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Sujet: Un autre regard - lenny     17.08.18 4:49


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Dambi" & Lenny





Tenue + Je me regardais dans le miroir sur pied, peu convaincue de l’assortiment que j’avais enfilé. Je me tournais sur le coté, me tournant le coup pour observer ce que ca donnait vu de derrière. Je tirais un peu sur une des ficelles qui passait sur mon bassin pour la remettre en place. Je fis une grimace, bougeant mes lèvres de gauche à droite. Je n’avais vraiment pas l’habitude de porter ce genre de vêtement. Les sous-vêtements que je portais en temps normal se contentaient de la base des bases, rien de très sexy. Cependant, je n’avais pu refuser de faire ce défilé quand ma sœur styliste m’avait demande de jouer un de ses mannequins comme j’en avais vite pris l’habitude une fois que j’étais arrivé dans cette famille devenue la mienne. Si je savais jouer de mon visage d’ange pour parvenir à mes fins, ma sœur était tout autant douer pour cela, surtout sur mon petit cœur d’artichaut. Je me dandinais, n’étant pas à l’aise dans cette tenue. Si je ne l’étais déjà pas seule dans une pièce, comment le pourrais-je devant plusieurs personnes devant qui je me devais de le mettre en valeur ? Pour cette raison, j’avais fais appel à Lenny une heure plus tôt pour qu’il vienne me donner son avis sur la série de vêtement sélectionner pour le défiler que je devais porter. Il n’était par rare que je lui fasse ce genre de demande, lui montrant en avant première les assortiments de la nouvelle collection. Je tirais sur le bas du porte jarretelle pour le remettre en place puis j’enfilais les talons hauts qui finissaient la tenue. Je me tournais vers la porte de la salle de bain qui donnait vers ma chambre. Je passais juste ma tête par l’ouverture de la porte jetant un œil vers Lenny qui patientait que je sorte avec la première tenue. « Tu es prêt ? » demandais-je une teinte rosée sur les joues. « Je sors. » J’ouvris la porte en grand, ma silhouette se dessinant dans l’ouverture. Je laissais apparaitre le tout, faisant claqué les talons sur le sol, jouant le jeu comme si j’étais en situation du jour j. je m’avançais vers lui, essayant de mimer un port de tête élégant et une démarche sexy. Je m’arrêtais à quelques centimètres de lui, tournant sur moi-même avant de retourner sur mes pas. J’attendais sa réaction avec quelques appréhensions. Et vu le silence qui suivit, je perdis le peu de confiance en moi que j’avais réussi à réunir, me recroquevillant sur moi-même, enroulant mes bras autour de ma poitrine. « C’est ridicule, n’est ce pas ? » murmurais-je sans oser croiser son regard, me sentant ridicule dans cette accoutrement. Attendant que les yeux du jugement se posent sur moi…

 

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Sujet: Re: Un autre regard - lenny     18.08.18 0:14


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Je n'y comprenais rien, décidément. J'haussais un sourcil, tournant lentement les pages du magazine posé sur mes cuisses. L'univers virtuel n'était définitivement pas ma tasse de thé et n'était-ce pas un comble pour un anglais ? Les jambes élégamment croisées, je détaillais les articles narrant des nouveaux jeux vidéos en vogue au cours de ce dernier mois, dont celui de la jolie occidentale qui en avait imaginé l'incroyable graphisme. Si je n'étais pas friand de m'extasier avec une console entre les mains, je ne pouvais pas m'empêcher d'admirer le travail de mon amie d'enfance, et son don inné pour l'informatique. J'observais quelques captures d'images présentées les unes après les autres, avant de lire le scénario pour mieux comprendre le contexte. Calé dans le canapé moelleux de l'appartement de Dambi, je patientais calmement que celle-ci daigne revenir. Elle m'avait demandé de passer la voir afin d'avoir mon avis sur des vêtements créés par sa soeur et qu'elle allait prochainement devoir porter lors d'un défilé. Sa voix m'avait paru plutôt stressée lorsque je l'avais eu au téléphone, si bien que je n'avais pu refuser, bien décidé à la rassurer sur ses capacités en tant que mannequin. Etant moi-même modèle depuis près d'un an, j'avais acquis une petite expérience qui pourrait peut être l'aider, bien que je ne me sentais toujours pas aussi à l'aise devant un objectif. Tout à coup, la voix de la jeune femme retentit. « Je suis prêt. » affirmai-je, les yeux plissés sur les quelques lignes que je terminais de lire, alors qu'elle entrait dans le salon. C'était la musique brute des talons qui me firent nonchalamment relever le menton dans sa direction. Mon regard s'était étiré, agrandi, glissant malgré moi sur la tenue peu couvrante dont elle s'était parée. Ou plutôt sur une peau un peu trop dévoilée. Littéralement surpris, je relâchais la prise sur le papier glacé, incapable de réagir. Elle s'avança en ligne droite, ondulant de ses hanches fines, dans des dessous bien trop... osés pour être révéler devant un ami. Un ami légèrement troublé par cette scène presque irréaliste. Elle fît volte face sous mes prunelles caramel qui s'abaissèrent aussitôt, fuyant la vision féminine qui repartait dans ses pas peu assurés. La gêne me prit après avoir inconsciemment suivi la ligne courbée du porte-jarretelle jusqu'au bas noir moulant et dentelé. « C’est ridicule, n’est ce pas ? » Le magazine vola, et les bras levés, je m'en couvris le visage en un geste brusque. Je lâchais un léger rire nerveux. « Non, c'est pas ça... Tu.. Enfin... » marmonnais-je derrière les feuilles froissées entre mes longs doigts de musicien. Pris de court, je repérais le plaid beige juste à côté de moi, que j'attrapais aussitôt. Je quittais le canapé pour la rejoindre, gardant le menton et le regard papillonnant en l'air, alors que je dépliais le tissus. Je l'étendis, et le plaçais devant Dambi, de sorte à ce que son corps soit hors de ma vue embarrassée. « Tu n'es pas ridicule, tu es très jolie là dedans mais... Je ne suis peut être pas la bonne personne à qui tu devrais te montrer, comme ça... » lui lançais-je, avant de pouvoir enfin la regarder à nouveau. Je relevais un peu plus haut le tissus, pour ne voir que son cou et son visage à l'expression peu confiante. « ça.. ça te va très bien mais... Certes, je suis ton ami, mais aussi un homme avant tout. Et ça ne se fait pas trop... »  

