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Sujet: Lost in a nightmare. I want to stop but I can’t escape. (shinden)     19.06.18 22:35


Lost in a nightmare. I want to stop but I can’t escape
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Pourtant garé, tes mains sont encore crispées contre le volant en cuir. Le moteur continuant de ronronner dans un bruit sourd, t'empêchant de subir un silence trop lourd. Les yeux rivés sur l'entrée de l'immeuble, tu ne parviens pas à te décider à sortir de ta voiture. T'as presque envie de repartir, de t'enfuir. Mais tu ne pourras pas repousser l'échéance longtemps. L'instant redouté finira par te rattraper, alors tu sais bien qu'il est inutile de chercher à l'éviter.
D'un geste décidé, tu coupes finalement le contact, retires ta clé comme pour t'empêcher de changer d'avis. Te voilà immobilisé à présent. Un premier pas vers la fatalité. Mais tu n'as pas encore réuni assez de courage que pour quitter l'habitacle. Restant enfoncé dans ton siège, tu soupires, passes une main sur ton visage encore douloureux. Comment vas y arriver ? Tu ne sais pas. Tu te sens coincé. Tu n'as pas le choix, mais t'arrives pas à trouver la force pour exécuter cet ordre que tu viens de recevoir. Cet ordre qui te détruit déjà le coeur.
Tu voudrais pouvoir hurler. Même mieux, te réveiller. Être encore sur ce bateau et réaliser que tout ceci n'est qu'un cauchemar, que tu n'es même pas encore rentré. Putain, c'est bien la première fois de ta vie que t'as presque envie d'une cigarette. T'as l'impression de devenir fou, tu prendrais n'importe quelle option pour t'apaiser.
De frustration, tes paumes frappent contre le volant, dérapant sur le klaxon qui résonne dans un éclat brusque pour toute la rue. Merde, tu t'es surpris toi même.
C'est l'alarme qui doit sonner ton départ.
Un. Deux. Trois. T'inspires. Ça y'est, tu bouges. Tu sors en enfilant ton masque. Celui que t'as pas porté depuis longtemps. Il t'arrache toutes tes expression, comme si t'étais vide à l'intérieur. Parce que c'est ce que t'as besoin d'être pour y arriver. Supprimer tes émotions et juste appliquer ce qui t'es dicté.
Comme un pantin, t'entres dans l'immeuble, montes mécaniquement les marches tout en t'empêchant de réfléchir. Rien, rien, rien. Agis, tu pleureras après.

Ton ventre te fais souffrir, t'es en proie à une nausée insoutenable lorsque tu frappes à la porte. Rapidement, t'as le réflexe de rabattre ta capuche sur ton visage, t'espères naïvement que ça va cacher les séquelles laissées par la main de ton père. L'éraflure de sa bague sur ta joue, ta lèvre ouverte sous l'impacte de la rencontre avec tes dents. Tes yeux rougis d'avoir été trop faible durant le trajet.
Tu fixes le sol pour te cacher un peu plus. Le coeur battant douloureusement sous ta façade que tu gardes pourtant neutre.
Le son de la poignée qui s'actionne sonne comme un levier de potence à tes oreilles. Dès que tu l'aperçois dans l'embrasure, c'est la condamnation.
Tu n'arrives qu'à regarder ses jambes, ses pieds. Pas son visage. Ce visage que tu meurs d'envie de prendre dans tes mains pour l'embrasser. Tu ne peux pas. Tu ne dois pas ! Le goût de ses lèvres briserait toute ta détermination.
Silencieux, tu te glisses à l'intérieur de l'appartement, l'évitant subtilement avant qu'il ne puisse t'attraper. Tu ôtes poliment tes chaussures comme un prétexte, pour justifier que tu ne lui ai pas encore sauté dessus comme tu avais pourtant prévu de le faire après vos échanges à distance si enflammés et frustrants. "Désolé pour l'heure. Je ne pensais pas que ça finirait si tard." Tu finis par dire, le ton fatigué. Tu préfères le laisser croire que tu es éreinté plutôt que de laisser paraître ta peine. L'épuisement servant d'alibi pour justifier ton attitude glaciale. Tes paroles inutiles n'ont que pour but de repousser ton lourd aveux. T'accorder encore un peu de temps en sa présence.
Dis lui. Maintenant. Dis lui. Non. Juste encore un instant. Tu cèdes et finis par lever le regard pour l'admirer. C'est la gifle ultime. Un rappel piquant de ce que tu t'apprêtes à abandonner. Cet homme qui était devenu ton dernier fragment de bonheur. Cet homme dont la beauté ne cessera jamais de t'éblouir. Tu le vois désormais et il t'arrache les mots. Plus que jamais tu te poses encore cette question; Comment vas y arriver ?
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Seo Shin Sung
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Sujet: Re: Lost in a nightmare. I want to stop but I can’t escape. (shinden)     07.07.18 22:06


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Tu fumes ta clope pensivement, essayant de tromper ton impatience. Aiden n’a cessé de te tenter alors qu’il était coincé dans ce bateau, ce bateau que tu as manqué de rejoindre à la nage juste pour lui rappeler qu’il ne pouvait pas te provoquer sans conséquences. C’est ce que tu te dis, parce que tu ne peux pas t’avouer qu’il t’a manqué. Lui, sa peau, ses mots. Tu lui en veux d’être parti sur cette foutue croisière, avec la poupée qui lui sert de fiancée, il sait pourtant que votre temps est compté. Tu lui en veux d’être resté autant dans tes pensées alors que tu regardais le peu de ta vie qu’il te reste tomber en ruines, alors qu’Allen s’entête à te fuir et t’abandonner à chaque seconde. Mais comment pourrais-tu le blâmer ? T’es le roi de la mauvaise foi, mais dans ce scénario tu n’arrives pas à te voiler la face. Tu finis par soupirer pour t’arracher à ses pensées et tu te redresses, éteignant ton tube à cancer sur le rebord de la fenêtre entrouverte. On ne peut pas deviner les étoiles sous la pollution et les lumières de la ville, mais tu lèves quand même la tête un instant. C’est étrange ce calme, tu entends le murmure des voix de tes voisins, le ronronnement des voitures sur la route, tu vois les lumières des feux danser, quelques silhouettes floues au loin, profitant de la douceur de ce temps d’été. C’est étrange. Ce moment de calme alors que tu sais que la tempête ne tardera pas à ravager le peu qu’il te reste. Ça t’inspire, un peu. C’est rare que le calme t’inspire en vérité, c’est rare que tu trouves un semblant de répit sans drogue, musique ou orgasme.
Ces pensées t’arrachent un souvenir ironique comme ton corps le fait du rebord de la fenêtre. Ne te fais pas d’illusions Shin, tu sais ce qui arrive quand tu te prends la fantaisie d’espérer. Tu renifles, soulagé de sentir que peu la clope dans l’appartement, tu sais que ça fait geindre Aiden que tu fumes. D’ailleurs ce dernier tarde. Tu es d’assez bonne humeur pour ne pas lui envoyer un message assassin -ou tendancieux mais mauvaise idée avec le padre dans les parages, mais s’il a le malheur d’annuler, tu seras tout de suite moins conciliant. Fierté de chien.
Tes doigts viennent rapidement tapoter le clavier de ton ordinateur, enfin, ton ordinateur, c’est une longue histoire, pour vérifier que tout est bien en plus. Aiden a déjà montré qu’il aimait ta musique, t’espère que ce sera aussi le cas avec celle-ci. Il se plaignait de ne pas se sentir unique dans ta vie, mais il n’y a bien que lui a qui tu montres autant ton travail de toi-même.

