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- Sujet : (Mikhaïl & Yeong Su) • Your pretty face and electric soul     27.05.18 1:47




Your pretty face and electric soul
featuring. petrov mikhaïl + tenue

The sky is crying. Tu l'as joué tant de fois que ton vinyle en est usé. Tu peux entendre les griffes sur le disque, elles parasitent ta musique tout en lui donnant un nouveau charme.
Installé à ton bureau, tu observes tes échantillons de tissus sans parvenir à réfléchir. Stimulé ni par la voix de Gary B.B Coleman, ni par le verre de vin que tu viens de terminer. Ce soir, c'est simplement un jour sans. Le genre de journée où rien ne va, où on arrive à rien. Contre-productif. A attendre, le regard dans le vide, qu'une illumination arrive.
Tu t'affaisses contre le dossier de ta chaise, poussant un profond soupire. Tes paumes viennent cacher tes yeux pour frotter ton visage. T'as presque envie d'abandonner.
Pourtant t'as pas le choix, tu dois présenter ta nouvelle collection bientôt. Chaque jour est précieux et tu ne peux pas te permettre d'aller te coucher en étant resté au même stade que la veille. Autant ne pas avoir vécut cette journée dans ce cas.  Gâchée. T'aimes pas rendre tes heures de vie inutiles.

Victime de ta panne d'inspiration, tu commences à faire les cent pas dans ton salon pour finalement t'arrêter devant ta baie vitrée. Observant la ville en effervescence à tes pieds. Tous ces petits gens qui fourmillent et vaquent à leur occupations si communes. Insignifiants et à la vie si misérable à tes yeux.
Tu te sens paumé dans la solitude de ton appartement. D'habitude ton esprit créatif te tient compagnie. Mais là, c'est le vide. Et t'en viens à songer à une dernière solution. Oui, il y'a bien une chose qui pourrait t'inspirer encore. Lui. Ce garçon, sculpté comme une oeuvre de dieu. Sa beauté te captive. L'insolence de son charme te fascine. Il en parait presque inhumain.
Parfois t'en viens à penser qu'il est né destiné à porter tes créations. Il s'associe bien trop avec que pour que cela puisse relever du hasard. Il est l'égérie que tu avais attendu depuis que tu t'es lancé dans la création. Si seulement il pouvait être plus docile...

Ainsi donc tu le convoques. C'est la première fois qu'il se rend directement chez toi. Habituellement tu ne le vois qu'à l'atelier ou à l'agence. Jamais seul non plus.
C'est donc un peu étrange pour toi et t’anticipe déjà son arrivée. A vrai dire, t'es toujours anxieux lorsque quelqu'un pénètre dans ton antre. Ta forteresse. Normalement tu n'y invites jamais personne et rares sont ceux qui ont déjà foulé ton parquet. Si ce n'est ta femme de ménage et celle qui s'occupe de sortir tes chiens quand tu n'en as pas envie.
Nerveusement, tu t'assures que tout soit parfaitement à sa place, irréprochable. Une absurdité lorsqu'on sait que ton côté maniaque t'empêche même de reposer la télécommande de ta télévision en oblique. C'est inconscient, tu l'alignes toujours bien à la table, même si t'as l'intention de la reprendre seulement quelques minutes plus tard.

L'appartement vérifié, tu passes à l'analyse de ton visage. Il ne faut pas que ton fond de teint se soit estompé, qu'on puisse voir tes petites imperfections. Tu rectifies les endroits problématiques et réajuste également tes cheveux. Parfait. Tu es parfait.
Tout est sous contrôle. Il ne te reste plus qu'à l'attendre.
Ce que tu fais en te servant un nouveau verre de bordeaux, prenant place dans ton canapé pour le siroter doucement en te berçant de la musique qui continue de jouer.

La sonnette retentit finalement. Tu sursautes presque tellement tu n'as pas l'habitude d'entendre ce son strident. Tes chiens non plus n'ont pas l'habitude. Ils aboient et tu te tentes de les faire taire tout en rejoignant l'interphone pour ouvrir. "Dernier étage. C'est le bouton P dans l'ascenseur." Tu annonces pour lui faciliter la tâche. P correspondant à l'initiale de ton logement, le penthouse. "Le code c'est 2476" T'avais manqué d'ajouter, information essentielle puisqu'il est impossible de se rendre à ton étage sans cette donnée. T'es le seul appartement de l'immeuble à en avoir besoin. Une sécurité accrue lorsqu'on possède le logement le plus luxueux du building.
Nerveusement tu tapotes du pied en attendant que son ascension le mène à toi. Tu guettes le tintement émit par l'ouverture des portes. Te contrôlant pour ne pas ronger tes ongles.
T'as un peu peur de le laisser entrer dans ton monde intime. Peur que ton environnement reflète trop ton âme, toi qui veut rester un mystère pour tes employés, qui refuse qu'on puisse le connaître réellement. Ici tout te reflète et tout s'interprète.

