chose ? Puis les mots fuirent ses lèvres, la question s’échappa, et je ne comprenais toujours pas pourquoi cette pensée lui avait traversé l’esprit. Tu es vraiment un crétin Sanjay… Il me fallut plusieurs minutes avant de saisir l’envergure de sa question et d’y répondre par un sourire contrit. Marié… Le rire menaçait d’éclater devant son air interdit et je dû alors me lever pour me placer devant le portrait de celle qu’elle pensait être… ma femme ? L’idée était absurde, ridicule même et j’espérais simplement que lui présenter les deux êtres qui conditionnaient ma vie au travers du papier glacé serait suffisant pour ne pas poser davantage de question sur eux. Je n’avais pas changé, si derrière l’objectif je m’étais astreint à rester stoïque, je continuais d’afficher cette mine professionnelle en toute circonstance. Mais je devais néanmoins me l’avouer… je n’étais plus réellement cet adolescent aux côtés de ses parents, j’étais avant tout un homme… qui ne savait pas comment se comporter face à une femme dont les souvenirs voluptueux continuaient d'apparaître dans ma mémoire. « Rassurée ? » tentai-je. Non, je n’avais pas de femme. Non, je n’avais pas trompé pour m’accorder une nuit à ses côtés. Non, je ne regrettais pas… Et encore une fois, elle me surprit en laissant son rire emplir l’espace. Un rire incontrôlé et spontané face auquel je ne répondis que par un sourire perdu. Il prit fin subitement tandis que son regard s’attardait sur le portrait avant de me faire face à nouveau. Ce fut mon tour d’exploser face à sa déclaration. « Des couples modernes ? » Une hilarité sincère et qui m’avait fait défaut depuis de longues années. Je la laissais s’insinuer dans mes veines à mesure que je reprenais mon calme. « Je suis… plutôt vieux jeu à ce sujet. » Malgré nos rencontres empreintes de désirs, malgré mes lacunes en matière de relation amoureuse, je m’étais laissé aller à imaginer ce à quoi pourrait ressembler mon couple. La réflexion s’était aussitôt éteinte, je n’avais rien à offrir si ce n’était ma maladresse sociale et le peu de temps dont je disposais, mais l’hypothèse qui m’avait effleuré l’esprit restait celle d’un homme vieux jeu. « Pardon, je ne voulais pas me moquer. Mais ce n’est pas un nom de famille facile à porter, ce serait dommage de donner le poids de cette malédiction à une innocente, non ? »  Le souvenir de notre première rencontre fit irruption dans mes pensées, celui durant lequel j’avais lâché quelques mots nourris par la fatigue et les médicaments, mais que je continuais encore et toujours de le nier. Si l’humour avait détendu une atmosphère lourde quelques minutes plus tôt, je ne pus m’empêcher de tenter la rassurer une dernière fois. « Je ne suis pas du genre infidèle. » Tout simplement parce que je n'ai jamais eu de relation officielle... Une information que je me gardais bien de dispenser. Aussi je laissais à nouveau la taquinerie nimber mes paroles trop sérieuses. « Dois-je me sentir outré ou même offensé de ta conclusion un peu rapide ? »


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- Sujet : Re: Should I ? Ft. Jay     19.07.18 23:10






Should I..?

