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Song Jae Rin
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Sujet: Vaciller et s'accrocher à l'autre | ft. Sam Yong ♥     04.08.18 1:40


Vaciller et s'accrocher à l'autre
@Lee Sam-Yong & Jae Rin





Style | Je composais machinalement le code de la porte d'entrée devant laquelle je venais d'arriver. Par habitude d'y venir presque toutes les semaines. Je ne sonnais plus depuis très longtemps, comme si l'on m'avait fait m'y sentir comme chez moi. Et pourtant, l'appartement dans lequel je pénétrais avec un tel naturel, appartenait à la famille Lee, lieu d'habitation de mon cher ami d'enfance Sam Yong. Mais cette fois-ci, ce n'était pas lui que j'étais venue voir. Je délaissais mes baskets dans le vestibule, enfilant deux petits chaussons d'invité, avant de gagner le couloir principal qui menait à la splendide pièce de vie qu'était le salon. « Ajhumma, c'est Jae Rin ~ » m'écriai-je d'une voix enjouée, l'apercevant quelques secondes plus tard assise dans le large fauteuil en cuir aux reflets cuivrés. Elle se tourna dans ma direction, posant son livre sur ses cuisses frêles et son visage s'éclaira. Elle était toujours belle. Elle gardait cette élégance captivante, et cette lumière, malgré la maladie qui l'affaiblissait de jour en jour... Une poche à la main, je m'avançais dans la pièce principale pour venir à sa rencontre. Le sourire aux lèvres, je me penchais vers elle, l'enlaçant doucement, avec chaleur, cherchant inconsciemment à lui transmettre un peu de mon énergie positive. Un peu de force, mais surtout, beaucoup de tendresse. Ma mère et celle de Sam Yong étaient elles-même des amies d'enfance de longue date, et c'était naturellement que nos deux familles étaient devenues assez proches pendant toutes ces années. Je la considérais comme une tante, comme un membre de ma famille. « Jae Rin-Ah ~ Je suis toujours heureuse de te voir. Tu dois avoir soif avec cette chaleur étouffante, attends je vais aller te chercher quelque chose. » Je la retins d'une main bienveillante sur son épaule de se lever. « Laissez, je sais où est la cuisine. Et si vous me permettez, j'ai emmené de quoi nous faire un petit encas. Je vais aller nous préparer tout ça, restez ici, je reviens tout de suite ! » lui lançais-je, pour une fois parfaitement organisée dans ce que je devais faire. Mon regard dériva sur l'homme en costume trois pièces noir derrière elle, me penchant légèrement en avant pour le saluer, avant de me diriger vers la pièce d'à côté. Je revins quelques minutes plus tard avec des fruits lavés et des petites douceurs sucrées qu'elle avait toujours appréciée. J'avançais ces dernières devant elle, alors que je m'asseyais sur un coussin, juste devant la large table basse entourée de canapés. « Je sais que vous les adorez. Et j'ai emmené des fruits bien frais, je vais m'appliquer à les couper en fines lamelles, vous allez voir ! » rajoutai-je, en levant la lame dans ma main droite. Elle se mordilla sa fine inférieure, avant de craquer en un petit soupir. « Tu es adorable. » fit-elle, venant cueillir l'une des friandises en un geste lent que je suivis avec attention, jusqu'à ce qu'un nouveau sourire n'habille ses traits émaciés. La même expression anima mon visage, satisfaite de la voir heureuse. C'était tout ce que je lui souhaitais. M'attaquant à une pêche juteuse, je m'attelai à la couper en tranche les plus fines possibles. « Sam Yong ne devrait plus tarder si tu es venue le voir. » « Non, c'était vous que j'étais venue voir, vous me manquiez. Sam, je le vois bien trop souvent ces derniers jours, je n'en peux plus ! » lui répondis-je, en jouant les fausses exaspérées, avant de lâcher un petit rire amusé. Elle savait que je plaisantais, elle me