Un klaxon dans la rue te fait sursauter et, claquant la langue, tu jettes un coup d’œil pour regarder de qui il s’agit. Oh. Tu reconnais cette voiture. Pas de lapin ce soir, c’est déjà ça. Tu as le temps de finir ta canette de bière et d’en cacher le cadavre avant qu’il ne frappe. Avec un peu trop d’empressement, tu vas lui ouvrir, prêt à éliminer toute la distance entre vous.
C’est sa capuche que tu vois en premier, ce qui te fait aussitôt froncer les sourcils. Ce n’est pas vraiment dans ses habitudes, du moins, dans ce que tu as pu observer, surtout par ce temps. « Aid- » Tes mots se bloquent dans ta gorge quand il t’échappe une première fois, ta main se renfermant dans du vide quand tu veux saisir sa taille. Qu’est-ce que ça signifie ? Tu ne vois même pas son visage et tu observes son dos alors qu’il retire ses chaussures. Tu ne sais pas vraiment ce que tu ressens à ce moment, mais tu refermes la porte sans un bruit, donnant un tour de clé alors que ton humeur s’assombrit soudainement. Tu mentirais si tu disais ne pas t’attendre à un meilleur accueil après toutes ces vidéos qu’il t’a envoyées. Tu te mords la langue pour contenir les mots blessants qui te viennent, après tout, peut-être te trompes-tu. Il ne serait pas venu s’il ne voulait pas te voir. Il finit par te parler, un ton fatigué, alors que tu lui fais toujours dos. Voir son père a peut-être joué sur son humeur aussi, au vu de ce que te racontait Allen, il est pire qu’un flic. Tu finis par te retourner et tu rencontres ses yeux, son visage. Dévastés. Ton souffle se coupe, ton regard devient instable, aussitôt tu combles la distance entre vous, prenant sa mâchoire pour la lever vers toi alors que tes doigts frôlent sa joue et ses lèvres blessées. « Qui ? » Ton souffle est colérique, mais pas contre lui. Bien-sûr que non, pas pour l’instant. Ton cœur bat soudainement fort alors que tu siffles « Pourquoi ? » Tu lui tires la capuche, un peu fort, pour qu’il ne se cache plus, pour que tu vois tous les dégâts. T’es prêt à faire un massacre alors que tes doigts et tes yeux caressent sa peau. Qui essaie de te l’arracher ?
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Sujet: Re: Lost in a nightmare. I want to stop but I can’t escape. (shinden)     08.07.18 19:41


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Tu n'as plus le droit de montrer tes faiblesses, alors tu te transformes en forteresse. Tu veux qu'il puisse croire en ta détermination, parce que tu veux supprimer tout espoir. Pour ne pas qu'il essaie de te retenir, parce que tu aurais bien trop peur de céder s'il ne te laissait pas tout simplement partir. Alors tu lui fais croire, croire que ça ne te détruit pas. Que c'est ton choix et que tu le prends la tête haute. Tu caches le chiot soumis à son père, les genoux dans la poussière et les poings liés. Courbé sous le fouet. Victime d'une autorité qui ne connait ni tendresse ni pitié.
Ôter tes chaussures est à la limite du stupide. Après tout, tu ne comptes pas rester et tu veux rendre ton départ le plus rapide possible une fois que tu auras appuyé sur le détonateur de la bombe. Fuir avant qu'elle n'explose et ne t'emporte avec. Mais plus qu'un réflexe, tu le fais par gain de temps. Pour t'occuper, combler un silence durant lequel tu as besoin de rassembler ton courage. Dans tes oreilles résonne le cliquetis de la serrure. Tes lèvres s'en pincent. Une étape de plus à passer qui retardera ton départ. La fuite t'es désormais pratiquement refusée... Pas de sortie dramatique pour toi. Il faudra tenir ta composition plus longtemps et tu sais déjà que cela va requérir toute la concentration que tu es capable d'avoir.

Ton coeur se perce d'une flèche à son regard troublé. Déjà, il affiche une mine sinistre et, pourtant, tu ne lui as même pas encore annoncé la raison de ta froideur. Tu redoutes d'autant plus sa réaction lorsque tu te sens déjà dévasté de ne simplement pas le voir sourire. Ses iris brûlent lorsqu'elles te détaillent avec une certaine horreur, et tu n'as pas le temps de te reculer lorsqu'il se jette pratiquement sur toi, agrippant avec cette douceur subjective qui lui est propre ton menton. Tu grimaces, cherches à reculer d'un pas mais déjà ton dos se confronte au mur. Non ! Il ne peut pas te toucher. A l'intérieur tu te consumes de ce contact. Sa peau que tu crevais d'envie de sentir à nouveau contre la tienne brisant ta détermination. Tu ne peux pas le supporter et, lorsqu'il tire ta capuche, tu t'empresses de contrer son geste en la rabattant à nouveau sur ton visage. L'âme peinée par ton geste, tu repousses vivement sa main, détachant ses doigts bien trop enivrants de ta peau. Tu la chasses comme on chasse un moustique. Et tu t'en donnes l'envie de vomir d'agir ainsi avec lui. Presque dédaigneux, comme s'il te dégoutait, alors que tu n'aspires qu'à lui prouver tes sentiments, le chérir.

D'un pas brusque tu le dépasses, ton épaule cognant la sienne dans ta précipitation. Tu t'avances de quelques pas avant de t'arrêter, gardant ton dos tourné. "C'est... c'est rien. J'ai trébuché c'est tout. Ne t'en préoccupes pas." Tu lui réponds alors avec une dureté que tu t'imposes. Tu ne veux pas le laisser voir, encore moins comprendre. Et tu ne veux pas non plus qu'il se montre inquiet, cela t'attendri bien trop de penser qu'il se soucie tant de toi. Qu'il irait fracasser quiconque ose te toucher... T'offrant une preuve d'attachement que tu te dois d'ignorer en ce moment.
Sous tes manches trop longues, tes poings se serrent. C'est maintenant. Ou ce ne sera jamais. Tu inspires.  "Je... En vérité je ne vais pas rester longtemps. J'ai... quelque chose à te dire." Tu annonces, les yeux clos et crispés pour parvenir à mieux te concentrer. Finalement tu te tournes doucement vers lui, tu rends ton regard franc et décidé. Tu te forces, parce que tu sais que si tes yeux fuient, il ne te croira pas. Tu te surpasses en le regardant, le menton relevé, adoptant cet air guindé que tu maîtrises si bien. Prétentieux qui ne pense qu'à lui. Tu te donnes le rôle du méchant pour être détesté. Parce que cela sera plus simple ainsi, tu le sais. "Nous deux... ce qu'on avait...c'était... sympa.... Le temps que ça a duré. Mais je... Je me suis lassé, ça ne m'amuse plus. Et j'ai plus le temps pour ces futilités, je me marie dans quelques jours... il faut que je grandisse tu comprends. Alors, j'aimerais qu'on en reste là d'accord ? Je veux dire... toi et moi... ce qu'on avait... c'est fini." Tu as lancé ta tirade tranchante avec le moins d'hésitations possible, sans laisser percevoir les tremblements de ta voix, laisser entendre les fissures qui se rependent dans ton coeur au rythme de tes propres mots. Pour tenir le rôle, tes ongles se sont enfoncés dans les paumes de tes mains, douloureusement. Si fort que les muscles de tes avants bras commencent à se tétaniser d'être trop crispés. Ta mâchoire se serre au point que tu crains d'en briser tes dents. Mais tu tiens. Tu tiens comme l'homme que ton père veut que tu deviennes. Tu mens malgré la peine. Pensant à ton devoir avant tes sentiments.

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Sujet: Re: Lost in a nightmare. I want to stop but I can’t escape. (shinden)     30.07.18 2:04


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Il te rejette. Il te rejette comme on rejette un insecte sur sa peau, un mélange de dégoût et de lassitude dans le geste. Tu n’as pas le temps de le remettre à sa place -entre tes bras- qu’il s’échappe en te bousculant dans l’effort. C’est presque comme ses mouvements étaient exagérés, calculés pour te blesser. Tu te retournes lentement, tu es étrangement calme, et tu as l’impression d’avoir les veines gelées. Comme une maladie, tu reconnais les symptômes, ton corps se prépare déjà à la tempête. Son excuse sonne si fausse que tu ris presque, pourquoi s’amuse-t-il à te donner des mensonges aussi pitoyables ? Que veut-il te cacher ? L’inquiétude te tord toujours les tripes mais tu l’ignores pour réguler ton souffle et l’observer, oh, tu as une impression de déjà-vu bien trop amère. Ce ton, cette attitude, cet air qu’il se donne. Tu détestes cet Aiden sous tes yeux. Il est comme un fantôme, comme celui qui provoquait tes poings avant tes soupires. Tes yeux soudainement froids percent son dos tourné, tu t’avances pour te mettre juste derrière lui, prêt à entendre la sentence.
Bon nombre de scénarios se forment dans ta tête, mais aucun ne te plaît. Tous sont terriblement dramatiques, tous provoqueront en toi des sentiments auxquels tu ne veux pas goûter ce soir. Tu voulais juste sa peau et l’entendre gémir ton nom, pas de cette froideur qui ne vous va plus. Un sourire mauvais se trace sur tes lèvres quand il dit qu’il a quelque chose à te dire, un sourire ironique, parce que tu sens déjà le coup de couteau venir droit dans ton cœur. Crache ton venin mon amour. Il se retourne, lentement, chacun de ses gestes calculés, se voulant froid comme ton visage l’est. Tu n’aimes pas ce que tu vois, tu hais ça pour être exact. Tu voudrais renverser la situation, effacer cet air prétentieux d’une caresse violente, mais tu restes droit, froid, le sourire depuis longtemps effacé.