Il arrive enfin, t'inclines la tête à son approche, pour le saluer, tenant ta porte d'une main, tendant l'autre vers ton intérieur pour l'inviter à s'y engouffrer. "Bonsoir Dante. Merci d'avoir pu te libérer pour venir." Tu dis d'un ton très formel en refermant derrière lui. Tu le suis tandis qu'il s'est déjà avancé dans ton séjour, les canins curieux sur ses talons pour le flairer. Tu te racles la gorge en montrant ton canapé. "Je t'en prie, installes toi si tu veux." Tu l'invites à se mettre à l'aise, t'as pas l'habitude d'être un hôte. "Tu veux un verre de vin ?" Tu proposes tout en reprenant le tient, laissé sur la table du salon pour aller ouvrir.  

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Le ciel est souvent noir on grandit quand laissant venir la plupart de nos souvenirs qui nous lient à l'autre. Seul l'orgueil et l'espoir ruinent un homme. Rêves de grandeur laissés sur la table basse. Se perdent dans les nébuleuses de la calebasse. Mais la fente est si fine que seul le sable passe. Car le temps est esclave de l'escale des étoiles qui s’esclaffent.
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- Sujet : Re: (Mikhaïl & Yeong Su) • Your pretty face and electric soul     29.05.18 15:17




Your pretty face and electric soul
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On te retient et avec délicatesse tu libères ton poignet. Le sourire cachant ta hâte de quitter les lieux, tu récites une excuse préparée en avant, un mensonge devenu naturel sur tes lèvres à force de le répéter. Même quand tu as une bonne raison de partir, il faut que tu mentes, c’est devenu plus fort que toi. Une paire d’yeux t’implorent presque quand tu insistes sur ton départ, mais cela ne sert à rien. Une nouvelle fois, tu t’enfuis dans un soupir, ton portable au creux de ta main et le regard fixé droit devant toi. On te demande de promettre de revenir, tu ris et te retourne juste assez pour lancer un « peut être » taquin. Ta main passe dans ta poche de jean, pour vérifier que tu n’as pas laissé ton précieux porte-monnaie fraîchement rempli de nouveaux billets derrière. Parfois, seulement parfois, tu aimerais qu’il en soit autrement. Comme à cet instant, quand tu traverses les rues de Busan à vive allure, quand tu repères un taxi où te réfugier. Tu aimerais avoir l’impression de réussir par une autre voie que par ta capacité à satisfaire les pulsions d’autrui.
Mais tu ne montres rien, quand le chauffeur demande ta destination, tu lui souris poliment en répondant. Tu te fais charmant et poli, comme si tu ne t’étais pas senti sali quelques instants plutôt dans les bras d’une personne que tu considères à peine. Cette dernière s’est emportée beaucoup trop vite et te fait grimacer à force de sous-entendu beaucoup trop lourds. Ah, cette personne trop impatiente t’a peut-être laissé un bleu sur la hanche en te cognant contre la table en essayant de t’embrasser. Ce souvenir t’arrache presque une grimace et tu te plonges dans les messages qui t’ont permis de t’enfuir avec hâte. Yeong su veut te voir chez lui. C’est étrange, c’est la première fois que tu vas entrer chez lui, dans son intimité. Lui qui a toujours mis une distance entre lui et toi, si bien qu’il t’arrive de penser qu’il te méprise, il t’ordonne de te présenter chez lui. Tu te demandes ce que tu vas y trouver, ce que tu vas découvrir chez lui. Peut-être est-ce un antre où il entrepose les corps des mannequins qui ne lui sont plus d’utilité ? Tu as l’esprit imaginatif et ton éducation au manoir Petrov ne l’a pas rendu des plus sains, c’est sûrement pour cela que c’est une des premières idées qui te viennent en tête. Et Yeong su est bien trop propre sur lui pour ne pas avoir de vilains petits secrets. Tu dois te mordre la lèvre pour réprimer un rire aux différentes hypothèses des secrets de ton patron, et essayes d’arranger ton apparence dans le reflet de ton écran de téléphone. Le chauffeur plaisante pour savoir si tu comptes voir ta petite amie mais tu réponds que c’est plutôt un rendez-vous professionnel. À vrai dire, tu n’as pas vraiment les habits pour une telle rencontre, mais tu n’as pas eu envie de repasser chez toi pour te changer. Après tout, Yeong su t’a prévenu relativement tard alors tu as une excuse pour être habillé si simplement, n’est-ce pas ?