connaissait, depuis ma naissance. Nos deux mères étaient tombées enceintes la même année, à croire qu'elles voulaient tout vivre ensemble. Elle me demanda d'ailleurs de ses nouvelles, même si elle l'avait vu quelques jours auparavant. « Elle m'a apporté pleins de plats qu'elle a cuisiné, même trop, je ne sais plus quoi en faire. Ta mère me gâte. » affirma t-elle, ses yeux reflétant une affection débordante pour la femme dont elle parlait. Je savais à quel point cela pouvait toucher et attrister ma mère de la voir dans cet état... mais il était inimaginable pour elle de la laisser seule ainsi. Alors, elle s'assurait de venir lui rendre visite le plus souvent possible, et j'étais certaine que cela leur faisait du bien à toutes les deux. Je lui tendais petit à petit les fruits gorgés de vitamines et découpés devant elle, dont elle se régala pendant que l'on continuait à discuter. Notre conversation dériva sur moi, sur ma santé, sur la danse et l'entraînement dans lequel je m'étais ardemment plongée depuis le début de l'été afin d'intégrer à la rentrée l'équipe de Danse avec les stars. Je me montrais encourageante, positive, pour lui effacer ce visage maternel plein d'inquiétude qu'elle me dévoilait. J'étouffais l'angoisse qui me rongeait, la solitude que je fuyais, ainsi que les battements désespérés d'un coeur brisé. Je ne laissais transparaître que la lumière dont elle avait le plus besoin. Le négatif, je le laissais dehors à chaque fois que je franchissais cette porte. Et puis, elle évoqua Sam, son fils, l'amour esquissant les recoins de sa bouche délicate. Fragile, tremblante. Elle aimait quand je lui parlais de lui, de comment je le voyais. Avoir un avis extérieur, autre que ses propres échanges avec lui. Elle s'inquiétait toujours, comme toute mère et je la rassurais tant bien que mal. Elle m'avoua quelle genre de belle-fille elle désirait, et elle m'arracha un rire franc lorsqu'elle me demanda soudainement si lui et moi, nous n'avions jamais rien tenté ensemble au cours de notre jeunesse. A sa grande surprise, je lui confiais que nous étions sortis ensemble brièvement lors de notre adolescence, et la relation n'avait finalement pas durée. Je ne savais pas ce qui nous avait pris, une attirance due à la puberté, allez savoir. Mais cela avait fini par devenir bizarre, et nous nous étions rendu compte que nous étions bien plus à l'aise en tant qu'amis ! Mon aveux la fit partir en un éclat de rire plein de charme, qui se transforma très vite en une toux brusque et mauvaise. La maladie rappela à l'ordre ce corps éreinté, rongé, dont la moindre secousse aussi positive soit-elle, pouvait lui être défavorable. Sa gorge s'échauffa, et elle toussa, toussa, toussa. « Ajhumma, vous allez bien ?! » m'écriai-je, avant de vite me redresser pour attraper la carafe et remplir son verre d'eau fraîche. Elle se courba, la main devant la bouche retenant une quinte violente. Je m'étais relevée, la main dans son dos, lui tendant le verre qu'elle prit avec difficulté. Mais le liquide soulagea, adoucit, calma. De même que l'affolement qui m'avait gagné, alors que je soupirai en la voyant aller mieux. « Ne t'inquiètes pas... Ce n'est pas pour aujourd'hui. » m'affirma t-elle, de ce sourire doux et résilié qui me fit mal au coeur. Elle attrapa ma main, et la serra dans la sienne, levant ses prunelles vers moi. « Continue à prendre soin de Sam comme tu prends soin de moi, d'accord ? Je ne veux pas qu'il soit seul... » s’était t-elle enquis de me demander, comme une requête que je ne pouvais refuser. Touchée, j'opinai simplement d'un mouvement de la tête, avant d'apercevoir quelques secondes plus tard, une silhouette se détacher du couloir. Nous n'avions même pas entendu que Sam était de retour à l'appartement...  
  

