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Chae Yeong Su
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Sujet: (Mikhaïl & Yeong Su) • Your pretty face and electric soul     27.05.18 1:47


Your pretty face and electric soul
featuring. petrov mikhaïl + tenue

The sky is crying. Tu l'as joué tant de fois que ton vinyle en est usé. Tu peux entendre les griffes sur le disque, elles parasitent ta musique tout en lui donnant un nouveau charme.
Installé à ton bureau, tu observes tes échantillons de tissus sans parvenir à réfléchir. Stimulé ni par la voix de Gary B.B Coleman, ni par le verre de vin que tu viens de terminer. Ce soir, c'est simplement un jour sans. Le genre de journée où rien ne va, où on arrive à rien. Contre-productif. A attendre, le regard dans le vide, qu'une illumination arrive.
Tu t'affaisses contre le dossier de ta chaise, poussant un profond soupire. Tes paumes viennent cacher tes yeux pour frotter ton visage. T'as presque envie d'abandonner.
Pourtant t'as pas le choix, tu dois présenter ta nouvelle collection bientôt. Chaque jour est précieux et tu ne peux pas te permettre d'aller te coucher en étant resté au même stade que la veille. Autant ne pas avoir vécut cette journée dans ce cas.  Gâchée. T'aimes pas rendre tes heures de vie inutiles.

Victime de ta panne d'inspiration, tu commences à faire les cent pas dans ton salon pour finalement t'arrêter devant ta baie vitrée. Observant la ville en effervescence à tes pieds. Tous ces petits gens qui fourmillent et vaquent à leur occupations si communes. Insignifiants et à la vie si misérable à tes yeux.
Tu te sens paumé dans la solitude de ton appartement. D'habitude ton esprit créatif te tient compagnie. Mais là, c'est le vide. Et t'en viens à songer à une dernière solution. Oui, il y'a bien une chose qui pourrait t'inspirer encore. Lui. Ce garçon, sculpté comme une oeuvre de dieu. Sa beauté te captive. L'insolence de son charme te fascine. Il en parait presque inhumain.
Parfois t'en viens à penser qu'il est né destiné à porter tes créations. Il s'associe bien trop avec que pour que cela puisse relever du hasard. Il est l'égérie que tu avais attendu depuis que tu t'es lancé dans la création. Si seulement il pouvait être plus docile...

Ainsi donc tu le convoques. C'est la première fois qu'il se rend directement chez toi. Habituellement tu ne le vois qu'à l'atelier ou à l'agence. Jamais seul non plus.
C'est donc un peu étrange pour toi et t’anticipe déjà son arrivée. A vrai dire, t'es toujours anxieux lorsque quelqu'un pénètre dans ton antre. Ta forteresse. Normalement tu n'y invites jamais personne et rares sont ceux qui ont déjà foulé ton parquet. Si ce n'est ta femme de ménage et celle qui s'occupe de sortir tes chiens quand tu n'en as pas envie.
Nerveusement, tu t'assures que tout soit parfaitement à sa place, irréprochable. Une absurdité lorsqu'on sait que ton côté maniaque t'empêche même de reposer la télécommande de ta télévision en oblique. C'est inconscient, tu l'alignes toujours bien à la table, même si t'as l'intention de la reprendre seulement quelques minutes plus tard.

L'appartement vérifié, tu passes à l'analyse de ton visage. Il ne faut pas que ton fond de teint se soit estompé, qu'on puisse voir tes petites imperfections. Tu rectifies les endroits problématiques et réajuste également tes cheveux. Parfait. Tu es parfait.
Tout est sous contrôle. Il ne te reste plus qu'à l'attendre.
Ce que tu fais en te servant un nouveau verre de bordeaux, prenant place dans ton canapé pour le siroter doucement en te berçant de la musique qui continue de jouer.

La sonnette retentit finalement. Tu sursautes presque tellement tu n'as pas l'habitude d'entendre ce son strident. Tes chiens non plus n'ont pas l'habitude. Ils aboient et tu te tentes de les faire taire tout en rejoignant l'interphone pour ouvrir. "Dernier étage. C'est le bouton P dans l'ascenseur." Tu annonces pour lui faciliter la tâche. P correspondant à l'initiale de ton logement, le penthouse. "Le code c'est 2476" T'avais manqué d'ajouter, information essentielle puisqu'il est impossible de se rendre à ton étage sans cette donnée. T'es le seul appartement de l'immeuble à en avoir besoin. Une sécurité accrue lorsqu'on possède le logement le plus luxueux du building.
Nerveusement tu tapotes du pied en attendant que son ascension le mène à toi. Tu guettes le tintement émit par l'ouverture des portes. Te contrôlant pour ne pas ronger tes ongles.
T'as un peu peur de le laisser entrer dans ton monde intime. Peur que ton environnement reflète trop ton âme, toi qui veut rester un mystère pour tes employés, qui refuse qu'on puisse le connaître réellement. Ici tout te reflète et tout s'interprète.

Il arrive enfin, t'inclines la tête à son approche, pour le saluer, tenant ta porte d'une main, tendant l'autre vers ton intérieur pour l'inviter à s'y engouffrer. "Bonsoir Dante. Merci d'avoir pu te libérer pour venir." Tu dis d'un ton très formel en refermant derrière lui. Tu le suis tandis qu'il s'est déjà avancé dans ton séjour, les canins curieux sur ses talons pour le flairer. Tu te racles la gorge en montrant ton canapé. "Je t'en prie, installes toi si tu veux." Tu l'invites à se mettre à l'aise, t'as pas l'habitude d'être un hôte. "Tu veux un verre de vin ?" Tu proposes tout en reprenant le tient, laissé sur la table du salon pour aller ouvrir.  

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Petrov Mikhaïl
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Sujet: Re: (Mikhaïl & Yeong Su) • Your pretty face and electric soul     29.05.18 15:17


Your pretty face and electric soul
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On te retient et avec délicatesse tu libères ton poignet. Le sourire cachant ta hâte de quitter les lieux, tu récites une excuse préparée en avant, un mensonge devenu naturel sur tes lèvres à force de le répéter. Même quand tu as une bonne raison de partir, il faut que tu mentes, c’est devenu plus fort que toi. Une paire d’yeux t’implorent presque quand tu insistes sur ton départ, mais cela ne sert à rien. Une nouvelle fois, tu t’enfuis dans un soupir, ton portable au creux de ta main et le regard fixé droit devant toi. On te demande de promettre de revenir, tu ris et te retourne juste assez pour lancer un « peut être » taquin. Ta main passe dans ta poche de jean, pour vérifier que tu n’as pas laissé ton précieux porte-monnaie fraîchement rempli de nouveaux billets derrière. Parfois, seulement parfois, tu aimerais qu’il en soit autrement. Comme à cet instant, quand tu traverses les rues de Busan à vive allure, quand tu repères un taxi où te réfugier. Tu aimerais avoir l’impression de réussir par une autre voie que par ta capacité à satisfaire les pulsions d’autrui.
Mais tu ne montres rien, quand le chauffeur demande ta destination, tu lui souris poliment en répondant. Tu te fais charmant et poli, comme si tu ne t’étais pas senti sali quelques instants plutôt dans les bras d’une personne que tu considères à peine. Cette dernière s’est emportée beaucoup trop vite et te fait grimacer à force de sous-entendu beaucoup trop lourds. Ah, cette personne trop impatiente t’a peut-être laissé un bleu sur la hanche en te cognant contre la table en essayant de t’embrasser. Ce souvenir t’arrache presque une grimace et tu te plonges dans les messages qui t’ont permis de t’enfuir avec hâte. Yeong su veut te voir chez lui. C’est étrange, c’est la première fois que tu vas entrer chez lui, dans son intimité. Lui qui a toujours mis une distance entre lui et toi, si bien qu’il t’arrive de penser qu’il te méprise, il t’ordonne de te présenter chez lui. Tu te demandes ce que tu vas y trouver, ce que tu vas découvrir chez lui. Peut-être est-ce un antre où il entrepose les corps des mannequins qui ne lui sont plus d’utilité ? Tu as l’esprit imaginatif et ton éducation au manoir Petrov ne l’a pas rendu des plus sains, c’est sûrement pour cela que c’est une des premières idées qui te viennent en tête. Et Yeong su est bien trop propre sur lui pour ne pas avoir de vilains petits secrets. Tu dois te mordre la lèvre pour réprimer un rire aux différentes hypothèses des secrets de ton patron, et essayes d’arranger ton apparence dans le reflet de ton écran de téléphone. Le chauffeur plaisante pour savoir si tu comptes voir ta petite amie mais tu réponds que c’est plutôt un rendez-vous professionnel. À vrai dire, tu n’as pas vraiment les habits pour une telle rencontre, mais tu n’as pas eu envie de repasser chez toi pour te changer. Après tout, Yeong su t’a prévenu relativement tard alors tu as une excuse pour être habillé si simplement, n’est-ce pas ?