 

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Sujet: Re: Un autre regard - lenny     04.09.18 22:04


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Tenue + Il n’était pas rare de m’observer me balader en sous-vêtement dans cet appartement que je partageais avec deux colocataires qui s’étaient habitués à me voir de la sorte depuis si longtemps qu’ils n’y prêtaient plus aucune attention. Un moment banal parmi tant d’autre. Cependant, j’arborais des sous-vêtements confortables tels que des boxers. Les volants qui me couvraient à présent étaient loin de mon univers, mon assurance étant aux abonnés absents. Ma poitrine n’était pas faite pour mettre en valeur un haut si sexy. Pourtant, il m’allait à la perfection, ma sœur ayant organisé la coupe de ses doigts de fée. Je sursautais presqu’en même temps que le magasine tombait sur le sol dans un bruit de froissement de papiers. Mes bras me couvraient le corps ne cachant pas grand-chose qui ne l’était déjà, alors qu’un voile rougeâtre teinta mes joues d’une gêne. Cette honte du jugement que je redoutais depuis mon enfance de part ma différence. Pour la première fois, je la ressentais auprès de Lenny, alors que la confiance avait toujours guidé nos gestes. Je me sentais subitement ridicule dans cet accoutrement, et l’envie de me cacher dans un trou de souris face à la réaction du jeune homme me possédait. Réaction que j’interprétais sans doute mal, mais je n’en avais pas encore conscience à cet instant. Je lui en étais presque reconnaissant d’avoir trouvé de quoi me couvrir. Ce plaid devenu mon cocon-refuge m’enveloppait, je m’y agrippais comme si ma vie en dépendant, rentrant mon visage à l’intérieur comme une tortue rentrant dans sa carapace. Ses mots frôlait mon épiderme alors que mon esprit s’était déjà refermé telle une huitre jusqu’à ce qu’il dise les mots fatidiques qui me firent relever le menton haut. Ce regard que je réservais d’habitude à Iggy, seul être capable de faire sortir la valkyrie sommeillant en moi, je le projetais sur Lenny telle une arme. Une voix ferme qui me surprit tout autant que mon interlocuteur traversait la barrière de mes lèvres accompagnant ce regard revolver. « Pas la bonne personne ? Parce que tu es mon ami, je ne dois pas me montrer ainsi ? » Répétais-je sans appuyer sur le fait que j’avais la mauvaise habitude de me balader de la sorte dans l’appartement. « Dois-je te rappeler que c’est une des nombreuses tenues de la sorte que je vais devoir porter à un défilé face à de parfaits inconnus ? Tu préfères donc que je me montre en public ainsi, mais toi, mon ami en qui j’ai le plus confiance, ca ne se fait pas ? » Mes joues se gonflaient de contrariété et mon visage se peignit d’un air de défi. Le corps frêle à la peau nacré qui se trouvait recroquevillé sous la chaleur réconfortante du plaid reprit de l’ampleur. Fièrement, je laissais glisser mon refuge le long de mon corps, révélant les courbes d’une femme accomplie. J’avais conscience qu’il ne laissait pas tout le monde indifférent, mais on parlait de mon ami d’enfance, Lenny, celui qui connaissait tout de moi. L’incompréhension qui s’était lu sur mon visage auparavant avait disparu, et laissait place à une détermination nouvelle. L’idée de lui faire comprendre qu’il n’y avait rien de plus normal pour moi d’apparaitre de la sorte devant lui, alors que devant les inconnus, cela me faisait peur. De plus, dans une tenue aussi complexe que la luxure. Mes talons claquèrent sur le sol alors que je tournais sur moi-même, mes mains balayant l’air autour de moi. Je l’arrêtais face au brun, plantant mon regard dans le sien, je fis un pas, puis un autre. « Si toi tu ne peux pas me voir ainsi, qui le peu ? Tu sais que jamais je n’oserais me dévoiler ainsi devant Iggy. Tu ne m’as jamais jugé contrairement aux autres, mais si tu t’y mets aussi, qu’est ce que je fais ? » Je l’obligeais ainsi à reculer contre le canapé où d’un doigt sur son torse, je le poussais à tomber assis dans ce dernier. Je grimpais à mon tour dessus, mes cuisses se logeant de part et d’autre du jeune homme pour me retrouver à califourchon. Je me collais à lui, nos visages se trouvant à quelques centimètres l’un de l’autre. Mon regard s’adoucit alors que je passais mes bras autour de son cou. L’intimité du moment fit resurgir ma fragilité. Je me lovais contre lui, cachant mes traits contre lui. Une voix douce, presque enfantine retentit alors : « Je déteste ressentir cela, Lenny. Ne me fais pas ressentir ca… » finis-je presque dans un murmure, les paupières closes.