Une conversation banale pour un homme d'exception. Tu n'étais ni stupide ni même naïve au point de croire que le pdg d'une grande entreprise soit un "homme comme les autres" c'est ce qu'on voulait vous faire croire. Mais derrière chaque grand homme à grande fortune se cachait sa famille. A cela les responsabilités s'ajoutait et même si tu souriais à sa taquinerie tu savais à ce moment qu'un faussé te séparer de lui socialement. Mais tu ne te formalisais pas à ça, pour un ami, ce n'était pas un problème n'est ce pas? Alors que tu aurais pu répondre sa secrétaire entre et tu inclines légèrement la tête dans un mouvement respectueux avant que les mots ne bloquent dans ton crâne. Pourquoi ça te semblait si étouffant ? Pourquoi tu ressentais comme une légère douleur à la poitrine qui se mélangeait à une réflexion sans fin? Parce qu'il était possible qu'on t'ait utilisé ? Qu'il t'ait utilisé? Cette idée avait beau n'être plaisante pour personne, elle avait un goût particulièrement amer lorsque tu l'associais à lui. Pourquoi lui? Pourquoi redouter qu'il te blesse sans même qu'il n'ait pu t'accorder plus de temps comme il l'avouait. Tu étais au courant, tu le savais et il n'avait jamais caché qu'il était un homme occupé. Que se soit sur ce lit d'hôpital ou debout dans ton appartement. Tu avais toujours été mise au courant, de ce qu'il pouvait et ne voulait pas faire. Mais d'un coup tout te semblait flou. Et s'il était marié ? Mais d'un coup son expression changea et la tienne par la même occasion. Cette mine inquiète et presque triste laissait place à la surprise. Laissant le reste de côté tu t'approchais de cette photo pour la détaillé et comprendre où tu avais commis une erreur. Une erreur de grande importance. Oubliant sa mère , la première à posséder le titre de madame Cho tu avais laissé parler ce qu'on appelait les sentiments. Ces choses presque indescriptibles transmises au cerveau par une substance chimique que tu avais pourtant étudié. Tu étais pourtant incapable de les contrôler. Incapable de cacher cet intérêt qui naissait pour un homme dont le toucher te rappelait toujours cette froideur lorsque tu te couchais. Ces souvenirs trop clairs pour te laisser du répit et reprendre ta vie d'avant. Un moment de flottement, un silence qui vous prenait alors qu'il te présentait officiellement madame Cho. Une mine fermée, un mari tout aussi sévère et un enfant peu souriant, un adolescent dont les traits étaient déjà marqués par le travail et les responsabilités, un jeune homme qui avait grandi sans que son poids ne se soulage bien au contraire. Et d'un coup, à travers cette jeunesse passée tu voulais connaître plus de son passé. Tu voulais comprendre comme il était arrivé là, tu voulais voir un sourire étiré ses traits comme tu l'avais déjà vu à l'hôpital, en te tournant vers lui, tu voulais être proche. Et ton rire ne cessa de retentir dans le bureau quand tu lâchais absolument toute cette pression, tout ce stress qui avait envahi tes membres pour les tendres, pour enserrer un cœur encore fragile. Tu avais eu cette envie de rire à ta bêtise, à ton lapsus qui aurait dû te mettre sur la voie, celle qui aurait dû te faire tirer la sonnette d'alarme, partir à reculons en essayant d'oublier son regard et ses lèvres. Mais à la place, tu fonçais tête baissée en hochant la tête. Oui tu étais rassurée, et ce sourire qui vint éclairé son visage ne fit que te perdre un peu plus. Il avait réussi à faire tarir lentement le tien, non pas par mécontentement mais par une admiration qui détaillait ses pulpeuses avec une envie qui retrouvait place entre tes entrailles. Fondre dessus de nouveau, ressentir cette même chaleur qu'il avait partagé avec toi le temps de deux nuits. Et bientôt le tintement particulier de son rire vint doucement caresser tes tympans t'offrant une mélodie rare et précieuse que tu voulais entendre encore et encore. Te laisserait il l'occasion de l'entendre de nouveau? Ton idée avait l'air d'avoir fait mouche, pour une hilarité générale, ton rire accompagnant le sien. Ton ivoire revenant retrouver la pulpe de ta lèvre inférieure tu hochas doucement la tête. " Vieux jeu.. ce qui veut dire que .. tu vivras avec ta femme juste une fois marié? " Quel était ce vieux jeu ? Allait il dans les traditions jusqu'à trouver une femme par le biais de ses parents? Tu avais un million de questions en tête dans une soif de curiosité, une soif de connaissance sur sa personne. Comme cette photo tu voulais apprendre à connaître sa vision des choses. S'il avait le temps pour ça. Pour manger et parler avec une amie qui voulait mieux le connaître. Quel genre homme vieux jeu coucherai avec une "amie" ? Semblant trop réfléchir son intervention tomba parfaitement à pique et tu redressas ton regard dans le sien pour t'y perdre un peu plus, pour essayer de retrouver cette lueur qui t'avait fait sombré avec lui. "Malédiction? " Ce nom devait il être si difficile qu'on puisse parler d'une malédiction? Le poids des responsabilités était lourd et tu le savais. Tu t'étais toi même faite la réflexion sur cet homme bien loin de ton milieu de vie. Du moins celui que tu avais maintenant. " Hm.. Je pense que ça peut être une bonne malédiction pour celle qui le voudra. Et pas de soucis, je me serai moquée de moi aussi " Un nouveau petit rire te prit alors que tu remettais une de tes mèches en place tes yeux fuyant de nouveau les siens pour se poser sur cette famille. Ils devaient sûrement avoir une liste de filles prêtes à se marier à leur fils. Des filles de grandes familles, qui obéiraient aux exigences de la haute société. L'argent te semblait bien triste lorsque tu regardais cette photo. Tu préférais ces poches vides et le sourire de celui que tu aimais plus que tout. Mais la société était bien dure et vivre était une tâche compliquée. " je vois.. C'est bien ! "Un léger sourire gêné, un rire presque étouffé, un souvenir presque douloureux et tu reprenais ta place sur ce fauteuil en prenant une bouteille que tu avais ramené et buvant une gorgée. Un instant pour rependre des esprits qui t'avaient quitté pour rejoindre un passé que tu voulais oublier. Reprenant une gorgée tu failli t'étouffée l'eau sortant un peu d'entre tes lèvres pour mouiller ton haut de quelques goûtes et te donner cette magnifique image de la femme ne sachant pas boire. Tu essayais tant bien que mal de cacher les dégât déglutissant pour ensuite tousser et prendre un mouchoir pour t'essuyer. Une énième maladresse. " P-pas du tout.. enfin j'ai juste pensé que tu étais marié puisque.. tu es directeur et beau garçon alors.. ça devrait être facile de te marier.. Enfin tes parents doivent être très concernés par ça et .. ou .. enfin tu aurais pu trouvé la femme parfaite. enfin... je ne pensais pas tant à l'infidélité.. " Continue de t'enfoncer Ji Eun. Épongeant comme tu le pouvais ton cou qui avait subit une douche imprévue tu essayais par la même occasion de cacher tes joues rouges de honte face à cette énorme erreur que tu venais de commettre. " Je ne voulais pas dire ça je suis désolée..tu es loin de sembler infidèle.. " T'inclinant un peu tu t'excusas avant de cacher ton visage dans un geste de honte profonde. "Tu veux un café ? Je vais en chercher.. s'il te plait ne dit pas non je meurs de honte.. "Osant à peine le regarder tu riais nerveusement en essayant de cacher tes joues brûlantes.

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- Sujet : Re: Should I ? Ft. Jay     20.07.18 18:43





Should I..?