Enfin, le chauffeur te laisse dans le quartier désiré et tu payes en lui souhaitant une bonne fin de journée. Tu ne lui as pas donné l’adresse exacte, sans véritablement savoir pourquoi, peut-être pour avoir une excuse pour te balader ou pour avoir l’impression de vivre ici. Tu vérifies l’adresse une dernière fois pour arriver à la bonne rue et relis le dernier message. J’ai juste besoin de toi. Venant d’un autre, tu aurais sûrement soupiré et n'aurais pas été spécialement touché, mais c’est Yeong Su, tu sais très bien qu’il ne sous-entend rien de salace. Et c’est ce qui te rend d’autant plus curieux et hâtif de le retrouver. Cet homme si mystérieux qui a fait de toi son égérie. Alors avec un sourire aux lèvres, tu te décides à appuyer sur la sonnette. Tu sursautes en entendant des chiens aboyer et sa voix devenue robotique par l’interphone. Ah, tu le voyais plus comme un homme à chats au vu de son caractère, mais tu ne vas pas te plaindre.
Répétant pour toi-même le code, entre dans le bâtiment et pénètre l’ascenseur. Il doit avoir le logement le plus luxueux de tous, et tout d’un coup, tu te souviens que tu es encore un étranger à ce monde. Celui qui rentre par les petites portes pour s’en enfuir une fois son temps écoulé. L’ascension est longue donc tu vérifies une nouvelle fois ton reflet, habituellement, tu t’assures juste d’être mis en valeur et correctement ordonné mais cette fois tu vas sûrement garder tes vêtements un peu plus longtemps. Et c’est Yeong Su, un créateur de mode et ton patron. Tu as beau être insolent avec lui, tu n’as pas envie de le voir avec une lueur de déception dans le regard.
Te mordant la lèvre, tu entres le code de son antre et l’ouvres en t’annonçant. Il est là et te salue, tu ne peux t’empêcher de laisser ton sourire se dessiner en grand sur tes lèvres. Son ton est formel, comme toujours, même dans ce cadre. Et lui, comme toujours, il est parfait, si bien qu’il en devient irréel. Tu te flattes en te disant qu’il a peut-être fait un effort pour toi, mais tu le connais déjà, tu sais qu’il sera toujours parfait, peu importe l’occasion. Comme s’il était devenu obsédé par son masque, comme toi. « Bonsoir patron ! Et bonsoir à vous » lances-tu en t’agenouillant un instant pour caresser les trois chiens curieux venus te renifler. Tu te redresses ensuite, vérifiant que ton jean n’est pas couvert de poils et vas t’assoir sur le canapé comme te l’indique ton patron. Tu inspectes un peu les lieux qui sont propres, ordonnés, pourtant, tu reperds quelques détails de la vie de Yeong Su, que tu notes dans un coin de ta tête. Tu entends un air de musique, tu le reconnais sans pouvoir mettre un nom dessus, frustré, tu le chantonnes du bout des lèvres avant que Yeong Su te propose un verre de vin. « Est-ce vraiment professionnel ? » Plaisantes-tu avec un clin d’œil avant de t’empresser de rajouter avant qu’il n’annule sa proposition : « mais avec plaisir, ça fait longtemps que je n’en ai pas bu. »
Tu continues de chantonner, un peu malgré toi parce que tu es plus nerveux que tu le pensais d’être ici. Comme pour t’apaiser, tu passes un doigt sur ton jean, pour retracer ton tatouage de mémoire et laisses un des maltais venir poser une patte sur tes genoux. Ta main vient le caresser et tu lui murmures avec une fausse complicité : « je ne suis pas sûr que ton maître soit le genre à t’autoriser sur le canapé tu sais ? À moins qu’il soit un de ces vieux gagas de leurs chiens. » Tu baisses un peu plus le ton à cette dernière réplique avant de lever la tête pour demander, un peu plus fort, à l’intention de Yeong Su avec de grands yeux innocents : « Du coup, je peux quelque chose pour to- pour vous en particulier ? »

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Chae Yeong Su
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Sujet: Re: (Mikhaïl & Yeong Su) • Your pretty face and electric soul     02.06.18 12:54


Your pretty face and electric soul
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Toi toujours tant en contrôle, t'es un peu nerveux de le voir arriver dans ton nid privé. Pourtant c'est ton initiative. Même si tu commences à la regretter légèrement parce que ça te met mal à l'aise. Tu regrettes surtout le manque d'inspiration qui t'as poussé à en arriver là, te forçant à opter pour cette potentielle solution. Tout ça dans l'espoir d'arriver à au moins développer un concept pour un nouvel habit ce soir. Même une ébauche pourra t'apporter un minimum de satisfaction.
Ah, ton obsession du travail te perdra sûrement un jour... C'est devenu ton addiction, ta raison d'être. Tu n'es plus que l'incarnation de ces heures que tu passes penché sur des tracés de vêtements. Défini par rien d'autre que ton ambition vorace. Tout simplement parce que tu as perdu le goût du reste. Il parait que ça porte un nom ce genre de choses. Ça commence par un d mais tu as toujours refusé de prononcer le mot en entier. Tu nies, parce que tu te crois meilleur que ça. Pourtant tu nages en plein dedans. Reclus dans ta tour, isolé du monde entier. T'es l'image même du symptôme majeur de cette affliction; devenu asocial, incapable de rire, focalisé sur le besoin de produire pour éviter de penser. Un jour il faudra bien que t'affrontes cette réalité, premier pas pour te guérir. Mais pas aujourd'hui. Aujourd'hui tu prétends encore que ta froideur est naturelle, que c'est simplement ta personnalité. Seuls ceux qui te connaissent d'avant et que tu as laissé derrière, à Seoul, pourraient savoir que tu n'as pas toujours été ainsi.

Tes lippes pourraient presque s'étirer de voir Dante fredonner la mélodie qui se diffuse dans ton appartement. La dernière chanson de l'album Too Much Weekend qui continuait de jouer; Uncle Bud. Ainsi donc il est familier avec la musique de Gary B.B Coleman ? Cette culture et ce bon goût de la part de ce garçon que tu trouves trop chaotique et sauvage te surprend agréablement.
C'est pourtant pas ta chanson préférée, généralement tu la coupes avant qu'elle puisse se lancer. La phrase 'Till the sorry mother-fucker, he stole my wife' te pique à chaque écoute. Ton anglais n'est pas très développé, mais tu en sais assez que pour comprendre cette phrase. Elle te rend amer, t'évoque des souvenirs que tu voudrais oublier.
Mais pour une fois, tu la laissera jusqu'à la fin puisque ta muse semble l'apprécier.