Enfin, le chauffeur te laisse dans le quartier désiré et tu payes en lui souhaitant une bonne fin de journée. Tu ne lui as pas donné l’adresse exacte, sans véritablement savoir pourquoi, peut-être pour avoir une excuse pour te balader ou pour avoir l’impression de vivre ici. Tu vérifies l’adresse une dernière fois pour arriver à la bonne rue et relis le dernier message. J’ai juste besoin de toi. Venant d’un autre, tu aurais sûrement soupiré et n'aurais pas été spécialement touché, mais c’est Yeong Su, tu sais très bien qu’il ne sous-entend rien de salace. Et c’est ce qui te rend d’autant plus curieux et hâtif de le retrouver. Cet homme si mystérieux qui a fait de toi son égérie. Alors avec un sourire aux lèvres, tu te décides à appuyer sur la sonnette. Tu sursautes en entendant des chiens aboyer et sa voix devenue robotique par l’interphone. Ah, tu le voyais plus comme un homme à chats au vu de son caractère, mais tu ne vas pas te plaindre.
Répétant pour toi-même le code, entre dans le bâtiment et pénètre l’ascenseur. Il doit avoir le logement le plus luxueux de tous, et tout d’un coup, tu te souviens que tu es encore un étranger à ce monde. Celui qui rentre par les petites portes pour s’en enfuir une fois son temps écoulé. L’ascension est longue donc tu vérifies une nouvelle fois ton reflet, habituellement, tu t’assures juste d’être mis en valeur et correctement ordonné mais cette fois tu vas sûrement garder tes vêtements un peu plus longtemps. Et c’est Yeong Su, un créateur de mode et ton patron. Tu as beau être insolent avec lui, tu n’as pas envie de le voir avec une lueur de déception dans le regard.
Te mordant la lèvre, tu entres le code de son antre et l’ouvres en t’annonçant. Il est là et te salue, tu ne peux t’empêcher de laisser ton sourire se dessiner en grand sur tes lèvres. Son ton est formel, comme toujours, même dans ce cadre. Et lui, comme toujours, il est parfait, si bien qu’il en devient irréel. Tu te flattes en te disant qu’il a peut-être fait un effort pour toi, mais tu le connais déjà, tu sais qu’il sera toujours parfait, peu importe l’occasion. Comme s’il était devenu obsédé par son masque, comme toi. « Bonsoir patron ! Et bonsoir à vous » lances-tu en t’agenouillant un instant pour caresser les trois chiens curieux venus te renifler. Tu te redresses ensuite, vérifiant que ton jean n’est pas couvert de poils et vas t’assoir sur le canapé comme te l’indique ton patron. Tu inspectes un peu les lieux qui sont propres, ordonnés, pourtant, tu reperds quelques détails de la vie de Yeong Su, que tu notes dans un coin de ta tête. Tu entends un air de musique, tu le reconnais sans pouvoir mettre un nom dessus, frustré, tu le chantonnes du bout des lèvres avant que Yeong Su te propose un verre de vin. « Est-ce vraiment professionnel ? » Plaisantes-tu avec un clin d’œil avant de t’empresser de rajouter avant qu’il n’annule sa proposition : « mais avec plaisir, ça fait longtemps que je n’en ai pas bu. »
Tu continues de chantonner, un peu malgré toi parce que tu es plus nerveux que tu le pensais d’être ici. Comme pour t’apaiser, tu passes un doigt sur ton jean, pour retracer ton tatouage de mémoire et laisses un des maltais venir poser une patte sur tes genoux. Ta main vient le caresser et tu lui murmures avec une fausse complicité : « je ne suis pas sûr que ton maître soit le genre à t’autoriser sur le canapé tu sais ? À moins qu’il soit un de ces vieux gagas de leurs chiens. » Tu baisses un peu plus le ton à cette dernière réplique avant de lever la tête pour demander, un peu plus fort, à l’intention de Yeong Su avec de grands yeux innocents : « Du coup, je peux quelque chose pour to- pour vous en particulier ? »

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- Sujet : Re: (Mikhaïl & Yeong Su) • Your pretty face and electric soul     02.06.18 12:54




Your pretty face and electric soul
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Toi toujours tant en contrôle, t'es un peu nerveux de le voir arriver dans ton nid privé. Pourtant c'est ton initiative. Même si tu commences à la regretter légèrement parce que ça te met mal à l'aise. Tu regrettes surtout le manque d'inspiration qui t'as poussé à en arriver là, te forçant à opter pour cette potentielle solution. Tout ça dans l'espoir d'arriver à au moins développer un concept pour un nouvel habit ce soir. Même une ébauche pourra t'apporter un minimum de satisfaction.
Ah, ton obsession du travail te perdra sûrement un jour... C'est devenu ton addiction, ta raison d'être. Tu n'es plus que l'incarnation de ces heures que tu passes penché sur des tracés de vêtements. Défini par rien d'autre que ton ambition vorace. Tout simplement parce que tu as perdu le goût du reste. Il parait que ça porte un nom ce genre de choses. Ça commence par un d mais tu as toujours refusé de prononcer le mot en entier. Tu nies, parce que tu te crois meilleur que ça. Pourtant tu nages en plein dedans. Reclus dans ta tour, isolé du monde entier. T'es l'image même du symptôme majeur de cette affliction; devenu asocial, incapable de rire, focalisé sur le besoin de produire pour éviter de penser. Un jour il faudra bien que t'affrontes cette réalité, premier pas pour te guérir. Mais pas aujourd'hui. Aujourd'hui tu prétends encore que ta froideur est naturelle, que c'est simplement ta personnalité. Seuls ceux qui te connaissent d'avant et que tu as laissé derrière, à Seoul, pourraient savoir que tu n'as pas toujours été ainsi.