Elle était bien la première à me prêter une relation maritale, et l’idée de m’imaginer au bras d’une femme, au cœur de ce genre de quotidien ne parvenait pas à faire son chemin dans mon esprit. Je n’étais pas plus à l’aise avec la gent féminine qu’avec les hommes et pour cause, je préférais m’enfermer dans le rythme effréné d’un travail trop prenant. Il me fallut un certain temps avant de comprendre pourquoi cette image l’avait à ce point inquiété, et lorsque je fis le lien, j’eus la sensation d’être jugé et condamné pour une infidélité que je n’avais pourtant pas commise. Mais avant que le sérieux ne s’empare de nouveau de mes traits, je laissais échapper le rire sincère. Il résonna en écho contre les murs d’une pièce, d’un univers dans lequel je m’enfermais de plein gré avant que je n’avoue à demi-mot une vérité que j’étais incapable d’expliquer. Bravo Jay… Décidément, je n’étais bon qu’à énoncer des faits sans parvenir à leur trouver une suite logique. « Pas si vieux jeu… mais je ne me suis pas encore suffisamment penché sur la question. » Une façon détournée d’avouer les lacunes évidentes dont je faisais preuve dans les quelques relations amoureuses que je pouvais compter sur les doigts d’une main. Je cherchais désespérément à trouver comment, où et quand j’avais pu être cet homme vieux jeu, ou tout simplement plus moderne… mais rien ne vint. Si la question restait encore un mystère à élucider, je pouvais nettement lire sur les traits tirés de Ji Eun qu’elle aussi planchait dessus. Avait-elle aussi à élucider ou analyser ses précédentes relations ? Avait-elle seulement eu des relations par le passé ? Je ne pus empêcher les pensées d’affluer en ce sens alors que les souvenirs se jouaient de nouveau à chaque battement de cils. Je me souvenais de cette maladresse et de ses mains tremblantes qui avaient couru sur le blanc immaculé d’une chemise oubliée. Je me souvenais de cette façon qu’elle avait de détourner le regard alors que nous avions décidé ensemble d’une étreinte à laquelle elle avait rougit plus que de raison. Ne penses pas à ça Jay… La réflexion me faisait défaut, et je l’interrompais mentalement avant qu’elle ne me mène sur un chemin que je ne souhaitais pas explorer, refusant de m’imaginer lui avoir dérobé sa virginité. Ce fut son regard qui me sorti de mes pensées, ses onyx brillants avec force sous les néons du bureau alors qu’elle tentait de me rassurer ? « Une malédiction oui… » … personne ne serait assez fou pour vouloir porter ce nom… À vrai dire, je n’avais pas non plus cherché à trouver cette fameuse compagne prête à abandonner son nom pour un empire qui la dévorerait toute crue. Puis sans le vouloir, je me justifiais. Là où je me fichais de laisser planer le doute, là où je me contentais de laisse mon vis-à-vis interpréter librement des paroles dont je n’avais que faire de tourner correctement juste pour correspondre à ce que la société voulait que je sois, je me retrouvais face à la brune en lui affirmant être un homme fidèle. Tu as l’air bien ridicule mon pauvre… Néanmoins, mes paroles eurent pour effet de choquer Ji Eun, ou du moins c’est l’impression qu’elle me donna alors qu’elle recrachait l’eau qu’elle tentait de boire dans une quinte de toux douloureuse. Si je fus frappé par l’inquiétude de la voir s’étouffer devant moi, je ne pus réprimer le sourire qui étira mes lèvres en une moue taquine alors qu’elle se débattait avec les mots. Je l’écoutais sans sourciller m’exposer son point de vue et chercher à combler le silence qu’elle créait dans la seconde qui suivait. « Je suis beau garçon ? » souriais-je. J’accentuais volontairement sur ce point qui lui avait échappé au milieu d’un discours que j’avais pourtant entendu. J’aurais d’ordinaire oublié une telle conversation au profit d’une réplique acerbe et sans émotion, mais elle était une amie, sans doute ma première amie et je voulais égoïstement la conserver à mes côtés. « Saches que… » J’en profitais pour m’avancer sur mon fauteuil et me rapprocher d’elle en attrapant au passage une serviette avec laquelle je venais éponger l’eau qu’elle avait craché sous le choc. « …je n’ai pas besoin de femme parfaite. Et peu importe ce que pourraient dire mes parents, je suis apte à trouver par moi-même. » Faux. J’étais incapable de sortir pour faire la connaissance de jeunes femmes… Et c’était sans doute pour cette raison que mes nuits avaient été si solitaires depuis plusieurs années. « Alors… à quoi est-ce que je ressemble ? » Je reposais la serviette, étrangement anxieux de la question qui appelait à une réponse sincère. « Tu veux fuir ? Mais si je dis oui, est-ce que tu sais seulement où se trouve la machine à café ? » Elle ne s’en rendait pas compte, mais elle avait le don de rendre une situation plus légère, un échange qui pesait pourtant sur ma poitrine et qui devenait soudainement insignifiant. Elle n’avait pas tort, mes parents se feraient une joie de me trouver une partenaire à leur goût, et elle se montrait particulièrement perspicace en l’évoquant ainsi, mais s’il avait semblé être un poids dans ma vie, je le trouvais désormais dérisoire. La vue de ses joues une nouvelle fois rougies par la gêne me fit à nouveau sourire. « Pourquoi avoir honte ? On est… amis, non ? Cesses donc de te cacher ! » J’ai pourtant vu bien plus que ces joues léchées par la honte… Mais je me gardais bien de lui faire connaître mes pensées. « Très bien, je te laisse le choix, soit tu pars à la recherche de la machine à café et on oublie cette conversation, soit je nous prépare un café et tu réponds à ma question. C’est plutôt fairplay ? » Je ne l’admettais pas, mais je ressentais le besoin de connaître le fond de sa pensée.


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- Sujet : Re: Should I ? Ft. Jay     21.07.18 23:33