 

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Sujet: Re: Vaciller et s'accrocher à l'autre | ft. Sam Yong ♥     11.08.18 13:38


Vaciller et s'accrocher à l'autre
@Song Jae Rin & Sam-Yong





Style | La matinée fut longue et harassante, cette réunion avec un représentant d'une grande boite de mannequinat avait un visage froid et une attitude distante, voir même très peu engageante. Je le sais depuis plusieurs années maintenant que de traiter avec les grandes entreprises peut parfois être compliqué, voir même fatiguant surtout lorsque le contrat se solde par un échec. Mais pour le bien de ma propre entreprise et pour redorer le blason de mon père, pour donner à ma mère les derniers instants de sa vie les plus confortables possibles, je n'ai nul autre choix que de m'y plier en gardant cette approche intouchable et chaleureuse.

Avec un soupir, je franchis les portes de l'appartement, celui que peu connaissent, et certainement pas tout ses coups d'un soir. J'ai mon propre appartement à part pour ce genre d'occasion.
Ici, au moins, je sais que les gens qui viendront sont ceux qui connaissent mon passé, et mon futur au goût âpre de la tristesse...
En m'avançant dans le salon, je m'arrête une seconde, m'appuyant sur le mur, faisant attention à ne pas être vu, et je ferme les yeux, la boule au ventre lorsque j'entends cette toux. Je la reconnais, je l'ai tellement entendu ses derniers temps que j'ai du mal à contenir mon inquiétude.
Pourtant les médecins sont formels, le diagnostic est sans appel, et même-si ma mère se sent préparer et accepte ce destin avec le doux sourire que je lui connais depuis mon enfance, moi de mon côté, je n'arrive pas à accepter que ce foutu destin se foute de ma gueule, soit aussi cruel. J'ai juste l'impression qu'il me balance avec une euphorie de sadisme, des coups à en pleuvoir des larmes.

J'empêche l'une d'entre elles de s'échapper...j'essaie par moment ne nier cette évidence, pour préserver mes sentiments, mais l'entendre ainsi me le rebascule en pleine face et ça fait mal. J'ai vécu sans mon père depuis de nombreuses années, j'ai toujours son ombre derrière moi, qui m'oblige à me surpasser, à prendre soin de ma mère comme lui l'aurait fait...pourtant je sais que celle de ma mère planera autour de moi avec plus de douleur, m'entourant sans une once de chaleur, perdant les douces sensations de son toucher réconfortant. J'ai vécu avec la joie de pouvoir obtenir ses câlins et son attention, j'ai grandit entouré d'amour, et j'ai peur de me retrouver seul, sans ce dernier pilier pour m'épauler.

Je sens mon cœur qui se déchire et je ne peux pas apparaitre ainsi devant elle, je ne veux pas lui montrer ma douleur alors que je connais déjà sa propre peine, je veux qu'elle ne voit que mon sourire bienveillant, mon amour pour elle, je veux que ses derniers instants - lorsqu'ils arriveront - ne soit remplis que d'une chaleur réconfortante et apaisante. Chaque soir, je lui dis par des mots ou par le regard que je l'aime et je souris, heureux qu'elle soit encore vie au petit matin.
"Ne t'inquiètes pas... Ce n'est pas pour aujourd'hui." je serre les poings, un mélange de colère et de crainte m'enserre le cœur. Mais j'ai bien reconnu une voix, celle de cette amie fidèle et dévouée, rien que le simple fait qu'elle vienne rendre visite à ma mère me fait du bien, de savoir qu'elle est entouré de personnes bienveillantes et qui prennent soin d'elle. Je ne la remercierais jamais assez d'être là, de me soutenir. Et quelques larmes coulent lentement le long de mes joues, je les sens ses traitresses et je les entends ses paroles, touchantes. Les paroles de ma mère ont toujours été empreinte d'une tendresse infinie.

Je les essuie d'un mouvement vivace et m'empresse de retrouver un large sourire avant de faire connaitre ma présence. Les femmes qui côtoie ma vie se retournent vers moi, elles sont belles, fortes et je veux prendre soin d'elles.
Avançant de quelques pas, je me penche légèrement pour les saluer, avant de passer une main dans mes cheveux désordonnés.
"Et bien, quel accueil chaleureux, ça fait plaisir en rentrant à la maison." je lance d'une traite, tentant de redonner a cette ambiance un semblant de bonne humeur. "Mais je suis déçu, je m'attendais à un énorme gâteau, et des cris de joie." je ris pour moi-même, heureux de ma bêtise.
Je cache cet étouffement pour moi-même, ne rien montrer de mon état intérieur. M'installant dans le canapé, je m'y avachis plus que je ne m’assois et
 chope un verre pour m'y verser de l'eau, assoiffé après être revenu en courant. Je n'ai pas eu le temps de faire mon jogging matinal.