 

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Sujet: Re: Un autre regard - lenny     09.09.18 22:35


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Je ne m'étais absolument pas attendu à un tel spectacle, si je pouvais le formuler comme cela. Dambi était mon amie d'enfance, une personne en qui je me retrouvais dans certains reflets de sa personnalité, et envers qui j'avais une confiance inébranlable. Une des très rares personnes qui connaissait mon secret le plus profond, le plus fou, et qui l'acceptait, étonnamment. Cette femme, je tenais à elle bien plus qu'elle ne le pensait, une amitié forte à laquelle je m'accrochais désespérément, et inconsciemment. Mais je devais le reconnaître, si je l'avais déjà vu en maillot de bain, la voir en sous-vêtement devant moi avait le don de me perturber. Comme n'importe qui non ? N'était-ce pas normal ? Surtout quand les dessous en question n'avaient rien de banals. Ils étaient recherchés, ornés de détails attrayants, et sexy. Soudainement, je me demandais ce qui lui avait pris. La petite blonde cachée avait toujours eu une manière de raisonner bien à elle, et la voir s'énerver me prenait aussi de court. Et ce regard plein de rage, elle ne me l'avait encore jamais lancé. Ce qui me fit lentement retirer mes mains posées sur ses épaules à nouveau couvertes. « Dois-je te rappeler que c’est une des nombreuses tenues de la sorte que je vais devoir porter à un défilé face à de parfaits inconnus ? Tu préfères donc que je me montre en public ainsi, mais toi, mon ami en qui j’ai le plus confiance, ca ne se fait pas ? » me lança t-elle, alors que je papillonnai des paupières en guise de réponse. Son raisonnement différait du mien... Et pourtant, j'avais envie de lui dire non, tu as raison. C'est normal d'être plus à l'aise avec quelqu'un que l'on connait depuis des années, que des inconnus. C'était mon cas avec elle. Mais on était dans un contexte bien différent, et oui, cela ne se faisait pas. « C'est à peu près ça... » avouais-je, n'étant pas bien doué pour adoucir l'humeur d'une femme qui attendait certainement le contraire, ou un avis plus tranché. Et sa réaction ne se fit pas attendre, joues gonflées et ses jolies yeux océan aux allures de tempête. La couverture coula le long de son dos, redévoilant sa tenue dénudée qu'elle devrait porter pour le défilé. Par réflexe, j'avais suivi du regard le tissu qui tombait sur le sol, avant de le remonter aussitôt vers son expression énervée. Elle avança d'un pas, les talons claquant les carreaux lui donnaient quelques centimètres en plus pour m'atteindre. « Dambi... » Pris au dépourvu, je reculais mais elle continuait. « Si toi tu ne peux pas me voir ainsi, qui le peu ? Tu sais que jamais je n’oserais me dévoiler ainsi devant Iggy. » La référence à Iggy avait durci mon regard d'inquiétude. Ce n'était pas qu'il était mauvais, mais je n'arrivais pas toujours à prévoir ce qu'il faisait, ce qu'il ferait, et je ne voulais surtout pas qu'il la voit de cette manière... dans cette tenue plus appropriée pour l'intime... « Ne te montre jamais devant lui comme ça, d'accord ? Il est bien trop imprévisible même pour moi... » affirmais-je pour appuyer un peu plus sur ses propos assurés. « Tu ne m’as jamais jugé contrairement aux autres, mais si tu t’y mets aussi, qu’est ce que je fais ? » Je fermais les paupières un instant, fronçant les sourcils en une expression embêtée. Je me mordillais la lèvre inférieure en un soupir, avant de les réouvrir, les prunelles caramel désemparées. « Mais je ne cherchais pas à te juger ... » Elle me fit taire en me poussant du doigt, et sentant le canapé contre l'arrière de mes mollets, je m'y laissais tomber. Le regard levé, je l'observais sans comprendre où elle voulait en venir. Jusqu'à ce qu'elle s'avance et n'escalade le mobilier, ou plutôt moi... Elle logea ses cuisses