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La situation n'était peut être pas la meilleure pour imaginer ce genre de chose mais ton esprit avait décidé de te cacher la logique pour donner sur ce sentiment qui semblait s’apparenter à de la jalousie. Mais ton instinct avait eu le don de te tromper ouvertement faisant de toi la risée du bureau, heureusement que seul Sanjay pouvait t'entendre, à moins que ce ne soit lui qui te rende si nerveuse. mais son rire fut doux à tes oreilles et tu te sentis plus détendue, ton sourire revenant ornée tes lèvres alors que la vision que tu avais était des plus belle. Alors tu perdis un peu cette gêne qui avait pris d'assaut tes joues et tes veines pour contempler un tableau qui te paraissait rare. Et puis cette confusion, était il vieux jeu ou moderne ? Il ne semblait pas avoir réfléchi sur la conception d'un couple, te faisant retrouver ses propres mots. Il n'avait réellement pas le temps pour tout ça, tellement qu'il ne semblait pas avoir de relations réellement sérieuses depuis un moment, où n'en avait jamais il eu ?  "Oh.. tu as le temps d'y réfléchir , après tout ce genre de chose se fait à deux alors..  " Tu croyais qu'une relation se fabriquait à deux. Tu croyais à cette complémentarité qui pouvait faire d'une personne la bonne pour une autre. Bien sûr chacun avait des vision du couple différente et c'était ce sur quoi il fallait réfléchir, mais l'expérience manquant, il était compliqué de comprendre ce que l'on voulait. Au jour d'aujourd'hui tu te demandais encore ce que tu voulais, ce qui te conviendrait, ce qui te protégerait. Et pourtant tu tombais dans ce piège aussi simple qu'il était efficace, te pensant plus forte que ce que tu n'étais. Plus insensible à ses charmes alors qu'il faisait palpiter ton coeur dans une mélodie que tu ne voulais pas reconnaître. Mais au fond tu la connaissais et cette envie d'en apprendre plus sur lui, ces questions au bord des lèvres qui t'échappaient parfois, tu les avais connu. "Hm.. Combien de temps tu es resté avec ton ex ?  " Il devait y en avoir une non? Et si tu avais pris cet élan et cette aisance pour lui demander la réponse t'angoissait quelque peu bien que ce sourire cachait la vérité. Peut être avais tu pris trop fortement ce terme d'ami qui pouvait donc faire appel à l'honnêteté entre vous. Peut être que tu avais été trop vite, trop rapidement alors tu décidais de pincer tes lèvres dans un mouvement de léger recul. Tu te giflais mentalement d'avoir dit tout haut ce  que tu pensais tout bas. Mais rapidement tu passais à cette malédiction sur ce nom. Tout autre personne aurait dit qu'au contraire, c'était un honneur de porter le nom d'une si grande famille mais .. pas lui. Tu te mis à rire doucement pour détendre l'atmosphère. " Alors dois je comprendre que tu m'as maudis quand tu m'as vu la première fois ? " malgré tout, malgré le poids à porter sous ce nom , tu ne pensais pas que se serait une malédiction, te tenir son bras, se tenir à ses côtés et partagé son quotidien. Alors oui, tu te permettais de le taquiner lui rappelant cette demande pour la moins originale bien que quelques jours plus tard tu eus une deuxième demande bien moins romantique. Les patients et les dosages.. Mais tout ça passer il restait ce destin joueur qui vous avait fait arriver jusqu'ici. A parler de tout et de rien, à chacun s'avancer vers l'autre avant de reculer d'un pas. Comme cette supposition presque révélatrice qui finissait par une erreur. Une erreur qui aurait pu le blesser et qu'il te demanda d'expliquer d'un air taquin sans que tu ne puisses totalement le prendre à la rigolade. Et s'il se méprenait ? C'était bien trop pour toi qui recrachas ton eau dans un glamour à la jiji. Presque trop parfaite depuis lors. T'essuyant rapidement tu essayais de respirer de nouveau en épongeant ton corps et la table qui avait souffert de tes âneries tout en essayant de réparer celles que tu avais commises, à l'oral. Tu n'en finissais jamais avec tes maladresses. Et encore une qu'il faisait ressortir faisant agrandir tes yeux dans un élan de surprise. " Beau garçon" tu l'avais dit à voix haute ? Que quelqu'un t'achève. Riant nerveusement encore une fois tu tentais de trouver une parade sans rien avoir à redire. Il l'était pourquoi dire le contraire ? " Hm... et bien.. Ce n'est pas une grande nouvelle. Je suppose que tu as beaucoup de compliments déjà .. " L'honnêteté voulait ta mort mais quoiqu'il en était tu ne voulais pas mentir, et à quoi bon? Il s'était déjà vu dans une glace non? Alors que tu t'étais enfoncée dans un gouffre tellement profond que tu ne pouvais creuser plus loin il s'approcha, tétanisant tes muscles écoutant attentivement ses mots qui semblaient être une justification. Pourquoi il te le disait ? Avait il peur que tu te fasses une mauvaise image de lui  ? Quelques questions retournèrent ton cerveau pour te perdre encore plus , tes yeux planté dans les siens. Voulait il que tu sois au courant, qu'il était fidèle, qu'il n'avait pas besoin de ses parents pour trouver une femme et ... qu'elle ne devait pas être parfaite? Pourquoi voudrait il que tu sois au courant? Hochant doucement la tête tu souriais. "Tu as raison.. la perfection n'existe pas .. et puis .. tes parents ne sont pas toi. Tu dois garder ta personnalité.  " C'était bien mieux ainsi que d'accepter un choix par défaut. D'un côté tu étais rassurée, pour lui, rassurée qu'il puisse choisir au moins ça. Essuyant alors ton cou tu t'arrête de nouveau en entendant sa question. Pitié il ne t'a pas demandé ça ? " Pardon? " A quoi il ressemblait ? Comment tu pouvais répondre à ça ? Et ce qu'il avança ne t'aida en rien. Comment pouvait il être perspicace au point de faire mourir tout espoir au sein de ta personne avant même que tu n'aies eu l'opportunité d'y réfléchir ? "J'aurai trouvé... j'aurai cherché.. c'est jamais loin des salles de repos.. au pire je demande à ta secrétaire..  "Dis tu dans une moue presque boudeuse. Il avait déjà un coup d'avance. Et semblait te connaître plus que tu ne le connaissais. Une estimation que tu voulais rectifier. Et pourtant tes joues restaient rouge, ta gêne ne voulait pas s'en aller malgré ses essais à te rassurer. Malgré des mots qu'il se savait rassurant et qu'il usait avec toi alors qu'il t'avait avoué n'être pas doué dans les relations sociales. Tu voulais le croire mais il semblait bien plus doué qu'il ne le pensait. Amis, vous l'étiez oui, mais une partie de toi restait confuse. Et tu aurais pu choisir la solution où tu pouvais tout enterrer. Où tu n'avais pas besoin de répondre à sa question mais tu hochas doucement la tête après t'être mordu la lèvre pour accepter. ".. j'espère que tu fais de bons cafés.  "Le taquinais tu alors que tu te sentais nerveuse, ton coeur battant la chamade de lui dire ce que tu pensais de lui. De dire ce qu'il était à tes yeux. Tu ne pouvais pas mentir alors tu savais déjà que tes mots seraient trop sincères pour que sa réaction n'ait pas d'importance. Sous tes mots tu espérais peut être lui montrer qu'il avait quelque chose de spécial pour toi, quelque chose que tu identifiais comme une admiration, qui n'était en fait que le trouble d'une nuit, transformée en un sentiment permanent. "Tu veux tellement savoir? Et si la réponse ne te plait pas ?  " Tes yeux suivaient ses mouvements pour le voir préparer deux tasses d'un liquide que tu ne buvais, normalement, jamais. Et sa concentration sur ces deux boissons te permis de te lancer, ce n'était peut être pas le bon moment mais plus tard il te semblait que tu ne pourrais dire un seul mot. " En fait, la première fois que je t'ai vu je t'ai vraiment trouvé ..parfait ? Physiquement tu es vraiment  beau garçon. Et puis tu m'as parlé du travail et tout en toi donnait l'impression que tu ne vivais que pour ça. Je t'avoue l'avoir pensé jusqu'à ce que tu sois allongé à côté de moi à l'hôpital. " Il est plus généreux qu'il n'y parait" c'est ce que j'ai pensé. Je me suis dit que tu devais te mettre une sorte de masque avant de comprendre que tu étais maladroit. Et c'est vraiment mignon.  " Perdant tes yeux sur tes propres mains tu jouais nerveusement avec mordant parfois ta lèvre. " Actuellement.. je pense toujours que tu es maladroit avec les gens. Et je trouve toujours ça mignon. Et.. je pense que tu as beaucoup à dire mais que tu gardes tout pour toi. Je pense aussi que tu es tellement responsable que tu t'oublies dans tout ce travail.... Alors je me dévoue ! Je veux bien que tu me parles si un jour tu en as besoin.  " Détourner la conversation, sourire, faire comme si tout allait bien alors que tu rêvais de te cacher. Et pourtant cette proposition était sérieuse. Tes yeux glissant vers lui un instant tu lui offrais un sourire un peu gêné comme tout réponse. " J'espère que je ne t'ai pas vexé" complétas tu d'une voix douce et presque murmurée.