"Alors, alors, de quoi parliez-vous ? Des sujets de filles je suppose." je sais parfaitement que ce n'était pas le sujet de discussion mais j'évite soigneusement de le remettre sur le tapis. Après la galère d'une réunion ennuyeuse, je veux profiter pleinement de leur présence.

Je me penche vers Jae Rin et pour m'amuser - tout en sachant que cela va parfaitement l'irriter - je lui ébouriffe les cheveux et éclate de rire devant sa mine déconfite et je vois, à travers les larmes de joie, la mine ravi de ma mère. Un pincement au cœur et un soupir de soulagement se mélangent. "Les enfants ne devraient pas être à l'école à cette heure-ci ?" je la taquine encore, comme un besoin urgent d'extérioriser une joie que je contiens.

 

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Sujet: Re: Vaciller et s'accrocher à l'autre | ft. Sam Yong ♥     16.10.18 20:10


Vaciller et s'accrocher à l'autre
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Style | L'inquiétude tendait mes muscles à l'extrême, alors que j'étais accroupie devant elle. Assise, le corps affaibli par cette horreur qui la rongeait, elle s'était courbée sous la quinte de toux violente. Puis, sa voix porta. Douce, avec ce brin d'humour qu'elle gardait en elle, malgré les épreuves. Je retenais l'émotion vive qui montait en moi. Elle souriait. Toujours, quoiqu'il arrivait et cette force... Je ne pouvais m'empêcher de l'admirer. Ses paroles étaient emplies de tristesse, mais aussi de beaucoup de chaleur, et d'amour, qui adoucirent les pensées d'un avenir incertain. Sa main se referma sur la mienne, ma mâchoire se crispa pour empêcher les larmes qui fleurissaient mes prunelles, de tomber. Elle ne voulait plus nous voir pleurer, et c'était juste de respecter sa demande. Nous voir triste lui faisait encore plus mal... Et elle n'en avait pas besoin... J'opinai simplement d'un mouvement de tête, en réponse à sa demande qui reflétait à nouveau cette crainte qui demeurait. Cette peur pour son fils. Cette peur de le laisser seul, de l'abandonner peut être, et de le voir perdre pied sans elle. J'étais... touchée qu'elle me fasse assez confiance pour me faire cette demande, la rassurant d'un sourire affectueux. Quant tout à coup, des pas résonnèrent dans l'appartement et la surprise éclaira mes traits en voyant Sam apparaître dans l'entrée. J'entrouvris ma bouche, avant de me relever aussitôt. Je passais derrière le fauteuil où sa mère était installée, lui tournant le dos pour essuyer aussi discrètement que possible mes yeux qui débordaient. Avait-il entendu notre conversation ? C'était ce que je me demandais en le dévisageant, sachant pertinemment comment il était... Poker face. La gravité de sa voix anima brusquement la pièce et je ne pus m'empêcher de lever les yeux au ciel, puis de lâcher un petit rire à ses répliques. « Toi et tes manières de prince... Tu devras te contenter de nous deux ! Et c'est déjà beaucoup ! » lui fis-je remarquer en lui tirant la langue, ce qu'approuva amplement sa mère devant lui. Je m'installais à côté du brun qui s'était avachi comme un gros ours, le regardant se servir un grand verre d'eau. « Alors, alors, de quoi parliez-vous ? Des sujets de filles je suppose. » lança t-il aussitôt. Mes paupières papillonnèrent un instant, les pierres étirées roulèrent, croisant celles encadrées de mèches blanches et grises à la lueur encore alerte. L'échange ne dura que quelques secondes, comme un secret silencieux, un commun accord. « Eh