Les mots s’enchaînent, te percutent, t’empoisonnent, mais tu restes de marbres. C’est comme de l’acide dans ta poitrine, cette même poitrine qui avait accueilli ses pleurs quand l’insolent avait osé dire qu’il était tien. Maintenant ce serait fini ? Ce serait fini dans un mensonge ? Parce que tu ne te laisses pas berner Shin, tu entends très bien les syllabes tremblantes et vois les faux-airs nauséabonds, mais tu hais qu’il se décide à te mentir. Comme si tu étais le dernier idiot sur terre, comme s’il n’y avait bien que des futilités.
Tu souffles du nez, brisant ta stature de marbre d’un rire jaune. Terriblement glaciale, tu te détournes de lui pour atteindre ton petit frigo et en sortir une bouteille de bière déjà entamée. Claquant la porte, tu en bois de longues gorgées, le goût est immonde, espérant engloutir suffisamment tes muscles et ta colère pour les minutes à venir. Quelques secondes et elle est finie, tu regardes la bouteille de verre un instant avant que la rage prenne le dessus. Une pulsion, un bruit de verre qui éclate contre le mur, ton œil aussi mauvais que ton rictus vers Aiden. Oh, tu ne l’as pas visé, au contraire, tu avais juste besoin de ce geste pour ne pas le pousser à terre. Comme le verre, t’as le cœur en morceau, mais tu cherches à l’ignorer. Avec ta fierté de chien blessé, tu étouffes les cris du cœur avec des mots assassins : « J’y crois pas. Donc le padre a réussi à faire revenir la pute de la famille à la raison ? Et j'imagine que c'est aussi cet enculé qui a osé lever la main sur toi ? T’as vraiment cru que j’allais avaler tes conneries Aiden ? Alors que tu chialais pour que je te prenne dans mes bras, parce que t’étais pas foutu de faire des choix par toi-même ? Tu t’es lassé hein ? Dans trois jours tu te doigteras en chialant parce que je suis plus là. » Tu ris, mauvais, retenant les coups par pur miracle. Tes mots sont enfants de la colère, les insultes coulent pour lui faire mal, tu es déjà ivre de rage. « Donc toi, ton projet, c’est de tout détruire autour de toi, ton meilleur pote, ton frère, ton mec et ensuite tout lâcher parce que tu n’as pas les couilles de vivre sans l’argent de ton connard de père ? Et t’assumes même pas en plus, la preuve, tu me mens comme si j’étais un putain de naïf. Mais pourquoi j’ai perdu mon temps avec toi ? Comment j’ai pu te croire quand tu- » Tes mots s’interrompent quand ta voix se fait trop forte, quand tu manques d’avouer que tu as commencé à croire à un avenir à deux. Mais il faut se rendre à l’évidence Shin, le destin n’a pas fini de vous torturer, toi et ton pauvre espoir. Il y a à peine quelques minutes, tu étais si serein, prêt à trouver une solution pour Aiden et toi. Tu ne comprends pas pourquoi il joue à ça, il aurait pu très bien te dire la vérité, tu aurais presque préféré qu’il vienne te chialer dans les bras plutôt que te servir cette tirade si mal jouée. Et dans ton soudain désespoir, tu ne fais qu’empirer les choses.
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Sujet: Re: Lost in a nightmare. I want to stop but I can’t escape. (shinden)     09.08.18 15:31


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Rester de marbre, c'est ton défi ultime. Garder ton sang froid pendant que tu récites tes horreurs bien apprises à Shin. Rabaissant la passion qui vous animait au rang de futilité. Traitant votre histoire comme une chose sans importance. Une brise légère qui passe et s'en va, sans même avoir la force de remuer une feuille. Mensonge. Comment peux-tu même espérer être crédible après les confessions que tu lui as déjà faites ?
Le silence qu'il t'impose lorsque ta sentence est prononcée te fait frémir. Tu aurais voulu une réaction. N'importe laquelle plutôt que ce regard froid et ce simple soupire. Un mot, même un hochement de tête... Pour comprendre l'impact de la nouvelle. Oh, tu voulais que la rupture soit simple, oui... Mais cela brise ton égo de voir qu'il ne semble pas plus atteint par la situation. Colère, tristesse... rien. Juste un rictus froid qui te glace le sang. Tu baisses le regard. Ainsi tu n'étais donc rien pour lui... Autrement il t'aurait déjà imposé une contre-attaque, cet impulsif que tu pensais connaître. Si tu mens en prétendant qu'il t'es aisé de rompre, tu as l'impression que lui devait déjà mentir depuis tout ce temps. Tu n'étais rien de plus finalement. Toi tu devais vraiment l'être, cette fichue brise. Un garçon parmi les autres qu'il oubliera au matin, trouvant dans un bar son prochain partenaire sans le moindre remords. Après tout, tu connais la bestiole, c'est ainsi qu'il opère et c'est bien ce qui t'avait toujours rendu jaloux. Sa capacité à enchainer les conquêtes sans plus de réflexion.
Merde, ça te pique les yeux de retenir ces larmes. Et tes nerfs se font douloureux à force de se crisper autant.
Te sentant devenir de plus en plus petit, tu observes timidement son manège. Son corps qui se détourne pour rejoindre presque trop nonchalamment le frigo, et la bière qui s'écoule trop rapidement dans sa gorge. Tu tentes de déceler un sentiment, d'analyser sa réaction trop calme. Est-ce vraiment de l'indifférence ? Tu es confus.
Confus jusqu'à ce que la bouteille vienne brutalement heurter un mur. Sans avertissement, revirement violent. Tu n'es pas visé et pourtant, tu as le reflexe de porter des bras à ton visage, de te courber pour éviter d'être touché par un des éclats qui s'envole. Ton coeur manque un battement sous le choc, l'impacte résonnant comme un déchirement dans tes oreilles. La voilà, sa colère...mais elle te fige de terreur. T'as peur d'être le prochain après cette bouteille, tu sais bien qu'il en est capable. "Cazzo !"  Tu grognes sous la surprise avant de tourner des yeux écarquillés par la peur et la peine vers un Shin au visage désormais couvert de rage.  
Mais après tout, tu l'avais voulu... cette réaction. Pourtant sa brutalité te brise le coeur. Te coupe les mots. Tu as peur de sa violence désormais. Mais pas pour toi. Certes tu n'as pas le souhait qu'il s'en prenne à toi, mais tu encaisserais. Une de plus, une de moins ce soir, cela ne fera pas de différence. Et probablement que tu mérites un coup de poing de toute façon. Ce qui te terrifie réellement, c'est la violence qu'il pourrait avoir contre lui même. Tu as suffisamment caressé son corps pour désormais connaître par coeur le dessin de ses cicatrices. Et si tu n'as jamais posé de questions à leur sujet, tu n'es pas idiot, tu as compris leur nature. Tu sais donc de quoi il est capable... Et être responsable de nouvelles marques, voilà l'idée la plus difficile à accepter pour toi. Celle qui fait trembler.