autour des miennes, s'installant nonchalamment en califourchon. Par réflexe, j'écartais mes bras de part et d'autre d'elle, évitant de la toucher par mégarde. « Dambi, qu'est-ce que tu fais ... ? » la questionnai-je, gêné. Car oui, je l'étais. Et pourtant, je me montrais plutôt tactile avec elle dans la vie de tous les jours, elle était même la seule certainement. Je lui rendais ses câlins, ou je lui en donnais sans raison, je lui caressais parfois la tête avec affection. On avait même déjà dormi ensemble, plusieurs fois, enlacés comme deux enfants plein de solitude. Mais cette fois-ci, j'étais gêné. Crispé, je ne savais plus vraiment où poser les yeux alors que sa poitrine était dans mon champ vision. Était-ce sa tenue qui changeait la donne ? Les iris chocolat roulèrent, loin des petites rondeurs moulées. Elle les rencontra ses iris troublés, et adoucie, elle nicha les siens contre mon torse où elle s'engouffra. Mon coeur y battait la chamade. Son parfum s'échappait de sa chevelure brune ondulée, ses fragrances apaisaient une respiration irrégulière. J'écoutais ses mots à moitié engloutis par le tissu de mon haut, et une petite pique s'enfonça dans mon estomac. Et la culpabilité mordit ma chair, celle de ne pas être très doué pour m'exprimer correctement avec les autres... et me faire mal comprendre, malgré moi. Les poings se desserrèrent, les doigts se délièrent lentement pour s'avancer vers elle. Délicats, peu assurés, ils longèrent son corps sans la toucher. Hésitants, l'une frôla sa peau jusqu'à épouser le bas de ses reins. La seconde suivit la chevelure, jusqu'à se lover dans son cou. Doucement, je l'enlaçais, les lèvres se perdant dans ses cheveux en un baiser léger. « Tu sais que je ne te ferais aucun mal... » Et je le pensais, terriblement. « Et tu sais aussi que je ne suis pas toujours doué pour m'exprimer socialement. » continuai-je, en caressant sa nuque. « Je ne te juge pas, et tu n'as pas le droit de te mettre en colère parce que je ne réagis pas comme tu le voudrais. Je suis gêné Dambi... et ça, je n'y peux rien. » soufflai-je avec douceur et honnêteté. Je glissais les doigts sur son cou, jusqu'à sa joue que je caressais du bout du pouce, l'incitant à se redresser. Je pouvais à nouveau plonger dans son regard mer un peu plus apaisé. « Je vais essayer de te dire honnêtement ce que j'en pense, si c'est ce que tu voulais. Alors tu... portes très bien l'ensemble déjà... » N'étais-je donc pas un homme de lettres ? Un peu plus de vocabulaire, voyons ! La gêne mordant toujours mes sens, je me forçais alors à la détailler plus amplement, le noir sur sa peau claire... Je me décidais à commencer par le bas. Timidement, je frôlais ses bas sombres. « J'aime bien ce jeu de transparence... C'est féminin et sensuel... » Mon pouce longea l'attache du porte-jarretelle jusqu'à atteindre sa taille pour juger du toucher du tissu. Délicatement, j'attrapais celle-ci, épousant les trois lignes qui l'habillaient. « La transparence continue ici, ça montre un peu plus de... peau et... » Ma mâchoire roula, alors que mes pierres caramels remontaient jusqu'au bas de son décolleté, finement travaillé en une toile quadrillée. « ça continue en haut.. Ta soeur a très bien travaillé. Celui ou celle qui t'enlèvera cet ensemble, sera aux anges. » Je relevais mon visage vers elle, les joues teintées d'un léger voile pourpre, avant de lâcher un petit rire après la dernière phrase. Mon sourire s'étira, naturel avant de chercher à nouveau les bons mots. « Tu es très belle, et tu le portes très bien. Les gens qui seront là-bas ne vont pas juger ton apparence, ils seront là pour les créations, c'est elles qui vont juger, le travail de ta soeur. C'est un autre contexte que celui actuel. Tu les mets parfaitement en valeur, tu n'as pas à t'inquiéter. » affirmai-je d'une voix se voulant apaisante, et confiante.

