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Song Jae Rin
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Sujet: Fuir le silence avec toi | ft. Kazuya ♥     14.07.18 0:44


Fuir le silence avec toi
Kazuya & Jae Rin




Style | Les six poches disposées près du dressing, suffisaient à elles seules à raconter ma journée ! En effet, j'avais proposé de passer une après-midi avec ma chère Sana, mais j'en avais certainement oublié toute ma tête. Car sortir avec une blogueuse et apprentie styliste signifiait vraiment le fait que faire les magasins était un sport mondial ! Je lui avais dit que je manquais de robes légères pour l'été, simples à porter et je me retrouvais avec une tonne d'articles auxquels je n'avais même pas pensé. Ma meilleure amie avait une capacité d'influenceuse surprenante.. voir effrayante, voyez cela comme bon vous semble. La seule chose à laquelle je pensais à cet instant, c'était où est-ce que j'allais bien pouvoir caser tout ça... En tout cas, la douche que je venais de prendre m'avait littéralement redonné un coup de fouet, et n'avait jamais été aussi délicieuse qu'après ces heures d'errances typiquement féminines haha. J'enfilais un sous-vêtement, ainsi qu'un large tee-shirt d'homme m'arrivant à mi-cuisse, idéal pour être à l'aise dans mes mouvements. Penchée la tête sur le côté, je frottais à l'aide d'une serviette la chevelure cuivrée, mouillée et désordonnée, qui retombait fraîchement sur l'une de mes épaules. J'avais beau avoir déjà mangé, une envie d'encas se fît tout à coup ressentir. Pieds nus, je quittais tranquillement la chambre vers le salon, lorsque brusquement, une silhouette s'interposa devant moi. Littéralement surprise, je fermai les yeux un instant, une légère exclamation s'échappant d'entre mes lèvres crispées. Mes mains se resserrèrent contre la serviette, la pressant contre moi, alors que le coeur prisonnier de ma poitrine cognait de frayeur. Mais son rythme sembla ralentir lorsque je reconnus en quelques secondes, le visage de celui qui était devant moi. « Espèce de.. d'enfoiré ! Tu m'as fichu la trouille ! » lui criai-je mi-énervée, mi-amusée, alors que je lui assénai aussitôt de vifs coups de serviette. « Tu peux pas m'appeler, sonner ou juste frapper ? Si t'étais un véritable intrus, je t'aurais déjà étouffé avec cette serviette. Tu sais que j'ai de sacrés réflexes ! » lui lançais-je, avant de lâcher un petit rire, lui adressant un sourire plein de chaleur. J'étais toujours contente de le voir, mais ce qu'il pouvait m'agacer à apparaître comme ça !

 

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Nakamura Kazuya
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Sujet: Re: Fuir le silence avec toi | ft. Kazuya ♥     16.07.18 23:12