Tes lippes pourraient presque s'étirer de voir Dante fredonner la mélodie qui se diffuse dans ton appartement. La dernière chanson de l'album Too Much Weekend qui continuait de jouer; Uncle Bud. Ainsi donc il est familier avec la musique de Gary B.B Coleman ? Cette culture et ce bon goût de la part de ce garçon que tu trouves trop chaotique et sauvage te surprend agréablement.
C'est pourtant pas ta chanson préférée, généralement tu la coupes avant qu'elle puisse se lancer. La phrase 'Till the sorry mother-fucker, he stole my wife' te pique à chaque écoute. Ton anglais n'est pas très développé, mais tu en sais assez que pour comprendre cette phrase. Elle te rend amer, t'évoque des souvenirs que tu voudrais oublier.
Mais pour une fois, tu la laissera jusqu'à la fin puisque ta muse semble l'apprécier.

Selon les conventions d'un bon hôte, tu te dois de proposer à boire à ton invité. Tu t'y plies et trouves la remarque de Dante presque amusante. Tu ricanes tout en conservant l'expression sérieuse qui a figé ton visage depuis maintenant de longs mois. Comme s'il allait te faire croire qu'il est professionnel... Ce serait une nouveauté et tu le trouves bien ironique. Il est pire qu'un animal mal dressé, et ta tâche pour y remédier est ardue. "Tant que ce n'est qu'un verre, ça reste tout à fait professionnel. C'est au second que ça commence à poser des problèmes." Tu lui réponds en haussant les épaules, te dirigeant vers ton buffet pour en sortir un second verre.  Élégant, comme sculpté dans le cristal. Le genre de verre qui a probablement la même valeur qu'un mois de loyer pour certaines personnes de basse classe sociale. Tu n'en remplis qu'un fond. Parce que c'est comme ça que le vin est supposé se déguster.

Derrière toi, tu peux entendre le mannequin parler avec un de tes chiens. Tu n'y prêtes pas grande attention, hormis quand le ton de sa voix se baisse. Ça t'intrigue, alors tu tends l'oreille. Et ce que tu entends te fait froncer les sourcils. Vieux gaga ? Comment ose-t-il ? Ça te pique mais tu retournes vers lui avec calme. Ne répondant pas immédiatement à sa question, tu lui tends d'abord le verre. "S'il te plait." Tu accompagnes le geste de mots poli avant de tourner le regard vers ton maltais en demande d'attention. "Et non, tu as raison. Hermès n'est pas autorisé sur le canapé." Tu ajoutes, haussant le sourcil en direction de Dante pour lui faire comprendre que ses paroles médisantes n'ont pas été si discrètes que ça et qu'il vaut mieux pour lui qu'il ne répète pas ce genre d’insinuations. Vieux... Il ferait bien de se rappeler qu'il n'est que d'une année ton cadet.

La musique se coupe, l'album est terminé et un silence que tu ne supportes pas s'installe dans ton séjour. Tu te diriges vers ton tourne-disque, tout en montrant distraitement le verre que tu viens de lui donner du doigt. "Déguste le, c'est une excellente année." Tu lui ordonnes presque. C'est un Romanée-Conti, il t'a coûté un bras, comme tous les vins que tu bois. Alors tu n'as pas envie qu'il le termine d'une seule gorgée comme un barbare sans palais.
Tu prends le temps de ranger ton vinyle avec soin pour en sortir un nouveau. Nina Simone; Nuff Said. La première chanson se met à grésiller. In the morning. Un peu trop joyeuse pour ton état d'esprit mais tu la laisses couler.  Tu as toujours préféré la seconde, Sunday in Savannah. Heureusement, il ne faut attendre que deux petites minutes pour qu'elle se joue.