bien... » commençais-je, comme pour installer un petit suspense, avant de croiser mes jambes dénudées. Un sourire malicieux se dessina. « Tu as raison, parce que je venais d'avouer à ta mère que nous étions déjà sorti ensemble il y a trèèèès longtemps et elle semblait assez ravie de l'apprendre ! » lâchais-je en tournant la tête vers lui pour voir sa réaction, avant de porter mon attention sur la plus âgée qui riait. « Mais désolée ajhumma, c'est moi qui l'ai largué, vous ne m'en voulez pas ? » lui demandai-je, la main sur sa jambe, jouant d'un aegyo adorable auquel elle ne pût résister. Les rires se mélangèrent, avant que Sam ne choisisse ce moment pour me recoiffer. « Yaaaah ! » pestai-je, alors qu'il venait d’ébouriffer ma frange, que je remis en place d'un geste vif. Je lui adressais un faux petit regard noir. « Et alors papi, il ne serait pas temps d'aller faire une petite sieste à cette heure-ci ? » répliquais-je, en lui tapotant l'épaule, taquine. Nous étions comme chat et chien, à se chamailler et à s'adorer en même temps, c'était comme ça. Nous n'avions que deux ans d'écart, écart qui ne se ressentait nullement dans notre relation, même si il aimait me rappeler qu'il était un oppa pour moi, et que j'avais bien dû mal à articuler ce mot pour lui haha. « Maintenant que vous parlez de sieste, je pense qu'il est temps pour moi d'y aller... » nous interrompit t-elle tout d'un coup, en se redressant lentement du fauteuil moelleux. Je me relevais aussitôt, mais elle nous fit signe de rester là. « Je n'ai pas besoin d'aide, ne vous inquiétez pas. J'ai juste... besoin de me reposer un peu. Merci pour ce moment, Jaerin-ah... Passe le bonjour à ta mère ~ » rajouta t-elle avec bienveillance et quiétude. Elle se pencha légèrement pour me saluer, j'en fis de même et elle s'en alla en direction du couloir qui menait aux chambres. L'homme tout en noir l'aidait dans son avancée, comme une ombre protectrice, solide. Une autre la suivait désespérément du regard, dans laquelle je ne vis qu'incertitudes. Je me rasseyais dans le silence ambiant qui venait de tomber, me servant un verre d'eau que je bus d'une traite. Il rejoignit la table translucide en un petit tintement cristallin. J'entrouvris doucement mes lèvres, à la recherche de quelques mots, les doigts remettant une longue mèche blonde derrière mon oreille. Le menton pointa lentement vers la gauche, le reste avait suivi, les cils se fixèrent naturellement sur son profil à l'expression pensive. Ils tombèrent, la main quittant la chevelure pour venir se poser sur son avant-bras tendu. « ... Est-ce que ça va ? » lui murmurai-je, avant de finalement me pencher vers lui. Il m'inquiétait, moi aussi. « Tu as mangé ? » J'attrapais les fruits coupés que j'avais préparé pour sa mère, les amenant devant lui. « C'est des fruits frais, ça fera du bien à notre cher pdg. » fis-je, en souriant doucement. « Ou alors, tu préfères que je commande quelque chose ? Il n'y a pas d'heures pour un encas pour un "ajusshi" comme toi et puis... tu sais que je ne suis pas très douée en cuisine... » rajoutai-je, en mordillant ma lèvre inférieure, avant de rire de bon coeur. Je raffermis un peu plus ma prise sur son bras, en une pression qui souligna les paroles qu suivirent. « Tu sais... que je suis là, hm ? Que tu peux tout me dire.. ? » 
  

 

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Sujet: Re: Vaciller et s'accrocher à l'autre | ft. Sam Yong ♥     19.12.18 19:26


