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Bae Aiden
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Sujet: (shinden) • You’re my start and my end, that is all.     22.09.18 15:00
(You’re my start and my end, that is all)


Don’t leave me
I believe, I start running
No ending, you are my heartbeat
Even if I’m struck by rain
Even if I’m erased by darkness
I will definitely save you
You are not alone


idc ♬ Tu fixes ton livre sans le lire, incapable de te concentrer. T'as les nerfs en boule, irrité par les messages de Shin. Des semaines de silence, pendant lesquels tu t'es efforcé en vain de l'oublier et voilà qu'il revient te provoquer de la pire des façons. Erreur de contact il prétend, toi t'as simplement l'impression qu'il cherche à provoquer ta jalousie volontairement. Et c'est réussi. Derrière ton écran tu te prétends insensible à sa tentative, mais de l'autre côté t'as juste envie d'hurler et t'envoyer ton téléphone s'écraser contre le mur. Obnubilé par le scénario qui s'impose dans ta tête. Des mains sans visage qui touchent son corps, des lèvres qui marquent une peau qui devait être tienne et seulement tienne. Ça te rend fou. Personne ne devrait pouvoir le toucher, mais surtout, tu es malade à l'idée qu'il puisse avoir envie de cet autre. S'abandonner à ces vices que tu voulais être le seul à connaître dans ton égoïste utopie.
Tu ne sais même pas si tu as mal ou si tu es simplement en colère. Tu bouillonnes, tout simplement. A t'en faire grincer les dents tellement ça crispe ta mâchoire.
S'il joue à ce jeu, tu ne pourras jamais guérir de lui... Redevenir normal.

Abandonnant l'idée de t'évader grâce à ton roman, tu finis par le fermer en soupirant, le posant sur ta table de chevet tu te laisses ensuite retomber lourdement dans ton lit pour observer le plafond blanc de ta chambre. T'endormir, c'est encore ta meilleure option. Pourtant le sommeil se refuse à ton esprit trop occupé à carburer. Les images explicites tournent en boucle dans ta tête, trainant avec elles une nuée de questions. Pourquoi, pourquoi doit-il ainsi se noyer dans la violence ? Ses phalanges couvertes d'ecchymoses te hantent, tu te demandes dans quel état peut être le reste. Le mal qu'il se fait et se grave dans le corps. Toi qui rêvais de le sauver, tu n'as fais que le pousser un peu plus dans le repère de ces démons, leur offrant Shin sur un plateau d'argent. Comme un agneau en sacrifice, sans défense et prêt à se faire dévorer.
Si seulement tout ça ne pouvait être qu'un cauchemar...

Ton téléphone jeté à l'autre bout du lit dans un élan de frustration se met soudain à vibrer. Tu l'observes danser sur ton matelas, pourtant sans bouger. Si proche du bord, il pourrait même en tomber. Mais tu ne veux plus parler à personne, tu n'as plus la foi de décrocher. Et puis tu as peur, peur que ce ne soit qu'une raison de plus d'empirer ta jalousie. Un appel du diable en personne, venu te torturer pour te faire payer ta lâcheté. Des tourments mérités que tu ne peux pourtant plus supporter.
Il sonne une nouvelle fois et tu ne décroches toujours pas. Tu fais le mort, en boule sous ta couette comme un gamin apeuré qui pense que rester inerte et se caché peut faire disparaître les problèmes. Les appels manqués cessent, laissent place à des vibrations plus courtes. Des messages qui désormais s'enchaînent. Un, deux, trois, quatre, et un cinquième ensuite plus rien.
Qui donc peut te harceler ainsi ? Ta curiosité commence à te travailler, plus que ta volonté à ignorer tout contacte avec quiconque ce soir.
Tu hésites un instant, le bras se tendant timidement vers ton portable. Et puis, finalement, tu te décides à percer le mystère.
Et si c'était ton frère ? Ou quelqu'un qui a vraiment besoin de toi. Une urgence peut-être...

Tu te figes en voyant à nouveau le nom de Shin s'afficher sur ton écran. Les deux appels manqués et les cinq messages non lus sont tous de sa part... Qu'est ce qu'il te veut encore ? Ne t'a-t-il pas fait déjà assez de peine aujourd'hui ? Tu claques la langue. Ce qu'il peut être puéril.
Tu manques d'envoyer à nouveau ton téléphone valser, tu sais bien que si tu ouvres ces sms, tu n'y trouveras que de la douleur.
Et pourtant, tu ne peux t'y résoudre. Comme attiré par le feu, tu es prêt à te bruler pour quelques mots de lui. Ils te font mal, mais c'est tout ce qu'il te reste.
Alors tu te décides à lire. Et tes sourcils se froncent lorsque tu n'y trouves pas de provocation mesquine comme tu t'y attendais. A la place, un enchainements de messages si mal tapés qu'on pourrait les croire codés. Un je t'aime qui te fait trembler et te resserre la poitrine, noyé dans un flot de paroles inquiétantes.
Tu n'aimes pas ce que tu décodes. Oh, tu le connais trop bien que pour avoir du mal à comprendre ce que cette situation veut dire. Ces abus, son rendez-vous avec le diable...
Tu te redresses, la panique accélérant ton pouls. Tu veux voler à son secours et pourtant, tu as ce doute horrible qui t'habite. Et s'il se moquait de toi ? Peut-être ne devrais-tu pas y'aller... Mais t'as peur, peur d'avoir tord de ne pas prendre ça au sérieux, et d'apprendre plus tard que t'aurais du. Quand il ne te restera plus que ton remord pour te tenir compagnie.
Te grattant nerveusement les cheveux, t'es confus, tu ne sais pas quel voix tu devrais écouter. Celle qui te dit d'arrêter de réfléchir et d'agir ou celle qui te dit que tu ne devrais pas t'en mêler et continuer à essayer de l'oublier...?