" "

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- Sujet : Re: Should I ? Ft. Jay     29.07.18 21:16





Should I..?

C’était une conversation particulièrement étrange. Comment en étions-nous arrivés à discuter si naturellement de rencontres et de relations amoureuses ? Ah oui… le mariage dans lequel elle avait pensé que je m’étais enfermé. L’idée était particulièrement drôle et… affligeante. Réfléchir à deux. Peut être quand j’aurais l’opportunité d’effectivement me poser la question, peut-être quand je saurais ou que j’aurais compris ce qui me manquait ? Mais pour l’heure, avoir une compagne, partager mon quotidien prenant me semblait être le cadet de mes soucis. Puis ce fut un échange bien étrange qui vint ponctuer notre discussion, un éclat de rire partagé et sincère avant que finalement le sérieux ne reprenne le dessus alors que nous retrouvions le moelleux des fauteuils du bureau. Je m’ouvrais sans réellement en avoir conscience, échappant des bribes d’informations sur moi, sur ma vision du monde. Une opinion d’ordinaire jalousement gardée de crainte qu’elle ne soit utilisée contre moi, mais je me laissais doucement séduire par cette aura qu’elle dégageait. Douce et d’une simplicité presque enfantine, les mots glissaient entre mes lèvres pour divulguer quelques pensées aussitôt remplacée par un hoquet de surprise que j’eus toute la peine du monde à retenir. « Mon ex ? » Quelle ex ? Elle appelait par cette interrogation à une mémoire pourtant excellente mais dans laquelle les méandres des relations amoureuses restaient un mythe. Avais-je seulement eu une petite amie ? Je n’ignorais et n’oubliais pas les quelques demoiselles qui avec lesquelles j’avais passés quelques nuits, mais jamais à aucune d’entre elles je n’avais accordé le statut de petite amie. Je cherchais assidument la réponse alors qu’elle me posait une autre interrogation à laquelle je me savais détenir la réponse. « Je t’ai maudit ? » Niant comme un arracheur de dent cette rencontre dont je n’avais pourtant, et malgré moi, rien oublié, je cherchais simplement le moyen de fuir cette réalité dans laquelle j’avais fait preuve d’un peu trop d’entrain. La suite se déroula avec une rapidité que j’eus peine à suivre et pourtant, je ne pus retenir le sourire égayer la mine d’ordinaire bien trop sérieuse alors que Ji Eun fut assaillie par la gêne, je n’eus pas non plus le temps de répliquer davantage avant qu’elle ne soit englouti elle-même par le déluge de paroles qui lui échappaient. Un flot incontrôlable dans lequel elle avouait bien plus qu’elle ne le voulait et dans lequel je piochais les informations pour nourrir ma curiosité soudaine. Beau garçon ? Vraiment ? C’était à la fois étrange et plaisant de l’entendre me gratifier d’un tel compliment. « Aussi étrange que cela puisse te paraître… non pas vraiment. » J’avais déjà entendu Jun plaisanter sur le sujet, lui et cette facilité avec laquelle il parvenait à arracher le sourire des jolies filles dont il croisait la route. À l’époque il me taquinait sur cette apparence sans pour autant que je ne puisse m’y reconnaitre. Rester moi-même… Avais-je seulement changé ? Il ne me semblait pas avoir évolué, au contraire j’étais resté le même petit garçon docile et sérieux qui faisait presque la fierté de ses parents, un homme incapable de penser autrement que par le biais de dossiers… je m’affligeais d’une réflexion avant de spontanément en faire l’exact opposé. Après tout, elle était mon amie non ? N’était-elle pas la mieux placée pour être témoin de cette volonté par laquelle je voulais désormais mûrir et ainsi m’aider sur ce terrain inconnu ? Je lui posais presque un ultimatum auquel je laissais pourtant une porte de sortie invisible. Je fus néanmoins surpris de la voir répondre par la positive. « Je te donne le droit de ne pas le boire s’il est infecte ! » Il ne fallut que quelques minutes à peine pour rejoindre la petite cuisine aménagée pour le personnel et préparer ainsi deux tasses, un temps qu’elle mettait à profit pour répondre à la question que j’avais posé plus tôt. « On ne le saura jamais si tu ne me dis rien ? » Je m’étonnais moi-même de cette impétuosité relative dont je faisais preuve, et aussitôt elle se laissait allé à me dévoiler ce qu’elle avait tenté de garder caché. Les yeux rivés sur mes mains à l’œuvre, je n’en étais pas moins attentifs à ses paroles, en revanche je n’intervenais pas. J’écoutais son discours le regard figé sur les tasses fumantes. Une déclaration qui m’obligea à darder mes onyx sur elle tandis qu’elle m’offrait un sourire timide en guise de clôture. J’étais ébahi, fasciné et sans doute stupéfait de son analyse, peinant à retrouver le Sanjay qu’elle décrivait. M’avait-elle observé à ce point ? Pourquoi ? Comment ? Avais-je fait un faux pas ? M’étais-je mal comporté ? Mais la réponse à cette dernière question s’imposa à moi au travers de quelques images et de quelques soupirs partagés dans mon appartement. Je parvenais à comprendre ce qui avait pu la blesser à ce point ce fameux matin, du moins j’en avais une vague impression alors que j’avais clairement dressé un mur entre nous. Où était-il d’ailleurs ? Qui de nous deux l’avait aboli ? Les doigts crispés sur les tasses en porcelaine, je cherchais comment répondre, quelle parade trouver à son ressenti. Tu es maladroit… et je trouve ça mignon. J’avais du mal à croire que cette maladresse froide et volontairement distante puisse être considérée comme… mignonne ? « O…ok. » Déglutissant avec difficulté, je portais à mes lèvres le liquide brun et amer pour un tirer un soupçon de courage. « Je ne suis pas vexé, ne t’en fais pas. Tu as simplement répondu à ma question. » L’automate avait de nouveau repris ses droits dans mon corps et je répondais comme un être dénué de sentiments. « C’est… vraiment ce que tu penses ? » Question idiote. Je me décidais enfin à lui offrir cette tasse, toujours bloqué par cette incapacité à communiquer avec le monde extérieur. J’avalais une autre gorgée de ce courage liquide en espérant trouver la répartie qui saurait trouver un écho à son soliloque. Mais sitôt que j’eus croisé ses iris sombres, les souvenirs s’imposèrent à moi une nouvelle fois et j’eus la furieuse envie d’enlacer sa taille pour mordre cette inférieure qu’elle maltraitait encore et toujours. M’arrachant avec douleur à cette vision, je tentais de regagner mes pensées et de repousser ces quelques images dans un coin de mon esprit. « Est-ce pour cette raison que tu es venue ici ? M’aider à davantage parler ou simplement boire un de mes cafés ? » Je tentais de fuir par l’humour plutôt que de faire face à cette aperçu qu’elle avait et qui n’appartenait qu’à elle. « Merci. » soufflai-je. « D’avoir été sincère, c’est quelque chose que je ne connais pas d’ordinaire. La tromperie fait partie de la négociation, ou du moins les sous-entendus. Mais je crains que cette vision édulcorée et… idéaliste ? Ne sois ternie par le temps. » Je me laissais à mon tour porter par le jeu de la franchise. « Si j’ai un conseil à te donner… c’est de ne pas voir le monde de manière trop utopiste. J’aurais peur que tu ne sois déçue. » J’oubliais le temps et même les réunions qui m’attendaient. J’oubliais les contraintes et les obligations. J’oubliais jusqu’au lieu où nous nous trouvions, simplement pour tenir une conversation banale et tellement rassérénante.