Vaciller et s'accrocher à l'autre
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Style | Bien sûr que j'ai entendu une longue partie de leur conversation mais je m'abstiens de tout commentaire, je ne veux pas réveiller le sujet à nouveau, je ne veux pas mettre à mal cette joie - certes fébrile mais bien présente - qui embaume les lieux, surtout lorsque je vois le sourire fatigué de ma mère, cette femme que je ne peux que vouloir chérir jusqu'à ses derniers instants. Bien malheureux que je serais lorsqu'elle ne sera plus là, lorsque je ne pourrais plus entendre le son de sa voix, parfois ses réprimandes et les critiques sur mon incompétence à me poser dans une relation sérieuse. Je sais aussi qu'elle est triste de ne pas pouvoir porter dans ses bras sa future descendance - au doux reflet probable des traits de mon père -, je sais également qu'elle a énormément de crainte, celle notamment de me laisser seul. Il n'est pas étonnant qu'elle cherche à faire tenir cette promesse auprès de mes amis sincères, ceux qui ont toujours connu ma famille, ma vie, mon passif et mes émotions cachées. Auprès d'eux, je suis beaucoup plus naturel que je ne veux bien le montrer à l'extérieur. Sous cette carapace de charmeur dur à cuire, je suis un être plutôt tendre qui pourrait se briser rien qu'avec le regard éteint de ma mère...

Alors que je lance des questions toutes aussi frivoles les unes que les autres, je m'étouffe dans mon verre lorsque j'apprends que Jae Rin lance impunément que nous sommes sortis brièvement ensemble.
C'est une fille que j'apprécie, qui fait parti constante de ma vie et que je protégerais autant que je protège ma propre famille, mais entre nous, cela ne peut pas aller au-delà de l'amitié, de la possible fibre familiale que je ressens pour elle. Nous avons tenté, nous avons échoué mais nous sommes restés. Peut-être encore plus proche qu'avant.
Et je ris ouvertement lorsqu'elle se lance des fleurs toute seule sur le fait qu'elle m'ait largué.
Je la regarde un instant, "j'avoue, j'ai été un véritable goujat", et je lève les mains en signe d'apaisement, de reconnaissance de crime.
Je lui secoue enfantinement les cheveux avant de reposer mon dos contre le canapé, heureux de ce climat apaisant qui vibre entre ses murs, c'est agréable, et ça laisse quelques secondes de répit quant au réalisme cruel de sa maladie.

Mon regard doux se pose sur celle qui m'a élevé, qui m'a aimé depuis le premier jour, les premières secondes de ma vie et je ne la remercierais jamais assez pour tout cet amour dont j'ai pu profité pleinement, d'avoir pu connaitre ce sentiment.
Je la regarde partir, la surveillant avant qu'elle ne disparaisse de la pièce, suivi de près par son garde du corps permanent. J'exagère peut-être sur les mots mais il est perpétuellement avec elle, sous mon ordre, pour veiller à ses côtés, pour le moindre soucis, de santé ou autre et pour me prévenir en cas de gravité obscure.
Sa petite voix fluette me réveille de mes pensées un brin triste "...Est-ce que ça va ?" et je reporte mon attention sur elle, un sourire incertain sur mes lèvres comme pour tenter de la rassurer sur son inquiétude. Elle le sait, elle sait pertinemment la triste issue de cette histoire et je la remercie profondément de son soutien indéniable, de sa présence chaleureuse et de son silence sur ce sensible sujet.

Je ne peux empêcher mon rire de faire à nouveau écho. On dirait une petite maman poule inquiète pour sa progéniture et qui lui donne à manger dans un soucis de bonne nutrition. Même le terme "ahjussi" ne me froisse pas.
Les pores de ma peau ressentent sa chaleur, son inquiétude également, et bien que j'aimerais la rassurer, dans l'état actuel des choses, je ne serais pas du tout crédible. Le regard tourné vers elle, j'esquisse une ébauche de sourire et dans un élan de recherche constante de compassion silencieuse, je pose mon visage dans le creux de son cou, les paupières closes, je me laisse aller à un instant de relâchement, de besoin impérieux d'être entouré et de relâcher mes épaules, tendu par le remord, par l'avenir incertain et par la peur de cette perte.
Je me souviens du jour où j'ai appris la mort de mon père, comme une envie de me protéger, mon esprit à occulter beaucoup d'informations, beaucoup d'évènements, notamment celui-ci. Les souvenirs se rappellent lentement à moi, parfois sous forme de cauchemars perturbant mes nuits, parfois dans des moments de solitude. La tristesse qui a ravagé mon cœur ne sera que moindre par rapport à celle qui me prendra aux tripes lorsqu'elle partira. Je le sais, je le ressens, c'est bientôt, et il n'y a aucune échappatoire. Pourquoi le monde est-il si cruel ? Je ne sais point, je me suis toujours posé la question, pourquoi certains sont plus propices à une vie délicieusement féérique, et d'autres doivent batailler pendant des années pour obtenir un bout de satisfaction et de bonheur quotidien.