Perds pas ton temps à cogiter !
S'il est vraiment en danger, tu vas regretter ces secondes inutilement perdues. C'est décidé. Tu iras, tant pis si tu te fais avoir.
Tu ne renvois alors qu'un simple mot. La demande de l'adresse. Tu en as besoin au plus vite et tu espères qu'il ait encore les capacités de te la partager. Tu t'extirpes de ton lit en un bond, manquant de trébucher dans tes draps. Ne prenant même pas la peine de t'habiller, tu attrapes ta clé de voiture et fonces hors de ton appartement sans même te soucier de te trouver un pyjama et claquettes dans la rue. Tu t'en fous, qu'on t'observe et qu'on te juge. Rien ne compte à part Shin.
La localisation arrive, à ton grand soulagement, et tu démarres sans attendre, roulant à toute vitesse dans les rues encore bien trop fréquentées à cette heure. Tu grilles les feux, double dangereusement en faisant vrombir ton moteur de sport, ignorant les klaxons mécontents.
Heureusement, il n'est pas bien loin et tu arrives à l'adresse rapidement. Te garant en double file, tu te précipites vers la porte contre laquelle tu tambourines.
Mais personne ne vient t'ouvrir... Et ta gorge se fait soudain sèche de stress. Ta main tremble lorsque tu poses ta main sur la poignée dans l'espoir que cela ne soit pas verrouillé. S'il est là, pourquoi ne vient-il pas ? T'as peur, peur de ce que tu vas trouver lorsque, heureusement, la porte non fermée à clé s'ouvre et que tu t'introduits dans l'appartement.
Tu avances timidement. Pas parce que tu es mal à l'aise de faire intrusion, simplement parce que tu redoutes de trouver l'homme que tu aimes sans vie au beau milieu du salon.
Tu dois même te forcer pour encore avancer. Les fantômes du passé te donnant du mal à lever encore les pieds. Ton corps est lourd, parce que ta mémoire se souvient. De ce jour où tu es entré dans la salle de bain pour trouver un autre cadavre, celui de ton frère. Et si tu arrivais trop tard cette fois encore ? Maudit, condamné à être impuissant pour sauver ceux que tu aimes, à tous les perdre... Tu ne pourrais pas supporter que le scénario se répète.
Et lorsque tu trouves enfin Shin après avoir arpenté l'appartement, ton coeur s'arrête un instant de battre. Le corps inerte, les yeux clos, à moitié dénudé.
Tes jambes se font faibles, tu te retiens au chambranle de la porte pour ne pas tomber. Non. Non. Ce n'est pas réel. Ça ne peut pas arriver.
Tu le fixes avec horreur, jusqu'à finalement voir sa poitrine se soulever. Souffle d'espoir, tu parviens à courir vers lui lorsque tu réalises qu'il n'est peut-être pas trop tard. Te laissant tomber à ses côtés, tu l'attrapes dans tes bras. "Shin... Shin... SHIN !" Tu tentes de l'appeler, mais tu n'obtiens aucune réaction. "Restes avec moi Shin, je t'emmène à l'hôpital." Comme si on t'avait jeté un seau d'eau froide sur la tête, t'as retrouvé tes esprits, ta réactivité. Pas de place pour la faiblesse, tu dois vaincre ton stress si tu ne veux pas échouer.
Tu t'apprêtes à le porter lorsqu'un son parvient jusqu'à tes oreilles. Un murmure. Et puis tu vois ses lèvres tenter de bouger doucement. Tu te penches pour mieux l'entendre. Pas l'hôpital . Non mais il se fout de ta gueule ?! Dans cet état, il pense vraiment que tu ne vas pas l'emmener aux urgences ? "Pas l'hôpital ?! T'es taré ? Tu veux mourir ou quoi ?!" Tu t'indignes presque à l'idée que cela puisse être son intention. Mais un nouveau murmure se fait péniblement entendre. S'il te plait . Une simple supplication qui te fait reconsidérer. Parce qu'il semble presque effrayé par l'idée que tu puisses l'y emmener... Plus qu'un caprice, une véritable crainte. Cédant, tu soupires. T'as peur de faire une erreur en respectant sa volonté. "Très bien. Mais je te jure que si tu meurs, je te retrouve dans l'au delà et je rendrais ton éternité si abominable que trouveras les châtiments de l'enfer doux en comparaison." Tu grognes, sans être certain qu'il puisse vraiment t'entendre ou te comprendre. Il est à peine conscient, à peine vivant...
Désormais résolu à gérer seul cette situation, tu réagis avec le réflexe qui te semble être le plus primordiale et logique. Tu le redresses pour l'asseoir contre toi, faisant de ton torse son dossier, et tu enfonces tes doigts dans sa bouche que tu forces à s'ouvrir.
Quelques soubresauts et le voilà qui régurgite. Tu le penches vers l'avant pour ne pas qu'il s'étouffe, même s'il en met plein sur tes jambes. Tu t'en fiches. Tu veux juste que ça sorte de son corps. Toutes ces conneries meurtrières qu'il a ingéré ou inhalé. Tu évacues ce que tu peux encore, ce qui n'es pas assimilé. La goutte de trop. Le forçant à vomir jusqu'à ce que plus rien ne sorte, juste de la bile.

Regardant rapidement autour de toi, sans comprendre où tu te trouves réellement, tu cherches ses fringues du regard. C'est un appartement luxueux, comme le tien, et tu te demandes brièvement ce que Shin peut foutre seul dans un tel endroit... Qui vit ici, qui l'a laissé dans cet état ? T'es en colère contre cette personne, mais tu mets cette émotion de côté pour l'instant. Tu régleras ça plus tard, quand t'auras sauvé ton amour.
Un jeans noir, chemise blanche et veste de jeans entrent dans ton champ de vision. Abandonnés un peu plus loin sur le sol, ça te pince le coeur de penser à la raison de leur présence là. Ôté du corps de Shin par les mains de cet autre, cet ingrat...Tu les attrapes pour les enfiler maladroitement et en hâte sur le pantin inanimé. Lorsque tu fais glisser le pantalon sur ses jambes, ton regard croise les marques fraîches qui ornent ces cuisses... Tu manques de te laisser troubler et interrompre par le choc de leur vue. C'est ta faute...ta faute. Tu te prends sa mutilation comme une gifle, chargée de culpabilité. Tu te trouves ignoble, d'avoir ainsi brisé quelqu'un, quelqu’un que tu aimes, pour le confort de ta vie.
Et les marques sur son torse lorsque tu tentes de fermer rapidement un bouton pour lui offrir un peu de pudeur te donnent envie de vomir. Ce ne sont pas les tiennes... Elles sont repoussantes, ces traces de dents, de succion, qui se sont appropriés l'être qui t'es le plus précieux.