 

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Sujet: Re: Un autre regard - lenny     20.10.18 22:34


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Tenue + J’avais toujours eu une façon de raisonner bien à moi. Une manière de voir le monde sous un autre angle qui me permettait de voir un grand nombre de ces points positifs que les gens avaient oublié, l’esprit humain devenu trop étroit et restrictif. Une vision du monde que je m’étais construit inconsciemment pour me protéger de la réalité où je ne trouvais ma place. Et avec le temps, elle était même devenue ma réalité. Une vision qui amenait souvent de ces moments où mon interlocuteur était décontenancé, ne sachant comment réagir tellement la situation était inhabituelle pour lui, et cela tournait souvent en eau de boudin. Et la réaction de Lenny à cet instant, si elle correspondait à sa réalité, elle ne s’alignait pas à la mienne, me touchait là où je pensais m’être blindé. Lenny était une des rares personnes avec ma nouvelle famille où je pouvais être moi-même sans artifice, et c’était en toute logique que ses paroles, ainsi que ses gestes me touchaient plus que quiconque. Alors comme a chaque fois que j’étais blessé par Iggy, je jouais la carte de la provocation, cet air enfantin toujours collés en fond de ma personnalité. Je n’avais pas conscience de ce que je faisais de mal, mais j’avais juste envie de répliquer et de le faire taire. Un instant, j’en oubliais qu’il s’agissait de Lenny. Pour la première fois, il aperçut ce regard que je réservais en temps normal à son double. Je voulais le confronter. Réaction dont le résultat étant d’un tumultueux mélange d’une femme gênée et d’une enfant boudeuse. Mes mots fuyaient de mes lèvres sans que je n’aie plus aucun contrôle sur eux. Ils coulaient à flot pour se jeter sur Lenny qui ne pouvait faire grand-chose que de les subir. L’annonce d’Iggy parut rendre son air inquiet. L’observait un instant, les traits qui dessinaient son visage étaient ceux de Lenny, pas d’Iggy. Ce qui adoucit mon temps, me rappelant à qui je m’adressais. Un léger sourire étirait ma bouche sans pour autant que ma colère ne parte. « Iggy trouve que je suis aussi plate qu’une planche à pain, ne t’inquiète pas pour lui. » déclarais-je, tirant la langue avant de revenir à mon expression première. Une pensée s’imposa à mon esprit alors que mon regard croisait sa grimace désemparée, celle que j’arborais moi-même souvent. Alors qu’il mordillait sa lèvre dans un soupir, je me surpris à trouver cela cruellement sexy. Je fis taire cette remarque, reprenant le contrôle de la situation.  Elle s’évanouit aussi vite qu’elle était venue. Il était rare que j’aie le dessus, mais la femme en moi hurlait son désespoir de pouvoir s’exprimer alors que l’enfant voulait se recroqueviller au creux de ses bras réconfortant. Dans un accord commun, un doux mélange sensuel s’en dégageait alors que je me retrouvais à califourchon sur le jeune homme, lover contre lui. Je restais silencieuse alors que mon visage cherchait à cacher ma fragilité dans le creux de son cou. Je sentais son corps crispé contre lui mien, mais je n’avais pourtant aucune envie de céder cette fois. J’avais toujours du jouer à un subtile jeu entre lui et son double, marchant sur des œufs en permanence pour ne pas en froisser l’un ou l’autre. Cette fois, même si je sentais bien que cela le rendait mal à l’aise, l’envie de lui faire plaisir en me dégageant de là, n’était pas. J’avais juste envie de sentir ses bras autour de moi, qu’il me rassure comme il l’avait toujours fait. Et ce sentiment de solitude s’échappait instantanément quand je sentis ses doigts sur ma peau dans une caresse peu assurée. Je me serrais un peu plus contre lui comme si j’avais la sensation d’enfin de me faire accepter. « Je sais… » Murmurais-je contre son torse dans un faible son. Jamais il ne me ferait de mal intentionnellement, je le savais tellement. Et j’avais pourtant ce besoin de l’entendre me le dire. J’écoutais la suite sans prononcer un mot alors que ses doigts jouèrent sur ma peau, m’incitant à me redresser doucement. Il avait raison, et je le savais. Je n’avais pas le droit d’être en colère contre lui pour une chose pareille, mais la femme en moi avait besoin de se faire entendre. Ce combat qui ne cessait ces derniers temps entre la femme et l’enfant en moi me rendait folle. Je l’observais silencieusement, un regard océan, le calme qui retombe après la tempête. Subitement, l’assurance que j’avais eu quelques minutes auparavant s’était évanoui, laissant place à un rouge pourpre qui prenait lentement contenance sur mes joues au fur et à mesure qu’il entamait son examen avec timidité. Je sentais son regard me regarder pour de vrai pour la première fois dans cette tenue. Il prenait le temps de répondre à mes attentes et de me donner une description sincère. Ma peau frissonna imperceptiblement sous mes bas noirs, n’ayant pas l’habitude que l’on fasse preuve d’autant de tendresse à mon égard lors d’une caresse à cet endroit. A chacun de ses commentaires, c’était telle une flèche qui perçait mon cœur qui s’était mis à battre la chamade. Je me demandais un instant comment nous en étions arrivés là, avant de fermer les yeux, me laissant bercée par ses mots et ses gestes. Quand j’ouvris à nouveau les paupières, je croisais ses prunelles brunes figés sur mon décolleté, fuyant l’objectif, ne sachant vraiment si il avait le droit d’examiner cette zone. J’écoutais les éloges qu’il faisait sur le vêtement confectionné par ma sœur que d’une oreille, je n’avais dieu que pour cette expression gênée, si timide saupoudrée d’une maladresse que je ne l’avais jamais vu avoir pour moi. Je trouvais cela tellement attendrissant, mais pas que … aussi sexy ? …  Je le trouvais si fascinant à cet instant, comme si quelque chose venait de se débloquer en moi. Je ne l’écoutais plus, je ne voyais que ces yeux d’un brun si intense me fixer au point que je pouvais m’y noyer. Ce rire qui sonnait telle une si délicieuse mélodie à mes oreilles. Bercée par l’atmosphère de l’instant, mes mains posées délicatement autour de son coup, mes mots s’échappèrent de la barrière de mes lèvres, et je le regrettais presque aussitôt. Ils avaient fusés sans que je puisse les retenir, spontanément. « Et si c’était toi qui me les enlevais ? » lachais-je avec une assurance que je ne me connaissais guère.  A peine avais-je entendu ce que je venais de dire que mes mains se retrouvèrent sur ma bouche, un pinceau de couleur rouge tomate badigeonnant mes joues. Je le fixais, moi-même surprise de mon attitude.