Encore sous le choc de cette bouteille brisée, tu restes recroquevillé, n'osant même pas faire un pas. Tu l'écoutes enfin parler et ses mots te donnent envie de vaciller. Tu te retiens tellement de pleurer que ta tête en tourne. Pute de la famille. L'entendre te qualifier ainsi te blesse. Tu ne veux pas qu'il pose cette étiquette sur toi. Pas lui... Et pourtant, c'est peut-être la preuve que ton plan fonctionne, même s'il semble ne pas te croire. S'il t'insulte, c'est peut-être qu'il commence à te haïr. Et si il te haï, ne plus te voir ne sera pas une épreuve pour lui... Encaisse Aiden... Encaisse. C'est dur, mais c'est pour le mieux. Tu rendras ton père fière si tu sors triomphant de cette nuit. Le coeur écrasé mais le devoir accompli.
Tu voudrais répliquer, crier. Lui dire à quel point il a raison. Que tu es désolé. Mais ton cerveau lavé s'entête à vouloir forcer le mensonge une nouvelle fois. Tu es replié sur toi même comme une biche blessée et pourtant, tu gardes le ton froid et méprisant. "Ne t'inventes pas des choses Shin. Tes conclusions sont fausses. C'est...ma décision okay ? Je ne suis pas gay, j'ai juste été... curieux... Maintenant je veux revenir dans le droit chemin. Je vais avoir une femme... Elle me rendra heureux." Tu récites sans émotion ni crédibilité, comme on répète une formule apprise par coeur mais vide de sens. La voix trop faible, tu n'es même pas certain qu'il t'ait entendu puisqu'il continue.
Ses vérités te percutent. Tu le sens te mettre à nu, pointer du doigts tes failles qui te font honte mais contre lesquelles tu ne peux luter. Oui, tu es avare, vénale. Tu détruits tout dans le seul but de garder ta petite vie confortable. Tu n'as pas de couilles. Pas le courage de tout changer, de t'imposer un nouveau départ, parce que tu as peur de l'échec et du danger que cela peut représenter. Tu as tout et tu as peur de finir avec rien... Te faire exposer ainsi, c'est tout simplement insupportable. Ton âme s'émiette. Ton souffle se fait difficile à mesure que ton corps continue de se crisper un peu plus pour toujours retenir ces fichues larmes.
C'est peine perdue... Il n'a que trop bien comprit la situation et ton mensonge est un échec. Tu soupires en passant tes mains contre ton front. Tu abandonnes ta stratégie. A ton tour tu deviens nerveux, ne parvenant plus à garder ton air hautain et détaché. Tes bras s'agitent dans ton discours qui sonne comme une plaidoirie désespérée. "Ah... merde ! C'est juste... plus simple si tu me déteste d'accord ? Si je mens c'est parce que j'ai besoin que tu me haïsses Shin. Parce que je n'ai pas de choix ici... Il sait tout ! Il a trouvé les factures d'hôtel. Il est même allé jusque là pour savoir qui tu es. Tout ce que cette salope de réceptionniste à put lui dire c'est que tu es un homme... C'était la deuxième gifle ça. La descendance Bae ne suce pas des bites. J'en ai reçu une troisième quand j'ai refusé de donner ton nom. Tu dois comprendre... Je suis coincé, je n'ai pas de solution. Il m'a mit la corde autour du cou. Je ne peux plus te voir. Je dois te quitter, et... je ne veux pas te manquer. Tu guérira plus vite si, lorsque tu penses à moi tu te dis 'bon débarras'... Alors j'ai voulu être un connard, te laisser croire que c'était ma décision, que c'est ce que je veux. Pour que tu me laisses partir. J'ai voulu rendre les choses faciles... Mais je crois que tu me connais mieux que ce je pensais... Ou peut-être que je suis vraiment mauvais comédien..." Le souffle presque court de cette tirade, tu finis par soupirer en laissant ton dos s'effondrer contre un mur. Ta tête se secoue, ton regard un instant sur le sol avant de remonter vers lui, presque implorant. Une supplication pour qu'il ne rende pas cette rupture plus compliquée que ce qu'elle n'est déjà. Parce qu'il n'y a pas d'échappatoire. Alors tu aimerais simplement causer le moins de dégats possibles... "De toute façon... Peu importe comment j'amène la chose, la conclusion reste la même... Nous deux, c'est fini. Ne prétends pas que tu ne savais pas que ce jour arriverais..."   Ta voix se brise et s'étrangle et tu baisses à nouveau la tête, abattu par tes propres mots. Tu te hais, tu hais ton père. Tu hais cet instant. T'aimerais presque te pincer pour t'assurer que tu n'es pas plongé dans un cauchemar. Tu en viens même à comprendre ton petit frère, comprendre qu'il ait pu être poussé au suicide. Toi même en ce moment, tu ne ressens plus aucune volonté de vivre. Tu aimerais juste que tout disparaisse. Que tout cesse. Ne pas être toi. Ou une version de toi plus courageuse.

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Sujet: Re: Lost in a nightmare. I want to stop but I can’t escape. (shinden)     29.08.18 18:58


Lost in a nightmare. I want to stop but I can’t escape
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Ton cœur à vif te fait un mal de chien, comme des aiguilles qui s’enfoncent un peu plus à chaque battement. Ces derniers sont de plus en plus rapides à cause de la rage, de l’adrénaline et de l’alcool bu avec trop d’empressement, un cocktail meurtrier. Tu es un animal blessé, un clébard que l’on vient de cogner dans les côtes. Comme un goût de métal au fond de la gorge, comme les artères en feu et l’esprit prêt à exploser. Alors tes mots sont faits pour heurter, pour libérer cette colère que tu retiens au bout des doigts, pour ne pas le frapper jusqu’au sang parce qu’Aiden pourrait t’arracher le cœur que tu ne pourrais vivre en voyant son corps bleui d’autres choses que de vos plaisirs pervers. Tu ne sais pas ce que tu veux, le chasser ou le retenir, qu’il paye pour son mensonge grossier ou qu’il te demande pardon à genoux pour que tu lui retournes la tête en lui faisant l’amour à même le sol. Une de tes mains agrippe ton propre cou, enfonçant tes ongles dans la chair pour réveiller une douce souffrance et te permettre de ne pas lâcher prise. Une douleur physique pour distraire celle qui détruit un peu plus ton âme, la douleur de l’abandon et de la haine. La haine pour toi-même, abruti qui n’a pas su retenir ses sentiments. Abruti qui empoisonne celui qu’il prétend ne pas aimer par des insultes auxquelles tu ne crois même pas. Mais le mal est là, le mal est fait. Il se recroqueville, le coupable de tes souffrances, soudainement redevenu une bête effrayée alors qu’il voulait se montrer alpha devant toi. Il t’a sous-estimé et a cru que tu ne le percerais pas à jour. Pauvres idiots que vous êtes.
L’imposteur essaie encore de jouer son numéro, se moque-t-il de toi ? C’est tout ce que tu mérites, un tas de mensonge et un mépris feint ? Ta main se fracasse contre le mur, la douleur te sonne un instant. Ah Tu as touché un clou, peut-être saignes-tu mais qu’est-ce que tu en as à foutre quand tes mots sont ceux qui coulent si abondamment, des questions dites dans une ironie amère. Pourtant certaines te trahissent, quand tu laisses apparaître que tu hais son père pour avoir levé la main sur lui -douce plaisanterie au vu de tes faits passés. , mais c’est pas comme si tu ne te haïssais pas toi-même ?