Péniblement, tu le soulèves, le corps tremblant sous son poids tandis que tu le portes dans tes bras presque trop fragiles pour encaisser ainsi de porter seul un homme adulte. Tu grognes pour chercher de la force. Tu ne peux pas ne pas y arriver. Tu dois le transporter, tu n'as pas le choix.
Mais tu n'y parviens pas. Trois pas et tu manques déjà de trébucher.
Alors tu le poses au bord de ce lit dégoutant, tu forces ses bras à passer par dessus tes épaules, tu attrapes ses cuisses pour les passer le long de tes flancs et les soutenir. C'est périlleux, mais tu supportes mieux. Le dos courbé pour ne pas qu'il glisse, tu retournes aussi vite que tu le peux à ton véhicule. Et tu reprends la route de ton domicile aussi imprudemment qu'à ton arrivée.

Dieu merci, ta femme n'est pas là ce soir. Pas d'interrogatoire à la clé lorsque tu retournes dans ton appartement, la colonne brisée sous le poids de Shin. Gémissant pour te surpasser et oublier la difficulté.
Tu le conduits à ta salle de bain, le reposant sur le sol de ta cabine de douche avant d'allumer l'eau.
Vos vêtements s'imbibent, et tu ôtes les siens sans te soucier des tiens.
Tes doigts caressent avec peine les marques sur sa peau, ses plaies profondes et droites qui laissent deviner des lames de rasoirs. Et puis tu tentes de passer outre, tu remontes ta main vers son visage, sa mâchoire que tu soulèves pour observer un peu mieux une quelconque trace de retour à la conscience.
Mais ses yeux restent clos, son visage crispé et parfois quelques plaintes de douleur qui s'échappent de ses lèvres.
Ton front retombe contre le sien lorsque tu sens l'émotion te dominer brutalement. Qu'est ce que tu as fais Aiden ? Tu te sens responsable. Tu te hais.
Et puis il y'a lui. Lui que tu tiens à nouveau dans tes bras comme tu l'as si souvent rêvé. Une réunion dans la pire des conditions. Ce n'est pas comme ça que tu voulais le retrouver. A vrai dire, tu n'aurais même jamais du le retrouver...
Mais maintenant que tu le tiens à nouveau contre toi, tu ne comprends plus, tu ne comprends plus comment tu as tout simplement pu l'abandonner. Comment tu as pu survivre sans le toucher pendant de si longues semaines. Sans le sentir contre toi. Même si son corps est froid, même si tu ne parviens même pas à respirer son odeur familière sous celle du vomi.
Tes larmes se noient dans l'eau à peine tiède qui continue de ruisseler sur vous. "S'il te plait Shin..." Tu supplies qu'il se remette. Qu'il ne te quitte pas. Pas comme ça.
Tes bras s'enroulent autour de son corps inanimé et tu laisses tes sanglots éclater dans le creux de son cou. Etreinte à sens unique, à laquelle il est incapable de répondre.Tu pleures durant de longues minutes. Jusqu'à en perdre la notion du temps.

Tu finis par couper l'eau. Tu ne sais même pas pourquoi tu l'as emmené sous la douche pour commencer. Un réflexe des traitements infligés à ton frère lorsque tu le récupères trop intoxiqué. Tu ne sais pas si ça aide réellement ou si ce n'est qu'une illusion. Mais tu es prêt à tout tenter, même l'inutile.
Rapidement, tu sèches son corps avant d'ôter finalement tes vêtements trempés pour en faire de même. Tu désinfectes ensuite les plaies fraiches de ses jambes, les pansant pour empêcher toute bactéries de s'y faufiler. Puis, une fois de plus, tu te fais violence pour le porter et l'emmener cette fois jusqu'à ton lit.
Tu couvres son corps grelottant sous la couverture avant d'éteindre la clim.
L'observant ainsi dans tes draps, tu te ronges l'ongle en te perdant dans tes réflexions. Que peux-tu faire de plus ? Tu n'en sais rien... Tu n'es pas médecin putain.
Un instant, tu restes à son chevet, et tes yeux se perdent sur son visage. Oh, il est si beau même en détresse. Et sa présence dans ta chambre semble si juste. C'est la première fois qu'il se retrouve ici. T'aurais tant aimé que ce soit dans d'autres circonstances... Combien de fois t'as rêvé de l'emmener dans ton propre lit pour lui faire l'amour... Sans jamais oser.
Désormais l'y voilà à moitié mort, avec toi qui te retrouves à prier un dieu en lequel tu ne crois pas.
Tu peux voir son corps trembler encore, de froid probablement, et tu te décides finalement à te glisser à ton tour sous la couette, pour le prendre dans tes bras et coller ta peau contre la sienne. S'enlacer nu, tu te souviens avoir entendu dans un programme de survie que c'est la meilleur façon de lutter contre le froid... Et puis, ça te permet de le sentir respirer contre toi. De sentir son coeur battre contre ton torse. De surveiller qu'il ne sombre pas.