Fuir le silence avec toi
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Style | J’avais essayé de me changer les idées toute la journée, et tout ce que j’étais parvenu à faire était de tourner en rond. D’abord à l’appartement où j’avais sorti de quoi faire un petit déjeuner pour finir part tout ranger sans rien avoir mangé. Ensuite, à la clinique vétérinaire où j’ai rendu visite aux animaux qui demandaient une surveillance après leur opération. Je pris le temps de les soigner en les gâtant d’un surplus de nourriture et de caresses. Les animaux avaient le don de m’apaiser l’âme, mais pas aujourd’hui. Un coup à ma montre me montrait qu’il n’était pas passé midi. Ignorant la faim, je revins à l’appartement où Hachiko et Yoshi, mes deux chiens – un chiba et un husky- m’accueillirent avec joie. Je leur remmenais une friandise que j’avais piquée à la clinique. Ils n’en firent qu’une bouchée avant que je ne les emmène faire un tour au parc où je passais le reste de l’après midi. Un parc animalier où ils pouvaient rencontrer d’autres chiens de la même race et taille qu’eux. Je les laissais vagabonder avec leurs congénères alors que je m’allumais une cigarette, assis sur un banc non loin où je pouvais garder un œil sur eux. L’après-midi était passée plus vite que je ne l’aurais pensé, voir du monde m’avait fait du bien. Pourtant, quand la nuit tombait, que le silence déposait son voile lugubre sur ce qui était autrefois mon havre de paix, les idées noires me possédaient à nouveau. J’avais beau essayé d’occuper mon esprit, il revenait toujours vers elle. Cette silhouette qui s’estompait chaque jour un peu plus dans les souvenirs qui me restaient. Je fermais les yeux, essayant de la garder auprès de moi encore quelques secondes, mais comme à chaque fois, elle m’échappait. Mon cœur se serrait. Une larme naissait au bord des mes cils pour s’évanouir le long de ma joue sans que je ne lui en donne l’ordre. J’étais assis sur le canapé, les lumières éteintes, faisant face à la solitude qui me frappait à nouveau. Mon regard se baissait vers mon téléphone qui indiquait une heure avancée de la nuit, mais plus important encore, une photo de nos derniers moments ensemble. « Tu me manques tellement… » murmurais-je alors que j’étais près à m’effondrer une nouvelle fois alors que cela faisait tout pile huit mois aujourd’hui que la grande faucheuse avait emporté le soleil de ma vie. L’envie de la rejoindre prenait doucement possession de moi tel le chant des sirènes. Récidiver, serait-ce si difficile ? Je secouais la tête un grand coup comme pris d’un électrochoc. « Arrête ca Kaz, tu as promis à Sana … » répétais-je à moi-même telle une litanie me retenant à la réalité. Je ne pouvais rester seul ici plus longtemps où l’irréparable serait sans retour cette fois. Je n’avais pas vraiment réfléchis. J’étais parti en claquant la porte, n’emportant que ma veste en cuir et les clefs de ma moto que je chevauchais, sa vitesse à un rythme entrainant. Je parvins dans l’appartement de la femme devenue ma meilleure amie suite à un accident tragique que nous partagions, dans lequel je pénétrais sans prendre la peine d’annoncer ma présence. J’aperçus sa silhouette s’approcher de moi comme si elle avait senti mon aura. Vu son comportement, elle ne devait pas être certaine de qui il s’agissait. J’aurais pu émettre un son pour qu’elle reconnaisse le son de ma voix, pourtant, je restais silencieux à l’observer. Elle m’arrachait un sourire, alors qu’elle me traitait d’enfoiré. Je n’avais pas vraiment conscience de lui avoir fait peur. Ce n’était pas vraiment intentionnel, j’étais juste là. J’avais juste besoin de chaleur humaine. De sa présence. Je bougeais à peine alors qu’elle me frappait à coup de serviette, préférant émettre un rire sincère. Le premier de la journée. « J’aurais bien voulu voir cela, tiens ! » M’étouffer avec une serviette de ses jolies mains, quelle délicate délivrance. J’attrapais la serviette pour l’empêcher de me frapper d’avantage, l’enroulant autour de sa taille, l’emprisonnant entre moi et son arme. Nos visages à quelques centimètres l’un de l’autre, je serrais d’avantage ma prise, frôlant le bout de son nez du mien. « Et qu’est-ce que tu vas faire maintenant, mh ? » dis-je sur un demi-ton de rigolade avant de déposer un baiser sur son épaule et de lui rendre sa liberté. « Tu veux que je te sèche les cheveux ? » murmurais-je étrangement doux comme perdu dans un autre monde. Il m’arrivait souvent de les lui sécher, prenant des heures à coiffer sa chevelure pour le simple plaisir de la voir aimer cela. Amy, tu me manques tant …
 

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Sujet: Re: Fuir le silence avec toi | ft. Kazuya ♥     17.07.18 14:20