Finalement il laisse tomber le masque et part dans une tirade qui te vrille les tympans. Quel con fini à la pisse, tu ne suis pas sa logique. Il comptait te faire souffrir pour que tu le laisses partir ? Il a mis en place une mascarade juste pour être sûr que… « Ferme ta gueule. » Murmures-tu. Mais il ne t’entend pas ou t’ignore et continue, disant que vous saviez que ça se passerait comme ça. Juste que peut-être, pour une fois, tu te sentais prêt à te battre. A faire des efforts, presque prêt à vivre dans la clandestinité pour être à ses côtés juste une poignée d’heures, minutes, secondes supplémentaires. Peut-être étais-tu même prêt à t’assoir et à réfléchir après qu’Aiden t’ait dit avoir été découvert. Mais cet abruti vient de choisir de t’abandonner juste pour que ce soit plus simple, plus facile. C’est toujours facile d’abandonner, pas vrai ? Se fabriquer des excuses pour avoir la conscience tranquille, prétendre faire un sacrifice pour paraître fort. Lâche. Tu as tout perdu Shin, ils t’ont tous abandonné. Allen, Jaehyun, Kyô, même Hyun dans un sens. Il n’y a plus que ton frère mais celui-ci est si absent de tes journées que tu finis par te demander si tu ne l’as pas imaginé. Tu n’avais plus qu’Aiden qui te donnait espoir, malgré toutes tes fautes il semblait pouvoir les comprendre, les pardonner sans pour autant oublier. Et maintenant, il vient annoncer la sentence de la manière des manières. Tu veux crever. Qu’un éclair vienne te frapper à cet instant, tu es prêt à supplier un dieu auquel tu ne crois pas pour que ça arrive. Avant que tu ne réalises, tes pupilles sont humides, de toute façon ta fierté est déjà bien malmenée. Un instant, tu es si proche de lui, son corps si brûlant, tu veux le prendre dans tes bras, l’embrasser une dernière fois, tout lui dire. Je t’aime, je t’aime, je t’aime. Et pourtant, il te tue. Tu ne peux pas accepter qu'il choisisse aussi facilement de t'abandonner.
« Ne joue pas à ça Aiden, ne viens pas geindre que tu voulais faire un sacrifice pour moi. C’est l’excuse que tu sers à tout le monde quand t’as pas les couilles de prendre des risques ou d'être honnête. » De nouveau, ta voix est bien trop basse, mais tu sais qu’il t’entend. Bien sûr tu fais en partie référence à Allen, à cette pensée ta rage te pique un peu plus les yeux et tes poings se serrent à en devenir douloureux. « Moi, j’en ai fait, des sacrifices. Tu sais ce que c'est pour moi que m'ouvrir aux autres ? Ce que ça a été de te laisser venir à moi ? J’ai confronté Hyun Jun, j’ai tout foutu en l’air avec Allen parce que je t’aimais trop pour mettre fin à tout ça. Tu sais qui il est pour moi ? À quel point je pourrais crever pour lui sans hésiter ? Oh, mais attends, tu te souviens de lui ou pas ? Tu sais ton jumeau, celui que tu as laissé partir, tu crevais de jalousie de le voir libre et pas toi. Mais t’as pas réussi à le retenir hein, tu peux dire que c’est à cause de moi mais tu veux savoir la vraie raison ? C’est le putain d’argent ton problème ! T’es plein aux as grâce au padre et tu peux pas imaginer vivre sans ton putain de luxe, si j’étais riche tu ne te serais même pas posé la question et on serait parti à l’autre bout du monde sans chercher plus loin. Et avec Allen, votre relation était déjà merdique avant même qu’on commence à baiser, t’as pas réalisé pourquoi ? Ton putain de monde, il est presque pire que le mien et moi j’arrive même pas à toujours manger à ma faim. » Tes paroles ont de moins en moins de sens, tu ne réalises même pas ta confession et tu marques une pause en ravalant ta colère, te détournant à reversant ce qu’il y a sur ton plan de travail. Tu ouvres un tiroir et fouilles dedans, te fichant de mettre de ton sang partout. Finalement tu sors une liasse de billet, celle qu’Aiden t’avait passée quand il était venu voir ta blessure, tu l’avais gardé au cas-où mais à présent ça n’en vaut plus la peine. « Tu m’as vraiment pris pour un con. Tu penses vraiment que je suis une merde à ce point-là pour ne même pas me dire la vérité ? Je savais que ça allait arriver, mais apparemment je ne vaux même pas que tu sois honnête envers moi. J'étais prêt à accepter tellement... Et t’oses me dire que tu fais ça pour que ce soit moins douloureux. C’est presque comme si j’aurais jamais dû existé, hein ? Vu que tout ce que tu aimes, ce sont ces jolis petits billets… » Tu lui lances la liasse au visage. « Reprends-les. »
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Sujet: Re: Lost in a nightmare. I want to stop but I can’t escape. (shinden)     29.08.18 22:19


Lost in a nightmare. I want to stop but I can’t escape
featuring. @Seo Shin Sung + tenue

Es-tu vraiment surpris que cette rupture soit si brutale ?
Ah tu étais bien naïf de penser pouvoir simplement la déclarer sans déclencher de tempête. Partir comme tu es arrivé après avoir délivré ton message ingrat, ton mensonge que tu pensais avoir bien préparé. Shin n'est pas de cette race là. Il est de ceux qui insultent et brisent. Pas de ceux qui hochent la tête.
A sa violence, tu attendais presque que des hurlements se joignent. Pourtant sa voix reste basse lorsqu'il t'agresse de ses paroles. T'aurais presque préféré qu'il te crie dessus... La faiblesse de son ton t'atteint bien trop. Parce qu'elle trahit un anéantissement profond. Tu as poussé une limite, jamais tu ne l'avais vu ainsi. Dans cet état qui transcende même la colère et la peine.
Tu restes silencieux, à l'écouter, immobile à te détester lorsqu'il pointe tes vérités honteuses. Les poings serrés, tu te sens mourir de l'intérieur. Tu t'éteins. Et puis ces mots. Ceux qui te font relever la tête. Comme une balle en plein coeur, tes yeux rendus trop humides s'écarquillent. Est-ce que tu as bien entendu ? Je t'aimais trop... Non ! Tais-toi Shin. Tu ne veux pas l'entendre. Ces mots que tu avais pourtant rêvé qu'il te dise. Il est trop tard désormais. Ils ne font que te rendre faible, te faire perdre ta volonté. Te tuer un peu plus.  
Tu ne veux pas savoir, tu veux qu'il reprenne ces paroles. Toi qui avais parfois le doute de n'être qu'un passe temps, tu aimerais encore t'en convaincre pour souffrir moins de son absence. Mais comment pourras-tu te rassurer avec ces mensonges s'il t'en vole la possibilité de sa confession ?
Ton regard se tourne un instant vers la porte. Pourrais-tu simplement courir hors de cet appartement, courir jusqu'à ce que tout disparaisse. Juste... T'enfuir.
Non. Tu ne pourrais jamais aller assez loin. Les brisures de ton coeur te suivront partout où tu iras de toute façon. Il n'y a pas de raccourcis à cette situation. Tu dois juste subir. Encaisser jusqu'à ce qu'un nouveau jour arrive. Même si les minutes paraissent durer des heures. Même si t'as l'impression que tu sortiras jamais de cette crise.

Il te blesse mais tu le laisses déverser sa colère sur toi. Tu l'as mérité, et tu sais qu'il a raison. L'argent, l'argent. Oui, c'est ton obsession pour ce privilège ton problème. T'es vénale. Tu le sais. Tu ne penses qu'à toi et c'est bien pour ça que tu détruits tout sur ton passage. Tu mets tous les autres à genoux, tu les assassines, tant que ça peut te permettre de rester grand et fier. Ton monde est un poison. Une drogue qui te consume doucement, qui te blesse et te détruit. Pourtant tu ne peux vivre sans. Addiction, tu refuses qu'on te sorte de ta prison dorée.
T'as même pas de répartie à lui offrir. Juste un silence qui trahit ta honte.
Et de tes sourcils froncés, tu l'observes fouiller ses tiroirs comme une furie, n'arrivant pas à anticiper ce qu'il cherche à faire. Tu n'as même pas le temps de voir ce qu'il en sort que déjà il te l'envoie au visage.  Les billets volent avec violence, pour s'écraser contre ton visage déjà abimé. S'échouant sur le sol dans un éparpillement orangé. Et tu les fixes avec culpabilité. "Arrête..." Tu finis par murmurer doucement, ne supportant plus de le voir ainsi. De le voir avoir si mal.
Ta mâchoire se crispe. Tu te sens bouillir. Et c'est un regard trop dur que tu finis par lever vers lui. Tu lui en veux presque de rendre cette situation si compliquée. Alors tu es sec lorsque tu essaies de le mettre face à la réalité. Ta notion de la réalité. Tu veux qu'il comprenne tes raisons, qu'il partage presque ta réflexion. "Mais qu'est ce que t'espères hein ? Que j'abandonne tout pour toi ? Est-ce que tu me crois aussi fou et irréfléchi ? Quoi, je te choisis, on vit une vie de bohème sans se soucier de notre misérable condition parce qu'on n'a besoin que de l'amour pour être heureux ? La belle utopie. C'est ça que tu veux ? Très bien. Et si dans six mois tu te lasses de moi. Si tu finis par me quitter, moi je finirais sans rien. Au final j'aurais juste tout perdu. Aujourd'hui j'ai tout, je serais profondément ignorant de prendre le risque de tout perdre pour une chose sans certitudes. Tu comprends ça ? Soit je te perd toi aujourd'hui, mais je conserve le reste de ma vie. Soit je prend le risque de me retrouver sans rien du tout. Et tu le sais bien, je suis lâche dans le fond. J'ai pas le courage pour les risques." T'essaie de te justifier, mais tu finis par ne faire qu'avouer ta faiblesse. Ta faute. Déjà tu regrettes tes paroles qui moquaient presque ce que vous avez partagé. D'avoir prit à l'ironie ses espoirs.
Tes iris s'adoucissent pour devenir remord. "Shin je...." Ta gorge se bloque, sanglot retenu. Les mots sont difficiles à cracher et tu soupires en  baissant les yeux. "Je suis désolé..." De ne pas oser. De te quitter pour des raisons si lâches. Au final t'es encore juste qu'un gamin qui a peur de se retrouver projeté dans le monde sans la carte de crédit de papa pour t'offrir tes caprices et dépenser sans réfléchir. Survivre sans préoccupations. Tu te la joues fier et indépendant parce que tu vis dans ton propre château, mais t'es toujours un enfant entretenu qui a peur des sentences parentales. Tu ne saurais même pas comment te débrouiller seul, t'as jamais même eu a payer une facture. "Tu n'aurais jamais du aimer quelqu'un comme moi. On t'avait jamais dit que l'argent rend les gens pourris...? J'imagine que j'en suis la confirmation." Tu n'étais qu'un piège pour lui. Tu pouvais le prédire, que tu allais le détruire. Et pourtant tu l'as invité à venir se piquer à tes épines. Pour un fragment de temps où tu pouvais être heureux. Egoïsme. T'as pas pu ravaler tes frustrations et t'as choisis d'être capricieux au point de vous mener à la dérive. Si seulement t'avais pu être raisonnable ce jour là, sous cette pluie. Si t'avais simplement terminé tes étirements avant de rentrer chez toi... Oh oui, le temps que vous avez passez ensemble était doux, mais le contre coup est trop brutal.
Tu lances vers lui un regard rempli de culpabilité et de supplications. Pitié, qu'il te laisse partir, qu'il t'aide dans ce choix déchirant. Qu'il te pardonne. Qu'il ne laisse pas son âme se faire intoxiquer par ta trahison. Et tes yeux glissent sur ce corps que tu chéris tant, sur cette main en sang. Sève rouge qui perle sur ses phalanges. Sa douleur manifestée comme tu le craignais, dans l'autodestruction. Vice que tu aurais aimé effacer avec ta tendresse. Mais en plus d'avoir échoué dans cette mission, tu es désormais devenu l'une de ses raisons.
Timidement tu décides de t'approcher malgré ton coeur tambourinant de tentations. Le toucher c'est jouer avec le danger et mettre en péril ta détermination. Pourtant ta main attrape son poing blessé. L'âme meurtri face à sa plaie.