 

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hypnose

Un voile noisette-amande pour cacher un regard océan, une teinture de jais pour recouvrir une chevelure au champ de blés.
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Sujet: Re: Un autre regard - lenny     21.10.18 1:25


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J'étais gêné. Qui ne le serait pas ? C'était Dambi. Une amie d'enfance, une amie proche. Une amie avant tout. Et on avait tous les deux de multiples ressemblances, et différences. J'avais cette pudeur, dont je qualifierais être dans mes gênes anglosaxones. Je dévoilais, peu, tout en gardant un certain jardin secret qui n'appartenait qu'à moi. Je gardais beaucoup, même devant mes amis, quand Dambi leur offrait tout, avec une immense confiance. Même cette part d'intimité en tant que femme que je ne m'étais absolument pas préparé à voir. Une nudité pourtant pure, sans arrière pensée, mais qui m'avait sans conteste mis mal à l'aise, et ce mal-être, elle ne le comprit pas tout de suite. Elle le prit comme un rejet. Pour moi, cette tenue relevait d'un attrait professionnel, ou encore une fois, plus privé. Un amant par exemple, et non un ami qui n'avait pas été prévenu des circonstances du rendez-vous. Mon instabilité la troubla, la piqua, et la mit dans une colère dans laquelle je n'arrivais à la reconnaître. Et pourtant, je n'avais pas plié, j'avais nuancé mes propos, adouci la brune au creux de mes bras. J'avais le droit d'être mal à l'aise, voilà ce que je lui expliquais. J'avais le droit d'être mal à l'aise devant cette vision d'elle que je ne connaissais pas et que je n'aurais jamais pensé entrevoir. Mais pour elle, je faisais partie de ce groupe privé auquel elle voulait tout montrer, je le comprenais maintenant. Et cette révélation me fit plus de bien que je ne le pensais. Elle qui savait, et connaissait quasiment tout de moi, il était bien normal qu'elle veuille en faire de même. Alors, malgré la gêne qui perlait sur mes joues, je pris sur moi. Je me forçais à la détailler pour lui faire plaisir, pour la satisfaire. Pour lui rendre son joli sourire. Je tentais le plus possible de rester neutre, tout en jugeant avec sincérité. Les sous-vêtements lui allaient très bien, ils ne la moulaient pas trop, et mettaient ses.. ses formes en valeur. Je ne l'avais jamais vraiment regardé comme une femme et c'était à ce moment précis que j'avais eu une piqûre de rappel. Oui, c'était bien une jeune femme, qui sans doute portait ce genre de tenue peu couvrante pour des nuits chaudes et endiablées... Je remerciais mon cerveau qui ne donnerait jamais à Iggy les images de cette entrevue, qui en aurait certainement fait toute une histoire. Alors que ce n'était... rien. Elle essayait juste des tenues pour le défilé de sa soeur afin d'avoir mon avis, point. La timidité persista néanmoins, dans les pierres caramels un tantinet fuyante, la mâchoire crispée et le rire nerveux que je n'avais pu retenir. Mais je gardais mon attention sur elle, la rassurant comme je le pouvais en choisissant mieux mes mots. Etait-ce mieux maintenant ? Avais-je encore fait une erreur ? Etait-ce vraiment ce qu'elle voulait entendre ? Je voulais être un soutien pour elle, la rassurer et l'aider dans tout ce qu'elle entreprenait. Elle ne savait pas à quel point elle pouvait compter pour moi. A quel point... elle était unique. Je plongeais mon regard dans le sien, tentant de transmettre toutes les ondes positives que j'éprouvais pour elle en la voyant, lorsqu'elle reprit la parole. « Et si c'était toi qui me les enlevais ? » Les mots fusèrent de sa bouche, avec cette tonalité pleine d'assurance qui balaya l'air et imposa un silence dans toute la pièce. A vrai dire, les mots étaient entrés dans mon oreille, puis ressortis par l'autre sans avoir été compris. Je fronçais les sourcils, tentant de les remettre dans l'ordre. Ils passèrent lentement en boucle et l'image doucement se forma. Mes mains enserrant sa taille, les prunelles s'abaissèrent, glissant sur les lignes noires étirées, la fine culotte qui la moulait parfaitement, et ses jambes refermées autour de mes hanches. Et elles remontèrent aussitôt vers la blonde. « Hein ? » lâchais-je hébété, mes mains se détachant d'un mouvement rapide de la jeune femme. Mes yeux s'étaient agrandis. Avais-je bien entendu ? Nonnnn, c'était pas... hein ?! « ... Te... T'enlevais quoi ? » balbutiais-je comme un idiot, alors qu'elle avait étouffée sa bouche entre ses doigts fins. Le rouge colora son visage pâle, contaminant le mien par la même occasion. Je sentis une once de chaleur remonter le long de mon corps, étouffant mon buste tout près du sien. Instinctivement, je reculais, m'enfonçant un peu plus dans le canapé, entrouvrant la bouche à la recherche d'un air plus frais. Puis, le rire m'envahit encore une fois, retrouvant à nouveau cette gêne ambiante que j'éprouvais rarement à ses côtés. Et je ne savais plus sur quel pied danser. « Tu... Mais enfin, c'est pas... Toi et moi... » Respire Lenny, respire, elle a dû se tromper dans ses propos... « C'est pas vraiment ce que tu voulais dire... Si ? » lui demandais-je, plaquant mes paumes sur le tissu moelleux du sofa, laissant la droite venir ébouriffer le bas de ma nuque échauffée. « On dirait... que tu me dragues. » concluais-je, d'un sourire naturel, presque taquin, mais qui habillait cette expression déstabilisée que je lui offrais en retrouvant ses prunelles surprises. Qu'est-ce qui se passait  tout d'un coup ? Je ne comprenais plus rien... Help.