Les heures passent comment des jours. Tu ne peux pas fermer l'oeil. Habité par un stress puissant, tu restes à écouter attentivement son souffle. Vigilant. Tu as si chaud contre lui que tu peux sentir la sueur perler sur ta peau. Pourtant tu refuses de le lâcher.
Au travers des rideaux tu peux voir l'aube se lever, laissant filtrer un peu de lumière orangée dans la chambre. Il ne s'est toujours pas éveillé et la panique continue de te bouffer. Tu réalises que t'as sûrement fait une connerie en cédant à sa volonté de ne pas aller à l'hôpital. Tu te demandes s'il est trop tard pour changer d'avis.
Mais finalement, un de ses soupires se transforme soudain en léger grognement. Son corps bouge, gigote doucement. Tu baisses le regard vers son visage en hâte. L'attrape dans le creux de tes mains pour le relever vers toi. Et tu les vois, ses yeux qui s'entrouvrent enfin. Tu souris, comme si on venait de t'arracher le pire des poids de la poitrine. "Sh...Shin ?" T'avais manqué de perdre espoir.
Il s'extirpe péniblement de son état inconscient, et il n'a pas encore pu soulever entièrement ses paupières que tes lèvres son déjà sur les siennes. Impulsion que tu n'aurais pas pu retenir, et contre laquelle tu n'avais même pas envie de lutter après ce que tu viens de traverser.
Il est là, tu as faillis le perdre. Ton père peut bien aller brûler en enfer. Tu refuses de te refreiner. De toute façon, personne ne peut être témoin de cet instant.

Ses lèvres sont sèches, le goût immonde. Tu t'en fiches. Ce sont les siennes. Elles t'ont horriblement manqué et tu n'aurais jamais du y renoncer. "Moi aussi, je t'aime." Ce sont les premiers mots que tu veux prononcer, que tu veux qu'il entende. Parce que tu as eu bien trop peur de ne jamais pouvoir lui dire. Tu réalises à quel point tu t'en serais voulu qu'il ne le sache jamais. Alors tu veux y remédier tout de suite, avant qu'on t'en vole encore l'occasion. Cette fois, tu ne caches plus tes sentiments. Tu l'aimes. Si fort. "Tu m'as fais si peur Shin... J'ai cru que je t'avais perdu. J'ai cru que t'étais parti." Tes bras s'enroulent à nouveau autour de lui pour le serrer dans tes bras, posant ton menton sur le haut de son crâne. Tu caches tes larmes qui ruissèlent sur tes joues. De soulagement, d'une nuit passée à imaginer le pire. De remords, te bonheur de le sentir à nouveau contre toi. "Je t'aime..." tu répètes, presque inaudible. Découvrant le bien fou que cela te fait de prononcer ces trois petits mots.

© patr.onus


어긋
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Seo Shin Sung
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Sujet: Re: (shinden) • You’re my start and my end, that is all.     30.09.18 0:33
(You’re my start and my end, that is all)


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Ça te déchire la poitrine.

Ça te déchire la poitrine, et c’est comme si les fissures se propageaient dans tout ton être. À la fois hypersensible et engourdie, tu es prisonnier de ton propre corps, du plomb dans les veines, du verre brisé dans les poumons, un vide béant au creux du torse, sans fond. La moindre bouffée d’air est une souffrance insoutenable. Le sang bat dans tes oreilles, et te donne l’impression que ton crâne peut se fendre en deux à n’importe quel moment, plus aucune pensée n'arrive à se former correctement. Tu n’es qu’un amas de chaires à vif, en souffrance, une bête à l’agonie qui ne peut former un râle convenable pour chanter son requiem. Tu ne bouges même plus, inerte. Un cadavre avant l’heure.
Tu penses mourir et c’est peut-être mieux ainsi, la panique semble avoir laissé place à de l’impatience. Que ça s’arrête. Toute cette souffrance.

Que ça s’arrête.

Tu ne veux même plus lutter -à quoi bon ? Ton esprit déraille, si tu te réveilles tu ne saurais sûrement plus qui tu es. C’est à peine si tu peux te souvenir d’un visage, il n’y a que des images floues dans ton esprit, des fragments de souvenirs qui remontent et te hantent. Quelle vie pathétique. Ça te ferait rire si tu en étais encore capable, mais tu ne peux même pas entendre les pas qui se dirigent vers toi, cette voix qui t’appelle ne t’atteint pas immédiatement. Cette voix… Elle te dit quelque chose sans que tu ne puisses mettre le doigt dessus, tu ne te souviens même plus avoir envoyé ces messages. Les derniers cris du cœur avant la déchéance. Même si tu étais totalement conscient, tu penserais halluciner, imaginer ces bras qui t’enlacent et cette chaleur qui te prend.
Un mot arrive à tes oreilles et tu as peur. Tu ne sais même plus pourquoi ce mot te fait peur, mais tu geins. Comme un enfant, oui, tu geins parce que « hôpital » est synonyme de « fin » dans ton esprit. Synonyme de « prison », c’est-à-dire pire que la mort pour toi. Parce que tu ne pourras jamais en sortir, déchet de la société que tu es. Ah, même dans cet état tu es capable de te rappeler de ta nature, c’est émouvant. La voix grogne et tu sais que tu as gagné, mais très vite ton corps te maudit quand il se contracte pour te laisser vomir, des doigts perdus au fond de ta gorge. Cet effort achève ton corps trop longtemps dépravé de quelconque repos. C’est à peine si tu sens le tissu passer sur tes plaies fraîches.

Tu sombres, Shin. Bercé par cette voix qui portent tant de souvenirs.

Tu sombres.

De l’eau sur ton corps, un carrelage froid contre ton dos, voilà ce dont te souviens. Un visage au creux de ton cou, un sanglot, une supplication. S’il te plait, Shin. Cette voix… Peut-être, peut-être, devrais-tu l’écouter. Revenir ? Ah quoi bon ? Mais cette voix…
Peut-être.