Tu déglutis avec difficulté, tremblant d'être si proche de lui. "Mais je t'en supplie, ne te mets pas dans un tel état. Je peux pas supporter de te voir comme ça. Et je peux pas ta laisser seul en ayant peur que tu... Parce que moi aussi je..." t'aime. Non, tu ne peux pas lui dire ces mots. Tu aurais du le lui dire bien plus tôt, pas maintenant qu'ils ne serviront plus qu'à lui briser un peu plus le coeur. Tu serres la mâchoire pour retenir ta confession, et ta main a déjà agrippé son visage. Comme un reflexe tu ne peux t'empêcher de le chercher, de vouloir le sentir contre toi. Tu t'es même déjà penché avec désespoir, à quelques centimètres à peine de ses lèvres. Mais une voix dans ta tête te réprimande. Non Aiden ! Tu n'as plus le droit.
Avant qu'il ne soit trop tard, tu te ressaisis. Ton esprit pousse ton corps et tu éloignes en hâte, comme projeté. Tu fuis, la respiration troublée. T'as manqué d'échouer dans ta mission. Si tes lèvres avaient touché les siennes, t'aurais jamais pu te résigner à le laisser. Comme une girouette t'aurais voulu le garder.
Mais tu meurs un peu plus d'avoir du te forcer à refuser ce contact. Et tu sens ton visage se crisper dans un ultime effort de retenir tes larmes.
Incapable de t'afficher si faible plus longtemps tu te tournes en repli vers le mur. Juste à temps. Voilà qu'une perle saline décide de jouer à l'effrontée et de rouler contre ta joue malgré tous tes efforts. Tu l'essuies brièvement de ta manche trop longue, fermant les yeux, sourcils froncés pour te reprendre avant que d'autres ne suivent son exemple d'indisciplinée. Concentre toi ! Tu secoues la tête avant de déclarer. "Je peux pas Shin." Pourtant tu aimerais tellement...
Les paroles de ton père résonnent encore dans ton esprit. Dures, menaçantes. Tu veux finir comme ton frère ? Tu veux perdre ton avenir, finir ta vie derrière une caisse d'épicerie pour pouvoir survivre, dormir dans les saunas quand tu ne pourras pas assumer un toit ? Promesse de misère que tu refuses de connaître. Tu ne seras pas mon troisième échec Aiden. La déclaration t'avait brisé le coeur. Ansel, Allen qualifiés par ce terme odieux, voilà qui montrait à quel point il lui semblait facile de jeter les enfants qui le déçoivent. A quel point ton quotidien peut facilement être en danger. Et il t'avait empoigné si fort pour te dire ces mots que t'en avais manqué d'air. Ça t'avait glacé le sang. Suffisamment pour te déterminer à obéir. Pour redevenir celui dont tout le monde critique la froideur. Aiden fort dans son arrogance, qui ne laisse rien le faire vaciller. Focalisé sur ses devoirs, fermé aux distractions.

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Sujet: Re: Lost in a nightmare. I want to stop but I can’t escape. (shinden)     05.09.18 22:41


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featuring. @bae aiden + tenue

Un loup en cage, voilà ce que tu es. Un loup avec la rage, le regard fiévreux et la respiration indomptable. Et ton geôlier, il compte t’abandonner à ton sort, enfermé dans une prison sombre où tu ne peux que fantasmer le bonheur. La douleur t’aveugle, tu n’arrives pas à être juste et comprendre qu’il a raison de mettre fin à votre relation, à vous. Toute personne un minimum sensée le ferait, n'est-ce pas ? Mais au fond, ce qui te fait vraiment mal, c’est la manière dont il l'a fait, dans un mensonge. Comme ta mère, un mensonge soi-disant pour mieux faire passer la douleur alors qu’il ne sert qu’à se donner une bonne conscience. Compte jusqu’à cent, fais-moi confiance. Tu secoues la tête pour chasser ce souvenir, mais il te hante un peu plus à chaque instant. Ils te hantent tous, ces souvenirs, et ce soir Aiden vient d’en rajouter un à la liste. Celui de trop.
Alors tes mots s’enchaînent, froids, presque distant, une colère glaciale mais si intense que tu en trembles. Un sanglot menace de te faire balbutier, mais tu le ravales. Aiden est trop docile, beaucoup trop docile, et si tu aimais cela dans vos ébats, tu voudrais que pour une fois il se batte. Pour ou contre toi, mais qu’il se batte. Tu en as marre de voir Aiden agir comme une marionnette, ce n’est pas d’un putain de pantin que tu es tombé amoureux. Alors tu essaies de le faire réagir, avec ces billets qui s’écrasent contre son visage, exposant son péché aux yeux du monde. Tu veux juste quelque chose de vrai, voir que tout ça n’était pas mascarade merdique. Il te demande d’arrêter, tu souris ironiquement, la main crispée sur le meuble contre lequel tu t’appuies. Son regard est dur comme sa voix quant à son tour il attaque. Et tu es cruellement déçu par ses mots. « Tu n’as rien compris. » Murmures-tu et cette fois, ce sont tes yeux qui sont humides. « Tu n’as absolument rien compris, Aiden. » Mais tu ne montres rien, essayant de te retenir de mordre la lèvre jusqu’au sang. Tu ne voulais pas qu’il quitte tout pour toi, tu voulais juste être une part de sa vie. Et puis il y a son aveu de faiblesse, qui te fout de nouveau la rage, mais cette fois elle est teintée de dépit. C’est pathétique, et ses excuses soudainement ne font que secouer la tête. T’aurais aimé avoir tords, qu’il ait plus de courage. Le retenir en lui ouvrant les yeux de force mais le monde est contre toi, pour ne pas changer. Puis ses autres mots viennent te dévaster. Tu te retournes pour ne pas lui faire face, la colère revenant en douloureuses vagues alors que tu fixes le fond de l’évier où git un vieux couteau. Tu n’aurais jamais dû aimer quelqu’un comme moi. Connard prétentieux, même si ce qu’il dit est vrai, ne t’en veux pas de sa pitié. D’un geste de rage, tu envoies valser la vaisselle reposant en équilibre sur le bord du meuble. Tu te moques de ta main blessée. Après le fracas, tu reprends avec une voix ironique, contradiction avec tes gestes. « J’ai pas eu besoin de toi pour le savoir. »