Selon les conventions d'un bon hôte, tu te dois de proposer à boire à ton invité. Tu t'y plies et trouves la remarque de Dante presque amusante. Tu ricanes tout en conservant l'expression sérieuse qui a figé ton visage depuis maintenant de longs mois. Comme s'il allait te faire croire qu'il est professionnel... Ce serait une nouveauté et tu le trouves bien ironique. Il est pire qu'un animal mal dressé, et ta tâche pour y remédier est ardue. "Tant que ce n'est qu'un verre, ça reste tout à fait professionnel. C'est au second que ça commence à poser des problèmes." Tu lui réponds en haussant les épaules, te dirigeant vers ton buffet pour en sortir un second verre.  Élégant, comme sculpté dans le cristal. Le genre de verre qui a probablement la même valeur qu'un mois de loyer pour certaines personnes de basse classe sociale. Tu n'en remplis qu'un fond. Parce que c'est comme ça que le vin est supposé se déguster.

Derrière toi, tu peux entendre le mannequin parler avec un de tes chiens. Tu n'y prêtes pas grande attention, hormis quand le ton de sa voix se baisse. Ça t'intrigue, alors tu tends l'oreille. Et ce que tu entends te fait froncer les sourcils. Vieux gaga ? Comment ose-t-il ? Ça te pique mais tu retournes vers lui avec calme. Ne répondant pas immédiatement à sa question, tu lui tends d'abord le verre. "S'il te plait." Tu accompagnes le geste de mots poli avant de tourner le regard vers ton maltais en demande d'attention. "Et non, tu as raison. Hermès n'est pas autorisé sur le canapé." Tu ajoutes, haussant le sourcil en direction de Dante pour lui faire comprendre que ses paroles médisantes n'ont pas été si discrètes que ça et qu'il vaut mieux pour lui qu'il ne répète pas ce genre d’insinuations. Vieux... Il ferait bien de se rappeler qu'il n'est que d'une année ton cadet.

La musique se coupe, l'album est terminé et un silence que tu ne supportes pas s'installe dans ton séjour. Tu te diriges vers ton tourne-disque, tout en montrant distraitement le verre que tu viens de lui donner du doigt. "Déguste le, c'est une excellente année." Tu lui ordonnes presque. C'est un Romanée-Conti, il t'a coûté un bras, comme tous les vins que tu bois. Alors tu n'as pas envie qu'il le termine d'une seule gorgée comme un barbare sans palais.
Tu prends le temps de ranger ton vinyle avec soin pour en sortir un nouveau. Nina Simone; Nuff Said. La première chanson se met à grésiller. In the morning. Un peu trop joyeuse pour ton état d'esprit mais tu la laisses couler.  Tu as toujours préféré la seconde, Sunday in Savannah. Heureusement, il ne faut attendre que deux petites minutes pour qu'elle se joue.

L'air à nouveau chargé de musique. Tu te tournes vers Dante depuis la petite table sur laquelle se trouve ton tourne-disque. Tu t'appuies un instant contre elle et l'observes avant de réaliser que tu ne lui as toujours pas expliqué la raison de sa présence ici ce soir. "Ah oui. Pardon j'oubliais presque de te répondre." Secouant la tête face à ta distraction, tu te redresses et reviens vers lui. "Est-ce que tu peux ôter tes..." D'un geste vague de la main tu désignes ses vêtements avant de t'interrompre. Maintenant que t'y prêtes attention, tu réalises que tu ne les aimes pas du tout. Ils sont négligés. "Diantre, mais de quoi donc es-tu affublé ce soir ? C'est ce genre de choses que tu portes quand tu es en relâche ?" Tu demandes presque comme si tu étais choqué par ce que tu considères être des guenilles. Tu te penches par dessus lui pour saisir le col dans sa nuque et y chercher une étiquette. Tu fais la moue. Sans surprise, ce haut difforme n'a pas de marque particulière. "Si tu me laisses le brûler, je te laisserai repartir avec une Gucci que je ne porte plus..." Tu proposes très sérieusement. Ça te rend malade de voir un homme si beau dans une tenue aussi grossière. Et puis, tu as tellement de chemises que tu ne portes plus que tu pourras facilement en trouver une à sacrifier pour lui. Tu ne portes jamais rien plus de deux fois et ta garde-robe menace d'imploser. Faire de la place n'est pas une si mauvaise idée.
Tu te recules d'un pas, battant l'air de ta main comme pour chasser ton obsession sur sa tenue et revenir au sujet principal. "Enfin, de toute façon je n'ai pas besoin de toi habillé. Ôte tes vêtements s'il te plait." Tu lui demande comme si il s'agissait de la plus banale des requêtes.

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Sujet: Re: (Mikhaïl & Yeong Su) • Your pretty face and electric soul     12.06.18 1:26


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« Merci beaucoup. » C’est avec un air faussement innocent que tu acceptes le verre qu’il te tend, tu ne t’étonnes pas du peu de liquide vermeil dans le cristal, tu y es habitué à force de voir ton père en boire et de tes relations le déguster en te regardant te déshabiller. Hum, finalement tu n’as pas vraiment beaucoup de raison d’aimer le vin si ce n’est que le fait d’en boire te donne l’impression de goûter à l’ivresse de la richesse. Et tu comptes profiter de ce verre qui t’est proposé, tu sais très bien que ton patron ne tentera pas le diable en t’en proposant un deuxième, il est bien trop raisonnable pour cela.
Tu lèves les yeux au ciel avec un rire gêné quand il te fait comprendre qu’il t’a entendu parler à un de ses chiens. « Oups ? » réponds-tu en jetant un regard au fameux Hermès qui t’observe avec la tête penchée sur le côté. Tu préfères largement les chats, mais ce petit maltais te plaît déjà avec son minois sournois, puéril, tu lui lances un clin d’œil avant de te tourner de nouveau vers Yeong Su. Le silence te surprend alors, ah, la musique s’est arrêtée. Il t’ordonne de déguster le précieux liquide alors qu’il remplace le vinyle sur son tourne-disque. Tu l’observes, portant le cristal à tes lèvres, faire preuve de toute la patience du monde et de sa douceur pour combler le silence avec un nouvelle musique, attirant un sourire à tes lèvres quand les premières notes résonnent. Il en a oublié de répondre à ta question. Pas que tu sois pressé, tu as toute la nuit devant toi.