L'air à nouveau chargé de musique. Tu te tournes vers Dante depuis la petite table sur laquelle se trouve ton tourne-disque. Tu t'appuies un instant contre elle et l'observes avant de réaliser que tu ne lui as toujours pas expliqué la raison de sa présence ici ce soir. "Ah oui. Pardon j'oubliais presque de te répondre." Secouant la tête face à ta distraction, tu te redresses et reviens vers lui. "Est-ce que tu peux ôter tes..." D'un geste vague de la main tu désignes ses vêtements avant de t'interrompre. Maintenant que t'y prêtes attention, tu réalises que tu ne les aimes pas du tout. Ils sont négligés. "Diantre, mais de quoi donc es-tu affublé ce soir ? C'est ce genre de choses que tu portes quand tu es en relâche ?" Tu demandes presque comme si tu étais choqué par ce que tu considères être des guenilles. Tu te penches par dessus lui pour saisir le col dans sa nuque et y chercher une étiquette. Tu fais la moue. Sans surprise, ce haut difforme n'a pas de marque particulière. "Si tu me laisses le brûler, je te laisserai repartir avec une Gucci que je ne porte plus..." Tu proposes très sérieusement. Ça te rend malade de voir un homme si beau dans une tenue aussi grossière. Et puis, tu as tellement de chemises que tu ne portes plus que tu pourras facilement en trouver une à sacrifier pour lui. Tu ne portes jamais rien plus de deux fois et ta garde-robe menace d'imploser. Faire de la place n'est pas une si mauvaise idée.
Tu te recules d'un pas, battant l'air de ta main comme pour chasser ton obsession sur sa tenue et revenir au sujet principal. "Enfin, de toute façon je n'ai pas besoin de toi habillé. Ôte tes vêtements s'il te plait." Tu lui demande comme si il s'agissait de la plus banale des requêtes.

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- Sujet : Re: (Mikhaïl & Yeong Su) • Your pretty face and electric soul     12.06.18 1:26




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« Merci beaucoup. » C’est avec un air faussement innocent que tu acceptes le verre qu’il te tend, tu ne t’étonnes pas du peu de liquide vermeil dans le cristal, tu y es habitué à force de voir ton père en boire et de tes relations le déguster en te regardant te déshabiller. Hum, finalement tu n’as pas vraiment beaucoup de raison d’aimer le vin si ce n’est que le fait d’en boire te donne l’impression de goûter à l’ivresse de la richesse. Et tu comptes profiter de ce verre qui t’est proposé, tu sais très bien que ton patron ne tentera pas le diable en t’en proposant un deuxième, il est bien trop raisonnable pour cela.
Tu lèves les yeux au ciel avec un rire gêné quand il te fait comprendre qu’il t’a entendu parler à un de ses chiens. « Oups ? » réponds-tu en jetant un regard au fameux Hermès qui t’observe avec la tête penchée sur le côté. Tu préfères largement les chats, mais ce petit maltais te plaît déjà avec son minois sournois, puéril, tu lui lances un clin d’œil avant de te tourner de nouveau vers Yeong Su. Le silence te surprend alors, ah, la musique s’est arrêtée. Il t’ordonne de déguster le précieux liquide alors qu’il remplace le vinyle sur son tourne-disque. Tu l’observes, portant le cristal à tes lèvres, faire preuve de toute la patience du monde et de sa douceur pour combler le silence avec un nouvelle musique, attirant un sourire à tes lèvres quand les premières notes résonnent. Il en a oublié de répondre à ta question. Pas que tu sois pressé, tu as toute la nuit devant toi.

Quand la proposition sonne, tu sursautes presque, surpris. Si tu penses connaître Yeong Su, tu es d’abord déconcerté car tu ne le pensais pas être ce genre de patron et tu te sens presque pris au piège. Pour ne pas mentir, tu as déjà imaginé un scénario de ce type avec Yeong Su, plus d’une fois même, mais disons que c’est la force de l’habitude qui a formaté ton cerveau. Tu te prépares toujours à toutes les possibilités et souvent ces dernières sont bien trop sulfureuses pour convenir à la morale. Et puis Yeong Su ne t’est pas déplaisant, bien au contraire, c’est juste que tu avais un peu plus d’espoirs en lui. Comme celui de ne pas jouer à la Sainte Nitouche avant de se révéler être un parfait pervers narcissique, celui qui ne te prendrait pas pour un simple bout de viande. Ta paranoïa se coupe soudainement quand il s’indigne de ta tenue, emportant tes yeux au ciel avec quelques syllabes. Tyrannique, il te surplombe pour regarder la marque de ton pauvre t-shirt et tu répliques avec une pointe d’amertume sous ta plaisanterie habituelle : « je vous ai dit que j’avais d’autres plans normalement, et ceux-ci n’impliquaient pas un effort particulier dans mes choix vestimentaires. » A ce stade, plus besoin d’expliquer pourquoi tes vêtements n’avaient que peu d’importance. Cependant la proposition de Yeong Su fait étinceler tes pupilles, tu espères qu’il est sérieux dans ses mots et tu ronronnes presque alors qu’il est encore si proche de toi : « Gucci ? Ça vaut bien un petit sacrifice, même d'un t-shirt si confortable. » Tu ris ensuite, mettant une main sur son torse pour imposer une distance bien qu’il se recule déjà. Il réitère sa requête et tu fronces légèrement les sourcils en l’observant de la tête aux pieds. Il est bien trop… Professionnel. Dans ses paroles, dans ses gestes, égal à lui-même. Ce n’est pas le genre de comportement que n’importe qui d’autre aurait, si bien que tu te lèves face à lui et fais passer ton t-shirt au-dessus de ta tête, exposant ainsi ton torse à sa vue. De toute façon, qu’as-tu à perdre au fond ? Tout ce qu’il te reste, le peu qu’il te reste, tu l’as enfoui si profondément en toi que des siècles dans le purgatoire ne saurait de l’arracher. « Tout ceci est bien professionnel, n’est-ce pas ? » Ton regard est sérieux malgré la légèreté de ta voix, « ça me ferait mal que vous soyez comme les autres. » Ces mots s’échappent de tes lèvres, mais tu essayes d’alléger cette confession avec un rire qui sonne faux avec la mélodie du tourne-disque.
Tu ne le regardes pas, laissant ton regard se promener partout sauf sur sa silhouette. Tu te rappelles les quelques marques sur ton corps, du bleu encore si récent et c’est commençant à déboutonner ton jean sombre que tu te rappelles un détail. Pinçant puis te mordant les lèvres, tu avoues du bout de celles-ci « est-ce que vous avez un problème avec les modèles nus ou je peux continuer à me déshabiller ? » Ton jean est déjà bas sur tes hanches, assez pour suggérer que tu ne portes aucun sous-vêtement. Ce matin, tu as surement juger que c’était bien superficiel en t’habillant mais tu n’avais pas prévu d’atterrir ici. Tu jettes un regard à ton verre posé sur la table basse, regrettant de ne pas en avoir bu un peu plus.