featuring. @Im Ji Eun MA brune    

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- Sujet : Re: Should I ? Ft. Jay     01.08.18 22:57


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Should I..?

Cette erreur n'était pas le fruit d'un pur hasard. Mais bien la formulation d'une peur nouvelle que tu ne ressentais que par petite angoisse et montée de stress, bientôt tu trouverais ce fil conducteur qui fait trembler tes membres d'une peur de le voir pris. Une peur que cette nuit ne soit qu'une simple et pure erreur. Un regret qu'il aurait pu exprimé sous forme d'excuse comme la première fois. Tu avais tant mal pris ses excuses qu'il t'avait fait réfléchir à absolument tout. Tu avais eu un blind date et rien, rien ne te laissait l'opportunité de t'évader de ces pensées sur lui. Et maintenant vous reveniez sur un sujet délicat qui faisait doucement battre ton coeur avant d'être éclairci par la vérité. Tu t'étais emballée et malheureusement tu ne pouvais rien y faire. Alors autant en rire, autant débloqué cette situation en riant comme tu avais l’habitude de faire. Et avec surprise tu le voyais te rejoindre dans une légèreté qui lui était étrangère. Ici tout se mesurait, se calculait et se réfléchissait, toi tu préférais le vrai, l'honnête, le spontané et le sincère. Pourtant il se prêtait parfaitement au jeu, te laissant même lui poser une question particulièrement intime à laquelle tu savais qu'il ne répondrait pas. Ou du moins, tu doutais. Hochant la tête lorsqu'il répéta tu souriais un peu plus pour secouer doucement la tête. Tu n'allais pas le forcer, et peut être même que la vérité était encore plus étrange que celle à laquelle tu pensais. Alors tu passas simplement à une autre question. Qu'il niait encore une fois. Tu souriais bien que l'envie de lui faire retrouver une mémoire perdue te titille. Comme la fille que tu te devais d'être avec tes amies tu fis une moue boudeuse en le regardant.  "C'était ma première demande en mariage comment tu as pu l'oublié ?  " Rapidement ton rire perça cette atmosphère qui pouvait être pesante, mais qui te faisait rire. Il ne se souvenait pas de cette jolie déclaration? Tu garderais donc jalousement ce souvenir pour en rire, peut être même sentir ton coeur battre un peu trop rapidement avant de redescendre sur terre. Et tu aurais dû rester dans cette pensée mais sa remarque te fit pâlir et rougir de honte alors qu'il évoquait ta question comme un jugement hâtif pouvant être mal perçu. Tu n'y avais pas pensé. Pas même une seconde. Et tu aurais dû. Mon dieu que tu aurais dû puisque maintenant ta bouche semblait vouloir remplacer ton cerveau laissant alors tous les mots qui te passaient par l'esprit sortir sans y chercher une retenue ou un sens précis. Une sincérité qui te gênait toi même. Seulement ce genre de moment incontrôlés semblaient plaire à ce directeur qui étirait ses lèvres. Tu avais toujours ce sentiment particulier, celui de voir quelque chose de rare quand tu voyais son sourire. Et tu ne savais pas si c'était le sourire en lui même ou l'exclusivité qu'il te donnait qui te faisait également sourire voire même rougir, mais tu constatais qu'il en était la source. Mais certains mots avaient retenu son attention te laissant le plaisir de te justifier. En soit tu n'allais pas cacher qu'il était beau, ce n'était pas quelque chose qui se cachait, pourtant tu eus la surprise de l'entendre répondre par la négative. " Ah non? Les gens sont timides..  "Le statut, l'impression qu'il dégageait, peut être les moments inappropriés peut être que tout ça avait rendu les gens timide, muets presque. Après tout quel était l'intérêt de dire moult compliments quand la personne vous écoutait à peine. Tu ne savais rien de son passé, mais sa position empêchait sûrement ce dernier de faire beaucoup de choses comme les autres, et de recevoir les mêmes compliments que les autres. C'était sûrement pour cela qu'après ton discours décousu mais rempli d'honnêteté il te demanda à t'expliquer, à développer ce que tu pensais de lui. Mentir ne t'allait pas, tu ne savais pas, alors tu savais qu'en acceptant tu devrais lui dire la vérité, et la connaissant, tu savais qu'elle était loin de celle qu'il avait de lui même. Après tout tu avais ta vision, peut être utopiste, peut être naïve, mais tu laissais ce bénéfice du doute qui te faisait réinterprété les choses. Et pourtant tu acceptais la proposition, peut être parce que tu n'avais aucune envie d'aller chercher ce café, et que la vérité devait bien sortir à un moment. Quoiqu'il en soit tu riais à son propos et lui faisais part de tes peurs. Celle de le vexer en était une. Ta vision n'était certainement pas celle qu'il voulait dégager, et pourtant c'était la tienne. Cela dit il n'avait pas tord, ne rien dire c'était ignoré si tu allais droit dans le mur en pensant ainsi ou si tu avais ce droit un peu unique de garder cette opinion.  