Quand la proposition sonne, tu sursautes presque, surpris. Si tu penses connaître Yeong Su, tu es d’abord déconcerté car tu ne le pensais pas être ce genre de patron et tu te sens presque pris au piège. Pour ne pas mentir, tu as déjà imaginé un scénario de ce type avec Yeong Su, plus d’une fois même, mais disons que c’est la force de l’habitude qui a formaté ton cerveau. Tu te prépares toujours à toutes les possibilités et souvent ces dernières sont bien trop sulfureuses pour convenir à la morale. Et puis Yeong Su ne t’est pas déplaisant, bien au contraire, c’est juste que tu avais un peu plus d’espoirs en lui. Comme celui de ne pas jouer à la Sainte Nitouche avant de se révéler être un parfait pervers narcissique, celui qui ne te prendrait pas pour un simple bout de viande. Ta paranoïa se coupe soudainement quand il s’indigne de ta tenue, emportant tes yeux au ciel avec quelques syllabes. Tyrannique, il te surplombe pour regarder la marque de ton pauvre t-shirt et tu répliques avec une pointe d’amertume sous ta plaisanterie habituelle : « je vous ai dit que j’avais d’autres plans normalement, et ceux-ci n’impliquaient pas un effort particulier dans mes choix vestimentaires. » A ce stade, plus besoin d’expliquer pourquoi tes vêtements n’avaient que peu d’importance. Cependant la proposition de Yeong Su fait étinceler tes pupilles, tu espères qu’il est sérieux dans ses mots et tu ronronnes presque alors qu’il est encore si proche de toi : « Gucci ? Ça vaut bien un petit sacrifice, même d'un t-shirt si confortable. » Tu ris ensuite, mettant une main sur son torse pour imposer une distance bien qu’il se recule déjà. Il réitère sa requête et tu fronces légèrement les sourcils en l’observant de la tête aux pieds. Il est bien trop… Professionnel. Dans ses paroles, dans ses gestes, égal à lui-même. Ce n’est pas le genre de comportement que n’importe qui d’autre aurait, si bien que tu te lèves face à lui et fais passer ton t-shirt au-dessus de ta tête, exposant ainsi ton torse à sa vue. De toute façon, qu’as-tu à perdre au fond ? Tout ce qu’il te reste, le peu qu’il te reste, tu l’as enfoui si profondément en toi que des siècles dans le purgatoire ne saurait de l’arracher. « Tout ceci est bien professionnel, n’est-ce pas ? » Ton regard est sérieux malgré la légèreté de ta voix, « ça me ferait mal que vous soyez comme les autres. » Ces mots s’échappent de tes lèvres, mais tu essayes d’alléger cette confession avec un rire qui sonne faux avec la mélodie du tourne-disque.
Tu ne le regardes pas, laissant ton regard se promener partout sauf sur sa silhouette. Tu te rappelles les quelques marques sur ton corps, du bleu encore si récent et c’est commençant à déboutonner ton jean sombre que tu te rappelles un détail. Pinçant puis te mordant les lèvres, tu avoues du bout de celles-ci « est-ce que vous avez un problème avec les modèles nus ou je peux continuer à me déshabiller ? » Ton jean est déjà bas sur tes hanches, assez pour suggérer que tu ne portes aucun sous-vêtement. Ce matin, tu as surement juger que c’était bien superficiel en t’habillant mais tu n’avais pas prévu d’atterrir ici. Tu jettes un regard à ton verre posé sur la table basse, regrettant de ne pas en avoir bu un peu plus.

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Sujet: Re: (Mikhaïl & Yeong Su) • Your pretty face and electric soul     13.06.18 17:39


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La tenue de Dante te déçoit. Elle est bien trop basique pour tes goûts. Terne, le genre de chose que n'importe qui en rue pourrait s'offrir et porter. Sans intérêt sur le corps d'un homme qui en a trop à tes yeux. Tu secoues la tête en soupirant à son excuse. "Tu devrais pourtant savoir que, quoi que tu fasses, tu devrais toujours être impeccable... C'est important de toujours se présenter sous son meilleur jour tu sais. Peut-être que tu n'as pas été habitué à ça en Russie, mais ici tu devrais faire attention. " La Corée est réputée pour son obsession avec les apparences. C'est devenu un fléau pour beaucoup. Une pression sociale. Toujours être beau, toujours étinceler. Quitte à en briser son portefeuille. C'est une compétition qu'on est obligé de mener si on ne veut pas être exclu. C'est épuisant, mais toi t'as appris à jouer ce jeu à la perfection. Si bien que t'en as fais ta raison de vivre, ta profession. Tu fais partie des maîtres désormais. Ceux qui contrôlent la partie.
Soudain, la main contre ton torse qui t'incite à reculer un peu te rappelle à la réalité. Tu es envahissant Yeong Su. Aucun respect pour l'espace personnel des autres alors que tu es si exigeant avec le tien... Tu te recules, l'air un peu penaud, hochant la tête d'un mouvement presque imperceptible. Embarrassé d'être légèrement remis à ta place. Tu ne peux pour une fois pas réprimer son geste, tu le sais que c'est plutôt toi qui es en tord lorsque tu t'imposes aussi proche sans prévenir. Tu oublies simplement que tu n'es pas le seul à aimer les limites... Tu te crois toujours tout permis à cause de ton statut. Les autres ne sont que tes objets, sans volonté... Parfois tu te souviens à quel point tu as tord. Et puis tu oublies aussitôt.
Aucunes excuses ne sortiront de ta bouche. A la place tu continues simplement, lui demandant cette fois clairement d'ôter ses vêtements.

Tu fronces les sourcils à sa question. Se la pose-t-il vraiment ? Tu soupires dans un petit rictus, comme s'il venait de faire une plaisanterie. Ça te parait tellement absurde qu'il puisse penser que ta demande n'est pas professionnelle... "Bien évidemment ! Ne me dis pas que tu n'as jamais entendu les rumeurs à mon sujet... ?"  Tu le sais, dans ton dos tes employés se moquent de ta frigidité. C'est bien connu que tu ne couches pas, que tu ne flirtes même pas. On en parle parce que ça étonne dans le milieu pourtant si propice aux abus. Et tu le sais aussi, que certaines langues mal informées et qui pensent tout savoir racontent même que c'est cette frigidité qui a causé ton divorce... Ça t'agace mais tu ne peux pas rendre tes employés muets après tout... Alors tu feins d'ignorer leurs indiscrétions et tu les laisses propager ces rumeurs, parce que tu ne peux rien faire contre. Tu peines donc à croire qu'à force de trainer dans tes bureaux, ses oreilles n'auraient jamais capté un tel écho.
T'es un peu peiné de l'entendre suggérer que tu pourrais être... comme les autres. Tu comprends que, si il dit ça, c'est parce qu'il a du connaitre le traitement de ces fameux autres sans scrupules. Tu n'es pas naïf, tu sais comment ça marche dans l'industrie et, toi aussi, tu as du accepter de partager des draps pour réussir. Tu connais donc très bien le sujet et n'est pas étonné que Dante ait du se plier à la même dégradation. C'est pourtant révoltant de se dire qu'un homme avec tant de potentiel en soit réduit à ça. De l'abus, tout simplement... Mais que peux-tu y faire ? C'est le métier qui veut ça, en quelque sorte... Tu chasses rapidement ces pensées d'un geste de la tête. "J'ai juste... une panne d'inspiration aujourd'hui." Tu avoues finalement, même si fait mal à ton égo. "J'ai besoin que tu m'inspires, de visualiser, mais je n'y arriverais pas si tu portes déjà autre chose. D'autant plus ces guenilles." Tu finis pas lui expliquer, comprenant que tu dois te fendre d'un peu de contexte pour l'éclairer sur tes intentions. Parfois tu oublies que les autres ne sont pas dans ta tête et que tes actions ou paroles nécessitent un peu d'explications... Ah, ce serait tellement plus simple si tout le monde pouvait immédiatement te comprendre.      
                                                                       