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- Sujet : Re: (Mikhaïl & Yeong Su) • Your pretty face and electric soul     13.06.18 17:39




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La tenue de Dante te déçoit. Elle est bien trop basique pour tes goûts. Terne, le genre de chose que n'importe qui en rue pourrait s'offrir et porter. Sans intérêt sur le corps d'un homme qui en a trop à tes yeux. Tu secoues la tête en soupirant à son excuse. "Tu devrais pourtant savoir que, quoi que tu fasses, tu devrais toujours être impeccable... C'est important de toujours se présenter sous son meilleur jour tu sais. Peut-être que tu n'as pas été habitué à ça en Russie, mais ici tu devrais faire attention. " La Corée est réputée pour son obsession avec les apparences. C'est devenu un fléau pour beaucoup. Une pression sociale. Toujours être beau, toujours étinceler. Quitte à en briser son portefeuille. C'est une compétition qu'on est obligé de mener si on ne veut pas être exclu. C'est épuisant, mais toi t'as appris à jouer ce jeu à la perfection. Si bien que t'en as fais ta raison de vivre, ta profession. Tu fais partie des maîtres désormais. Ceux qui contrôlent la partie.
Soudain, la main contre ton torse qui t'incite à reculer un peu te rappelle à la réalité. Tu es envahissant Yeong Su. Aucun respect pour l'espace personnel des autres alors que tu es si exigeant avec le tien... Tu te recules, l'air un peu penaud, hochant la tête d'un mouvement presque imperceptible. Embarrassé d'être légèrement remis à ta place. Tu ne peux pour une fois pas réprimer son geste, tu le sais que c'est plutôt toi qui es en tord lorsque tu t'imposes aussi proche sans prévenir. Tu oublies simplement que tu n'es pas le seul à aimer les limites... Tu te crois toujours tout permis à cause de ton statut. Les autres ne sont que tes objets, sans volonté... Parfois tu te souviens à quel point tu as tord. Et puis tu oublies aussitôt.
Aucunes excuses ne sortiront de ta bouche. A la place tu continues simplement, lui demandant cette fois clairement d'ôter ses vêtements.

Tu fronces les sourcils à sa question. Se la pose-t-il vraiment ? Tu soupires dans un petit rictus, comme s'il venait de faire une plaisanterie. Ça te parait tellement absurde qu'il puisse penser que ta demande n'est pas professionnelle... "Bien évidemment ! Ne me dis pas que tu n'as jamais entendu les rumeurs à mon sujet... ?"  Tu le sais, dans ton dos tes employés se moquent de ta frigidité. C'est bien connu que tu ne couches pas, que tu ne flirtes même pas. On en parle parce que ça étonne dans le milieu pourtant si propice aux abus. Et tu le sais aussi, que certaines langues mal informées et qui pensent tout savoir racontent même que c'est cette frigidité qui a causé ton divorce... Ça t'agace mais tu ne peux pas rendre tes employés muets après tout... Alors tu feins d'ignorer leurs indiscrétions et tu les laisses propager ces rumeurs, parce que tu ne peux rien faire contre. Tu peines donc à croire qu'à force de trainer dans tes bureaux, ses oreilles n'auraient jamais capté un tel écho.
T'es un peu peiné de l'entendre suggérer que tu pourrais être... comme les autres. Tu comprends que, si il dit ça, c'est parce qu'il a du connaitre le traitement de ces fameux autres sans scrupules. Tu n'es pas naïf, tu sais comment ça marche dans l'industrie et, toi aussi, tu as du accepter de partager des draps pour réussir. Tu connais donc très bien le sujet et n'est pas étonné que Dante ait du se plier à la même dégradation. C'est pourtant révoltant de se dire qu'un homme avec tant de potentiel en soit réduit à ça. De l'abus, tout simplement... Mais que peux-tu y faire ? C'est le métier qui veut ça, en quelque sorte... Tu chasses rapidement ces pensées d'un geste de la tête. "J'ai juste... une panne d'inspiration aujourd'hui." Tu avoues finalement, même si fait mal à ton égo. "J'ai besoin que tu m'inspires, de visualiser, mais je n'y arriverais pas si tu portes déjà autre chose. D'autant plus ces guenilles." Tu finis pas lui expliquer, comprenant que tu dois te fendre d'un peu de contexte pour l'éclairer sur tes intentions. Parfois tu oublies que les autres ne sont pas dans ta tête et que tes actions ou paroles nécessitent un peu d'explications... Ah, ce serait tellement plus simple si tout le monde pouvait immédiatement te comprendre.      
                                                                       