Dans ton dos tu le sens s’approcher et tu te retournes vers lui, le regard brillant et méfiant. « Garde tes distances. » Un avertissement, pour lui ou pour toi ? Tu fronces les sourcils, incrédule, quand il te supplie de ne pas te faire de mal, c’est de la tendresse qu’il te donne ? Tu recules le torse, comme brûler de cette proximité soudaine. Moi aussi, je… Même ça il n’a pas le courage de te le dire. Tu l’observes, espérant que les mots sortent mais tu es une nouvelle fois déçu. Tu ne pensais pas qu’il pouvait encore autant te blesser après ce qu’il vient de te faire subir. Comme un retournement cruel, sa main vient sur ton visage mais tu n’y crois déjà plus. Il est si proche mais tu as l’impression d’un fossé entre vos lèvres. Tu n’es même plus étonné qu’il se détourne au dernier moment, pourtant c’est comme si l’air vibrait de son absence. Il a fallu qu’il parte pour que tu réalises qu’il était là. Il a fallu qu'il te brise le cœur pour que tu te rendes compte que tu lui avais donné. Non, ce n’est pas juste ton cœur qui est brisé. C’est ton être entier. Brisé parce que maintenant est la fois de trop, cela fait beaucoup trop d’année que tu t’écorches, il fallait bien que ça arrive un jour.
Lui, il se retourne vers le mur et tu devines qu’il pleure. Tu te rappelles ses bleus sur le visage, ceux-là même qui avaient déclenché ta première colère. Tu te surprends à vouloir vérifier s’il va bien, alors qu’il te semble inaccessible et que tu voudrais le détester. Mais la seule personne que tu détestes ici, c’est toi Shin. Et tu as été un idiot de croire que quelqu’un pouvait t'aimer à ta place. Surtout quelqu’un comme Aiden, qui ne peut pas comme il le dit si bien. « Bien sûr que tu ne peux pas. » Un ton moqueur, distant. « Tu sais, tu n’aurais pas dû aimer un type comme moi. » Tu reprends ses propres mots, les détournes. Mais ses pleurs t’agacent, il veut que ça se termine entre vous ? Très bien, tu arrêtes d’être doux. Soudainement tu t’approches et le retournes de force, ta main meurtrie se lève un instant mais tu te stoppes. Tu la laisses tomber. Tu secoues la tête, fatigué. « Viens pas chialer alors que c’est toi qui as pris cette décision, je suis plus là pour sécher tes larmes. Ce soir tu repars avec le jackpot, mes félicitations. » Tu lui montres la porte où les clés se trouvent. « Casse-toi mon cœur. » Tu te retournes, te moquant de ce qu’il va faire et récupère le couteau au fond de levier.
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Sujet: Re: Lost in a nightmare. I want to stop but I can’t escape. (shinden)     06.09.18 11:04


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Destruction littérale. Sa vaisselle se brise, sa violence éclate et tu as l'impression que c'est ton coeur qu'il envoi valser sur le sol en milliers d'éclats.
Il voudrait que tu gardes tes distances, pourtant tu n'a qu'une envie, c'est de le serrer dans tes bras jusqu'à ce que tout le reste disparaisse. Jusqu'à oublier que tu dois te séparer de lui. Oublier ton père, ta peur de perdre ta vie dorée. Ton égoïsme. Et ça te blesse de le sentir ainsi éviter ton toucher. Mais peut-être est-il plus raisonnable que toi. Tu mets quelques instant à t'en rendre compte avant de t'éloigner. Ou plutôt de t'enfuir. Pour cacher cette larme qui roule sur ta joue. Ta fissure dans l'allure que tu voulais te donner. Epaules larges, torse bombé. Impassibilité. Oh ce masque qui est si dur à accrocher à ton visage.
Tes mots renvoyés te font presque ricaner avec ironie. Vous êtes tous les deux idiots d'être tombés l'un pour l'autre. Tu restes à fixer tes pieds, tourné vers ce mur, presque incapable de bouger pour l'affronter à nouveau. Mais il t'empoigne soudain pour forcer ton regard et tu ne te crispes même pas à sa main ensanglantée qui se lève vers toi. T'es presque résigné à la recevoir cette gifle. Tu l'acceptes. Et pourtant, elle ne vient pas frapper ta joue déjà abimée. Elle abandonne à mi-chemin. 
Tu voudrais la rattraper dans sa chute. L'envoyer toi même percuter ta peau. La tenir, la caresser. Ne pas la laisser partir. Mais elle pointe la porte et ton regard suis sa direction le coeur serré. Ainsi c'est bel et bien terminé. C'était tes derniers instants. Et tu soupires en sentant tes yeux devenir à nouveau dangereusement humides. Tu hoches la tête silencieusement.
Très bien... Si vous vous êtes tout dit, tu ne pourras pas étirer le temps plus longtemps. L'ultime adieu est arrivé.
Mais tes jambes refusent de bouger. Tu ne fais que le regarder s'éloigner à nouveau, l'imprimant dans tes rétines, cette silhouette qui était tienne. Gravant cette image que tu aurais aimé moins tragique mais que tu sais être la dernière. Ta dernière chance de l'admirer.  
Mais ton souffle se coupe soudain lorsque tu le vois saisir la lame de l'évier.
Horreur. Tes yeux s'écarquillent, ton coeur s'emballe. Ton pire cauchemar prend place, celui de le voir se faire du mal. Il espère vraiment que tu partes et que tu l'abandonnes couteau en main ? Est-ce qu'il est devenu complètement con et naïf pour imaginer que tu ferais une chose aussi inconsciente ?
Ce n'est pas vers la porte que tes pas te mènent enfin, mais bien vers lui. Avec précipitation tu saisis son épaule pour le forcer à se retourner, le coinçant entre ton corps et son plan de travail. Tu attrapes son bras armé pour le tenir éloigné. Paniqué par la simple image de ce qu'il s'apprêtait à faire, tu cries presque. "Je t'ai dis d'arrêter ! Arrête ces conneries, je t'en supplie. Ça en vaut pas la peine Shin. Je n'en vaux pas la peine." Ta voix si forte s'éteint progressivement dans ta supplication, à mesure que ta gorge se noue un peu plus sous tes sanglots retenus.  Tu étouffes sous la culpabilité de voir ce que tu as brisé. Tu as détruit ton trésor le plus précieux. Quel fils de pute faut-il être pour ainsi ruiner ce que l'on voudrait en réalité protéger, juste pour la soif du butin ? "Tu veux vraiment que je parte en te voyant comme ça ? Comment tu peux penser que je te laisserai te faire du mal ? Savoir que tu te blesses.... tu pourrais m'enfoncer directement le couteau dans le ventre, je ne sentirais même pas la différence." Crispant tes doigts contre son poignet, tu essaies de le faire lâcher la lame. Tu lui arraches finalement de ton autre main avant de la jeter tout simplement plus loin, la laissant glisser sur le sol dans un bruit métallique. "Tout ça c'est ma faute. Alors frappe moi, mais ne t'en prends pas à toi même." Ta voix n'est désormais plus qu'un murmure. Tu préfères qu'il se canalise en se prenant à toi, parce que tu le mérites. Mais tu refuses qu'il continue de se faire du mal, à détruire tout autour de lui, à se faire saigner ainsi. T'es terrorisé à l'idée que tu devras bel et bien finir par passer cette porte et le laisser seul. Sachant pertinemment qu'il risque de traduire sa douleur par la mutilation. "Je t'en supplie Shin..." Une nouvelle fois, t'implores avec désespoir.
Tes yeux abattus caressent son visage comme si t'observais un naufrage depuis le rivage. La catastrophe est si claire, et pourtant, tu ne peux rien faire. Juste observer le malheur se produire en spectateur. Voir le navire couler doucement.
Il est beau même avec toutes ces larmes qui roulent sur ces joues. C'est même la première fois que tu le vois pleurer d'ailleurs. L'image est tragique mais tu l''aimes même ainsi. Ce visage... Ces iris qui brûlent... Sa peau. A trop le regarder ton estomac s'en tord. Tu le chéris tant... Lui que tu vas quitter.
Et tu cèdes.
D'un souffle tremblant tu te penches vivement pour capturer ses lèvres, pour ne pas te laisser le temps de réfléchir à ton geste impulsif. Tant pis, tu veux juste l'embrasser une dernière fois. Lui imposer ta tendresse pour espérer calmer sa violence. Mais le baiser est douloureux. Tes mains contre ses joues capturent son visage avec désespoir, comme pour le priver de choix. T'as besoin de le sentir, intensément. Ce qui te donnais des papillons dans le ventre, te faisait sourire, te brise désormais le coeur. Baisers dans lesquels tu aimais te perdre avec satisfaction se transforme en symbole de votre fin. Amer, il devient humide lorsqu'il fait finalement couler tes larmes en torrent. Dernier souvenir de ce que tu vas perdre. Hommage à ce que tu abandonnes. Au travers de tes lèvres perdues contre les siennes tu espères qu'il t'entende. Pardon. Je t'aime. Fais pas le con.
Tu éclates en sanglots, rompant ce baiser tu laisses ton visage s'effondrer sur son épaule. "Shin je...J'arrive pas à te laisser. S'il te plait, aide moi. Aide moi, parce qu'il faut que je le fasse." Quelle requête égoïste... Aide moi à te quitter.