Sans t'en sentir gêné, tu l'observes se déshabiller. Presque impatient de pouvoir commencer à travailler. T'observes ce torse que tu connais déjà des essayages mais donc les formes ne te lassent pas. Parfaitement dessiné. Belles proportions. Sans imperfections. Et puis il s'arrête soudain, semblant embarrassé par quelque chose. Tes yeux dérivent à la limite du tissu, là où une ligne de poils commence à se dessiner et tu les remontes aussitôt. Honteux, comme si tu avais regardé une chose que tu n'étais pas supposée voir. Tu comprends. "Oh... Ah oui je vois... mh... d'accord..." Ta gorge est étonnement sèche. Serais-tu mal à l'aise Yeong Su ? Tu dois probablement admettre que, durant une fraction de secondes, tu as trouvé l'image séduisante. Suggestive, pas trop explicite. Un dosage subtile qui parvient même à toucher une personne aussi fermée sur les plaisirs de la chair que toi. Allons donc. C'est stupide. Ce n'est qu'un bout de peau. "Attend." Tu finis par déclarer avant qu'il ne prenne ton silence pour une invitation à continuer. Tu lèves un doigts que tu laisses en suspend pendant ta réflexion. Tu ne pourras pas travailler s'il porte ce pantalon très laid, et encore moins s'il ne le porte pas... Et puis t'as pas spécialement envie qu'il se balade les fesses à l'air dans ton appartement. S'il devait s'asseoir pendant que tu travailles, ce n'est pas très hygiénique... Et surtout, si tout pendouille librement, tu risques d'être distrait malgré toi. Déjà que son pantalon bien trop baissé sur ses hanches te laisse confus... T'étant finalement décidé sur une solution, tu t'empresses soudain de rejoindre ta chambre, la main toujours relevée, trop absorbé par tes pensées que pour te souvenir que tu la tiens ainsi. Lançant un  "Et surtout ne touche à rien !" tout en fermant la porte derrière toi pour ne pas que Dassler soit tenté de te suivre dans cette zone interdit aux canins.
Tu fouilles rapidement ton tiroirs de sous-vêtement, tu sais bien qu'il doit y'en avoir dedans que tu n'as jamais eu l'occasion de porter. Et tu tombes effectivement sur un boxer noir encore dans son emballage. Tu l'attrapes et retournes dans le salon d'un pas décidé. Revenant vers Dante, tu lui tends ta trouvaille tout en soupirant ton incompréhension. "Il faudra tout de même que tu m'expliques pourquoi tu sors sans sous-vêtement... Ou non en fait, je suis pas certain de vouloir savoir." Ça te parait si absurde. C'est pourtant la première chose qu'on enfile le matin... Quelle idée de ne pas en porter. Tu ne comprends pas. Montrant la porte d'où tu viens de sortir d'un geste vague de la main, t'ajoutes "Tu peux aller dans ma chambre pour enfiler ça si tu veux.. Promis je ne l'ai jamais porté, tu pourras remarquer qu'il n'est même pas ouvert... Ne laisse juste pas ton pantalon sale sur mon lit. Et euhm... Inutile de me le rendre après bien entendu." Tant pis si c'est un Marcelo Burlon, porter un sous-vêtement déjà mit par quelqu'un d'autre... c'est au dessus de tes forces. Même passé trois fois en machine avant. Déjà qu'une chemise, tu n'y arriverais pas...  Alors tu préfères encore sacrifier ton achat.

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Sujet: Re: (Mikhaïl & Yeong Su) • Your pretty face and electric soul     12.07.18 15:21


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Les conseils et les remarques de Yeong Su sur ta tenue manquent de te faire lever les yeux au ciel. Tu les connais par cœur ces phrases, ces règles qui contrôlent la vie de la société coréenne. Bien sûr que tu les connais, parce que tu les suis avec le rêves secrets de les briser une fois qu’elles ne te seront plus d’aucune utilité, pour le plaisir de voir le visage de ces personnes trop propres sur elles se tordent de stupeur. Tu veux voir les masques tomber, se fissurer alors que tu contempleras le spectacle confortablement installé. Tu es un artiste dans l’âme après tout, et ton corps est à la fois ton outil et ton œuvre. Et comme tout artiste, tu sais qu’il faut apprendre les règles pour mieux les briser. Bref, toujours est-il que tu as le droit à une leçon de Yeong Su et tu ne veux pas gaspiller ton énergie. Tu ne comprends pas pourquoi il n’use plus du pouvoir qu’il a acquis avec plus de ferveur pour changer les choses, mais il doit simplement ne pas avoir envie de le faire ou aimer cette position dans laquelle il est. Ou alors il a un plan en tête et tu serais charmé et ravis de pouvoir l’aider, mais il est bien trop prudent pour s’ouvrir à toi. Tout ce que tu peux faire pour l’instant, c’est de continuer ton numéro, jouer les enfants dociles comme tu aimes souvent le faire et de ne laisser ta nature rebelle ressortir à peine quelques secondes, avec ta main qui le repousse doucement. Tu ne te laisses pas non plus faire facilement, fierté de Petrov.
Il t’assure que tout ceci est bien professionnel et tu te contentes d’hocher la tête avec un sourcil arqué. Il prétend ne pas avoir d’inspiration aujourd’hui et tu te retiens de lui poser plus de questions pour ne pas vexer son ego frustré. Quelque part, ça te flatte qu’il t’appelle pour faillir rejaillir la flamme de l’inspiration, comme si tu étais une muse. Enfin, comme si ton corps était une muse. Yeong Su n’est pas si différent des autres au fond, lui aussi n’est à qu’après ton apparence. Tu pourrais envoyer Isaak à ta place qu’il serait tout aussi charmé de te voir. Quelque part, ça t’agace plus que cela le devrait. Tu aimes qu’il flatte ainsi ton corps et sache te mettre en valeur, mais tu as parfois l’impression que ne te voit pas comme il devrait, que ce n’est pas assez. Enfin, au moins n’est-il pas comme les autres.

Tu flattes ton stupide égo quand tu sens son regard sur toi alors que tu déshabilles, jusqu’à ce que l’embarras te prenne quand tu te rappelles ce petit détail de sous-vêtement. Tu te mords la langue pour ne pas rire quand il bégaie, le voir perdre ses moyens te plait, tu as l’impression d’être témoin de quelque chose que les autres n’ont pas le droit de voir. Il t’ordonne t’attendre et de ne toucher à rien, tu moques son ordre dans son dos en échangeant un regard presque complice avec ses chiens. Tu n’as jamais été aussi proche des canins, toi. Tu as presque envie de jouer un mauvais à ton patron en finissant de te déshabiller et aller te poser sur le comptoir de sa cuisine pour te resservir un ver, mais tu doutes que tu sois toujours embauché chez lui suite à cet affront.
Alors tu attends en trompant ton impatience en chantonnant sur la musique qui continue de tourner. Quand il fait enfin sa réapparition, tu tends la main pour récupérer le sous-vêtement encore neuf. Il se contredit sur le fait de savoir pourquoi tu n’en as pas mis ce matin et tu hésites à répondre avec honnêteté et sarcasme. Mais finalement tu te contentes d’un « Oui, vous n’avez pas envie de savoir. » Toujours avec le sourire en coin, bien sûr. Tu le remercies de sa générosité avec une pointe d’ironie. Il te montre la chambre d’un geste de la main et tu hoches la tête avant de refuser sa proposition. « J’irai simplement derrière le canapé, ça devrait prendre quelques secondes et vous ne voulez pas perdre plus de temps j’imagine. » Un clin d’œil plus tard, tu déballes l’habit et lui montrant le coin de la pièce pour lui indiquer de regarder par là-bas dans un élan de fausse pudeur. Comme tu l’as dit, tu vas derrière le canapé qui arrive juste à tes hanches et retire enfin ce jean pour enfiler le sous-vêtement. Au moins il est à ta taille, même si ça te fait étrange de porter celui qui devait être à ton patron. Fait étrange, tu as l’impression que ton tatouage est particulièrement beau ce soir, peut-être que le bleu qui est sur l’aine, juste à côté du début du motif aide à le faire ressortir.
Tu sors de derrière le canapé, presque nu, avec tes « guenilles » à la main que tu plies rapidement pour les poser dans un coin. Toujours à porter de main, vieux réflexes. La tête se le coté, une main sur la hanche, tu lui demandes « très bien, que dois-je faire maintenant patron ? »

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Sujet: Re: (Mikhaïl & Yeong Su) • Your pretty face and electric soul     22.07.18 21:57