Fuir le silence avec toi
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Style | Mon coeur frappait contre ma poitrine, la main pressée contre elle pouvait en ressentir chaque battement vif et alerte. Mais aussi vivement qu'il s'était emballé, il sembla aussitôt reprendre un rythme normal après avoir pu mettre un visage sur l'ombre qui m'avait surprise. Naturellement, mon expression évolua, s'éclaircissant avec chaleur et une pointe d'humour sur une scène qui m'était plus que familière. En effet, ce n'était pas la première fois qu'il venait sans s'être annoncé comme on dit. Je lui avais donné mon code et même si cela jouait des tours envers mon muscle palpitant, je préférais qu'il continue à venir comme bon lui semblait. Quand il en éprouvait le besoin, l'envie. J'y étais aussi habituée, et malheureusement, je perdais cette habitude, et je détestais cela... Dae Ho. La porte d'en face, je l'entendais claquer avant qu'il ne vienne par la suite franchir mon seuil... En un coup d'oeil, j'avais senti que le brun n'allait pas bien. Et ma langue s'était déjà chargée de lui arracher un sourire entre deux coups de serviette. Il attrapa celle-ci, l'enroula autour de ma taille, réduisant l'espace qui nous séparait. Me laissant faire, les mains se posant délicatement sur son torse, je levais les yeux vers lui. Nos souffles s'effleurèrent alors qu'il ouvrait la bouche. J'esquissais un nouveau sourire à sa question, fermant un bref instant les paupières. « Rien. » Sa présence me faisait du bien. Et je savais pourquoi. C'était aujourd'hui... Mes doigts se crispèrent contre son haut à cette seule pensée, un baiser se perdant contre mon épaule couverte. « Tu veux que je te sèche les cheveux ? » me proposa soudainement kazuya, après m'avoir relâchée. Je le détaillais quelques instants, les paupières papillonnantes devant sa demande inhabituelle, et dans son regard, j'y croisais mon propre reflet. Le reflet de quelqu'un perdu entre songe et réalité. Des souvenirs se confondant avec un présent instable, devenu presque étranger. J'opinai d'un mouvement de menton, de mes lèvres qui s'étirèrent avec cette même douceur, étrangement apaisante. Réconfortante. Je suivais le mouvement sans vraiment réfléchir, comme si je ne voulais lui soumettre aucune négation, de peur de troubler une journée déjà bien sombre. Je l'invitai vers ma chambre, où je m'installais devant une coiffeuse en bois. J'en sortis un petit sèche cheveux bleuté d'un des trois larges tiroirs et le branchai, avant de le lui confier. « Ne les fais pas cramer, je compte sur toi. » fis-je, doucement taquine alors que je fermai les yeux avec confiance. Sentir ses doigts dans mes cheveux était une sensation agréable, presque relaxante. Je me serais presque laissée aller, si la machine était moins bruyante à mes