C’est d’abord une chaleur contre toi, puis une odeur familière qui te réveille. Un soupçon de vie contre ton corps inerte. Tu ne bouges pas tout de suite, ta conscience peine à réaliser qu’elle vient de s'éveiller. Des pensées se forment, incohérentes, avortées avant même d'avoir la chance de pouvoir être complètes. Tu es quelque part, mais où ? Un instant, tu te crois mort mais la douleur te semble bien trop réelle. Tes muscles te font mal, tu n’oses les bouger et l’air dans tes poumons t’est pénible. Pourtant tu essaies de respirer profondément, chassant cette odeur qui te rappelle un être qui t’est pourtant devenu interdit d'approcher. Un râle te trahit alors, brisant ce silence de mort autour de toi.
Et cette voix, hésitante, résonne une nouvelle fois avant que tes yeux puissent réaliser qui est en face de toi. Tu penses rêver, en reconnaissant ces lèvres, ces yeux, ces mains qui encadrent ton visage. Comment peut-il être plus beau que dans tes souvenirs ? Tu veux entrouvrir ta bouche pour parler, mais même si ta voix ne te faisant pas défaut, tu n’aurais pas pu. L’insolent, impatient, t’embrasse. Comme un électro-choc, tu mets le peu de force que tu as dans tes bras pour qu’ils viennent se poser autour de sa taille. La réponse à toutes tes questions est posée sur tes lèvres. C’est tout ce qui importe.
Mais les lèvres s’écartent et la voix s’élève. Quelques petits mots, que tu ne réalises pas tout de suite, il te faut les répéter muettement pour comprendre. Le souffle te manque, tes yeux se voilent. Une larme, puis deux. Tu es mort, Shin, il n’y a pas d’autres explications. « Aiden. » Ta voix est rauque, ces syllabes dures à articuler. Tu trembles, il continue de parler et tu te mords la lèvre. Jusqu’au sang. Comment pourrais-tu croire en ces paroles alors qu’Aiden est celui qui t’a abandonné ? Pourtant il est là, il répète ces trois petits mots qui t’offrent une nouvelle mort. Tu veux tellement y croire.
Vous pleurez. Tu trembles contre lui, mais tu as enfin assez de force pour le garder contre toi, pour ne plus qu’il s’éloigne, une main remontant jusque dans ses cheveux. Et tu as aussi enfin assez de force pour murmurer : « Je ne suis pas parti. » Une phrase aux mille-et-un sens, comme pour rassurer mais aussi ironiser. Mais Aiden est là maintenant, et avant qu’on vienne encore t’arracher à lui tu murmures : « Il n’y a que toi que j’aime. Que toi. Je te promets. Je suis désolé. »

© patr.onus


arcane XIII

arcane VI
ANAPHORE
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Bae Aiden
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Sujet: Re: (shinden) • You’re my start and my end, that is all.     02.10.18 22:18
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idc ♬ Il est , dans tes bras. Pourtant tu ne peux pas accepter le sentiment de bonheur que ça t'évoque. Parce qu'il est arrivé dans ces conditions. Dans cette angoisse de le perdre. De réellement le perdre. Et tu ne parviens pas à être apaisé. Cette crainte continue de t'habiter. Ses yeux sont ouverts mais ton soulagement n'est que de courte durée. Tu  continues d'avoir peur qu'il t'échappe, que ce ne soit qu'un faux espoir.
Tu devrais le laisser respirer et pourtant, tu ne peux te résigner à le lâcher. Comme si il pouvait s'évaporer. Un ballon rempli d'hélium dont tu dois fermement tenir la ficelle, sous peine de ne plus jamais pouvoir le récupérer.
Et puis il y'a cette pensée qui ne quitte pas ton esprit même si tu fais de ton mieux pour l'ignorer. Celle que tout ceci n'est qu'un nouveau départ vers le tréfonds. Le début d'une nouvelle misère. Tu as eu tant de mal à te séparer de lui la première fois, et tu serais incapable de recommencer à présent. Surtout pas après avoir été ainsi témoin des dégâts de votre rupture sur lui.
Pourtant ta vie t'empêche de pouvoir le reprendre. La figure paternelle qui t'observe d'un peu trop près depuis que tu as dérapé. Tu ne sais pas comment lui échapper.
Tu te sens coincé, et tu aimerais que le monde hors de cette chambre disparaisse. Que tu puisses rester dans ce lit, contre lui, comme si rien ne pouvait se mettre en travers de votre chemin. Un monde limité à cette porte, où le temps s'est arrêté. Où rien ne peut vous arriver...
Tu sais bien qu'une fois que tu vas la franchir, tu vas suffoquer.
Oh oui, ce bonheur que tu ressens à l'entendre respirer, grogner dans son éveil, n'est qu'un fragment. Comprit dans un claquement de doigts. Un moment de répit dont tu anticipes déjà les retombées. Vous retrouver ne pourra pas être aussi simple. Pas après la façon dont vous vous êtes brisés, pas avec tous ces yeux qui te surveillent.
Ça te pourrait pourtant si évident que vous appartenez l'un à l'autre, comme si c'était simplement l'ordre des choses. Pourquoi le monde refuse-t-il de s'en rendre compte ? De l'accepter plutôt que de se liguer contre vous ?  
Comment garder Shin dans ta vie sans la perdre ? Elle te bouffe déjà, cette angoisse.

Ton coeur manque un battement lorsque péniblement il formule ton nom. L'entendre est si doux. Tu ressers ton étreinte, jusqu'à ne plus pouvoir le tenir plus fort. Jusqu'à manquer de briser ses os. Le nez enfoui dans ses cheveux encore humides, tu les caresses comme si tu touchais de l'or. Tout t'avait manqué. La sensation de ses doigts contre ta taille, la chaleur de son souffle, le son, même rauque, de sa voix.
Tu finis par éloigner ton visage inondé pour regarder le sien, éveillé. Boursouflé par l'épreuve et pourtant parfait. Tu passes un doigts contre son nez si bien dessiné, ses lèvres abimées. Comme si tu le découvrais pour la première fois. Cela te semble encore si irréel de le toucher à nouveau.
Soudain ça te frappe, sur ta main qui caresse, l'anneau doré. Et ça te sert le coeur lorsque tu penses que tu ne peux pas partager cet alliance avec celui que tu aimes réellement. Celui dont la confession inespérée sonne comme une mélodie à tes oreilles.
Tu hais cette situation. Tu te sens traitre. Non pas envers ta femme, mais bien envers lui. Ton infidélité, c'est cette bague.
Pourtant tu sais que tu ne lui dois rien. Tu portes encore la blessure de ses mots, sa révélation pour te chasser hors de l'appartement lorsque tu as pensé pouvoir mettre un terme à cette relation. Pour lui vous n'étiez pas une chose définie qui méritait fidélité. Pour toi c'était pourtant clair même si ça n'avait jamais été prononcé. Tu n'oublies pas. Même s'il te dit qu'il t'aime, qu'il n'aime que toi, tu te demandes si il pense toujours pareil. S'il pourrait toujours toucher d'autres corps, des corps comme celui de l'homme qui l'a laissé pour mourir sur le sol de sa chambre.
Mais chassant temporairement ce questionnement, tu préfères laisser à nouveau tes lèvres se poser contre les siennes, gourmandes et frustrée du temps perdu, passé si éloigné l'un de l'autre. Dans la haine et la rancoeur, à souffrir en silence. Tu te fais violence pour ne pas le dévorer et lui voler ses dernières forces. Délicat comme si tu tenais une fleur fragile entre tes mains. "C'est moi qui suis désolé..." Tu murmures, ton front contre le sien. "J'aurais jamais du baisser les bras... J'ai été si lâche de ne pas essayer, d'abandonner. J'avais... peur." Et tu as encore peur. "Je ne sais pas comment je vais faire, mais de toute évidence je ne peux pas t'effacer. J'ai besoin de toi." Pour rester sain d'esprit.
Tu voudrais lui demander d'être tien, entièrement tien. Mais la situation te semble encore trop fébrile. Et tu ravales tes supplications. Tu ne veux pas précipiter son retour dans ta vie, brusquer et manquer de le perdre à nouveau. "Je trouverais une solution. Cette fois je n'abandonnerai pas." Tu promets toutefois, même si tu n'as pas encore la moindre idée de comment t'en sortir. Tu ne veux sacrifier ni lui, ni ton confort. Mais les deux s'affrontent.