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Sujet: Re: Lost in a nightmare. I want to stop but I can’t escape. (shinden)     09.09.18 23:45


Lost in a nightmare. I want to stop but I can’t escape
featuring. @bae aiden + tenue

C’est un instant hors du temps, où tous les objets semblent prendre son propre rythme indépendamment les uns des autres. Plus rien n’existe autour de toi. C’est un instant que tu devrais connaître parfaitement depuis le temps que tu le vis. Un instant familier qui, pourtant, t’hypnotise un peu plus à chaque fois. Comme un automate rouillé au cœur déréglé, tu approches la lame vers toi sans même savoir où elle va frapper. Tu es comme vide, vide de toutes émotions, contre-coup de la violence qui te ravage habituellement les tripes. Pourtant tu sais qu’elles ne t’ont pas quitté, qu’elles te rongent toujours les veines et tu ne connais d’autres moyens pour calmer la douleur que de les laisser te marquer physiquement, profondément, dans ta chaire. Tu sais qu’elles vont venir te ruiner dans quelles secondes, un ouragan dévaster sur tes plaies à vif. C’est devenu une nécessité de marquer ta peau, comme un plaisir pervers de tromper ta douleur, un mélanger de sensations aigres-douces qui t’empêche de t’arrêter. Et puis tu le mérites, au fond, toute cette souffrance. Tu ne fais pas ça pour demander à l’aide ou faire culpabiliser qui que ce soit, tu le fais pour toi, par besoin.
En quelques secondes, tu as presque occulté la présence de celui qui vient pourtant de t’écorcher le cœur. Pourtant, il réapparait soudainement et saisit ton épaule pour te retourner, le sang alors te monte à la tête et tes yeux l’assassinent pour son sacrilège. « Tu as fait ton choix, non ? Casse-toi, laisse-moi en paix ! » Pourtant ses mots t’empêchent de l’envoyer valser au mur. Tu fronces les sourcils, secoues la tête, incrédule, pourquoi fait-il encore semblant d’en avoir quelque chose à foutre de toi, de ce vilain petit secret qui vient de lui exploser à la gueule ? Pourquoi veut-il en finir si c’est pour se jeter dans tes bras l’instant d’après ? Sa voix s’éteint en affirmant qu’il n’en vaut pas la peine. Pourtant si, à tes yeux, Aiden vaudrait que tu te jettes de toi-même dans les flammes de l’enfer, t’irais danser avec le diable si c’était pour l’avoir à tes côtés. Mais il t’abandonne, pour des raisons si matérielles, à son tour, il s’en rend compte que toi tu n’en vaux pas la peine. Et plus il s’obstine à rester ici, plus il te brûle, plus il t’assassine. Et ses mots, ses putains de mots, comment peut-il dire des choses pareilles alors qu’il te quitte ? Tu continues de secouer la tête, obstiné, ne voulant pas écouter ce qui finalement te fait si mal. Plus il le fait, plus tu veux te venger, le mordre jusqu’au sang pour qu’il laisse tes blessures saigner librement, pour qu’il te laisse agoniser en paix. Ta main finit par lâcher la lame, mais tu sais très bien que ce n’est que retarder l’échéance. Il dit que c’est de sa faute, que ses vers lui que ta violence doit frapper, et tu voudrais lui donner raison, pouvoir le haïr pour ça ; mais si ses mots t’atteignent autant c’est bien que tu l’aimes à la folie. Mais la vérité est là, c’est toi qui as merdé. Tu l’as laissé pénétrer ton cœur, et tu as forcé ton passage dans le sein, tu as cru devenir son tyran mais c’est bien lui qui t’a conquis. Il t’a conquis avec une étrange candeur, une innocence qu’il t’a laissé souiller pour calmer tes ardeurs. Il t’a conquis avec ces instants de tendresse, après la tempête (ta tempête), son souffle chatouillant ton cou et son corps fait pour se réfugier au creux de tes bras. Ce même corps qui maintenant te fait si mal parce que tu sais qu’il t’est refusé. « J’aurais dû partir après cette nuit-là, ne jamais te prendre dans mes bras. » Un souffle, un constat douloureux. Tu aurais dû lui briser le cœur avant qu’il ne brise le tien, tu aurais dû rester le connard, te jouer de lui. Il s’en serait remis, parce que vous n’auriez encore rien été. Ou peut-être aurais-tu simplement dû passer ton chemin, disparaître dans la tempête avant même de l’embrasser.
Il te supplie, et le tableau est si pathétique. Vous deux dans cet endroit dévasté, tous deux totalement fous dans vos mots et vos gestes. Ses yeux te font mal et tu veux les fermer de force, il t’a demandé de le frapper et tes poings sont près à accéder à sa requête mais les regrets sont aussi préparés à te ronger la conscience. Oui, il te brûle Aiden, parce que tu peux le toucher mais il n’est déjà plus à toi, parce que tu peux le marquer qu’il t’a déjà abandonné. Tu pourrais vous tuer qu’il ne restera pas à tes côtés. Et plus les secondes passent, plus tu en souffres. De ce visage, si parfait malgré les blessures, ces yeux, cette mâchoire, ce nez, ces lèvres. Oh ses lèvres, tu les connais par cœur, tu les aimes sur les tiennes, sur ta peau, sur ton sexe, tu aimes les voir s’étirer en sourire ou devenir une moue boudeuse, tu aimes les voir trembler sous les sensations que tu leur procures, les voir rougies de tes doux supplices. Et elles s’approchent dangereusement, mais tu ne bouges plus, tu n’as plus la force de résister. Alors oui, comme Icare, tu te brûles les ailes en acceptant ce baiser. Ses mains s’accrochent à tes joues et tes bras se referment sur lui, tes doigts venant agripper avec force ses cheveux, se moquant de lui faire mal. Il est aussi désespéré que toi, il souffre aussi. Et ça te dévaste un peu plus, parce qu’il pleure, un goût de pluie sur vos lèvres unies. Toujours la pluie.
La tempête est trop forte et il cache son visage dans ton épaule. Il n’a pas fini de te faire souffrir, pourquoi s’obstiner à vouloir d’abandonner si c’est pour pleurer à l’idée de le faire ? Il est si idiot, si con. Ça te dégoute presque de vouloir à ce point lui céder. Et maintenant, il te supplie de tout faire pour l’aider à te quitter, il veut te rendre complice de ton propre abandon. C’en est trop. Tirant sur ses cheveux, tu lui fais redresser la tête. « Non seulement t’es un parfait connard, mais en plus t’es taré au point de me demander de faire en sorte que tu me quittes ? » Tu lui craches au visage tes prochains mots, laissant ta colère masquer ta peine. « C’est toi qui l’auras voulu. » Tu le pousses au sol, fort, violemment, comme s’il te dégoûtait au plus haut point. S’il veut que tu le haïsses, alors oui, tu vas faire comme tel. À quoi bon retenir un gosse pourri au point de t’abandonner pour avoir une nouvelle voiture ? Oublie tes sentiments Shin, laisse juste la violence te guider. Tu le surplombes, ne sachant pas par quels mots commencer. « Tu joues à quoi Bae Aiden ? » Tu ris, démens. Tu t’agenouilles, un genou sur son torse et une main remontant dangereusement à sa gorge. « Ce que tu veux Aiden, c’est que je te dise tout pour te briser le cœur et pouvoir jouer la victime ? Parce que tu sais quoi, ça peut se faire, je ne suis plus sûr de vouloir d’un puceau vénal prêt à m’égorger pour pouvoir profiter de l’argent de daddy. Et même si tu as de soi-disant remords en me voyant avec un couteau dans les mains. Je m'en branles de ta culpabilité, c'est pas ça que je veux. » Tes larmes remontent mais tu tiens le coup, la colère est là pour prendre le contrôle de tes gestes. Tes doigts se resserrent sur sa gorge, tu ne réalises plus vraiment ce que tu fais. Tu te penches vers lui, ton front sur le sien, murmurant les prochains mots. « Je t’aime Aiden. Et toi aussi tu m’aimes, et ça, ça va te hanter pendant longtemps encore. Et tu sais quoi encore ? Tu vas continuer à m’aimer alors même que je vais te dire que je voyais d’autres personnes quand j’étais encore avec toi, parce que tu m’as aimé même quand je te frappais. Tu vas continuer à m’aimer alors qu’on n’a jamais formé un couple, alors qu’on était voué à l’échec. » Tu le libères, te redresses, le surplombant. « Mais tu sais quoi ? On va dire que je suis sympa et que j’accepte ta requête, tu auras ce que tu veux. Tous mes vœux de bonheur. »
gabi le loup


arcane XIII

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