oreilles. « J'étais avec ta soeur cet après-midi. J'avais envie.. de la voir et de sortir un peu aujourd'hui. Et tu la connais, elle m'a fait vagabonder plus qu'il ne fallait. » rajoutai-je, le regard glissant sur son reflet à travers le grand miroir vertical qui nous faisait face. J'y esquissais lentement ses traits fatigués, préoccupés par des pensées lourdes et omniprésentes. Ces même pensées que j'étouffais au fond de moi avec un éternel désespoir. J'ai mal. On a mal. Et on le cache. J'avais presque envie de m'excuser d'avoir monopolisée sa jumelle. J'avais à peine dormi cette nuit, deux heures peut être. La date marquait mon coeur au fer rouge, obligeant un cerveau désorienté à m'empêcher de dormir. Pourtant, j'avais tout fait pour oublier, tenter d'oublier... Comment le pourrais-je ? N'était-ce pas affreux d'oublier, même si c'était une date tragique ? C'était le drame que je voulais fuir et non lui... Lui, et les souvenirs qu'il m'avait laissé, bien trop nombreux, m'envahissant de toute part, et me tuant à petit feu. Ces souvenirs que je ne pouvais plus partager avec lui, ni en refaire ensemble. Je regardais Kazuya, et tout me revenait, me déchirant de l'intérieur. La mâchoire serrée, retenant le flot d'émotions qui affluait, coincé dans une gorge étriquée. Je déglutissais, abaissant nerveusement mes cils vers le plan de travail de la coiffeuse, entièrement occupée par divers produits cosmétiques féminins. La machine s'arrêta, la chevelure aux reflets roux était sèche, coulant de toute sa longueur jusqu'au creux de mes reins. Quittant le tabouret, je le remerciai, tout en passant la main dans une frange encore un peu désordonnée. Je me tournai vers lui, avec ce sourire doux, maladroit. Et puis, après quelques secondes silencieuses, j'ébauchais deux pas jusqu'à me hisser sur la pointe des pieds. Les bras glissèrent, se nouèrent derrière sa nuque et dans son cou, je m'engouffrai. Je l'enlaçai avec toute la chaleur dont je disposais, avec toute l'affection que je ressentais. M'y lovant dans un besoin instinctif de réconfort. On se réconfortait à deux, dans notre malheur. Deux êtres brisés par la perte d'un proche qui avait laissé un énorme vide derrière lui. Le toucher était parfois bien plus puissant que de simples paroles, que l'on écoutait à peine. C'était comme cela que je ressentais la plupart de nos étreintes. Le corps parlait de lui-même. Resserrant ma prise, je le sentais légèrement trembler sous la vive émotion qui me gagnait. Je l'avais retenu toute la journée, depuis des heures. Une larme coula sur chacune de mes joues rosées, les seules que je laissais s'échapper. Une aspiration d'un souffle embué. Un soupir. « J'ai du soju... ça te dit de boire avec moi ? » lui murmurai-je près de son oreille, avant de tout doucement le relâcher...