Sans t'en sentir gêné, tu l'observes se déshabiller. Presque impatient de pouvoir commencer à travailler. T'observes ce torse que tu connais déjà des essayages mais donc les formes ne te lassent pas. Parfaitement dessiné. Belles proportions. Sans imperfections. Et puis il s'arrête soudain, semblant embarrassé par quelque chose. Tes yeux dérivent à la limite du tissu, là où une ligne de poils commence à se dessiner et tu les remontes aussitôt. Honteux, comme si tu avais regardé une chose que tu n'étais pas supposée voir. Tu comprends. "Oh... Ah oui je vois... mh... d'accord..." Ta gorge est étonnement sèche. Serais-tu mal à l'aise Yeong Su ? Tu dois probablement admettre que, durant une fraction de secondes, tu as trouvé l'image séduisante. Suggestive, pas trop explicite. Un dosage subtile qui parvient même à toucher une personne aussi fermée sur les plaisirs de la chair que toi. Allons donc. C'est stupide. Ce n'est qu'un bout de peau. "Attend." Tu finis par déclarer avant qu'il ne prenne ton silence pour une invitation à continuer. Tu lèves un doigts que tu laisses en suspend pendant ta réflexion. Tu ne pourras pas travailler s'il porte ce pantalon très laid, et encore moins s'il ne le porte pas... Et puis t'as pas spécialement envie qu'il se balade les fesses à l'air dans ton appartement. S'il devait s'asseoir pendant que tu travailles, ce n'est pas très hygiénique... Et surtout, si tout pendouille librement, tu risques d'être distrait malgré toi. Déjà que son pantalon bien trop baissé sur ses hanches te laisse confus... T'étant finalement décidé sur une solution, tu t'empresses soudain de rejoindre ta chambre, la main toujours relevée, trop absorbé par tes pensées que pour te souvenir que tu la tiens ainsi. Lançant un  "Et surtout ne touche à rien !" tout en fermant la porte derrière toi pour ne pas que Dassler soit tenté de te suivre dans cette zone interdit aux canins.
Tu fouilles rapidement ton tiroirs de sous-vêtement, tu sais bien qu'il doit y'en avoir dedans que tu n'as jamais eu l'occasion de porter. Et tu tombes effectivement sur un boxer noir encore dans son emballage. Tu l'attrapes et retournes dans le salon d'un pas décidé. Revenant vers Dante, tu lui tends ta trouvaille tout en soupirant ton incompréhension. "Il faudra tout de même que tu m'expliques pourquoi tu sors sans sous-vêtement... Ou non en fait, je suis pas certain de vouloir savoir." Ça te parait si absurde. C'est pourtant la première chose qu'on enfile le matin... Quelle idée de ne pas en porter. Tu ne comprends pas. Montrant la porte d'où tu viens de sortir d'un geste vague de la main, t'ajoutes "Tu peux aller dans ma chambre pour enfiler ça si tu veux.. Promis je ne l'ai jamais porté, tu pourras remarquer qu'il n'est même pas ouvert... Ne laisse juste pas ton pantalon sale sur mon lit. Et euhm... Inutile de me le rendre après bien entendu." Tant pis si c'est un Marcelo Burlon, porter un sous-vêtement déjà mit par quelqu'un d'autre... c'est au dessus de tes forces. Même passé trois fois en machine avant. Déjà qu'une chemise, tu n'y arriverais pas...  Alors tu préfères encore sacrifier ton achat.

gabi le loup


Le ciel est souvent noir on grandit quand laissant venir la plupart de nos souvenirs qui nous lient à l'autre. Seul l'orgueil et l'espoir ruinent un homme. Rêves de grandeur laissés sur la table basse. Se perdent dans les nébuleuses de la calebasse. Mais la fente est si fine que seul le sable passe. Car le temps est esclave de l'escale des étoiles qui s’esclaffent.
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- Sujet : Re: (Mikhaïl & Yeong Su) • Your pretty face and electric soul     12.07.18 15:21