 

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Sujet: Re: Un autre regard - lenny     22.10.18 20:27


Un autre regard...
Dambi" & Lenny





Tenue + J’entendais les explications que me donnait Lenny. J’avais conscience ce que ça lui coutait de me l’avouer et de devoir mettre des mots sur ce qu’il ressentait à cet instant. Et je comprenais la situation mais je ne l’acceptais pourtant pas. Pourquoi ? me demandais-je intérieurement. Pourquoi devais-je faire tout un cirque face à lui, alors qu’en général la vue d’autrui m’importait peu? Je m’étais blindée inconsciemment lors de mon enfance face à tant de différences que je devais porter et des méchancetés que je subissais. Cela ne m’apportait guère à présent, sauf en sa présence étonnement. Ca m’apparut comme une évidence. Je me braquais et me retrouvais telle une enfant capricieuse ou une femme dont le besoin était de s’affirmer. J’avais le besoin, comme si c’était vital, qu’il se souvienne que j’étais aussi une femme. Je voulais que son regard reflète autre chose que l’enfant qui se cachait derrière une teinture brune et des lentilles noisette pour fuir ses peurs. Et le trouble que je provoquais en lui, me plaisait. Je voulais encore et encore boire de ce nectar de satisfaction qui en découlait. Cela me surprit moi-même. Et les mots fusèrent seuls. J’en fus la première étonnée. Ma bouche en cul de poule et mes doigts nacrés la recouvrant en témoignaient. Un silence pesant s’imposa entre nous pendant lequel Lenny comprit, et moi aussi, l’importance de ces quelques mots. Nos regards se croisèrent alors qu’un voile pourpre recouvrait nos joues. Mon corps se crispait contre lui, mes cuisses se refermant par réflexe autour des siennes alors qu’il tentait de reprendre une certaine contenance. Je ne cessais de le fixer, j’étais comme paralyser par mes propres paroles. Je voyais ses lèvres bouger, mais je n’entendais pas le son qui s’en dégageait. Les yeux écarquillés, je ne savais que faire pour effacer ma bêtise. J’avais l’impression d’avoir le visage sous l’eau, et qu’à cause de la pression, le son ne me parvenait plus. Et puis, d’un coup, comme si j’étais revenu à la surface, la tonalité de sa voix résonna à mes oreilles. Je me redressais, sautant d’un bond du divan comme s’il m’avait brulé et que je voulais fuir la douleur. Je lui tournais le dos, mes bras contre moi. Je m’observais dans le miroir du fond de la pièce qui me renvoyait le reflet d’une frêle petite créature apeurée. L’électrochoc remontait le long de mon échine alors que je m’apercevant que ce n’était pas cette petite fille que je voulais être à cet instant. Iggy me l’avait mainte fois répétée : remonter le menton, me tenir droite, la tête haute, je devais m’affirmer. Ecoutant inconsciemment ses conseils. Je repris mon sourire habituel, me tournant vers lui avec une légèreté déconcertante autant pour lui que pour moi. « Et si c’était le cas ? » j’avais du mal à me reconnaître, mais qui de mieux que Lenny lui-même pour mettre en pratique l’enseignement de son double ? je m’approchais de lui en lui tirant la langue pour détendre l’atmosphère vu la gêne dans laquelle nous étions. Je m’approchais de lui sur la pointe des pieds, lui offrant mon dos dénudé. Un de mes bras vint soutenir le haut qui couvrait ma poitrine, l’écrasait doucement, alors que l’autre se glissait dans le creux de mes reins. « Est-ce que tu pourrais m’aider à enlever cette pièce ? J’en ai d’autres à essayer et elle est assez compliqué déjà à mettre seule alors à enlever… » Je tournais la tête sur le côté, juste de quoi le voir du coin de l’œil. « Voilà ce que mes mots sous-entendaient. » A cet instant, mon allure faisait étrangement femme, et intérieurement, je me félicitais de pouvoir arborer cette image. Elle serait sans doute importante à reproduire lors du défilé. Qui voudrait venir voir une gamine défilée dans des sous-vêtements emprunté à sa mère pour jouer les grandes dames ? Je devais faire honneur à la collection de ma sœur. C’était mon job du jour. A qui essayes-tu de voiler la face, Dambi ?

 

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Sujet: Re: Un autre regard - lenny     01.11.18 15:42