 

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Sujet: Re: Fuir le silence avec toi | ft. Kazuya ♥     24.09.18 23:56


Fuir le silence avec toi
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Style | Une subtile danse entre électricité enchanteresse et mélancolie volait entre nous, nous approchant très prés l’un de l’autre avant de s’éloigner comme si de rien était sans jamais dépasser les limites de l’irréparable. Notre façon de nous sentir mieux. Ensemble. Une quotidien qui s’est installée, des habitudes qui persistent d’un passé commun. Il m’arrivait d’apercevoir Amy dans les traits de la silhouette de Jae In, sentiment qui se prononçait lors de ce jour funeste. Même si ma tête avait conscience qu’elle n’était pas elle, mon cœur avait besoin de croire pour arrêter de souffrir ne serait-ce que quelques instants. D’où cette demande sortie de souvenirs qui lui étaient étrangers, mais dont je lui avais souvent parlé. Mon présent était devenu instable, elle en était la seule constante qui me permettait à garder la tête hors de l’eau. Si elle venait elle aussi à disparaitre, je ne donnais pas longtemps à mon existence, ne survivant pas une seconde perte d’un être aussi cher. Sa réaction enveloppait mon organe palpitant d’un voile réconfortant, la chaleur s’y concentrant. Je fermais les paupières profitant de cette sensation qui m’enrobait avant de la suivre docilement dans sa chambre. Je me déplaçais derrière elle alors qu’elle prenait place sur une chaise face à un miroir. Sa réflexion m’arrachait un léger sourire. « Ne t’en fais pas, ca ne m’est encore jamais arrivé. » Il n’y avait rien de plus précieux que ces cheveux, Amy me l’avait mainte fois fais comprendre. Pour cette raison, j’avais toujours fait attention d’en prendre soin. Laissant la brosse de côté, je mêlais mes doigts à sa chevelure, tricotant avec eux dans une danse harmonieuse par laquelle l’humidité disparaissait progressivement. Mon regard se perdait dans ses tons bruns alors que les nuances colorées de l’arc-en-ciel me manquait toujours. Sa voix retentit, me surprenant presque alors que je vagabondais dans mes pensées. Un sourire du bout des lèvres naissant, je répliquais. « Telle sœur tel frère. » Ca devait être de famille d’amener les gens là où il ne fallait pas où du moins, la où ils s’y attendaient pas. Ma sœur avait énormément à porter sur ses épaules, même si elle ne le montrait pas. Entre sa meilleure amie et son frère qui portaient les mêmes blessures, l’atmosphère devait être pesante. Elle n’avait cessé de m’appeler de la journée sans aucune fois je ne réponde. Elle devait l’avoir fait chaque fois que Jae In avait le dos tourner pour ne pas l’inquiéter. J’avais conscience que mon silence devait la rendre nerveuse et peut-être même, avait-elle déjà défoncé ma porte d’entrée à l’heure actuelle, mais je n’avais pourtant aucun remord. En cette journée, j’avais l’impression d’être le spectateur de ma propre vie, attendant qu’il se passe quelque chose d’intéressant ou qui me redonnerait cet éclat dans le regard que j’avais perdu. Jetant un regard à son reflet dans le miroir, j’y croisais son regard. Ce même regard emprunt de douleur, de tristesse et d’incompréhension que je ne comprenais que trop bien. Nous étions perdus sans leur présence à nos côtés, et nous ne savions que faire pour combler l’absence qu’ils avaient laissée derrière eux. quelques minutes plus tôt, j’arrêtais l’appareil soufflant, mes doigts se perdant une dernière fois dans sa chevelure pour venir à bout des nœuds récalcitrant. J’observais mon travail avec une certaine fierté avant d’abandonner ma machine, et ce rôle de coiffeur qui me ressemblait peu. Un silence s’installa entre nous. De longues minutes pendant lesquelles des souvenirs lourds en émotion se ravivèrent au point de nous ébranler. Je répondais à son geste, son corps se lovant contre le mien alors que mes bras s’enroulaient autour de sa taille, nous enlaçant plus étroitement encore. Un partage de chaleur qui nous était devenu indispensable. Je m’attachais à elle comme si ma vie en dépendant, déposant une série de baiser dans son cou recouvert de sa tignasse de lionne rebelle. Nous échangions physiquement ce que les paroles ne pouvaient expliquer. Des sentiments chargés en émotion débordant qu’il n’était pas possible de poser des mots dessus. Une larme s’échappait du pli de coin de mon œil devenu trop petit pour la contenir, se mêlant à la sienne pour mourir sur nos lèvres dans un gout salé d’amertume. « Je pensais que tu ne me le proposerais jamais. » murmurais-je sur le même ton au creux de son oreille. Je me séparais d’elle à contre cœur, un soupire s’échappant de ma bouche entre ouverte. Je lui tournais le dos, cherchant à lui cacher mes larmes qui n’étaient pourtant pas un secret pour elle. Je me dirigeais vers les armoires de la cuisine, ne l’attendant pas pour m’indiquer où se trouvait le liquide de la délivrance. J’attrapais plusieurs bouteilles entre mes mains, avant de revenir vers le salon. J’y déposais mon butin sur la table basse. Tout le long du chemin je n’avais pas pris la peine d’allumer la lumière dans la piece, préférant me confondre dans les ténèbres de la nuit, mon cœur étant aussi sombre à cet instant. Je tendis une bouteille à la jeune femme, avant d’ouvrir la mienne. Ne prenant pas la peine d’utiliser un verre, je portais aussi tôt mes lèvres au goulot apres avoir levé le récipient en guise de santé. « A eux…. » Murmurais-je avant d’ajouter doucement : « Et à nous. »
 

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Sujet: Re: Fuir le silence avec toi | ft. Kazuya ♥     22.12.18 2:09