Your pretty face and electric soul
featuring. @chae yeong su + tenue

Les conseils et les remarques de Yeong Su sur ta tenue manquent de te faire lever les yeux au ciel. Tu les connais par cœur ces phrases, ces règles qui contrôlent la vie de la société coréenne. Bien sûr que tu les connais, parce que tu les suis avec le rêves secrets de les briser une fois qu’elles ne te seront plus d’aucune utilité, pour le plaisir de voir le visage de ces personnes trop propres sur elles se tordent de stupeur. Tu veux voir les masques tomber, se fissurer alors que tu contempleras le spectacle confortablement installé. Tu es un artiste dans l’âme après tout, et ton corps est à la fois ton outil et ton œuvre. Et comme tout artiste, tu sais qu’il faut apprendre les règles pour mieux les briser. Bref, toujours est-il que tu as le droit à une leçon de Yeong Su et tu ne veux pas gaspiller ton énergie. Tu ne comprends pas pourquoi il n’use plus du pouvoir qu’il a acquis avec plus de ferveur pour changer les choses, mais il doit simplement ne pas avoir envie de le faire ou aimer cette position dans laquelle il est. Ou alors il a un plan en tête et tu serais charmé et ravis de pouvoir l’aider, mais il est bien trop prudent pour s’ouvrir à toi. Tout ce que tu peux faire pour l’instant, c’est de continuer ton numéro, jouer les enfants dociles comme tu aimes souvent le faire et de ne laisser ta nature rebelle ressortir à peine quelques secondes, avec ta main qui le repousse doucement. Tu ne te laisses pas non plus faire facilement, fierté de Petrov.
Il t’assure que tout ceci est bien professionnel et tu te contentes d’hocher la tête avec un sourcil arqué. Il prétend ne pas avoir d’inspiration aujourd’hui et tu te retiens de lui poser plus de questions pour ne pas vexer son ego frustré. Quelque part, ça te flatte qu’il t’appelle pour faillir rejaillir la flamme de l’inspiration, comme si tu étais une muse. Enfin, comme si ton corps était une muse. Yeong Su n’est pas si différent des autres au fond, lui aussi n’est à qu’après ton apparence. Tu pourrais envoyer Isaak à ta place qu’il serait tout aussi charmé de te voir. Quelque part, ça t’agace plus que cela le devrait. Tu aimes qu’il flatte ainsi ton corps et sache te mettre en valeur, mais tu as parfois l’impression que ne te voit pas comme il devrait, que ce n’est pas assez. Enfin, au moins n’est-il pas comme les autres.

Tu flattes ton stupide égo quand tu sens son regard sur toi alors que tu déshabilles, jusqu’à ce que l’embarras te prenne quand tu te rappelles ce petit détail de sous-vêtement. Tu te mords la langue pour ne pas rire quand il bégaie, le voir perdre ses moyens te plait, tu as l’impression d’être témoin de quelque chose que les autres n’ont pas le droit de voir. Il t’ordonne t’attendre et de ne toucher à rien, tu moques son ordre dans son dos en échangeant un regard presque complice avec ses chiens. Tu n’as jamais été aussi proche des canins, toi. Tu as presque envie de jouer un mauvais à ton patron en finissant de te déshabiller et aller te poser sur le comptoir de sa cuisine pour te resservir un ver, mais tu doutes que tu sois toujours embauché chez lui suite à cet affront.
Alors tu attends en trompant ton impatience en chantonnant sur la musique qui continue de tourner. Quand il fait enfin sa réapparition, tu tends la main pour récupérer le sous-vêtement encore neuf. Il se contredit sur le fait de savoir pourquoi tu n’en as pas mis ce matin et tu hésites à répondre avec honnêteté et sarcasme. Mais finalement tu te contentes d’un « Oui, vous n’avez pas envie de savoir. » Toujours avec le sourire en coin, bien sûr. Tu le remercies de sa générosité avec une pointe d’ironie. Il te montre la chambre d’un geste de la main et tu hoches la tête avant de refuser sa proposition. « J’irai simplement derrière le canapé, ça devrait prendre quelques secondes et vous ne voulez pas perdre plus de temps j’imagine. » Un clin d’œil plus tard, tu déballes l’habit et lui montrant le coin de la pièce pour lui indiquer de regarder par là-bas dans un élan de fausse pudeur. Comme tu l’as dit, tu vas derrière le canapé qui arrive juste à tes hanches et retire enfin ce jean pour enfiler le sous-vêtement. Au moins il est à ta taille, même si ça te fait étrange de porter celui qui devait être à ton patron. Fait étrange, tu as l’impression que ton tatouage est particulièrement beau ce soir, peut-être que le bleu qui est sur l’aine, juste à côté du début du motif aide à le faire ressortir.
Tu sors de derrière le canapé, presque nu, avec tes « guenilles » à la main que tu plies rapidement pour les poser dans un coin. Toujours à porter de main, vieux réflexes. La tête se le coté, une main sur la hanche, tu lui demandes « très bien, que dois-je faire maintenant patron ? »

gabi le loup


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