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Non tu n'as pas envie de savoir. Mais à vrai dire tu parviens à en deviner la raison même si t'efforces de ne pas y penser. Le sexe n'existe plus pour toi mais tu sais bien qu'il n'en est pas de même pour tout le monde... Tu n'es pas complètement ignare sur le sujet, loin de là. Sortir sans sous vêtements, c'est rarement une question de confort. Ou alors cette notion de confort est bien particulière... Parce que, oui, il t'es arrivé de le faire aussi un jour, lorsque tu étais bien plus jeune. Et tu te souviens de la sensation désagréable ressentie par tes parties contre la matière raide et irritante du jeans. Mieux vaut encore être à l'étroit dans un doux coton...
Rien que d'y songer, tu t'en trouves perturbé et tu te demandes malgré toi à qui il pouvait bien penser rendre visite ainsi si peu vêtu. Dans le fond, ça t'agace. Peut-être que tu aimerais que tes modèles te ressemblent plus. Aient la chasteté que tu n'avais pas à l'époque, celle ou toi aussi tu défilais encore sur les podiums. Ou peut-être simplement lui... A voir son corps, imaginer qu'une perfection pareille puisse être touchée par des mains souillées et non méritantes te mettrait même un peu en colère.
Refoulant ces obscures pensées, tu attends qu'il exécute ton ordre donné. Mais ton protégé sauvage a malheureusement sa propre volonté. Il ne se plie pas à ta demande, préfère s'y prendre à sa manière. Une manière trop peu pudique que tu voudrais contrer.  "Non je t'ai dis dans la ch..." Ta voix autoritaire se coupe à son doigt pointé. Tu grognes, découragé avant de céder et te tourner comme demandé. Cela n'a pas de sens, ce n'est pas toi qui devrait obéir à qui ou quoi que ce soit... Pourtant tu le fais. Probablement parce que tu as peur qu'il continue et s'expose un peu trop même si ton regard ne se dévie pas. Alors tu préfères ne rien voir. "Tu es si insolent Dante !" Tu soupires en portant une main agitée à tes cheveux, la jambe trépignante d'agacement et d'impatience. "Tu as de la chance d'être si beau. Sinon il y'a longtemps que je t'aurais abandonné avec tes attitudes." Tu lances, le dos tourné, presque comme une menace. Il est tout ce que tu aimerais corriger, chez lui rien ne va... et pourtant, tu ne pourrais supporter l'idée de te séparer de cet apollon.

Le bruissement des vêtements se mêle à la mélodie grésillante. Tu les écoutes avec trop d'attention, comme si tu voulais étudier les étapes par le son. Le pantalon ôté, le caleçon enfilé. Le bruit de l'élastique sur sa hanche qui t'indique que son intimité est couverte et que tu peux à nouveau te tourner sans risques. Tu te trouves presque ridicule à être si pudique. De quoi à tu peur Yeong Su ? Ce n'est que le sexe d'un autre homme après tout, comme le tien. Tu en as déjà vu d'autres dans les vestiaires ou même les saunas. Pourtant tu es si mal à l'aise à l'idée que tes yeux croisent celui de Dante que cela en devient presque douteux.
Secouant la tête, tu observes le garçon aux cheveux de feu sortir de derrière le canapé pour se révéler à demi-nu, adoptant une posture étrange. Trop féminine et aguicheuse.
T'approchant de ta démarche assurée que tu gardes imperturbable, ta main droite vient taper l'intérieur de son poignet pour faire glisser son bras hors de sa hanche. La gauche pousse sa tempe pour remonter son visage et le remettre droit. "Ne te tiens pas comme ça. Je n'aime pas ça." Tu grommelles. On dirait une catin... On dirait ton ex-femme, lorsqu'elle voulait t'attirer dans ses filets. L'envie lui travaillant le creux des reins. Elle te regardait avec ces grands yeux enflammés, la pose tendancieuse pour te faire comprendre.
Proche de lui, tu laisses sans complexes tes yeux glisser sur son corps. Tu l'étudies, réfléchis à la suite. Par où veux-tu commencer ? Que peux tu faire sur cette silhouette qui s'offre à toi ?
Soudain ton regard s'arrête sur des formes reptiliennes bordées de fleurs. Tu l'avais déjà aperçu de loin, ce tatouage, mais jamais tu ne l'avais détaillé. Ni même vu en entier. Et là encore, le coton du boxer en couvre une partie.
L'endroit est délicat et pourtant, tu te permets d'y poser les doigts comme pour retracer l'encre scellée sous cette peau pâle. Ils découvrent avec curiosité ce dessin qui étrangement te captive. Et puis l'hématome juste au dessus, visiblement récent. Très récent. Tes sourcils se froncent lorsque tu te demandes bien comment une telle marque a pu s'inscrire à cet endroit.
Finalement tes yeux remontent vers les siens. "J'aimerais m'en inspirer, si ça ne te dérange pas." Tu demandes à moitié, partant déjà chercher ton carnet à croquis abandonné sur une page blanche sur ton bureau. Tu l'apprécies, ce serpent. A la fois attirant et dangereux. Doux dans ses fleurs et pourtant capable de tuer. Tu es persuadé de pouvoir l'exploiter pour créer quelque chose à l'image de ta muse.
A voir tes airs pincés, on pourrait facilement imaginer que tu le désapprouverais pour avoir marqué ainsi définitivement sa peau. Pourtant ce n'est pas le cas. Mais tu caches ton approbation sous ta chaussette. Elle renferme cette fleur de lys qu'aujourd'hui tu regrettes, simplement parce qu'elle ne te plait plus. Une époque où toi aussi, tu étais bien plus intrépide. Une preuve que tu caches au monde, celle qui trahit ta capacité a être fou, être un garçon comme tout le monde.
Tu reviens vers lui avec ton matériel pour dessiner. Te posant dans ton canapé, les iris rivées sur sa peau, perdus à nouveau sur ce bleu trop rouge. Tu grimaces doucement. "Est-ce que... tu as une petite amie ?" Tu demandes soudainement tout en saisissant son poignet pour l'approcher de toi et le positionner comme il te sied face à toi. "Tu étais peut-être en rendez-vous lorsque je t'ai appelé ?" Le caleçon manquant, la marque près de l'aine... tous ces détails t'emmènent vers des conclusions qui te rendent bien curieux. Dans le fond, tu réalises que tu ne le connais même pas, celui qui possède ce physique que tu aimes tant. Tu ne t'en étais jamais réellement soucié. Mais désormais, dans l'intimité de ton salon, tu ressens peut-être l'envie de casser certains murs.

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Sujet: Re: (Mikhaïl & Yeong Su) • Your pretty face and electric soul     11.08.18 0:54