Mon souffle s'échappe contre son épaule, et quelques larmes se versent d'elles seules contre sa peau, dans un silence que je m'évertue à garder pour le moment - ma voix est bien trop chevrotante pour esquisser un mot - je relève mon visage et pose un baiser sur son front et lui chuchote un "je t'aime".
Ce sont des mots que je n'ai que très peu dit, très peu réellement penser, peu de gens peuvent se vanter de faire partir des gens que j'aime mais elle, elle est aussi spéciale que ma mère. Je caresse sa joue et reprenant un peu de poils de la bête, je saisis mon téléphone pour regarder l'heure.
"Je t'invite au restaurant Princesse ?" je veux passer du temps en sa compagnie, je veux me sentir heureux, sans avoir à cacher mes émotions, sans avoir à veiller sur mes arrières et craindre une chute, une trahison... "le ahjussi a besoin de la compagnie d'une jeune et jolie fille pour pavaner dans la rue à son bras", je dis en plaisantant.

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Sujet: Re: Vaciller et s'accrocher à l'autre | ft. Sam Yong ♥     23.12.18 16:47


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Style | Je sais ce qu'il ressent, et en même temps... je n'en sais rien. J'ai connu, et vécu la mort dans ma vie, comme la plupart des gens, malheureusement. Mais je n'ai croisé que la brusque, la brutale. Celle qui vous attaque en une seconde, et qui vous enlève celui que vous aimez en un clin d'oeil. Celle qui ne nous laisse pas le temps de dire vraiment au revoir, de dire tout ce que l'on voudrait dire en sachant qu'il n'y aura plus de lendemain. Elle prend, elle vous fauche, vous ébranle, vous brise, juste après avoir embrassé la joue de celui qui comptait tant pour vous, et vu son dernier sourire au loin. Sam, il a rencontré les deux, les deux morts mauvaises et terrifiantes. La seconde était tout aussi terrible car celle-ci s'annonçait. "Je vous emporterai dans quelques mois." On le savait, la personne concernée le savait, et personne ne pouvait rien y faire. On était obligé d'attendre, et de regarder, sans pouvoir agir. Inutiles. N'est-ce pas tout aussi affreux ? De voir dépérir à petit feu la personne qu'on aime, et d'essayer de s'empêcher de perdre pied devant elle ? Parce que pour elle, c'est pire. Pire de voir ceux qui l'entourent tristes, malheureux. Mais comment ne pas l'être ? Se retenir, se contenir, cela fait tout aussi mal... Je pleurais énormément, encore aujourd'hui, et pendant de nombreuses années, j'en étais certaine. Seule chez moi, parfois n'importe où, même dans la rue quand je ne m'y attendais pas. Devant des proches, rarement désormais, je portais un masque pour les rassurer.

Je m'inquiétais pour Sam. Je craignais qu'il ne porte ce masque trop longtemps, et qu'il ne lui fasse que plus de mal. Bien plus. La main sur son bras, je lui tendais doucement une perche, petit pas par petit pas, avec un brin d'humour pour fissurer ses pensées sombres qui l'envahissaient. Je lui arrachais un petit rire, ce qui me fit beaucoup de bien à entendre. Il se marrait de me voir énumérer autant de choses, prête à suivre ses propres envies dès qu'il m'aurait répondu. Les souvenirs de moi derrière les fourneaux devaient aussi faire resurgir de drôles de moments, enfin peut être pas pour lui ! Je me rapprochais un peu plus, penchant la tête sur le côté sans le quitter des yeux, comme si... ils signaient une promesse avec les siens. J'étais là, et je serais là. Ces derniers temps, j'avais l'impression de ressentir le besoin de le lui répéter presque à chaque fois qu'on se voyait. A chaque fois que je percevais sa détresse, et ce nuage de solitude planer au dessus de sa tête. Je devais le lui rappeler. Que j'étais un pilier sur lequel il pouvait compter, s'appuyer, se cacher et même s'effondrer quand il le souhaitait, sans que personne ne le sache. Têtue et loyale, je tentais de lui faire comprendre autant de fois que nécessaire, de crainte qu'il ne l'oublie.