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Style | Je n'avais rien besoin de dire, lui non plus. Surtout concernant ce sujet qui nous marquait le coeur, tous les deux. A fleur de peau sur une douleur partagée, vive, déchirante, insupportable. Certains jours, j'arrivais à mieux l'étouffer que d'autres, à faire croire qu'elle n'était pas là. Qu'elle n'existait pas, que j'avançais à nouveau. Mais elle était toujours là, la cicatrice béante, cette lame qui s'enfonçait en un rappel cruel de notre perte. Bien que je l'aimais à la folie, et que je lui faisais confiance, j'étais fatiguée de devoir me contenir devant sa soeur au cours de cet après-midi. Je voulais lui faire plaisir. J'en avais aussi assez de pleurer sans cesse devant elle, de la voir ne plus savoir quoi faire. Je la rendais triste elle aussi et je détestais voir ça. Moi, puis son frère. Kazuya était bien plus inquiétant à veiller, alors j'avais choisi de m'effacer. De sourire à ma meilleure amie, de suivre ses idées folles pour me remonter le moral et lui faire croire que ça allait mieux.
Ça allait mieux. Mais ça me rongeait. Toujours. Cette boule d'émotions se remplissait chaque jour derrière des sourires joyeux, mais faux. Elle était pleine et avait besoin d'exploser.
Je le serrais dans mes bras avec un certain désespoir, sentiment que je n'avais plus vraiment honte de ressentir à son égard. Notre douleur était similaire, et toute aussi différente à la fois. Mais je voyais tout de même en lui un reflet qui me renvoyait une même image. Mon masque tombait, le sien aussi. A quoi bon se retenir devant lui ? Tout en lui m'appelait, et j'avais l'impression qu'il ressentait la même chose. Je frissonnais dans ses bras, parcourue par un millier d'émotions à la fois, qui se mélangèrent sans pouvoir se distinguer. Le soju appâta, et je me rendais compte à quel point.. j'avais dû mal à le lâcher. Sa fragrance d'homme si particulière s'accrocha à moi, boisée, apaisante. Je le laissai déambuler à son aise dans l'appartement, il en connaissait presque tous les recoins. Je m'étais assise sur un coussin devant la table basse du salon, alors qu'il revenait de la cuisine, me tendant une bouteille de soju, une parmi celles qui trônaient maintenant devant nous. Je levais celle-ci à ses mots, les répétant à mon tour, avant de boire au goulot. D'un trait, j'en vidais la moitié, en sentant la brûlure érafler agréablement ma gorge délicate. J'avalais le tout, puis déglutis, difficilement. Des paroles voulaient sortir, mais hésitaient dans le silence ambiant. Mes cils balayèrent le sol au loin, puis la bouteille devant moi posée sur le bois, que je faisais lentement tourner du bout des doigts. Ils se tournèrent vers Kazuya puis vacillèrent un instant en rencontrant son propre regard. Ma bouche entrouverte, il devait sentir mon indécision. « J'ai... J'ai accepté de travailler dans la version coréenne de Danse avec les stars. » avais-je fini par dire, avant de lâcher un petit rire mi-ravie, mi-stressée. De profil, les prunelles fauves s'agitaient au rythme de mes pensées. « Tu sais... ça va être une compétition. Différente de celles que j'ai déjà affronté en championnat de salsa mais... Moi... j'avais laissé tomber tout ça. Parce que... » Ma main se crispa sur le verre glacé. « Parce qu'il n'est plus là, et que je suis une danseuse différente sans lui. Je suis qu'une moitié d'un tout qui était parfaitement uni... Tu vois ce que je veux dire ? » continuais-je doucement, tournant le menton vers lui. « J'ai accepté. Ils m'ont relancé plusieurs fois, j'ai réfléchi pendant près de deux mois, et j'ai finalement dit oui. Mais tu sais... je ne sais toujours pas si j'ai pris la bonne décision... » lui avouais-je d'une voix fébrile. « J'ai peur, Kazuya. Peur d'être éternellement bancale sans lui, d'être inutile... De ne jamais réussir à reprendre plaisir à danser avec un homme, autre que lui. » Et inconsciemment, je ne parlais pas qu'en danse, même si mes propos semblaient le transmettre ainsi. Je dessinais sa silhouette dans l'ombre de mon appartement, arrivant parfaitement à voir l'esquisse de ses yeux noirs étirés vers moi. « As-tu... peur toi aussi, de ne plus trouver une telle harmonie ? »

 

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