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Créature rebelle face à lui, tu te plais à flirter avec les limites quand il s’agit de son autorité. Ton doigt pointé en est la preuve, tu aurais sûrement été plus docile avec n’importe qui d’autre pour ne pas compromettre tes plans. Mais c’est comme si jouer les diables était plus fort que toi quand tu es avec Yeong Su, c’est presque comme si c’était lui qui te tentait à jouer les personnes inaccessibles. Tu souris dans son dos quand il te traite d’insolent, tu aimes ce mot dans sa bouche. Tu ne devrais pas pourtant, il pourrait détruire ta carrière d’un claquement de doigts s’il te voulait -mais tu as prévu la chose, un petit scandale avec un autre des modèles ça s’arrange facilement. Ah, on ne peut que lui donner raison, sous tes airs d’ange tu peux être un véritable démon. Il n’y a bien que ton frère pour le dompter, pour l’instant du moins.
Quand tu t’avances vers lui, tu sens son regard te détailler et tu le laisses s’approcher de toi. Comme un marionnettiste, il manipule ton corps pour le plier à ta volonté, te faisant comprendre qu’il n’aime pas ta posture. Ça te fait sourire. « Et si moi, j’aime ça ? » Dis-tu d’un air innocent avant de corriger le tir avec un sourire qui se veut complice. « Je plaisante, à votre guise monsieur. »
Ses yeux se promènent sur ta peau à la recherche de leur inspiration perdue, tu les observes faire leur chemin avant qu’ils n’arrivent sur ton tatouage. Quand ses doigts se posent sur ta peau, tu retiens un frisson et tu hésites à te soustraire à son touché presque trop intime sur cette partie de ton corps. Pourtant, tu restes immobile, respirant lentement et profondément quand il passe sur ton bleu encore trop récent. Il est étrangement délicat, loin des mains avides qui te parcourent habituellement, un changement que tu apprécies. Tu sais que sa curiosité sur ton hématome est piquée, mais il ne le montre pas et préfère te demander si ça te dérange qu’il prenne inspiration du dessin encré sur ta peau, ce à quoi tu secoues la tête. De toute manière, ton avis compte peu aux vus de son carnet de croquis déjà ouvert. Ton serpent fait toujours effet mais tu dois avouer être curieux de voir ce qu’il peut lui inspirer. Surtout que tu te doutes que le tatouage n’est pas un art qu’il doit particulièrement aimer, tout coréen snob qu’il est. Tu ne comptes même plus le nombre de remarques que tu as eu par rapport à ce simple ornement dans le passé, décidément les codes de ce pays te donne facilement une migraine.
Tu restes docile quand il revient vers toi et s’assoit sur le canapé avec tout son matériel, c’est à peine si tu es gêné d’être dans une telle tenue face à lui. Pourtant, sa question et sa main sur ton poignet te déconcertent un peu, te faisant perdre ton air d’ordinaire si malicieux. Lui qui ne s’est jamais embarrassé par des questions banales tel qu’un simple « comment allez-vous ? » s’inquiète soudainement de ton potentiel célibat. Une nouvelle fois, tu souris, amusé, taquin quand tu remarques son regard une nouvelle fois sur ton bleu. Quelle réponse lui donner à cet homme qui a toujours tout fait pour qu’un mur subsiste entre vous ? La vérité ne ferait que te baisser dans son estime, mais tu ne veux pas prétendre avoir eu du bon temps juste avant de venir. À vrai dire tu as presque été soulagé qu’il te contacte pour le travail. « On peut appeler ça un rendez-vous, mais je ne peux pas dire avoir été déçu de l’écourter. » Réponds-tu avec une étrange sincérité, la personne chez qui tu étais n’est pas de celle qui t’inspire la plus grande confiance et considération. Au contraire, tu espères que votre partenariat prendra vite fin. Cette position, face à Yeong Su, est étrange pour toi, tu as presque envie de passer une main dans ses cheveux, comme un réflexe instauré par cette étrange ambiance, mais tu le détournes en la mettant dans ta propre chevelure. Pour le taquiner encore plus, tu ajoutes : « Je n’appartiens à personne, n’ayez pas peur pour le travail. Il n’y a rien dont vous puissiez être jaloux monsieur. » Le ton se veut léger, comme pour soulager l’air qui te pèse un peu sur la poitrine à cet instant.

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Sujet: Re: (Mikhaïl & Yeong Su) • Your pretty face and electric soul     11.08.18 13:37


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Monsieur. Voilà une appellation qui impose à ton visage une légère expression dubitative durant quelques secondes. Il est étrange d'entendre un tel respect sortir de sa bouche de sa propre initiative... Tu crains même que cela ne frôle la moquerie. Mais malgré cela, tu ne peux le nier, ça lèche tes oreilles. Flatte ton égo d'être qui aime se sentir supérieur. Te donnant presque envie de sourire de satisfaction. Pourtant tu gardes le visage fermé, ne laissant aucune trace d'humanité s'échapper dans tes traits. Presque effrayé à l'idée qu'un peu de sympathie puisse te faire perdre ta crédibilité et ton aura imposante.

La mine posée sur le papier, tu commences à redessiner le serpent de sa peau, marquant plus intensément les détails qui t'intéressent le plus. Tu es persuadé de pouvoir tirer quelque chose de ce motif, peut-être même recèle-t-il toute la clé de ta prochaine collection. Associer ce reptile perfide à une idée de luxure, de séduction, voilà ce que le tatouage t'inspires. Sexy et dangereux. Deux mots qui ne te ressemblent pas, mais un concept que tu appliquerais volontiers à tes créations. Tu aimes après tout surprendre.
Pris dans ton observation et ton croquis, ta langue se montre un peu indiscrète. Posant des questions qui d'ordinaire ne te ressemblent pas. Et la réponse que tu reçois te laisse alors perplexe, te faisant presque regretter ton investigation dans sa vie sentimentale. Un rendez vous dont il était visiblement soulagé de s'échapper ? Plutôt que d'apaiser ta curiosité, cela ne fait que la piquer un peu plus au vif. Mais tu décides de ne pas investiguer plus. Cela ne te ressemble pas après tout d'entretenir une conversation aussi personnelle voir intime. Dante n'est pas ton ami, mais bien ton employé. Si tu t'autorises un peu plus de laxisme du à la situation, tu te dois de garder une certaine limite.
Ce qu'il ajoute te trouble. Tu lèves vers lui un regard que tu aimerais moins confus. Une fois de plus surpris par sa politesse un peu trop joueuse. Tu corriges. "Oh ne méprends pas ma question, il ne s'agissait purement que de curiosité. La jalousie n'a rien à voir là dedans. Tant que ta vie privée ne met pas en danger ta réputation, et pas conséquent celle de ma marque, tu fais après tout ce que tu veux." Une promesse de liberté qui sonne bien, et pourtant si faux. La phrase se contredit d'ailleurs elle même, à partir du moment où elle trouve une condition dans le tant que . Tu le limites dans sa vie, pour le bien être de son image qui est devenue la tienne. Tu l'interdits aux scandales, aux comportements déraisonnables et déshonorants. Mais s'il veut faire la couverture des magazines, il devrait probablement s'habituer à l'idée de devoir vivre une vie ainsi contrôlée. Lorsque notre visage rempli les kiosks à journaux, la notion d'intimité s'efface. Le libre arbitre à la poubelle, forcés de prendre chaque décision comme si l'on était en permanence exposé. Jusqu'au choix de café qu'on commande dans un lieu public, les moindres détails, à chaque instant. Une vie oppressante où plus rien ne vous appartient. C'est probablement pour ça que tu n'as pas de remords lorsque tu cherches à le contrôler et le remodeler. Tu estimes qu'il en a fait le choix, se lançant lui même dans la cage des loups pour la gloire.
Tes yeux continuent de glisser sur son corps, s'arrêtant sur cette mâchoire saillante, ses traits encore si sauvages et ses yeux luisants de malice. Tu ne lui avoueras pas, mais dans le fond, tu es un peu rassuré de savoir que ta muse n'appartient à personne. Tu n'aimes pas vraiment partager après tout... Et tu ne connais que trop bien les dégâts de l'appartenance. Être à quelqu'un, c'est pour toi la promesse de souffrir désormais. La solitude est la clé du bonheur... Tu t'endoctrines à penser. "Mais tu as raison, mieux vaut ne jamais appartenir à personne." Personne d'autre, tu ne peux t'empêcher de songer... Dante ne peut-être que ta propriété. En réalité, avec lui tu te sens possessif. Ton égérie, ton trésor, ton jouet. Parce que toi tu sais que tu ne lui feras jamais de mal, alors il peut bien être l'exception de ta nouvelle règle de vie. A condition bien sûr que cela soit dans cet ordre ci et que cela ne s'inverse pas. Il est ta chose, tu le possèdes, et pas le contraire. "Sauf peut-être... à moi." Tu ajoutes sans réprimer un fin sourire, vision rare sur ton visage, soupirant un rictus avorté avant de reporter ton attention gênée sur ton croquis lorsque tu réalises soudain à quel point tes mots pourraient être mal interprétés. Tu te racles la gorge. Trop tard pour être reprises, tes paroles sont déjà sorties sans plus de réflexion. Ta remarque était pourtant complètement dans une optique professionnelle. Il t'appartient parce que c'est toi qui fera de lui une étoile étincelante, le visage le plus prisé du monde entier... Mais commençant à connaître ce diable au visage d'ange, tu te méfies de sa compréhension. "Purement dans une idée de relation patron, employé bien entendu... " Tu précises donc un peu maladroitement avant de décider que ton inconfort inattendu est tel que tu ne peux plus rester assis ainsi à côté de lui. Laissant ton carnet sur le canapé, tu te lèves pour paraître occupé par autre chose, évitant son regard tu cherches ton verre de vin pour en boire une nouvelle gorgée.  
Tu retournes ensuite près de ton bureau pour y prendre un porte documents dans lequel sont rangés les échantillons des tissus que tu aimerais travailler pour ta prochaine collection. Tout en chipotant pour les en sortir, tu lances avec une certaine distraction: "Mais dis moi, d'où te viens cette nouvelle habitude d'ainsi m'appeler monsieur, Dante ? Te moques tu de mes exigences de politesse ou as-tu enfin décidé de te montrer docile ?" La question posée, tu te tournes vers lui, tête inclinée, pour l'observer. Le sourcil haussé par ton interrogation. As-tu vraiment réussi à enfin progresser dans le domptage de ton fauve personnel ? Ou devient-il seulement plus arrogant encore ? Tu te le demandes...
Tu reviens finalement à sa hauteur, ton feuillet de tissus en mains, prêt à les comparer avec sa peau pour voir lequel aura le meilleur rendu. Tu poses immédiatement le premier carré d'un velours vert canard contre son torse, laissant tes yeux faire des aller retours entre le tissu et son visage pour te projeter. Peu convaincu, tu fronces le nez avant de changer d'échantillon. Du jeans noir délavé et usé. "Que penses-tu de ceci ?" C'est bien la première fois que tu lui demandes son opinion... Mais de toute façon, si elle ne te plait pas, tu ne te forceras pas à en tenir compte. La question n'est donc pas réellement ouverte, tu veux juste entendre une réponse qui te satisfait.