Ce fut presque dans une optique égoïste que tu laissais alors les mots expliquer comment tu te sentais. C'était presque naturel bien que tu jouais nerveusement avec tes doigts. Tu n'étais pas de celle qui prenaient les devants et disaient tout ce qu'elles pensaient. Tu y avais été invitée et c'est pour cela que tu le faisais. Malgré qu'il n'y ait rien de négatif tu te sentais mal d'ainsi lui donner une vision de lui qu'il pouvait trouver fausse, incohérente et qu'il ne comprenait pas. C'est d'ailleurs ce qu'il te sembla voir lorsque ses prunelles se plongèrent dans les tiennes. Le stress te prenant à la gorge tu le regardais en laissant un petit sourire t'échapper, sûrement trop nerveux pour paraître tout à fait sincère contrairement à tes paroles. Tu sentais tes mains moites sous une autre peur encore. Tu ne cessais d'expérimenter ça avec lui ignorant que la plupart des relations se font avec le stress, et la peur de décevoir. Tu ignorais encore tout de ce qui vous liait, mais tu savais que tu n'avais rien à te reprocher sur ces paroles, puisqu'elles étaient ton interprétation. Pendant ce temps qui te sembla infini, pendant ce silence qui serrait ta gorge tu restas attentive avant que ce silence ne soit brisé par pire. Un mot qui ne voulait rien dire qui semblait être lâché pour conclure cette échange, un mot qui te fit pensé que tes paroles n'avaient pas plu. Et même si ses paroles étaient la pour te rassurer, il semblait que quelque chose t'échappait. Quelque chose qu'il avait pensé de tout ça et tu ne trouvais pas la réponse. " O-oui.. je ne sais pas si c'est réellement la vérité mais .. pour moi c'est comme ça.. " délicatement avec maladresse tu prenais cette tasse qu'il te tendait en sentant légèrement le liquide brun pour échapper à son regard, à d'autres interrogations de son regard qui pouvait te faire bien trop réfléchir. Tu ne savais pas si tu devais t'inquiéter, te sentir coupable, mal  à l'aise, désolée. Toutes les questions se bousculaient et tu cherchais un moyen de te calmer goûtant alors la boisson bien trop forte pour ton palais non habitué. C'était bien la première fois que tu goûtais à du café et ton expression fut explicite. Une légère grimace et tu reportais ton attention sur lui. Sur cette conversation, sur vous. "Aucun des deux.. je voulais t'apporter à manger  " Dis tu avec un petit rire coupable. Ce n'était peut être pas mieux, mais c'était la vérité. Son remerciement te surpris et tu releva la tête en sa direction avec un regard surpris. Pourquoi te remercier? Rapidement tu compris qu'il ne vivait que dans un monde d'hypocrisie pure et de jeux. Il voulait défendre son point de vue, et tu avais l'impression d'entendre ces conseils qu'on te donnait toujours. " Je le suis toujorus. Et .. même si ça change, au moins j'aurai eu mon opinion. Après tout, une opinion aussi peut changer ce n'est pas réellement un problème. " Idéaliste ? Était ce si idéaliste de penser ainsi? De penser que cet homme n'avait rien de méchant mais qu'il était froid parce que sa condition lui demandait de l'être ? Était ce s'éloigner de la vérité que de l'avoir vu s'écrouler pour des dossiers et dire qu'il devait garder beaucoup pour lui ? Apparemment tu ressemblais à cette personne que tout le monde prenait pour naïve à cette personne qui finissait toujours par être blessée et qui ne connaissait rien. Or tu savais parfois combien les autres pouvaient être cruels, la société également tu ne te laissais pas dévorer pour autant. Et c'est ce qu'on trouvait utopiste, d'avoir l'espoir de ne pas toujours tomber sur les mauvais. De repenser à cette nuit sans que tu ne penses avoir été utilisée, le revoir et savourer chaque moment sans penser qu'il pourrait se servir de toi. Déposant doucement ta tasse tu le regardas avec ce petit sourire pour qu'il ne s'inquiète pas, pour qu'il comprenne peu à peu qui tu étais, et ce que tu voulais. " Merci.. de t'en faire. Mais je vais bien. Je suis rarement déçue. Je me suis faite avoir mais je ne vois pas mon utopie de penser que tu es simplement une personne bien. Je ne dis pas que tu me seras dévoué, que tu me parleras toujours ou quoique se soit, je dis juste que tu es une bonne personne.  " Le regardant un instant tu sentais sentais cette envie presque soudaine, cette envie indescriptible qui te fit te lever pour poser tes lèvres sur les siennes dans un mouvement impulsif et irréfléchi. Une chaste caresse, un simple toucher avant de te rasseoir. "Et je ne pense pas non plus que par ce baiser tu tomberas amoureux de moi. Je te donnerai le conseil d'être un peu plus utopiste. Les humains ne sont pas tous horribles.  " Peut être que tu n'avais pas compris son avertissement mais ton simple sourire lui répondait. Tu avais enduré bien plus qu'il ne le pensait, et tu connaissais certains travers sans pour autant vouloir changer. C'était sûrement imprudent, mais c'était toi. "Finalement je n'aime pas le café.. Ce n'est pas le tien hein. C'est la première fois que je goûte et c'est trop fort..  " Tu riais un peu t'excusant de gâcher une tasse.

" "


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- Sujet : Re: Should I ? Ft. Jay     13.08.18 11:30





Should I..?