Passant une main sous tes yeux humides, tu renifles et soupires avant de te décider à le lâcher. Ses lèvres sont asséchées, probablement parce qu'il l'est aussi. "Je vais chercher de l'eau, tu as besoin de t'hydrater. Ne disparais pas..." Tu murmures. Parce que ça t'effraies de quitter la pièce, même une seconde. T'as peur de ne pas le trouver à ton retour, réaliser qu'il ne s'agissait que d'un étrange cauchemar à la finalité douce. Mais tu dois prendre soin de lui. Et tes bras ne sont pas encore magiques au point de remettre un corps si malmené sur pieds.
Tu quittes les draps brûlants de votre présence pour cacher ton corps nu sous un peignoir de soie et jettes un dernier regard sur sa silhouette affaiblie avant de trouver la force de sortir pour te rendre à la cuisine.
L'eau coule et tu te perds à la contempler, un verre vide en main. Elle t'hypnotise dans ton épuisement, et tu t'effondres, étouffant tes lourds sanglots dans ta paume libre, jusqu'à sentir tes genoux flancher, t'accroupir jusqu'à parvenir à te calmer. T'extériorises cette crainte qui t'a bouffé toute la nuit, et l'anxiété de l'avenir. Les souvenirs douloureux du passé.
Tu luttes contre l'impasse qui t'enferme.
Tu ne retournes à la chambre que lorsque tu parviens à reprendre un semblant de calme. Lorsque tu as écoulé toutes tes larmes.
T'asseyant au bord du lit, tu caresses ses cheveux pour dégager son front tout en lui tendant le verre. "Shin... " La question te brûle les lèvres. Pourquoi, comment en est-il arrivé là ? Au seuil de la mort... "S'il te plait, dis moi, qu'est ce qui s'est passé ? Pourquoi tu t'es retrouvé comme ça ? Seul... dans cet état ?" C'est un interrogatoire mais tu estimes mériter des explications. Doucement tu dégages le draps de son corps jusqu'à révéler ses cuisses couvertes de bandages maladroitement appliqués. Ça te pince le coeur de les voir, mais tu te fais violence. Tu passes tes doigts dessus, le regard assombri par la peine et la culpabilité. "Pourquoi...?" La question meurt dans un murmure à peine audible. Pourquoi s'est il infligé ça ?

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어긋
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Seo Shin Sung
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Sujet: Re: (shinden) • You’re my start and my end, that is all.     30.10.18 23:25
(You’re my start and my end, that is all)


Don’t leave me
I believe, I start running
No ending, you are my heartbeat
Even if I’m struck by rain
Even if I’m erased by darkness
I will definitely save you
You are not alone


♕ Il te serre, t’étouffe de ses bras, de son odeur, mais tu ne dis rien de peur qu’il s’éloigne. Tu trembles toujours, plus faiblement, l corps perdu dans un mélange écœurant de sensation. Alors tu t’accroches à Aiden, savourant ses caresses et ses baisers, jusqu’à ce qu’un éclair doré frappe tes yeux. Ton ventre se tord, tes mains se contractent, au fond de toi un feu se rallume. Tes yeux sont fixés dessus, tu te mords les lèvres que ton amant vient de caresser. Soudainement tout te brûle, tu veux fuir, oublier qui partage habituellement ces draps, tu veux être puéril et les déchirer, les détruire.
Mais tu te retiens, tu te retiens de tout foutre en l’air en t’accrochant aux lèvres qui viennent se poser de nouveau sur les tiennes. Il les malmène, et tu te laisses aller dans cette étreinte sans vouloir l’interrompre. Puis c’est front contre front qu’il te murmure ses excuses et avoue sa lâcheté, cette lâcheté qui t’a déchirée pour mieux te perdre. La goutte d’eau qui t’a conduit à finir comme ça. Tu fuis son regard sous l’émotion, tu ne sais quoi dire alors tu fais ce que tu sais faire de mieux quand il te dit qu’il a besoin de toi, être arrogant. « Dis-moi quelque chose que je ne sais pas. » Tu souris malgré les larmes, un sourire en coin dont tu as l’habitude. Tu ne montres pas ton soulagement, c’est si rare qu’on revienne à toi quand on t’abandonne, qu’on veuille essayer de se battre pour toi. Tu tends la tête juste assez pour que vos bouches se frôlent avant de la reposer. Le moindre mouvement t’engourdit.
Cette fois je n'abandonnerai pas. Est-ce que tu as le droit d’espérer ? Tu connais la pute qu’est le destin avec toi, mais tu souris quand même. « Tu n’es pas obligé de promettre. » Tu feras avec, tu n’as plus la force de croire en tout ce qu’il t’est présenté. Même si c’est Aiden qui est dans le même lit et qui s’occupe de toi, un fantasme que tu as longtemps eu.