Un autre regard...
@No Dambi & Lenny





Avais-je bien entendu ? Avait-elle vraiment prononcé ces mots-là ? Et ça faisait un moment qu'une personne du genre féminin ne m'avait pas fait une telle proposition. Et encore moins, Dambi. J'avais l'impression d'entendre Iggy exploser de rire à l'intérieur de moi, en sentant mon corps se raidir sous la question de mon amie d'enfance. J'y croyais sans y croire, c'était un lapsus, rien d'autre. N'est ce pas ? Le malaise était revenu, s'était intensifié d'un seul coup et cette fois-ci... était partagé. Le rouge colora ses joues, tout comme les miennes qui s'échauffèrent d'une timidité déconcertante. Un peu de surprise, un peu de chaleur que je ne comprenais pas. Par réflexe, je m'étais reculé, m'enfonçant dans le canapé. Son expression évolua, perdue, perturbée, et je me doutais alors qu'elle n'avait pas mesuré ses paroles. Qu'elle.. ne le pensait pas. Alors, l'humour reprit le dessus, comme pour me rassurer, me sortir d'une situation dans laquelle je n'étais absolument pas à l'aise, et que je rejetais.. presque. Ce n'était en réalité, pas drôle pour moi. Je me sentais coincé, et inapte à répondre correctement si la question était réelle, et voulue. Quant tout à coup, Dambi bondit loin de moi, comme si elle avait entendue mes pensées, ou qu'elle les partageait aussi, encore une fois. Une limite, une barrière solide que j'avais crée et à laquelle je n'aurais jamais pensé qu'elle se heurterait. Surpris, je la suivis du regard à quelques mètres de moi, ses prunelles dirigées au loin. Avais-je mal réagi ? Je ne pensais pas. Pourtant, un soupçon de culpabilité brûla mes veines, en la voyant en position défensive loin de moi. Position qui changea, les pierres sombres d'acteur en percevaient chaque nuance. Son sourire s'étira, son buste se redressa avec une nouvelle assurance alors qu'elle se tournait vers moi. La voir reprendre contenance me prenait au dépourvu, et je ne savais plus sur quel pied danser. Je dégageais mon dos du canapé, m'accoudant sur mes genoux pour l'observer. « Et si c'était le cas ? » lança t-elle soudainement. Et si c'était le cas.. qu'elle me draguait ? Les yeux glissèrent sur elle, et se fixèrent, en une intensité presque insondable. Le silence s'installa, presque pesant, pour moi en tout cas, alors qu'elle s'approchait. Je m'étais raidis, instinctivement. Et jamais encore je ne l'avais fait avec elle. Les prunelles se noircirent, froides, sombres, inatteignables. La peur s'y noya. Mon coeur se crispa, comme si quelqu'un le serrait avec force au creux de sa paume. Elle tenta de détendre l'atmosphère, peine perdue. Elle se retourna juste devant moi, et assis, je vous laisse imaginer la vue que j'avais... Je me redressais aussitôt, comme piqué par quelque chose, les mollets collés au tissu du canapé. « Est-ce que tu pourrais m’aider à enlever cette pièce ? J’en ai d’autres à essayer et elle est assez compliquée déjà à mettre seule alors à enlever… Voilà ce que mes mots sous-entendaient. » me confia t-elle, alors qu'elle tenait son haut contre elle, son minois légèrement levé vers moi. L'information mit du temps à être assimilée et comprise. J'étais figé, ma bouche s'entrouvrit lentement en comprenant que ce n'était qu'une.. blague. Une simple blague, Lenny. Je fus frappé par ma propre réaction, le recul que j'avais pris, et la crainte qui m'avait quasi paralysé... J'observais la main dans son dos m'invitant à l'aider, et je fis un léger pas en avant, vers elle. « Ahh... d'accord... Hmm... Je vais essayer. » répondis-je, hésitant, déconnecté de ce qui venait de se passer. Dos à moi, je la dépassais d'une bonne tête, voir un peu plus. Je détaillais le sous-vêtement que je devais lui détacher et la fermeture qui ne semblait pas bien compliquée à délier. J'avançais les doigts vers celle-ci, et ils s'arrêtèrent en chemin. Mon regard avait dérivé. Sa colonne vertébrale, sa blancheur, les lignes noires enlaçant sa taille. Ma mâchoire se crispa, me mordant la lèvre inférieure en entendant ses mots se répéter dans ma tête. C'était des conneries Lenny... Quoi, elle te donne envie notre petite blondie ? Non, Iggy. Alors pourquoi étais-je si déstabilisé ? J'avais pourtant l'habitude de me montrer neutre avec elle, neutre en tant qu'homme. Elle avait titillée une limite que je refusais qu'elle revoit un jour. La main atteignit le métal froid, les pans de la fermeture s'écartèrent. Je voulais en finir avec cette situation.. dérangeante. Mais elle se grippa. Ça s'était coincé. J'insistais en bougeant le loquet de la fermeture, mais rien à faire. « ... ça s'est bloqué. Attends, je vais arranger ça.. » Mes sourcils se froncèrent. Je me rapprochais d'un pas, balayant avec douceur sa longue chevelure jusqu'à son épaule droite. Bien décidé à déterminer où était le problème, je m'abaissais afin de mieux voir l'ouverture. Mon souffle chaud effleura sa peau, alors que je tentais d'écarter les pans avec un peu plus de force. Subtilité lenny, doucement ! « Il ne faudrait pas que je l’abîme.. » Naturellement, ma main gauche épousa le haut de sa taille pour ne pas qu'elle bouge, les lignes noires coulant sous ma paume, tandis que l'autre s'attelait au travail. Je finis par m'apercevoir qu'un morceau de tissus était coincé dans le mécanisme. Je l'en dégageais, et, tirant avec un peu trop de force, le sous-vêtement s'ouvrit aussitôt, dégageant tout son dos. Ses omoplates et la courbe jusqu'à ses reins. Par réflexe, je rattrapais les deux pans, comme si je craignais qu'ils n'offrent une vue bien plus prononcée qu'elle ne l'était déjà. « Et voilà.. » murmurais-je, en lâchant le tout, après m'être assuré qu'elle le tenait contre elle. Les prunelles roulèrent, fuyant vers autre chose dans la pièce. « Tu n'as pas quelque chose de plus.. coloré ? Le noir, ce n'est pas vraiment toi.. » glissais-je, avant de m'éloigner vers la fenêtre, cherchant à installer une distance que je voulais, sans vouloir.  

 

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