Rien ne me venait à l’esprit, rien qui puisse être semblable à une relation amoureuse quelle qu’elle soit. Rien même qui puisse s’approcher de près ou de loin à ce que je partageais avec la brune, aussi la question resta en suspens, sans que je ne parvienne à lui trouver une réponse. Une question à laquelle se succéda une nouvelle interrogation qui me laissa muet encore une fois. La fameuse demande en mariage, complètement décalée, inappropriée et surtout… une demande qui m’avait échappé, aidée par la morphine qui avait coulé dans mes veines vicieusement me désinhiber. Je décidais de m’extraire une nouvelle fois à une réponse embarrassante en plongeant le nez dans la tasse fumante, et faire glisser entre mes lèvres l’amertume du café qui réveilla davantage mes sens que je voulais anesthésier. Une échappatoire qui fut mise à mal par le flot de paroles dont elle fut prise. Une description avantageuse de l’homme qui d’ordinaire ne souriait jamais, de celui qui préférait rester cloîtrer dans son bureau plutôt que de s’intéresser à la vie extérieure, celle qui battait son plein sans même que je n’y accorde un seul regard. Elle peignait un tableau séduisant et bien trop loin de ce que j’avais l’habitude d’entendre. Là où l’on me craignait, elle ne voyait que la concentration et le sérieux, là où l’on me méprisait, elle ne voyait que la maladresse… Alors non. Les compliments n’avaient jamais trouvé leur chemin jusqu’à mes oreilles. Non, je n’étais pas celui avec qui l’on se plaisait à passer du temps pour bavarder ou échanger de simples banalités. Timides… Je ne savais si je devais lui être reconnaissant d’avoir un raisonnement si compatissant, ou simplement la trouver incrédule quant à la réalité à laquelle elle devrait surement faire face un jour. Mais pour l’heure, je préférais l’écouter, entendre sa voix hésitante me délivrer ses pensées. Ses gestes trahissaient une nervosité certaines, était-ce la première fois qu’elle mettait ses pensées à nues ? Néanmoins, la vérité qui lui appartenait me semblait tellement éloigné de moi que je ne sus quoi répondre. Je ne savais même plus pourquoi son avis m’avait tant semblé important quelques minutes plus tôt, peut-être cherchais-je simplement d’entendre une autre version que celle de géniteurs encore et toujours insatisfaits. « Merci. » La gratitude fut jouée entre mes lèvres pincées, et je ne savais pas quoi lui répondre si ce n’est lui offrir un merci étouffé. Le silence reprit ses droits dans la pièce, lourd et pesant, alors que la gêne s'installait entre nous, et j’étais loin d’être le mieux placé pour y remédier autrement que par une autre question insignifiante et à laquelle sa réponse m’arracha un nouveau sourire. Une moue éphémère et aussitôt soufflée par le fatalisme dont je savais faire preuve. Elle aimait voir le bon côté des choses, je le comprenais au travers de chacune de nos rencontres, sa bonne humeur et son sourire étaient communicatifs, mais affligeant d’une certaine façon. Je craignais qu’elle ne se contente de cette version utopiste de son monde. D’un univers haut en couleur et qui ne saurait jamais la décevoir, mais je ne la connaissais pas. Du moins j’ignorais encore ce qui constituait son passé, ce qui l’avait fait grandir pour finalement arriver à cette jeune femme qui me faisait face. Je lui offrais alors un conseil, une vision qui m’appartenait et qui semblait bien plus sombre que la sienne à laquelle elle sut, encore une fois, répondre. Le changement. L’adaptation… Elle faisait preuve d’une maturité certaine et là où je pensais trouver une petite fille trop enthousiaste, elle me fit l’effet d’une femme bien plus forte que son sourire tendre ne laissait apparaître. Une réponse qui me laissa sans voix tandis que le fil de ses pensées se lisait sur son visage. Si je pouvais les voir, je ne les comprenais pas encore, aussi je restais silencieux face à la moue qui vint à nouveau étirer ses lèvres et faire plisser ses yeux. J’aurais sans doute dû comprendre ce qui avait pu lui traverser ses pensées, l’idée qui avait germé alors qu’elle reposait sa tasse. Un geste anodin, et qui pourtant précédait un geste qui aurait bien plus d’impact que je ne l’aurais voulu. Concentré sur ses mots, ceux par lesquels elle tentait de me rassurer et qui pourtant trouvaient une autre signification dans mon esprit. Lui être dévoué… Pourquoi pensais-je à autre chose que cette amitié qui nous liait ? Pourquoi m’étais-je laissé emporter par l’impulsion d’un moment, une nuit que je ne regrettais pas mais qui me semblait désormais être une épée de Damoclès. Une lame capable de mettre fin à cette amitié naissante et dans laquelle je misais bien plus que je ne le voulais. J’allais répondre, j’allais répliquer à sa dernière phrase, mais elle ne m’en laissa pas le temps. J’aurais dû le voir venir, ce moment où elle se lèverait pour s’approcher jusqu’à finalement apposer son sourire sur le mien. Une caresse plus qu’un effleurement, un contact qui réveilla des souvenirs plus voluptueux. Une seconde seulement que j’aurais, malgré moi, voulu faire durer. Un instant seulement durant lequel mes doigts se crispèrent sur la porcelaine avant qu’elle ne regagne sa chaise, et une farandole de nouvelles questions qui s’abattirent sur moi. Des interrogations que je préférais garder muettes. « Tu as peut être raison… » Le regard désormais fuyant, je préférais éviter de croiser ses perles sombres, celles qui m’avaient valus de me perdre une première fois. « Tu n’es pas obligée de le finir… et puis… il va falloir que je retourne travailler… » Sans plus de cérémonie, je me levais et récupérais les tasses pour les poser au fond de l’évier, m’accordant néanmoins quelques secondes agrippé au rebord en inox avant de me tourner à nouveau vers elle. L’ami avait fui, ne laissant plus que le dirigeant froid et distant. Je maîtrisais mal le changement subtil qui me faisait vaciller entre l’un et l’autre. « Il vaut mieux que tu rentres chez toi Ji Eun. » J’aurais voulu pouvoir lui offrir un sourire, ne serait-ce qu’un semblant de compassion, mais elle restait coincée. Et je préférais me retourner avec le visage à nouveau fermé du patron croulant sous les heures de travail. « J’ai encore une tonne de réunions qui m’attendent et du retard à rattraper… merci pour le repas, c’était délicieux. » J’allais sortir de la pièce pour regagner mon bureau, fuir la pulsion qui me donnait envie de répondre à ce baiser qu’elle avait initié, au lieu de ça, je m’arrêtais sur le seuil. « Tu as besoin d’un taxi ou de quoique ce soit pour rentrer ? » J’avais conscience de souffler à nouveau un glacier, j’avais conscience d’avoir fait disparaître l’homme que je devenais en sa présence derrière le masque de l’homme d’affaire. Mais je préférais me revêtir de l’armure familière et quelque peu réconfortante. « Tu peux demander à ma secrétaire, elle t’aidera. » Et sans plus de cérémonie, je l’abandonnais pour regagner une atmosphère autrement plus étouffante.


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