Et enfin, il plia. Me dépassant de plus d'une tête, il se courba lentement sur le côté, s’accolant, épaule contre épaule. Son visage se lova dans mon cou, et la bouche légèrement entrouverte, je le laissai faire. C'était moi la plus nerveuse de nous deux, nerveuse par rapport à son état, de la boule douloureuse qui devait lui torturer le coeur et le corps, de tout ce qui devait s'entremêler en lui, cette sensation que je connaissais que trop bien... J'avais peur qu'il ne retienne tout trop longtemps, et en même temps, je ne voulais pas le brusquer... J'avais peur pour lui, peur d'imaginer ce à quoi il pouvait bien penser. Ma joue s'appuya sur le haut de sa tête, tous les deux silencieux sur le canapé du salon. Puis, ses émotions prirent enfin le dessus, et cédèrent un bref instant. C'était déjà beaucoup. Sentir ses larmes couler sur ma peau me tordait le coeur en millier de morceaux. Même si je savais que malgré ce qu'il pouvait croire, elles lui faisaient du bien. Ma main glissa sur son avant-bras jusqu'à sa jumelle masculine, venant l'enlacer en signe de compassion. Et l'affection déborda. La libre s'éleva, et délicatement, contourna sa mâchoire et les traits de son visage à l'expression fatiguée. Du bout des doigts, je caressai la chevelure sombre d'ébène, puis la paume épousa sa joue, en réchauffant son esprit tourmenté. Je pleurais aussi. J'avais envie de lui dire que je savais, je savais, mais nous n'avions pas besoin de mots à cet instant. Jusqu'à ce qu'il finisse par se redresser, et m'offrir deux mots d'un baiser sur le front, auxquels je ne m'étais pas attendue. « Je t'aime. » en un petit murmure, comme un secret qui n'appartenait qu'à nous. C'était des mots particuliers. Sam, si on le connaissait vraiment, on découvrait un homme plus pudique qu'on ne pourrait le croire au premier abord. Lui et moi, cela faisait des années que l'on se connaissait, je supposais qu'il tenait tout de même à moi, comme je tenais beaucoup à lui. Mais il ne m'avait encore jamais dit cela de cette manière, aussi... directement. Les prunelles fauves écarquillées, plongées dans les siennes, je remarquai à peine la chaleur de mes joues s'intensifier, et en rougir la fine rondeur. Dieu merci, il s'occupa de son téléphone, et j'éloignai l'expression hébétée de son regard. Ouiiii, cela faisait un moment qu'un homme ne m'avait pas dit de tels mots, j'avais le droit d'être troublée non ? J'étais surtout... émue, et touchée. L'expression évolua alors qu'il reprit la parole. Un sourire naquit sur mes lèvres, chaleureux, alors que j'effaçai du revers de la main une dernière larme qui coulait. « D'accord, avec plaisir. » répondis-je, tournée vers lui, avant de marquer un court silence en le fixant longuement quelques secondes. Et puis, profitant qu'il soit à ma hauteur, je réduisis tout à coup la distance qui nous séparait à néant. J'entourais son cou de mes bras dénudés et vins lui offrir, ou lui quémander une étreinte que je n'avais pu retenir. Un léger soupir d'aise frôla sa peau, et l'émotion fit légèrement vaciller la voix sous son oreille à l'écoute. « Moi aussi je t'aime, idiot. Et t'as pas intérêt à l'oublier... » murmurai-je, avant de peu à peu le relâcher, puis me relever du canapé. Je repris contenance, balayant mes cheveux blonds sur une épaule, puis je levais le doigt vers lui. « Si tu répètes cela à quiconque, je le nierais fermement. » lui affirmais-je en jouant la menace, avant de sourire à nouveau et de me diriger vers l'entrée. A nouveau chien et chat, lui et moi. « Allez viens, allons manger ! » Un petit endroit plein de chaleur, où l'on mangeait bien, ça serait parfait. Surtout en bonne compagnie.
  

 

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