« Où tu vas ? » Presque paniquée, ta voix te surprend toi-même dès que tu sens sa chaleur te quitter. Ton bras le suit quand il se sépare de toi, avant de tomber sur tes yeux en réalisant ton comportement. Merde, tu dois avoir les joues en feu de gêne. Tu voudrais sortir une réplique bien placée sur sa tenue des plus agréable, pour être fidèle à toi-même mais tu es trop embarrassé. Putain, tu t’es toi-même écorché la fierté à vouloir retenir Aiden comme un enfant. Tout ce que tu arrives à marmonner c’est « comme si j’allais me barrer dans cet état… »
Te retrouvant seul pour la première fois depuis ton retour à la lumière, tu essaies de te mouvoir. Grave erreur. A peines as-tu tendu les mains devant ton visage pour les regarder qu’un grognement franchis tes lèvres. Plus lentement, tu réitères l’expérience, espérant ne plus te sentir comme un zombie qui vient de naître. Un doigt après l’autre, la main gauche suivie de la droite, tu te rappelles les fondamentaux pour faire obéir ton corps à ta volonté. Tu essuies vigoureusement les traces de larmes sur tes joues, essuyant de suspendre le fils de tes pensées. Comme si tu ne venais pas d’échapper à la mort, comme si tu n’étais pas dans son lit. Avec son odeur autour de toi. Lentement, tu te tournes, pour mettre le nez dans l’oreiller et en respirer son parfum, ignorant celui de celle qui partage son lit. Putain, tu te sens comme une adolescente emmourachée ou comme un accro en manque. Tu ne sais combien de temps se passe, tu pourrais t’endormir ainsi, si ce n’est ton corps qui crie soif et famine, ainsi que la sensation désagréable des bandages sur tes cuisses. Depuis quand sont-ils là ?

Des bruits de pas te sortent de ta torpeur, mais c’est la caresse dans tes cheveux qui te fait lever les yeux vers Aiden. Il a pleuré. Ça se voit facilement. Tu détournes le regard. Cette scène est surréelle, il ne prétendait pas ne plus rien en avoir à foutre de toi ? Comment es-tu sensé agir ?
Tu te redresses pour boire l’eau qu’il te tend, tes gorgées ne sont pas élégantes mais tu t’en fous. Jamais l’eau ne t’a semblé aussi délicieuse. Tu ne rends pas tout de suite compte qu’il te parle, mais tu entends juste assez pour comprendre sa question. Sans répondre, tu fixes ton verre. Les draps se lèvent et révèlent tes cuisses, ah, bien sûr c’est lui qui a joué les infirmiers. Tu ne les regardes même pas, fixant plutôt son corps sans jamais remonter jusqu’au visage. Tu frissonnes quand ses doigts se promènent sur tes plaies pansées, ta main va trouver la sienne pour la serrer. Un geste si simple mais si étrange de ta part.
Ton pouce passe nerveusement sur ses phalanges, tes yeux sont vagues quand tu cherches tes mots. « C’était juste la fois de trop. J’ai franchi mes limites, mon corps a fini par lâcher lui aussi. J’avais plus rien pour me retenir. » Tu ris, amer. « Il, ce type, il était dans le même délire que moi. Le même genre de taré, peut-être en pire et avec plus de fric. C’était pas de l’amour, même pas de la passion, juste… Juste un défouloir. Et quand il était pas là, mes vieilles habitudes sont revenues. » Ton menton désigne tes cuisses, puis tu relèves le visage et la main pour venir se poser sur sa joue. « J’ai toujours été comme ça Aiden. C’est la plus grande de mes addictions. » La souffrance gravée sur la peau. Ta main glisse sur ta nuque et tu l’attires à toi, tu te fais violence pour t’approcher assez pour l’embrasser. Tu ne sais comment tu es aussi calme. « Se sentir vivant, faire taire ces voix dans ma tête. Allen, Jun, mon père, lui, toi… J’ai essayé de vous effacer. J’ai essayé de t’effacer et ça a manqué de me tuer. »

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arcane XIII

arcane VI
ANAPHORE
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Sujet: Re: (shinden) • You’re my start and my end, that is all.     01.11.18 17:16
(You’re my start and my end, that is all)


Don’t leave me
I believe, I start running
No ending, you are my heartbeat
Even if I’m struck by rain
Even if I’m erased by darkness
I will definitely save you
You are not alone