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Sujet: Re: (Mikhaïl & Yeong Su) • Your pretty face and electric soul     02.09.18 3:01


Your pretty face and electric soul
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Tu observes l’homme travailler, notant chaque détail comme tu as si bien appris à le faire. De la ride qui se creuse sur son front dès qu’il se concentre un peu plus sur son croquis au mouvement précis de son crayon sur le papier. Un serpent prend forme sur ce dernier, jumeau du tien ancré sur ta cuisse. Un sourire feint se dessine malgré toi sur tes lèvres, cet animal incompris te plaît toujours autant malgré les années et voir que ton patron s’en inspire te rend un peu fier malgré toi. Oh, tu as hâte de porter ses idées, tu sens qu’elles t’iront particulièrement bien. Mais tes pensées sont vites déviées par la conversation étrange qu’il te fait et tu tâches de répondre avec une étrange sincérité malgré tes mots mystérieux. Si mystérieux que ses yeux s’arrachent à son travail pour se porter sur toi. Un nouveau sourire de ta part, même si tu sais très bien qu’il ne te voit pas comme autre chose qu’un employé tu aimes le voir chercher entre tes phrases pour te déchiffrer.
Tu retiens de justesse de rouler des yeux quand il te « corrige », la soi-disant liberté qu’il te donne n’est que mirage et tu ne sais déjà que trop bien le mal qu’un scandale peut causer à une carrière aussi juvénile que la tienne. Même si tu es prudent, ta parano vient souvent te hanter et empoisonner chacun de tes rapports humains, tu aimes jouer avec le feu, mais si tu dois être mené à ta fin tu veux que ce soit grandiose et ton œuvre. Pas un stupide incendie à cause d’un mégot de cigarette mal éteint. En vérité ça te fait mal de te retenir autant, mais tu acceptes d’être entravé -pour l’instant. Contrairement à ton enfance en Russie, tu comptes mettre à profit ta frustration et tes chaînes, c’est un investissement à long terme. Et s’il faut que tu te laisses devenir la marionnette de Yeong Su pour atteindre le zénith, alors qu’il en soit ainsi. Tu trouveras un moyen d’en ressortir vainqueur. Et puis, tu aimes bien la façon qu’il te traite malgré son côté frigide, il te voit comme une œuvre d’art et non comme un vulgaire objet sensuel, ça te change et te flatte. Son regard est justement en train de se promener sur ta figure, et tu réalises quelque chose. Vous passez votre temps à vous observer quand vous êtes ensemble, à essayer de vous déchiffrer, à vous comprendre sans faire entendre votre voix. C’est que les mots rendent toujours tout plus compliqué, à pouvoir être interprété de mille-et-une façons, à être censuré ou parsemé de non-dits, surtout quand on est des personnes telles que vous. Tous deux indomptables, tu te demandes à quoi ressemblera votre futur si jamais il y en a un.
Oui, les mots rendent toujours tout plus compliqué, surtout à cet instant quand Yeong Su parle de nouveau. Il te semble voir un fragment de son passé dans ceux-là. Qui lui a fait tant de mal, à Yeong Su ? Oh, tu sais qu’il est divorcé mais les détails ne sont pas connus de tous et tu connais la complexité des relations humaines pour savoir que tout ne se résume pas à une relation amoureuse. Puis ses lèvres bougent de nouveau et tu te figes. As-tu bien entendu ? Au fond tu ne sais pas ce qui te surprend le plus, ces quelques syllabes ou son sourire. Son visage entier se transforme quand il apparaît, ça te fait presque un pincement au cœur quand tu réalises à quel point c’est rare que tu le voies. Mais ses mots… Si tu ne le connaissais pas, tu penserais qu’il essaie de te séduire mais ce n’est juste pas possible, il est juste tellement en dehors de ce monde -de ton monde- qu’il ne réalise pas les interprétations possibles de ses paroles. Ou du moins pas d’emblée, tu comprends qu’il saisit ce qu’il vient de dire avec son raclement de gorges. Sans le vouloir tu ris doucement en levant un sourcil. « Venant de vous, le contraire m’aurait étonné monsieur. » Réponds-tu légèrement à sa précision en le regardant s’éloigner de toi. Le voir gêné t’amuse, décidément il est bien différent de tes autres fréquentations. Il trifouille dans les tiroirs et finit par changer de sujet. « C’est une question difficile que vous me posez-là. Vous remettez en doute ma bonne foi ? J’aime bien vous appeler comme ça moi, je ne pense pas que ça vous dérange tant que ça, si ? » Tu évites la question mais tu fais comme si de rien n’était -tu ne voudrais pas froissé son ego en admettant que tu te moques en effet un peu de sa rigidité.
Il revient à ta hauteur et tend des échantillons pour mieux imaginer le produit final. Tu le laisses faire sans broncher jusqu’à ce qu’il te demande ton avis. Tu sais très bien que ta parole n’a que peu d’importance mais tu réfléchis quand même avant de parler. « Je crois que… Ah, excusez-moi ! » Tu te détournes soudainement pour récupérer ton portable posé avec tes affaires. Ce dernier vient de sonner et continue à vibrer alors qu’il est dans tes mains. Ah, un rendez-vous commence à t’inonder de messages crus, avec quelques photos supposé te donner « envie ». C’est plutôt l’effet inverse que cela provoque et tu es plus gêné qu’autre chose de les recevoir si près de Yeong Su. C’est comme si tu étais soudainement redescendu, les mots dégradants viennent attaquer cette bulle que tu as pour te protéger et te rappelles que tu n’es qu’un objet pour ces hommes. Si tu gonfles ton ego en te disant que c’est toi, au fond qui les manipules et les utilises pour ton profit, cette sensation reste et devient de plus en plus désagréable. Tu te sens sale maintenant. Cachant du mieux que tu peux l’écran, tu envoies un message rapide pour dire que tu bosses mais que tu reviens à lui aussi vite que possible, exagérant très largement ce qu’il te fait ressentir. Tu remets le portable à sa place et malgré ton inconfort notable, tu essaies de reprendre. « Pardon, c’est juste un inconvénient qui a un peu trop bu. Le jean rendra mieux je pense, mais ça dépend de comment vous comptez travailler le motif. »

gabi le loup




. killing me softly .
petrov's sin ☽ oh god, these boys have the devil in their veins. both of them, in their own way defy your mighty will but oh god, tell me why I can't get my my eyes off of them ? Beauty and devil are the same thing.
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