idc ♬ Les questions sont douloureuses à poser, t'as la sensation d'avoir une pierre dans la poitrine, une pierre qui fait pression. Tu dois faire un effort pour les articuler parce que tu sais très bien que les réponses vont te faire souffrir.
Et ton poing se serre sous ses caresses lorsque tu te fais violence pour les écouter stoïquement. Tu baisses la tête mais sa main vient te rattraper. De la tienne tu guides sa paume à tes lèvres pour l'embrasser. Ce passé moche est une fatalité que tu ne peux plus changer, tu dois te faire une raison, aller de l'avant et l'aimer mieux qu'avant pour que jamais une telle chose ne puisse se reproduire. Tu veux que ta tendresse vienne calmer sa violence.
La culpabilité te ronge lorsque tu comprends que les plaies qui ont déchirées si parfaitement sa peau sont des tentatives d'oubli. Tu lis ton nom dans sa chaire exposée, sa peau tranchée. Comme si tu les avais causé toi même. T'effacer à manqué de le tuer. A tes oreilles, tu as manqué de le tuer.
Le corps tremblotant d'émotions, tu te blottis contre lui lorsqu'il te capture, le visage caché dans son cou pour ne pas le regarder. "Tout est de me faute... Je suis désolé Shin. Si j 'étais jamais tombé amoureux de toi, tu n'en serais jamais arrivé là." Si t'avais pu forcer ton cerveau à entrevoir votre passion comme une chose uniquement charnelle au lieu de le laisser dévier vers des sentiments plus profonds, tu n'aurais pas tant cherché à te l'accaparer, au point de le blesser. Tu te savais responsable depuis le début. Lorsque tu as commencé à sentir ces étrangement battements de coeurs à sa vue, ses frémissements sur ta peau au contact de la sienne. Et ton incapacité à renoncer à tout ça. Tu le savais, que ce n'était qu'un mauvais présage. Et pourtant, tu es resté déraisonnable. Presque comme si tu voulais affronter le destin, comme si t'avais ce besoin pervers et destructeur de te faire du mal en défiant l'avenir. D'une certaine façon, ne dit-on pas qu'il est parfois mieux de tout briser pour mieux reconstruire plutôt que de vivre sur une fondation instable ?
C'est peut-être ta chance. Tourner ce gâchis en une opportunité. Celle de recommencer correctement cette fois, en ayant conscience d'une des fins possibles, cette fois sachant comment parvenir à l'éviter. Ce premier échec était un essai cruel dont tu tires les leçons.
Tu te redresses, passes une main sur sa joue encore humide. Tu le contemples. Si beau malgré son état misérable. "Je ne veux pas refaire les même erreurs." Tu affirmes comme un pêcheur qui se repenti. Tes lèvres trouvent les siennes, ta langue devenant malgré toi joueuse, se perdant dans ce baiser. "Quand tu iras mieux, je ferais en sorte que tu te sentes vivant Shin, vivant autrement. Pour que tu n'ais plus besoin de t'infliger tout ça." Tu présages, pris par un élan de luxure à être si proche de lui. Ton corps chaud contre le sien si froid, hâtif d'à nouveau pouvoir vous unir. Plus de souffrance pour l'homme que tu aimes, seulement du plaisir et de l'amour. Le meilleur des remèdes. Ta bouche gourmande se perd un instant contre sa mâchoire, sur la peau sensible de son cou. Mais tu te reprends avant de t'emballer. Tu ne peux pas, son état ne le permet pas. Le sentir ainsi t'a tant manqué, mais tu dois être encore un peu patient.

Tes mains reprennent des caresses que tu gardes innocentes, ses joues, ses épaules, ses clavicules. Tu le sens sous tes doigts, presque rigide. "Ton corps est complètement tendu Shin..." Résultat de ses muscles tétanisés par les substances prises en trop grandes quantités. Si il en avait prit seulement un peu plus... Tu frémis à l'idée que tu n'aurais jamais pu le sauver. Pas sans une aide médicale en tout cas. "Viens là." Tu te glisses à ses côtes, t'assieds contre la tête de lit en l'attirant doucement à toi pour qu'il se glisse entre tes jambes, son dos contre ton torse. Il est si faible que tu as l'impression de déplacer un pantin. Tes mains se posent sur ses épaules que tu commences à pétrir, glissant du creux de sa nuque sur le long de ses bras, pour essayer de détendre ce corps figé et probablement douloureux. Tu t'appliques à être délicat, mais toutefois assez ferme que pour avoir une quelconque efficacité. Et malgré toi, tu souris. A regarder tes doigts contre cette peau, image qui te semblait n'être plus qu'une utopie dans ton esprit.  Vous n'avez jamais autant eu l'air d'un couple...Tu t'autorises à être heureux malgré les circonstances, de pouvoir à nouveau le sentir contre toi dans une situation si douce. Dans ton propre lit où tu as toujours voulu qu'il vienne mêler son odeur à la tienne, dans cette chambre si calme que seules vos souffles viennent briser le silence, bercés par la lueur de l'aube qui filtre à travers tes rideaux trop fins. Un tableau que tu aimerais rendre immortel. Un instant d'une innocence si rare.
Un instant fébrile qui déjà s'envole.
Tes yeux ne peuvent pas être aveugles aux marques sur son cou. Et ta jalousie ne peut se taire plus longtemps. Ces traces sont celles de ce type qui a manqué de le tuer. Ces traces... Elles te donnent des pulsions de colère, une envie de vengeance...
Lorsque Shin ira mieux, tu iras retrouver ce coupable. Tu iras lui faire payer le prix. Tu te le promets.
Mais en attendant, tu ranges soigneusement cette soif de justice dans un coin pas trop éloigné de ta tête, tu reviens à Shin pour l'instant. Penchant le visage pour embrasser le haut de son dos, la racine de ses cheveux. "Si tu es fatigué, tu peux dormir encore si tu veux. Je reste là." Tu murmures. Tes doigts viennent doucement attraper son menton pour le tourner vers toi, guidant son visage contre ton épaule. Tu embrasses sa tempe. "Dorénavant je serais toujours là, pour te protéger Shin. Des autres, mais aussi de toi-même. Je ne te laisserais plus avoir mal." Ce flot de promesses, tu comptes bien le tenir. Même si, les choses ne seront pas si évidentes. "Il faudra... il faudra juste qu'on soit plus prudent cette fois. En attendant que je trouve une solution au sujet de mon père. Mais tu sais, au moins, pendant mon absence, les choses ont beaucoup changé avec Ji Moon." Tu oses finalement évoquer ce sujet délicat... Ce nom que tu sais qu'il préférerait sûrement ne pas entendre mais qui est pourtant devenu ta réalité. Une réalité que tu ne peux plus nier. "Durant la nuit de noce, je lui ai tout dit. Je lui ai dis que je ne pourrais jamais la toucher, parce que j'aime quelqu'un d'autre. Un homme. Et elle a... accepté. Je pense... je pense qu'elle et moi sommes en train de devenir ami même si le terme reste fort. Et d'une façon plutôt étrange, au final je pense qu'elle ne sera pas un frein à nos retrouvailles. Peut-être même sera-t-elle une force pour nous protéger." Si elle venait à l'apprendre... Elle pourrait devenir ton alliée, tu y crois. Et tu veux que Shin soit rassuré par l'idée qu'il n'a plus à craindre la fiancée devenue femme. Qu'elle n'est plus une menace dans ta vie, ni dans la sienne. Malgré votre situation, les choses peuvent fonctionner, les arrangements se trouver. Votre union forcée deviendra votre avantage pour mieux vivre vos ébats privés. Votre façade derrière laquelle se cacher en toute sécurité.  

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